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Buchenwald

Agnès ARCIN, professeure missionnée

CRHRD1 place de la Liberté 34170 Castelnau-le-Lez

Du 9 octobre au 30 novembre 2023, le Centre Régional d'Histoire de la Résistance et de la Déportation a programmé une exposition et trois conférences consacrées à Buchenwald. En marge de cet événement, le service éducatif propose des ressources et des pistes pour les élèves.

Oral DNBHida

Arts

CollègeLycée

CNRD

Terminale3ème

Histoire

Les arts à Buchenwald

Vivre, circuler, cohabiter à Buchenwald

Etude d'une action de résistance

Histoire

Terminale3ème

Buchenwald, le IIIème Reich et l'Europe en guerre

Textes, vidéosPodcasts

Biographies

Déportés, déportéesFigures et parcours

CollègeLycée

EMC

Buchenwald et les luttes contemporaines

Frises à compléter

Terminale3ème

Histoire

Exploiter les panneaux(dates et données)

L'activité peut débuter par une collecte d'informations à partir des panneaux de l'exposition temporaire. Elles sont ensuite positionnées sur trois frises chronologiques qui articulent l'histoire du camp, celles du IIIème Reich et du Second conflit mondial, de 1933 à 1945. L'objectif est de montrer la permanence du système concentrationnaire en même temps que son évolution du fait du conflit. Au lycée en particulier, le travail des élèves peut aboutir à une périodisation de l'histoire du camp.

Buchenwald, le IIIème Reich et l'Europe en guerre

Le camp de concentration de Buchenvald existe dès juillet 1937. Il est un l'outil indispensable à la transformation par les nazis de la République de Weimar en régime totalitaire. Aux ennemis de l'intérieur (communistes, juifs après la "nuit de cristal") s'ajoutent avec la guerre prisonniers et résistants de toute l'Europe, particulièrement les communistes qui prenennt l'ascendant sur les prisonniers de droit commun. Buchenwald peut donc être un support d'étude de la leçon sur le nazisme et/ou de celle sur la Seconde Guerre mondiale.

Cette proposition peut-être complétée ou modifiée par l'utilisation de ressources complémentaires, comme les photos prises clandestinement à Buchenwald par Georges Angéli entre 1943 et 1945, les récits de témoins permettant de retracer les conditions d'internement, ou le site internet du Mémorial de Buchenwald qui propose un intéressant plan interactif. Enfin, le CRHRD propose une collection inédite d'objets des camps.

L'activité peut reposer sur un questionnaire -proposé ci-dessous-, à adapter au niveau des élèves, afin qu'ils identifient et localisent les différentes unités qui composent le camp de Buchenwald.

A VOIR AU CRHDR

Terminale3ème

Histoire

Le CRHRD conserve une collection d'objets réalisés à Buchenwald par des détenus:Voir un échantillon

Carte interactive (site du Mémorial de Buchenwald)

Questionnaire et documents de travail pour exploiter la maquette

Plan muet

Plan légendé

Récits sur les conditions d'internement

Photos de Georges Angéli

Parmi les éléments que donne à voir l'exposition organisée par le CRHDR, se trouve la maquette de Buchenwald. Elle est l'occasion de réfléchir à la vie quotidienne, aux cohabitations et aux circulations, pour ce qu'elles disent des rapports de domination et de contrainte.

Vivre, circuler, cohabiter à Buchenwald

A VOIR AU CRHDR

Terminale3ème

Histoire

Les objets réalisés à Buchenwald par des détenus

Carte interactive sur le site du Mémorial de Buchenwald

Questionnaire et documents de travail pour exploiter la maquette

Plan muet

Plan légendé

Récits pour appréhender les conditions d'internement

Photos de Georges Angéli

Parmi les éléments que donne à voir l'exposition organisée par le CRHDR, se trouve la maquette de Buchenwald. Elle est l'occasion de réfléchir à la vie quotidienne, aux cohabitations et aux circulations, pour ce qu'elles disent des rapports de domination et de contrainte.

Vivre, circuler, cohabiter à Buchenwald

Don de la famille PIC. CRHDR.

Dans un morceau de chêne de Buchenwald, André Pic sculpte un coeur portant un trèfle à quatre feuilles ainsi que les initiales de son épouse et de ses enfants. Sur un côté, son matricule (51197) et sur l'autre le nom du camp.

Don de Suzanne Orts. CRHDR.

Avec des fils tirés de sa paillasse et du papier volé dans la poubelle de l'usine, Suzanne Orts fabrique une miniature de son carnet d'adresse.

Le Centre Régional d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Castelnau-le-Lez possède une collection originale d'objets fabriqués par les détenus des camps d'internement nazis. Ils sont les témoignages émouvants des efforts fournis par les prisonniers pour ne pas oublier les valeurs qui ont guidé leurs vies et pour conserver leur humanité.

A VOIR AU CRHDR

Les objets réalisés à Buchenwald par des détenus

Voir un échantillon

"Jedem das Seine" : Bauhaus et nazisme

Le CRHRD conserve 189 dessins de déportés. Les planches sont consultables à la bibliothèque du centre.

Le chêne de Goethe (synthèse)

Le chêne de Goethe Documentaire (1h)

Oral DNBHida

Das Buchenwaldlied, 1938(La chanson de Buchenwald)

Arts

A 8 km de Buchenwald, Weimar est à la fois patrie du classicisme allemand, lieu de résidence de Goethe ou Schiller, et épicentre des crimes nazis : une proximité sciemment entretenue qui montre que le nazisme est autant préoccupé de "grande culture" que d'obessions hygiénistes.Les ressources suggérées ici peuvent accompagner la préparation de l'oral du DNB.

Les arts à Buchenwald

Pour résister à sa déportation, Albert Simon l'importance de sa foi personnelle

Pour résister à sa déportation, Pierre Suzor évoque l'importance de la camaraderie entre prisonniers

La lettre de présentation du thème annuel, le compte-rendu d'une conférence donnée par Olivier Lalieu en 2011 sur la résistance française à Buchenwald et un organigramme qui peut permettre de questionner les actes de résistances qui ont eu lieu à Buchenwald. Ceux-ci sont l'objet des panneaux 8 à 28 de l'exposition présentée au CRHRD. L'organigramme proposé peut aussi être une grille d'identification et de classement des informations contenues dans l'exposition.

Organigramme

Présentation et lettre de cadrage

Conférence d'Olivier Lalieu "La résistance française à Buchenwald"

L'histoire de Buchenwald est particulièrement adaptée au traitement du sujet inscrit au Concours National de la Résistance et de la Déportation pour l'année 2023-2024. Le professeur qui souhaiterait y faire participer ses élèves, trouvera ici des ressouces :

Terminale3ème

CNRD

CNRD 2023-2024"Résister à la déportation en France et en Europe"

Témoins de stature nationale et internationale

Témoins locaux

Textes, vidéospodcasts

Biographies

Déportés, déportées Figures et parcours

Suzanne Orts

André Pic

Albert Simon

Pierre Suzor

André Palliès

Germain et RobertBonifas

A venir : Inventaire collaboratif des déportés à Buchenwald de l'Hérault, Aude, Gard, Lozère, Pyrénes Orientales : aidez-nous à la compléter !

Suzanne Orts

Les objets fabriqués par Suzanne Orts durant sa détention.

Extrait du film "Femmes oubliées de Buchenwald". Département de l'Hérault (4'23)

Suzanne Pic, plus tard épouse Orts, naît à Sète, le 12 avril 1927. Lorsque la France capitule en 1940, elle est lycéenne à Mâcon où son père est contrôleur des impôts. Son engagement débute aux côtés de son frère, engagé dans le groupe gaulliste du lycée de garçons : elle participe à l'impression puis à la distribution des tracts. Le réseau se structure et suit la devise "sans repos, sans pitié, sans remords". Suzanne participe à la collecte clandestine d'armes cachées dans la maison familiale. A la suite d'une dénonciation, la maison est perquisitionnée le 3 juin 1941. Suzanne et sa mère sont prvenues à jeter les armes dans la Saône. A partir de 1943, elle est agents de liason du maquis de Beaubéry où se trouve son frère. Elle est arrêtée par la gestapo le 21 mai 1944 à Perpignan alors qu'elle s'apprête à transmettre des plans et le relevé des mouvements de troupes allemandes. Elle subit humiliations et nombreuses violences. Elle est transférée à Romainville le 7 juin, puis à Sarrebruck, Ravensbrück et Buchenwald. Pour tenir, elle vole du papier à l'usine d'armement où elle travaille et y rédige les recettes de cuisine dont elle se souvient, fait la liste de sa future garde-robe ou reproduit son carnet d'adresses. A la libération des camps, elle est témoin des violences commises par les Soviétiques. Finalement prise en charge par les Américains, elle est de retour à Paris le 18 mai 1945. Son frère est mort du typhus à Neuengamme.

A consulter AU CRHDR l'ouvrage écrit par Albert Simon.

Albert Simon faisait partie de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). A La Flèche, il est apprenti chez un architecte que Vichy a chargé de censurer le journal local. En portant à la sous-préfecture les textes "corrigés", Albert prend conscience de la nécessité de s'engager. Il aide alors au parachutage d'armes en éclairant les terrains désignés. En janvier 1944, il est arrêté chez lui par la Gestapo, conduit à Angers, puis à Compiègne et à Buchenwald où il arrive le 29 janvier 1944. Il a 19 ans. Prisonnier, il ets soumis à des conditions de détention très difficile, tout en travaillant pour Siemens sur les gyroscopes appelés à guider les fusées V1 et V2. Il s'installe plus tard à Montpellier. Il a témoigné de l'importance de sa foi personnelle pour survivre à ses conditions d'internemnt.

A VOIR AU CRHDR les tableaux du peintre polonais Jarek Jablonski, commandés et inspirés par le parcours d'Albert Simon.

Albert Simon

André Pic est né le 23 janvier 1913 à Saumane, dans le Gard. Mobilisé en 1940, il est précocément démobilisé le 7 mars 1940 suite à la naissance de son troisième enfant.André Pic s'est engagé dans de nombreuses actions de résistance : coup de main dans les mairies pour approvisionner le maquis en tickets de rationnement, sabotage de voies ferrées, bombes au domicile de collaborateurs. Il donne aussi asile aux réfractaires au STO, diffuse le journal Combat ainsi que de nombreux tracts.Le 8 avril 1944, il est arrêté devant la Compagnie Algérienne, où il travaillait. Il est d'abord interné à la villa des Rosiers, à Marseille, où il est torturé, enchaîné à l'abbé Parguel. Dix jours plus tard, il est transféré à Compiègne, puis à Buchenwald, où il devient le matricule 51197, affecté aux cuisines.Après la libération, il revient à Montpellier en mai.

André Pic

Le coeur sculpté par André Pic

Source : https://maitron.fr/spip.php?article124652 (consulté le 8 octobre 2023).

Né le 6 août 1916 à Clermont-l’Hérault, André Palliès, lycéen, adhéra aux Jeunesses communistes le 6 février 1934 et un peu plus tard au Parti communiste. En 1936, il était secrétaire du rayon d’Aniane de la JC. De 1936 à 1939, il participa à l’aide alimentaire aux républicains espagnols puis à leur accueil en France. Mobilisé en septembre 1939, il fut démobilisé en juillet 1940. Employé dans une entreprise de produits barytiques de Clermont-l’Hérault, il entra en contact avec le PC clandestin. Plusieurs fois interrogé par la police, il fut l’un des fondateurs en février-mars 1943 du Front national local. Au mois de mai suivant, requis pour le STO, il se décida à passer en Espagne mais fut arrêté à la frontière par les Allemands. Détenu à la prison militaire de Toulouse, puis au camp de Compiègne, il fut déporté à Buchenwald où il arriva le 26 juin 1943. Il participa à l’action clandestine et fut libéré le 11 avril 1945.À son retour en France, il devint journaliste à la Voix de la Patrie, quotidien du Front national, d’octobre 1945 au début de 1947 (...). Toujours membre du PCF, il fut de 1947 à 1972 responsable du comité d’entreprise de la Sécurité sociale de Montpellier au titre d’élu de la CGT.(...) Enfin de 1953 à 1975, il accomplit de nombreux voyages en Espagne convoyant des responsables du Parti communiste espagnol passant la frontière sous de fausses identités ou transportant des ouvrages de littérature politique en langue espagnole.

André Palliès

A la Libération, il reprend sa carrière de professeur d'anglais : à partir de 1982, il eneigne au lycée Joffre à Montpellier. Chevalier de la Légion d'honneur, il est décoré de la médaille militaire et croix de guerre 1939-1945. Il meurt à Montpellier en 2020.

Né en 1922 à Cape Town en Afrique du Sud, ayant grandi dans plusieurs pays du fait du travail de consul de son père, il s’installe à Lyon pour faire ses études en novembre 1942. Un mois plus tard, les nazis envahissent la zone sud. Il a alors 20 ans et est révolté par la violence à laquelle il assiste. Il s’engage dans la Résistance et participe à l’organisation du maquis du Vercors. Il devient agent de liaison sous le pseudonyme "Pierrot". Arrêté par la Gestapo en octobre 1943, il est détenu 3 mois dans le Fort Montluc à Lyon, puis déporté à Buchenwald où il reste 16 longs mois au cours desquels il participe jusqu’au dernier jour à des actions de résistance. À la libération du camp, son engagement se poursuit à travers l’assistance aux autres survivants, puis de retour en France il milite pour la mise en application du programme du Conseil national de la Résistance.

Témoignage de Pierre Suzor au CRHRD le 9 novembre 2018.

Pierre Suzor

Archives relatives à Germain et Robert Bonnifas (AD Hérault)Extrait du fascilcule de documents élaboré pour le CNRD 2016-1017

Germain Bonnifas, né en 1900 dans une famille protestante. Il est instituteur puis professeur d'éducation physique à Montpellier. Son fils, Robert, est lycéen à Montpellier puis étudiant à la faculté de médecine. Il entre en résistance en 1942 : il a 16 ans. Il devient chef du secteur de la gare à Montpellier, où il résidait, pour le mouvement Combat et les Mouvements unis de la Résistance (MUR) pour lesquels il devint agent de liaison du chef de Région. Il fonde et anime, des groupes ruraux de résistance dans vingt et un villages de l’Hérault. Lorsqu’il entre à la faculté de médecine, il y constitue un groupe du mouvement Combat. Diffusant la propagande antinazie, Robert Bonifas organise un vol d’armes, enterrées dans le jardin familial. Dénoncé par un agent infiltré, il est arrêté par les Allemands le 21 mai 1944 au domicile d’un voisin chez lequel il logeait, avec son père lui aussi entré dans la Résistance, après la réquisition du domicile familial par la Luftwaffe. Après deux semaines d’emprisonnement et de torture, Robert et Germain sont déportés à Neuengamme, puis, à partir de juillet 1944, au camp de Sachsenhausen avant d’être transférés à la fin janvier 1945 à Buchenwald. Robert Bonifas y meurt le 8 avril alors que son père est libéré quelques jours plus tard.

Germain et RobertBonifas

Henri Krasuki

Marcel Paul

George Semprùn

Léon Blum

Evoquer Léon Blum à Buchenwald permet d'élargir l'évocation de cette figure politique au-delà du Front Populaire et de montrer la complexité des fonctions du camp avec ce statut d'"otage politique".

En juillet 1940, Pétain institue la Cour suprême de justice pour rechercher les responsables politiques de la guerre. Un grand nombre d'hommes politiques sont condamnés. Blum reçoit une invitation à partir aux États-Unis de Roosevelt. Il est arrêté le 15 septembre 1940, en dépit de son immunité parlementaire, interné au château de Chazeron puis à Bourassol, non loin de Clermont-Ferrand. Il est traduit devant la Cour suprême de justice lors du procès de Riom, mais sa défense permet une suspension sine die du procès. Blum est transféré au fort du Portalet dans les Pyrénées, puis par les Allemands en tant qu'« otage d'État » au camp d de Buchenwald le 31 mars 1943, dans une maison hors de l'enceinte du camp, avec Georges Mandel. Ses conditions de détention ne sont pas celles du camp voisin. Le 8 octobre 1943 il peut épouser Jeanne Levylier, qui l'y a rejoint volontairement après autorisation de Pierre Laval. Léon Blum entretient une importante correspondance, écrit et a accès à des livres. Le 24 avril 1945, devant l'avance alliée, les Allemands emmènent Léon Blum et sa femme dans un convoi de plus de 130 prisonniers et le 28 avril 1945, ils se retrouvent dans un hôtel à Niederdorf, dans le Tyrol du Sud, où, le 30 avril, ils voient les premiers soldats américains.

Les mariés de Buchenwald (54mn)

Léon Blum

Jorge Semprún Maura, est né le 10 décembre 1923 à Madrid. Son père est diplomate aux Pays-Bas lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale/ la famille s'exile en France et George termine ses études au lycée Henri IV à Paris. il participe à la manifestation patriotique du 11 novembre 1940. En 1941, il obtient le 2e prix de philosophie au Concours général et est reçu au baccalauréat, puis commence des études de philosophie à la Sorbonne. Il entre en contact avec le réseau communiste des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre ouvrière immigrée (FTP-MOI) et entre au Parti communiste d'Espagne (PCE) en 1942. Mais il intègre, avec l'accord de la MOI, le réseau Jean-Marie Action, qui relève de l'organisation Buckmaster, c'est-à-dire la section France des services secrets britanniques (SOE). Ce réseau, dirigé par Henri Frager, opère en Bourgogne en réceptionnant les parachutages d'armes et en les répartissant dans les maquis de l'Yonne et de la Côte-d'Or. En septembre 1943, Jorge Semprún est arrêté par la Gestapo à Joigny alors qu'il est hébergé par Irène Chiot (qui sera elle aussi arrêtée)9 et, après un séjour à la prison d'Auxerre, déporté au camp de concentration de Buchenwald. Après la période de quarantaine dans le Petit Camp, il est affecté par l'organisation communiste clandestine du camp à l'Arbeitsstatistik. Peu avant l'arrivée des troupes américaines du général Patton, il participe au soulèvement des déportés. Le camp est libéré le 11 avril 1945 ; Jorge Semprún est évacué le 26 et de retour à Paris à la fin du mois d'avril.

"La Marche du siècle" 1995 (5mn)

George Semprùn

Marcel Paul est né le 12 juillet 1900 à Paris où il avait été abandonné place Denfert-Rochereau. l'enfant est placé dans la campagne sarthoise où il commence à travailler à 13 ans comme valet de ferme. A 15 ans il milite aux Jeunes Socialistes. Mobilisé dans la marine, il participe en 1917 à la mutinerie des équipages de Brest. En 1923, il adhère au parti communiste. Proche de Maurice Thorez, il est présenté par le Parti communiste aux élections municipales de 1935 et est élu dans le 14e arrondissement de Paris. En 1940, il rejoint la Bretagne comme responsable inter-régional du Parti communiste. Il s'occupe alors de ramasser des armes pour constituer des dépôts, puis, sur ordre de la direction du parti, revient à Paris en novembre 1940. Il s'investit dans la mise sur pied de comités populaires. Dénoncé, il est arrêté en novembre 1941. Détenu au commissariat, puis à l'hôpital de Saint-Denis et à la prison de la Santé. À l'été 1943, il est transféré à la centrale de Fontevraud. Livré en février 1944 aux Allemands, il est déporté le 27 avril 1944 à Auschwitz, et le 14 mai, à Buchenwald. Dans le camp, il devient l'un des chefs de la résistance clandestine, au sein du « comité des intérêts français ». L'idée de Marcel Paul était de créer, à l'échelle du camp, un comité à l'image du Conseil national de la Résistance, avec un double objectif : sauver le plus grand nombre de Français possible, et poursuivre derrière les barbelés l’œuvre de la Résistance. Tous les témoignages concordent pour affirmer que Marcel Paul joua un rôle essentiel dans l’insurrection du camp de Buchenwald, qui conduisit à sa libération.

"Marcel Paul ou l'énergie de l'engagement" (14mn 40), 2014.

Marcel Paul

Henri Krasuckiné Henoch Krasucki le 2 septembre 1924 à Wołomin dans la banlieue de Varsovie en Pologne. Ses parents, ouvriers textile, vivent dans le 19ème arrondissement de Paris. En février 1934, Henri Krasucki participa à ses premières manifestations, avec ses parents ou avec les pionniers, puis fut présent aux grands rassemblements du Front Populaire. à la fin de l’année scolaire 1938-1939, contre l’avis de ses parents, il interrompt et décide de devenir ajusteur métallurgiste. Le 2 septembre 1939, à la veille de la mobilisation, Henri Krasucki adhérera aux Jeunesses communistes. Son père établit le contact avec la section juive de la JC-MOI. En août 1942, Henri Krasucki, devenu Henri Mésenge, est appelé à la direction parisienne des organisations de jeunes de la section juive de la MOI, membre du triangle clandestin. Il prépare les jeunes à rejoindre les FTP-MOI. Le 20 janvier 1943, son père qui participait à la coordination de la destruction de stocks de vêtements destinés aux soldats allemands du front russe, fut arrêté et envoyé à Birkenau d’où il ne revint pas. Le 23 mars 1943, henri est arrêté et longuement torturé. Le 25 juin 1943, il arrive à Auschwitz où il est envoyé à la mine de Jawischowitz. Lorsquà l'approche des Soviétiques, le camp est évacué, il rejoint Buchenwald après plusieurs jours de marche. Le 11 avril 1945, il participa au dispositif de lutte des déportés pour libérer le camp. Il était dans la colonne qui marcha en direction de Weimar.Engagé à la CGT à son retour, il devient un syndicaliste majeur enFrance jusqu'à sa mort en 2003.

Henri Krasucki

"La Marche du siècle" 1995 (8,35mn)

Parcours de déportés et déportées

Les actions de résistance conduites à Buchenwald, centrales pour parvenir à la Libération du camp, peuvent illustrer la notion d'engagement dans le cadre des programmes d'EMC de collège et de lycée.Pour cela, le document de référence est le serment de Buchenwald, que l'on peut mettre en résonance avec les parcours singuliers d'hommes et de femmes déportés. L'ouvrage d'Alain Chouraqui, Pour résister à l'engrenage des extrémismes et de l'antisémitisme, éd. le cherche midi, 2015, permet une très intéressante mise en perspective avec des enjeux politques, sociaux et géopolitiques actuels.

Extrait 2 - Les résistances toujours possibles
Extrait 1 - Comment un homme ordinaire peut devenir bourreau
Texte de référence :Le serment de Buchenwald

CollègeLycée

EMC

Buchenwald et les luttes contemporaines

CRHRD1 place de la Liberté 34170 Castelnau-le-Lez 04.67.14.27.45