Thème 3 : L'organisation de l'activité de l'entreprise
Comment les facteurs économiques déterminent-ils les choix de production ?
Fiche 1 : La structure de coût de l'entreprise
Les coûts de production représentent toutes les dépenses engendrées par le cycle de production. Ils sont propres à chaque facteur de production (capital, travail). Bien connaître ses coûts de production (leur source, leur poids relatif, leur nature, leur évolution) permet à l'entreprise de les optimiser et de fixer des prix de vente qui préservent sa compétitivité face
à la concurrence.
I. Le facteur travail et les coûts associés
Le facteur travail représente le travail humain effectué pour l'entreprise en contrepartie d'une rémunération. Il désigne la main-d'œuvre : la force de travail et les compétences mises en œuvre pour produire des biens et services.
Le facteur travail (physique et intellectuel) peut être analysé sous l'angle qualitatif (compétences, motivation…) et quantitatif (évolution démographique, durée des études…).
Exemple : Selon l'INSEE, la population active, en hausse depuis 1975, devrait diminuer à
partir de 2040.
Les coûts du facteur travail sont les salaires de la main-d'œuvre et les charges sociales. Ce sont des coûts fixes car indépendants du niveau d'activité (sauf les primes variables). On peut y associer aussi les coûts de la formation.
II. Les facteurs capital et connaissances et les coûts associés
Le facteur capital se décompose en capital fixe et capital circulant.
Le capital fixe désigne les biens qui sont durables (utilisés pendant plusieurs cycles de production) : capital technique (machines, équipements, locaux), capital immatériel
(brevets, marques).
Les coûts du capital fixe sont liés aux prix des installations, des machines, des outils, mais aussi à l'usure des machines, aux frais d'entretien, aux dépenses en recherche et développement, au coût des emprunts nécessaires au financement.
Le capital circulant désigne le capital qui est utilisé ou transformé au cours de la production de l'entreprise (consommations intermédiaires : matières premières, énergie, produits semi-
finis).
Parmi les matières premières, on distingue les matières transformées, les matières premières naturelles renouvelables (vent, soleil) et les ressources non renouvelables
(pétrole, gaz).
Les coûts du capital circulant (ou consommations intermédiaires) dépendent du prix d'achat des matières premières, du coût du transport, du coût de l'énergie. Il s'agit souvent de coûts variables (directement liés au niveau d'activité de l'entreprise).
Les coûts du facteur connaissances (ou savoirs mobilisables pour améliorer la production) sont les dépenses en recherche et développement qui regroupent l'achat des équipements et matériels de recherche, des brevets, les salaires des chercheurs.
III. La combinaison des facteurs de production et la productivité
Combinaison productive : association des facteurs capital et travail choisie par l'entreprise pour réaliser sa production. Elle est optimale lorsqu'elle engendre un coût de production
minimal.
La combinaison productive varie selon le secteur d'activité et est propre à chaque entreprise.
Exemples : L'industrie automobile ou l'aéronautique intègrent davantage de facteur capital dans leur combinaison productive (forte intensité capitalistique). La restauration, la grande distribution ou les services à la personne intègrent davantage de facteur travail.
L'efficacité de la combinaison des facteurs de production est mesurée par la productivité.
Productivité des facteurs de production : rapport entre le nombre de produits réalisés (ou leur valeur) et le nombre d'unités de facteurs utilisées pour cette production.
L'efficacité de la production peut augmenter d'une période par rapport à une autre. On désigne ce phénomène par les termes de gains de productivité. Ces gains résultent généralement de l'intégration du progrès technique dans l'organisation de la production, ce
qui améliore la productivité des facteurs.
Exemples : Investissements dans des outils plus performants, formation du personnel.
Fiche 2 : Les paramètres économiques qui influencent les décisions de
l'entreprise
I. Les paramètres qui impactent le choix de la combinaison productive
Toute entreprise combine différentes ressources productives, notamment le travail et le capital, en vue de créer une richesse supplémentaire. Ces facteurs de production peuvent être substituables ou complémentaires. Le choix de leur combinaison est déterminé par
leur disponibilité et par leur coût.
La disponibilité des facteurs de production
Si l'un des facteurs de production n'est pas suffisamment disponible en quantité, l'entreprise va faire évoluer les proportions des facteurs dans sa combinaison productive. Elle peut :
Remplacer un facteur par un autre ;
Exemples : Investir dans l'automatisation ou dans l'IA pour remplacer la main-d'œuvre (substitution du facteur travail par le facteur capital) ; délocaliser dans un pays à bas salaire (substitution du capital par le travail).
Modifier l'organisation de sa production.
Exemple : Améliorer l'organisation du travail, la répartition et la planification des
tâches.
Le coût des facteurs de production
Si le prix d'un des facteurs augmente (hausse des cours des matières premières, hausse du coût des salaires), le coût de production va augmenter. Outre les choix déjà étudiés,
l'entreprise pourra :
Décider d'augmenter ses prix de vente ;
Accepter de diminuer ses marges ;
Rechercher des économies d'échelle : si les coûts fixes sont importants, l'augmentation de la production permettra de les répartir sur une plus grande quantité
Rechercher des gains de productivité : atteindre le même niveau de production avec moins de facteurs ou obtenir de meilleurs résultats à moyens constants.
Ces différents paramètres peuvent aussi amener l'entreprise à décider de ne pas produire elle-même et/ou de confier une partie de son activité à d'autres.
II. L'impact des taux d'intérêt sur les décisions de l'entreprise
Le taux d'intérêt a un rôle important car il impacte les principales décisions économiques.
Taux d'intérêt : prix de l'argent versé aux prêteurs de ressources financières.
Lorsque l'entreprise doit financer l'investissement par l'emprunt, la hausse des taux d'intérêt augmente le coût de ce dernier. L'entreprise peut alors décider de reporter son investissement. À l'inverse, les taux d'intérêt bas stimulent le recours aux crédits (moins
chers) et incitent aux investissements.
Exemple : Le taux d'intérêt des crédits bancaires est passé de 1,5 % à 4 % entre 2022 et 2023, puis a baissé à nouveau en 2025. 48 % des patrons de TPE-PME français ont vu cette hausse comme le principal frein à leurs investissements (enquête BPI France).
La variation des taux d'intérêt impacte aussi les décisions des consommateurs ayant besoin
d'un crédit.
Exemples : Achat d'une automobile, dépenses d'aménagement de la maison…
III. L'impact des préoccupations environnementales et sociales sur les décisions de
l'entreprise
Les activités de production de toutes les entreprises ont un impact sur l'environnement : la pollution, la consommation des ressources, la production de déchets – autant de facteurs qui contribuent au réchauffement climatique. Les contraintes résident principalement dans la réglementation (obligations de recyclage, d'utilisation de produits moins polluants…) et dans les coûts additionnels pour la respecter.
L'entreprise peut, au-delà de ces contraintes, mettre en place un modèle économique et social plus résilient en adoptant des modes de production moins consommateurs de ressources. L'entreprise peut ainsi transformer le changement en opportunités : au-delà de l'aspect environnemental, la contribution des entreprises au développement durable (responsabilité sociétale de l'entreprise : RSE) participe aussi au bien-être des salariés
grâce à sa dimension sociale.
Fiche 3 : Le choix de l'entreprise entre « faire » et « faire faire »
Pour proposer des biens et services aux clients, l'entreprise s'appuie sur différentes activités qui nécessitent des facteurs de production. Elle cherche à les optimiser et à les coordonner pour créer de la valeur et dégager une marge. C'est ce que met en évidence la chaîne de
valeur de M. Porter.
I. L'analyse de la chaîne de valeur
La chaîne de valeur est un outil d'analyse stratégique qui distingue parmi les activités de l'entreprise des activités principales (production, logistique, vente, service après-vente) et des activités de soutien (approvisionnement, ressources humaines, développement,
recherche).
Ces activités s'enchaînent et se succèdent étape par étape jusqu'au produit final et à la valeur attendue par le client. La coordination entre activités principales et de soutien doit
être efficace.
La valeur est mesurée par le prix que le client est prêt à payer pour les biens et services de l'entreprise. La marge correspond à la différence entre cette valeur et les différents coûts
supportés par l'entreprise.
Le rôle principal ou non d'une activité peut être différent selon les entreprises.
Exemple : Pour une entreprise qui fait de la recherche et du développement en vue de déposer et vendre des brevets, la R&D n'est pas une activité de support mais une activité
principale.
Distinguer ainsi les activités permet d'étudier leurs coûts et leur contribution à la création de valeur, pour améliorer l'avantage concurrentiel et la compétitivité de l'entreprise.
II. Le pilotage de la chaîne de valeur : « faire » ou « faire faire »
Pour optimiser l'ensemble de la chaîne et créer plus de valeur, l'entreprise analyse les coûts et la disponibilité des facteurs de production. Elle pourra ainsi effectuer des choix stratégiques entre l'intégration (faire) ou l'impartition (faire faire) des activités.
L'entreprise peut décider de réaliser en interne une activité qu'elle maîtrise à moindre coût et dont elle détient les compétences spécifiques. À l'inverse, si les coûts de certaines activités sont trop importants et créent peu de valeur, l'entreprise peut choisir une stratégie
d'impartition.
L'impartition consiste à faire réaliser des activités par d'autres entreprises : la production et/ou la vente, le recrutement, la comptabilité, etc. On parle aussi d'externalisation des
activités.
Cela permet de se recentrer sur son cœur de métier (source de valeur), de mettre en commun des compétences et de bénéficier de l'expertise d'entreprises spécialistes, de savoir-faire externes et ainsi de réduire les coûts. L'inconvénient majeur est la dépendance vis-à-vis des entreprises partenaires et la perte de certains savoir-faire.
Les principales formes de l'impartition
La franchise
La sous-traitance
La concession
L'entreprise vente de ses produits à
confie
la
L'entreprise donneuse confie à une autre (le sous-traitant) l'exécution partielle ou intégrale de certaines activités.
(appelée d'ordres)
L'entreprise vente de ses produits à un commerçant avec une
réserve
la
une bénéficier de son savoir-moyennant
autre
et
la
fait
exclusivité sans transmission de savoir-
territoriale,
faire, redevance.
une
obligation
de
faire.
L'entreprise noue ainsi avec ces structures externes des relations de coopération. Dans le cas de la franchise et de la concession, ces relations sont obligatoirement basées sur un
contrat.
cours économie les facteurs éco pour le choix de production 30-06.pdf
Sandrine DYTFELD
Created on June 29, 2026
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Thème 3 : L'organisation de l'activité de l'entreprise
Comment les facteurs économiques déterminent-ils les choix de production ?
Fiche 1 : La structure de coût de l'entreprise
Les coûts de production représentent toutes les dépenses engendrées par le cycle de production. Ils sont propres à chaque facteur de production (capital, travail). Bien connaître ses coûts de production (leur source, leur poids relatif, leur nature, leur évolution) permet à l'entreprise de les optimiser et de fixer des prix de vente qui préservent sa compétitivité face
à la concurrence.
I. Le facteur travail et les coûts associés
Le facteur travail représente le travail humain effectué pour l'entreprise en contrepartie d'une rémunération. Il désigne la main-d'œuvre : la force de travail et les compétences mises en œuvre pour produire des biens et services.
Le facteur travail (physique et intellectuel) peut être analysé sous l'angle qualitatif (compétences, motivation…) et quantitatif (évolution démographique, durée des études…).
Exemple : Selon l'INSEE, la population active, en hausse depuis 1975, devrait diminuer à
partir de 2040.
Les coûts du facteur travail sont les salaires de la main-d'œuvre et les charges sociales. Ce sont des coûts fixes car indépendants du niveau d'activité (sauf les primes variables). On peut y associer aussi les coûts de la formation.
II. Les facteurs capital et connaissances et les coûts associés
Le facteur capital se décompose en capital fixe et capital circulant.
Le capital fixe désigne les biens qui sont durables (utilisés pendant plusieurs cycles de production) : capital technique (machines, équipements, locaux), capital immatériel
(brevets, marques).
Les coûts du capital fixe sont liés aux prix des installations, des machines, des outils, mais aussi à l'usure des machines, aux frais d'entretien, aux dépenses en recherche et développement, au coût des emprunts nécessaires au financement.
Le capital circulant désigne le capital qui est utilisé ou transformé au cours de la production de l'entreprise (consommations intermédiaires : matières premières, énergie, produits semi-
finis).
Parmi les matières premières, on distingue les matières transformées, les matières premières naturelles renouvelables (vent, soleil) et les ressources non renouvelables
(pétrole, gaz).
Les coûts du capital circulant (ou consommations intermédiaires) dépendent du prix d'achat des matières premières, du coût du transport, du coût de l'énergie. Il s'agit souvent de coûts variables (directement liés au niveau d'activité de l'entreprise).
Les coûts du facteur connaissances (ou savoirs mobilisables pour améliorer la production) sont les dépenses en recherche et développement qui regroupent l'achat des équipements et matériels de recherche, des brevets, les salaires des chercheurs.
III. La combinaison des facteurs de production et la productivité
Combinaison productive : association des facteurs capital et travail choisie par l'entreprise pour réaliser sa production. Elle est optimale lorsqu'elle engendre un coût de production
minimal.
La combinaison productive varie selon le secteur d'activité et est propre à chaque entreprise.
Exemples : L'industrie automobile ou l'aéronautique intègrent davantage de facteur capital dans leur combinaison productive (forte intensité capitalistique). La restauration, la grande distribution ou les services à la personne intègrent davantage de facteur travail.
L'efficacité de la combinaison des facteurs de production est mesurée par la productivité.
Productivité des facteurs de production : rapport entre le nombre de produits réalisés (ou leur valeur) et le nombre d'unités de facteurs utilisées pour cette production.
L'efficacité de la production peut augmenter d'une période par rapport à une autre. On désigne ce phénomène par les termes de gains de productivité. Ces gains résultent généralement de l'intégration du progrès technique dans l'organisation de la production, ce
qui améliore la productivité des facteurs.
Exemples : Investissements dans des outils plus performants, formation du personnel.
Fiche 2 : Les paramètres économiques qui influencent les décisions de
l'entreprise
I. Les paramètres qui impactent le choix de la combinaison productive
Toute entreprise combine différentes ressources productives, notamment le travail et le capital, en vue de créer une richesse supplémentaire. Ces facteurs de production peuvent être substituables ou complémentaires. Le choix de leur combinaison est déterminé par
leur disponibilité et par leur coût.
La disponibilité des facteurs de production
Si l'un des facteurs de production n'est pas suffisamment disponible en quantité, l'entreprise va faire évoluer les proportions des facteurs dans sa combinaison productive. Elle peut :
Remplacer un facteur par un autre ;
Exemples : Investir dans l'automatisation ou dans l'IA pour remplacer la main-d'œuvre (substitution du facteur travail par le facteur capital) ; délocaliser dans un pays à bas salaire (substitution du capital par le travail).
Modifier l'organisation de sa production.
Exemple : Améliorer l'organisation du travail, la répartition et la planification des
tâches.
Le coût des facteurs de production
Si le prix d'un des facteurs augmente (hausse des cours des matières premières, hausse du coût des salaires), le coût de production va augmenter. Outre les choix déjà étudiés,
l'entreprise pourra :
Décider d'augmenter ses prix de vente ;
Accepter de diminuer ses marges ;
Rechercher des économies d'échelle : si les coûts fixes sont importants, l'augmentation de la production permettra de les répartir sur une plus grande quantité
Rechercher des gains de productivité : atteindre le même niveau de production avec moins de facteurs ou obtenir de meilleurs résultats à moyens constants.
Ces différents paramètres peuvent aussi amener l'entreprise à décider de ne pas produire elle-même et/ou de confier une partie de son activité à d'autres.
II. L'impact des taux d'intérêt sur les décisions de l'entreprise
Le taux d'intérêt a un rôle important car il impacte les principales décisions économiques.
Taux d'intérêt : prix de l'argent versé aux prêteurs de ressources financières.
Lorsque l'entreprise doit financer l'investissement par l'emprunt, la hausse des taux d'intérêt augmente le coût de ce dernier. L'entreprise peut alors décider de reporter son investissement. À l'inverse, les taux d'intérêt bas stimulent le recours aux crédits (moins
chers) et incitent aux investissements.
Exemple : Le taux d'intérêt des crédits bancaires est passé de 1,5 % à 4 % entre 2022 et 2023, puis a baissé à nouveau en 2025. 48 % des patrons de TPE-PME français ont vu cette hausse comme le principal frein à leurs investissements (enquête BPI France).
La variation des taux d'intérêt impacte aussi les décisions des consommateurs ayant besoin
d'un crédit.
Exemples : Achat d'une automobile, dépenses d'aménagement de la maison…
III. L'impact des préoccupations environnementales et sociales sur les décisions de
l'entreprise
Les activités de production de toutes les entreprises ont un impact sur l'environnement : la pollution, la consommation des ressources, la production de déchets – autant de facteurs qui contribuent au réchauffement climatique. Les contraintes résident principalement dans la réglementation (obligations de recyclage, d'utilisation de produits moins polluants…) et dans les coûts additionnels pour la respecter.
L'entreprise peut, au-delà de ces contraintes, mettre en place un modèle économique et social plus résilient en adoptant des modes de production moins consommateurs de ressources. L'entreprise peut ainsi transformer le changement en opportunités : au-delà de l'aspect environnemental, la contribution des entreprises au développement durable (responsabilité sociétale de l'entreprise : RSE) participe aussi au bien-être des salariés
grâce à sa dimension sociale.
Fiche 3 : Le choix de l'entreprise entre « faire » et « faire faire »
Pour proposer des biens et services aux clients, l'entreprise s'appuie sur différentes activités qui nécessitent des facteurs de production. Elle cherche à les optimiser et à les coordonner pour créer de la valeur et dégager une marge. C'est ce que met en évidence la chaîne de
valeur de M. Porter.
I. L'analyse de la chaîne de valeur
La chaîne de valeur est un outil d'analyse stratégique qui distingue parmi les activités de l'entreprise des activités principales (production, logistique, vente, service après-vente) et des activités de soutien (approvisionnement, ressources humaines, développement,
recherche).
Ces activités s'enchaînent et se succèdent étape par étape jusqu'au produit final et à la valeur attendue par le client. La coordination entre activités principales et de soutien doit
être efficace.
La valeur est mesurée par le prix que le client est prêt à payer pour les biens et services de l'entreprise. La marge correspond à la différence entre cette valeur et les différents coûts
supportés par l'entreprise.
Le rôle principal ou non d'une activité peut être différent selon les entreprises.
Exemple : Pour une entreprise qui fait de la recherche et du développement en vue de déposer et vendre des brevets, la R&D n'est pas une activité de support mais une activité
principale.
Distinguer ainsi les activités permet d'étudier leurs coûts et leur contribution à la création de valeur, pour améliorer l'avantage concurrentiel et la compétitivité de l'entreprise.
II. Le pilotage de la chaîne de valeur : « faire » ou « faire faire »
Pour optimiser l'ensemble de la chaîne et créer plus de valeur, l'entreprise analyse les coûts et la disponibilité des facteurs de production. Elle pourra ainsi effectuer des choix stratégiques entre l'intégration (faire) ou l'impartition (faire faire) des activités.
L'entreprise peut décider de réaliser en interne une activité qu'elle maîtrise à moindre coût et dont elle détient les compétences spécifiques. À l'inverse, si les coûts de certaines activités sont trop importants et créent peu de valeur, l'entreprise peut choisir une stratégie
d'impartition.
L'impartition consiste à faire réaliser des activités par d'autres entreprises : la production et/ou la vente, le recrutement, la comptabilité, etc. On parle aussi d'externalisation des
activités.
Cela permet de se recentrer sur son cœur de métier (source de valeur), de mettre en commun des compétences et de bénéficier de l'expertise d'entreprises spécialistes, de savoir-faire externes et ainsi de réduire les coûts. L'inconvénient majeur est la dépendance vis-à-vis des entreprises partenaires et la perte de certains savoir-faire.
Les principales formes de l'impartition
La franchise
La sous-traitance
La concession
L'entreprise vente de ses produits à
confie
la
L'entreprise donneuse confie à une autre (le sous-traitant) l'exécution partielle ou intégrale de certaines activités.
(appelée d'ordres)
L'entreprise vente de ses produits à un commerçant avec une
réserve
la
une bénéficier de son savoir-moyennant
autre
et
la
fait
exclusivité sans transmission de savoir-
territoriale,
faire, redevance.
une
obligation
de
faire.
L'entreprise noue ainsi avec ces structures externes des relations de coopération. Dans le cas de la franchise et de la concession, ces relations sont obligatoirement basées sur un
contrat.