Want to make creations as awesome as this one?

More creations to inspire you

GRETA THUNBERG

Horizontal infographics

FIRE FIGHTER

Horizontal infographics

VIOLA DAVIS

Horizontal infographics

LOGOS

Horizontal infographics

ALEX MORGAN

Horizontal infographics

Transcript

3

1

balade

3 incontournables

à propos du film

2

l'affiche du film

Une autre affiche du film

Présentation du film

A propos du film « Les 400 coups» Le film Réalisation : François Truffaut Scénario : François Truffaut Adaptation et dialogues : François Truffaut et Marcel Moussy. Musique : Jean Constantin Sortie du film : 1959 Durée : 1h33 Format : 35 mm, noir et blanc Interprétation (personnages principaux) Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel) Albert Rémy (le beau-père), Claire Maurier (la mère), Robert Beauvais (le directeur d’école), Pierre Repp (le professeur d’anglais), Guy Decomble (l’instituteur), Claude Mansard (le juge d’instruction), Henri Virlojeux (le gardien de nuit), Richard Kanayan (Abbou), et avec la participation de Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy, Jean Douchet. Le réalisateur Biographie de François Truffaut : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Truffaut Entre 1959 et 1984, François Truffaut réalise vingt-trois longs métrages qui font de lui un des cinéastes français les plus reconnus et les plus appréciés dans le monde. Une particularité de ces films réside dans son personnage récurent, Antoine Doinel, que l’on retrouve dans 5 films ainsi qu’un court métrage, Antoine et Colette. L’Amour à 20 ans (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) L’Amour en fuite (1979) Jean-Pierre Léaud incarne le double de Truffaut à l’écran. L’œuvre de Truffaut a une forte connotation personnelle. On entend d’ailleurs très souvent sa voix sur la bande son. Il a également été acteur de ses propres films : L’Enfant sauvage La Nuit américaine La Chambre verte Synopsis Antoine Doinel a 12 ans, il vit à Paris dans les années 50, entre une mère qui ne s’occupe pas de lui et un beau-père aussi jovial qu’inutile. Il n’aime pas l’école et préfère faire l’école buissonnière avec son ami René. Plus souvent puni que récompensé, il lance à son instituteur cette excuse désormais célèbre : « C’est ma mère, elle est morte ». La gravité de ce mensonge le pousse à fuguer une première fois. Les tentatives de sa mère et ses propres efforts pour retrouver le droit chemin et regagner la sympathie des adultes échouent. Antoine s’enfuit encore et commet l’irréparable : il vole une machine à écrire. Envoyé en centre de redressement, Antoine Doinel a-t-il encore un avenir ? Un film emblématique pour un début de carrière En mars 1959, le film est projeté pour la première fois à Avignon. « Une ovation unanime salue le film, le premier à applaudir debout étant le grand réalisateur Jacques Becker, président de la Fédération, qui étreint son jeune collègue. Un mois et demi plus tard, la scène se répète, à une bien plus grande échelle, au festival de Cannes. Critique aux Cahiers l’année précédente, Truffaut avait quitté Cannes en paria après avoir écrit un article intitulé « Le cinéma français crève sous les fausses valeurs », qui lui avait valu d’être interdit de Croisette. Il y revient en triomphateur, la séance avec à ses côtés le jeune Jean-Pierre Léaud et Cocteau en protecteur admiratif est un triomphe, que confirme le Prix de la mise en scène au Palmarès. » Jean-Michel Frodon, 2015, extrait du dossier présenté sur le site Nanouk

A propos du film « Les 400 coups» Le film Réalisation : François Truffaut Scénario : François Truffaut Adaptation et dialogues : François Truffaut et Marcel Moussy. Musique : Jean Constantin Sortie du film : 1959 Durée : 1h33 Format : 35 mm, noir et blanc Interprétation (personnages principaux) Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel) Albert Rémy (le beau-père), Claire Maurier (la mère), Robert Beauvais (le directeur d’école), Pierre Repp (le professeur d’anglais), Guy Decomble (l’instituteur), Claude Mansard (le juge d’instruction), Henri Virlojeux (le gardien de nuit), Richard Kanayan (Abbou), et avec la participation de Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy, Jean Douchet. Le réalisateur Biographie de François Truffaut : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Truffaut Entre 1959 et 1984, François Truffaut réalise vingt-trois longs métrages qui font de lui un des cinéastes français les plus reconnus et les plus appréciés dans le monde. Une particularité de ces films réside dans son personnage récurent, Antoine Doinel, que l’on retrouve dans 5 films ainsi qu’un court métrage, Antoine et Colette. L’Amour à 20 ans (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) L’Amour en fuite (1979) Jean-Pierre Léaud incarne le double de Truffaut à l’écran. L’œuvre de Truffaut a une forte connotation personnelle. On entend d’ailleurs très souvent sa voix sur la bande son. Il a également été acteur de ses propres films : L’Enfant sauvage La Nuit américaine La Chambre verte Synopsis Antoine Doinel a 12 ans, il vit à Paris dans les années 50, entre une mère qui ne s’occupe pas de lui et un beau-père aussi jovial qu’inutile. Il n’aime pas l’école et préfère faire l’école buissonnière avec son ami René. Plus souvent puni que récompensé, il lance à son instituteur cette excuse désormais célèbre : « C’est ma mère, elle est morte ». La gravité de ce mensonge le pousse à fuguer une première fois. Les tentatives de sa mère et ses propres efforts pour retrouver le droit chemin et regagner la sympathie des adultes échouent. Antoine s’enfuit encore et commet l’irréparable : il vole une machine à écrire. Envoyé en centre de redressement, Antoine Doinel a-t-il encore un avenir ? Un film emblématique pour un début de carrière En mars 1959, le film est projeté pour la première fois à Avignon. « Une ovation unanime salue le film, le premier à applaudir debout étant le grand réalisateur Jacques Becker, président de la Fédération, qui étreint son jeune collègue. Un mois et demi plus tard, la scène se répète, à une bien plus grande échelle, au festival de Cannes. Critique aux Cahiers l’année précédente, Truffaut avait quitté Cannes en paria après avoir écrit un article intitulé « Le cinéma français crève sous les fausses valeurs », qui lui avait valu d’être interdit de Croisette. Il y revient en triomphateur, la séance avec à ses côtés le jeune Jean-Pierre Léaud et Cocteau en protecteur admiratif est un triomphe, que confirme le Prix de la mise en scène au Palmarès. » Jean-Michel Frodon, 2015, extrait du dossier présenté sur le site Nanouk Les années 50 Dès le générique, au-delà de la fiction, ce film se positionne comme un véritable documentaire sur la vie parisienne des années 50. « L’époque durant laquelle se déroule l’action est distante pour les élèves et l’environnement du film bien différent de leur univers. Cette époque correspond pourtant, à peu près, à l’époque d’enfance de leurs grand parent. L’approche de l’époque peut s’engager autour de différents points allant de l’aspect le plus formel, le plus matériel du quotidien jusqu’aux valeurs de société, en passant par le monde des enfants ou la vie en famille ou le monde de l’école ou les adultes et leurs relations, leurs relations aux enfants, etc. » (extrait du dossier réalisé par les CPD 67) Les personnages Antoine Le film se déroule sur 7 jours de la vie d’Antoine Doinel. Le film met en scène la spirale dans laquelle Antoine s’enferme progressivement à partir d’un mensonge, pris entre l’absence d’attention parentale et son désir d’indépendance. Antoine est à la jonction entre l’enfance et l’adolescence. Turbulent, il vit entre une mère peu aimante et un beau-père relativement indifférent. Truffaut dit de lui : « Antoine Doinel est le contraire d’un enfant maltraité : il n’est pas « traité » du tout. Sa mère ne l’appelle jamais par son prénom, son père parle de lui comme s’il n’était pas là. Il est déjà un perpétuel angoissé, puisqu’il ne sort d’une situation compliquée que pour retomber dans une autre. Enfermé dans un réseau de mensonges qui s’emboîtent, il vit dans la crainte et l’anxiété ; il est pris dans un engrenage stupide et se ferait tuer plutôt que d’avouer quoi que ce soit. » Extraits de l’exposition virtuelle de la cinémathèque française – filmer les enfants Antoine et sa mère La distance que la mère marque avec son fils est évidente. Celui-ci semble même gêner cette femme très tournée sur elle-même et manquant de naturel. Elle est tellement soucieuse de son image qu’elle en devient méprisante ; son souci de paraître l’amenant jusqu’à théâtraliser son lien avec son fils. Leurs relations sont froides et distantes. Antoine la gêne. Elle ne lui montre aucune affection et le méprise. Elle ne l’appelle d’ailleurs jamais par son prénom. « C’est ce manque d’amour et de reconnaissance qui conduit Antoine dans sa spirale d’égarements. Le fait-il par dépit ? Le fait-il pour attirer le regard de sa mère vers lui ? Le fait-il par défiance ? » (Extrait du dossier réalisé par les CPD67) Antoine et son père « Les relations entre Antoine et son « père » évoluent beaucoup au cours du film. Les premières apparitions laissent supposer une complicité forte, masculine, voire en contre-pied à l’indifférence maternelle. Au fur et à mesure de l’avancée du film, on ressent un père de plus en plus maladroit, quelque fois pathétique, en difficulté à exercer une autorité paternelle. La scène de la gifle marque une véritable rupture dans la relation « père »-enfant. Monsieur Doinel se transforme alors en un père répressif pour devenir ensuite un père qui va se démettre de ses fonctions en confiant Antoine aux autorités publiques. A partir de ce moment, il disparait du film. » (Extrait du dossier réalisé par les CPD67) Antoine et son ami « Bien que tout les oppose, René et Antoine s’entendent bien. Ils sont complices par leurs 400 coups et une amitié se développe au fur et à mesure des délits qu’ils commettent ensemble. René vit dans un milieu plus aisé que Antoine, plus souple mais tout autant défectueux. Sa mère est alcoolique, son père est toujours occupé. René est plus calme que Antoine, plus prudent. C’est lui qui, la plupart du temps, suggère la conduite à avoir, aussi bien dans la « raison » que dans les bêtises, sans jamais y participer. Il impressionne Antoine par son côté émancipé et son détachement. Pour Antoine, il représente peut-être une sorte de guide, un grand frère (?) A noter que, du fait de l’aspect autobiographique du film, on sait que René représente Robert Lachenay, l’ami d’enfance et de toujours de François Truffaut. René est un ami fidèle jusqu’au bout. Malgré l’interdiction, il viendra voir Antoine dans la maison de correction » (Extrait du dossier réalisé par les CPD67) Antoine et les autres adultes « Du fait de son enfance, Truffaut est en colère contre les aspects institutionnels de la société auxquels un enfant peut être confronté. L’école est objet d’une détestation sans nuance et il exècre les façons dont les enfants sont traités par la police et la justice. L’ensemble des adultes intervenant dans le scénario des 400 coups manifeste une hostilité, un manque de compréhension et de compassion envers Antoine. Le film exprime bien le décalage entre l’univers de l’enfance et l’univers des adultes, tel qu’il existait à l’époque. .. Antoine et ses enseignants: Antoine semble être la bête noire de son professeur qui, en plus de la répression institutionnelle de l’époque, adopte manifestement une attitude d’injustice envers lui. .. Antoine face à la psychologue: Dans une scène remarquable, Antoine révèle des blessures profondes, avec un vrai détachement, sans aucune marque d’amertume ou de douleur, comme s’il ne s’agissait pas de lui. Cette attitude est-elle liée au statut de son interlocutrice (une professionnelle, une personne extérieure à la vie des Doinel) ? Est-elle une façon de jouer au «dur » ? Est-elle significative des tentatives de détachement qu’Antoine met en œuvre pour pallier à ses blessures? La mise en scène est remarquable: Antoine est filmé en plan fixe dans un décor insignifiant. Il répond aux questions qui lui sont posées et des fondus enchainés sur son visage permettent de percevoir son ressenti. Son interlocutrice, la psychologue, n’est présente dans la scène que par sa voix et le spectateur n’accède jamais à cette personne. La scène prend le spectateur en otage : 1. En s’adressant à « personne », Antoine s’adresse à chaque spectateur 2. Comme la psychologue est hors-champ durant toute la scène, chaque spectateur peut endosser son rôle. A noter: dans la séquence suivante, Antoine se retrouve dans une même posture, seul face à sa mère venue lui rendre visite. Il est muet, a perdu son aplomb; c’est sa mère qui régente la rencontre. » (Extrait du dossier réalisé par les CPD67)

L'affiche du film est présentée avant la séance au cinéma On identifiera les éléments écrits, avec dans un premier temps un travail sur le titre. On s'intéressera à la signification du titre. Qu'est-ce que "Faire les 400 coups" ? On s'intéressera aux polices de caractère : pourquoi le choix de l'écriture cursive pour le titre ? On pourra observer la composition de l'affiche : le premier plan, le deuxième plan, l'importance du personnage sur l'affiche, son regard... On pourra faire des hypothèses concernant son identité et le lien avec le titre On pourra également étudier plus précisément les éléments écrits de l'affiche : le réalisateur, les acteurs, l'encart mentionnant le prix reçu par le film, la date... Qu'est-ce que le Festival de Cannes ? Identifier plusieurs métiers liés au cinéma.

Travail de comparaison entre l'affiche française et l'affiche américaine .. Observer, décrire les deux affiches. .. Travail sur la dénotation (prendre un temps de description pour chaque affiche : ce que l’on observe, les informations fournies par chaque affiche (personnages, couleurs, composition, formes, éléments écrits. Travaille en comparaison mais sans interprétation). .. Travail sur la connotation (Emettre des hypothèses personnages et leur histoire, sur les raisons de l’existence de ces deux affiches, Ces hypothèses seront reprises lors de la phase 3) Travail autour du titre du film : .. Comparaison du titre en français et en anglais (prononciation, traduction littérale) .. Dans la version américaine, on trouve un sous-titre qui n'est pas présent dans la version française de l'affiche "Angel faces hell-bent for violence". Les élèves feront des hypothèses : à quoi sert ce sous-titre? Que nous indique-t-il ? Pourquoi ne pas en avoir mis en français ? Travail autour de l'illustration : Quelles différences entre ces deux affiches ? Quelles hypothèses peuvent être faites au niveau du contenu ? Il est intéressant de travailler sur le message, la tonalité de l'illustration proposée, des couleurs : affiche française : une affiche qui évoque plutôt la liberté (couleurs vives qui évoquent un paysage marin, personnage qui regarde au loin) affiche américaine : couleurs ternes, évocation de la prison, du conflit...

Avant la projection du film Expliquer ou faire expliquer l’expression « Faire les 400 coups ». Lister des bêtises que les élèves s’attendent à voir durant la projection Après la projection du film Travailler sur le titre du film Présenter le document de travail de Truffaut aux élèves Donner à lire ou lire tous les titres. Proposer aux élèves de les commenter et de donner leur avis en s’appuyant sur le contenu du film. Proposer aux élèves de soutenir ou de contester le choix de Truffaut tout en apportant des arguments relevés dans le film. Proposer une recherche sur d’autres titres possibles. Faire un lien avec le film "Le petit fugitif" Quels sont les points communs entre ces deux films ? Quelles sont les différences ? On pourra expliquer que Le Petit fugitif a marqué François Truffaut et qu'il a influencé le tournage des 400 coups. On pourra notamment s'appuyer sur les deux images mises en parallèle sur Nanouk : Image ricochet