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Transcript

La rencontre entre Victor Hugo et Nicolas Poussin

Collège du fort Sucy-en-Brie

Sonia Poucin

Lexique

  • Présentation du poète
  • Lecture du poème
  • Versification
  • Analyse
  • Présentation du peintre
  • Analyse du tableau
  • Axe de comparaison 1 à 4
  • Conclusion

L'aube, un poème de Victor Hugo

Victor Hugo s'exile à la suite du coup d'Etat de Napoléon III

11 décembre 1851

1853

Publication des châtiments

5 septembre 1870

Victor Hugo rentre à Paris sous les acclamation de la foule

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

L'aube, Victor Hugo

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

L'aube, Versification

  • rimes suivies

  • alexandrins

  • vers

L'aube, analyse

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

champ lexical de la nature

personnification

métaphore

comparaison

La Liberté guidant le peuple, Eugène de la croix

La Liberté guidant le peuple, Eugène de la croix

Axe de comparaison n°1: Allégorie de la République

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

Axe de comparaison n°2: contraste de lumière

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

Axe de comparaison n°3: Sentiment de verticalité

Un immense frisson émeut la plaine obscure.C’est l’heure où Pythagore, Hésiode, Epicure,Songeaient ; c’est l’heure où, las d’avoir, toute la nuit,Contemplé l’azur sombre et l’étoile qui luit,Pleins d’horreur, s’endormaient les pâtres de Chaldée.Là-bas, la chute d’eau, de mille plis ridée,Brille, comme dans l’ombre un manteau de satinSur l’horizon lugubre apparaît le matin,Face rose qui rit avec des dents de perlesLe boeuf rêve et mugit, les bouvreuils et les merlesEt les geais querelleurs sifflent, et dans les boisOn entend s’éveiller confusément les voix ;Les moutons hors de l’ombre, à travers les bourrées,Font bondir au soleil leurs toisons éclairées ;Et la jeune dormeuse, entrouvrant son oeil noir,Fraîche, et ses coudes blancs sortis hors du peignoir,Cherche de son pied nu sa pantoufle chinoise.

Louange à Dieu ! toujours, après la nuit sournoise, Agitant sur les monts la rose et le genêt,La nature superbe et tranquille renaît ;L’aube éveille le nid à l’heure accoutumée,Le chaume dresse au vent sa plume de fumée,Le rayon, flèche d’or, perce l’âpre forêt ;Et plutôt qu’arrêter le soleil, on feraitSensibles à l’honneur et pour le bien fougueusesLes âmes de Baroche et de Troplong, ces gueuses !28 avril 1853. Les chatîment. Victor Hugo.

Conclusion

  • Une satire du règne de Napoléon
  • Une image onirique de la République
  • Un contraste donnant envie de changement