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Transcript

Décod'âge : les politiques de jeunesse

Camille Morin ; Camille Nogues ; Juliette Toquet ; Mélinda Claireaux ; Julien Coué ; Christelle Glo Avec le soutien de Charli Verne

Camille Morin ; Camille Nogues ; Juliette Toquet ; Mélinda Claireaux ; Julien Coué ; Christelle Glo Avec le soutien de Charli Verne

Index des thématiques

Bibliographie - Ressources

Bibliographie - Ressources

Bibliographie - Ressources

  • Acteurs et institutions
  • Instances
  • Lois phares

Stéréotypes

Les jeunes

Paysage institutionnel

Données statistiques

  • Décentralisation
  • L'Etat et ses services déconcentrés
  • Territorialisation
  • Intersectorialité
  • Pratiques intégrées
  • Transectorialité

Politiques publiques

Organisation des PP

Analyse des politiques publiques

Lire les politiques publiques par les systèmes locaux

Approche d'analyse des politiques publiques

Socioculturelle / sportive / loisirs

Insertion/emploi

  • Analyse cognitive
  • Analyse séquentielle
Définition de la jeunesse

Politiques éducatives

Approche sectorielle

Approche populationnelle

Accès aux droits

Engagement / citoyen / participation

Santé

  • Statistiques
  • Convention des droits de l'enfant
  • Familialisation
  • Non recours aux droits
  • DIspositifs emblématiques : IJ ; Missions locales

Logement

  • Accès aux soins
  • Santé mentale
  • Instances
  • Modalités

Sécurité

  • Statistiques
  • Statistiques
  • Protection de l'enfance

Socialisation

Ressources / Bibliographie

  • Statistiques
  • Culture jeune
  • Information

Glossaire A-C

Accès aux soins Acteur Aide sociale à l'enfance Analyse cognitive Analyse séquentielle Associatif Comité départemental des services aux fammes (CDSF) Convention Iinternational des Droits de l'Enfant (CIDE) Citoyenneté

Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) Collectivités territoriales Comité régional de la mobilité (COREMOB) Commune Conseil départemental Conseil régional Conseils des jeunes Contractualisation Contrat local de santé (CLS) Convention territoriale globale (CTG)

Glossaire D-L

Handicap Information Jeunesse X Insertion et emploi X Institutions Instrument d'action publique Intercommunalité Intersectorialité Jeunesse Logement Loisirs

Décentralisation X Déconcentration Droits X Education Engagement X Familialisation Fenêtre d'opportunité Forum européen de la jeunesse

Texte

Texte

texte

texte

Droits des usagers

Droits des usagers

Droits des usagers

texte

texte

Glossaire M-U

Accès aux soins Acteur Aide sociale à l'enfance Analyse cognitive Analyse séquentielle Associatif Comité départemental des services aux fammes (CDSF) Convention Iinternational des Droits de l'Enfant (CIDE) Citoyenneté

Accès aux soins Acteur Aide sociale à l'enfance Analyse cognitive Analyse séquentielle Associatif Comité départemental des services aux fammes (CDSF) Convention Iinternational des Droits de l'Enfant (CIDE) Citoyenneté

Glossaire M-U

Accès aux soins Acteur Aide sociale à l'enfance Analyse cognitive Analyse séquentielle Associatif Comité départemental des services aux fammes (CDSF) Convention Iinternational des Droits de l'Enfant (CIDE) Citoyenneté

Index des thématiques

Approche populationnelle

Introduction

Jeunes

Approches sectorielles

Analyse des politiques publiques

Politiques publiques

Bibliographie - Ressources

01

Introduction

Genèse du projet

Ce travail a été proposé par le Centre Régional Information Jeunesse Bretagne à un groupe de six étudiant.es du Master 2 Santé Publique parcours enfance-jeunesse de l'EHESP. Dans le cadre de ce projet, il était demandé de réaliser un état des lieux exploratoire sur des politiques de jeunesse. Il s’agissait de proposer un support vulgarisé de cet état des lieux, accessible aux professionnel.lles du CRIJ Bretagne. Cet outil a vocation à évoluer et à être complété de manière coopérative. Découvrir le Centre Régional Information Jeunesse

02

les Jeunes

1/3

Les jeunes

Les parcours d’entrée dans la vie d’adulte se complexifient, ce qui créée un rallongement de la jeunesse. Cette période est maintenant comprise entre 15 et 29 ans voir, pour certaines instances entre 11 et 30 ans. Cela est en partie dû à l'allongement des études et aux difficultés d'insertiond dans le marché du travail. Selon l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire, au 1er janvier 2025, 12,1 millions de personnes résidant en France ont entre 15 et 29 ans, soit 17,7% de la population totale.

Définition générale de la jeunesse

La jeunesse est une période de la vie mais aussi une construction sociale : ses limites, ses caractéristiques et sa durée varient selon les époques et les sociétés. Penser la jeunesse peut se faire au travers du concept de "seuils". Les frontières de ces seuils peuvent être dépassées mais également franchies en sens inverse, les passages sont réversibles.

+ INFO

Panorama de la situation des jeunes (INJEP)

Panorama de la situation de la jeunesse (2023) par Augustin Vicard, directeur de l’INJEP

Dans le cadre des Rencontres de l’INJEP consacrées aux enjeux auxquels font face les jeunes dans un contexte de crises multiples (21 novembre 2023).
Les jeunes sont fainéants ?
Les jeunes ne s'engagent plus ?

Les stéréotypes

Les jeunes sont addicts aux écrans ?

3/3

Les jeunes sont fainéants ?

Depuis plusieurs années, des enquêtes, des articles de presse, des reportages dressent un tableau sévère des jeunes au travail. Par exemple, en Allemagne, une entreprise dans le milieu du soin a publié une offre d’emploi en janvier 2026, en indiquant dans l’annonce qu’elle ne souhaitait pas de “génération Z” ni de “mentalité à se faire porter pâle le lundi ou le vendredi”.

Terra Nova et l’Apec ont mené une étude auprès de 5 000 actifs, dont 3 000 jeunes de moins de 30 ans. 66% des managers décrivent les jeunes comme moins fidèles au travail comparé aux aînés. 64% les considèrent comme moins respectueux et 59% les jugent moins investis au travail. Pourtant, cette même étude nuance fortement ces représentations. Elle démontre entre autres que les jeunes actifs accordent autant d’importance au travail que les générations précédentes et qu’ils se déclarent tout aussi investis dans leurs missions.

Rapport des jeunes au travail (INJEP)

Pour aller plus loin :

Les jeunes sont fainéants ?

Ces discours critiques envers la jeunesse ne sont d’ailleurs pas nouveaux. Depuis plusieurs décennies, chaque génération tend à considérer la suivante comme moins travailleuse, moins disciplinée ou moins respectueuse. Des sociologues comme Dominique Méda et Patricia Vendramin expliquent ce phénomène par des mécanismes de comparaison générationnelle et par les transformations du rapport au travail.

Aujourd’hui, les jeunes générations accordent d’avantage d’importance à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, à la santé mentale ou encore au sens donné au travail. Ces attentions sont parfois interprétées comme un manque d’investissement, alors qu’elles traduisent surtout une évolution des valeurs ainsi que des conditions de travail.

Rapport des jeunes au travail et conditions d'emploi

Table-ronde avec J. Couronné, D. Méda, D. Epiphane et V. Pomiès dans le cadre des Rencontres de l’INJEP consacrées aux enjeux auxquels font face les jeunes dans un contexte de crises multiples (21 novembre 2023).

Les jeunes ne s'engagent plus

Les jeunes sont souvent décrits comme moins engagés dans la vie associative, politique ou citoyenne que les générations précédentes. Ce discours repose sur la baisse de certaines formes d’engagement “traditionnelles”, comme l’adhésion à des associations, des partis politiques ou syndicats.

Bibliographie

Article de revue de Stéphanie Andrieux

Une jeunesse engagée, Anne Muxel & Martial Foucault

INJEP - résultats du baromètre DJEPVA sur la jeunesse

UNICEF - intégrer la voix des enfants dans les décisions politiques

Les jeunes ne s'engagent plus !

Plusieurs études montrent que les jeunes continuent à s’engager. Selon l’INJEP, 43 % des jeunes âgés de 15 à 30 ans déclarent avoir donné bénévolement du temps au sein d’une association au cours des douze derniers mois. Les jeunes privilégient davantage des engagements ponctuels, concrets et liés à des causes qui ont du sens pour eux : environnement, solidarité, santé mentale, ou protection animale. Les réseaux sociaux sont aussi une autre forme d’engagement. Les jeunes les utilisent pour faire porter des messages, de la sensibilisation… C’est plus une forme de transformation de l’engagement plutôt qu’une disparition de l’engagement en tant que telle. En effet, selon l’UNICEF en 2024, un quart des jeunes entre 15 et 17 ans ont signé une pétition ou défendu une cause sur internet.

LES JEUNES SONT ADDICTS AUX éCRANS

Les jeunes sont associés à une image de “génération addicts aux écrans”. Téléphones, réseaux sociaux, jeux vidéo… sont régulièrement représentés comme des sources d’isolement, de dépendance ou de perte de concentration. Cette représentation, fortement négative et reprise partout chez les politiques et dans les journaux, s’appuie sur l’augmentation importante du temps d’exposition aux écrans chez les jeunes ces dernières années.

En savoir plus

03

Politiques publiques

Comprendre le cadre des politiques publiques

Le paysage institutionnel des politiques publiques

Une pluralité d'institutions et acteurs

Les principales instances (PEDT, CTG, CLS, etc.)

Les lois phares

L'organisation des politiques publiques et son évolution

L'Etat et ses services déconcentrés

Territorialisation

Décentralisation

Sectorisation

Jeunes, jeunesses et politiques de jeunesse de 1995 à 2020

Conférence de P. Loncle et V. Becquet à l’occasion des 25 ans de la revue Agora débats/jeunesses de l’INJEP (23 septembre 2021).

Institutions et acteurs

Les politiques de jeunesse reposent sur divers acteurs

Leurs capacités de décision et d’action varient selon leur statut, leurs missions, leurs compétences et leurs moyens financiers.

Leur coopération est modelée par trois facteurs :
  1. L’évolution du cadre général des politiques publiques qui régit les compétences de l’Etat et des collectivités (cf lois de décentralisation, loi “égalité et citoyenneté” de 2017) ;
  2. L’organisation des politiques publiques de jeunesse : existence ou non d’une politique / d’un service dédié, intégration de la catégorie jeunesse aux différentes politiques sectorielles et/ou orientations transversales (cf sectorialité) ;
  3. L’application des principes de la “nouvelle gestion publique” à partir des années 80, avec pour conséquence une délégation croissante de la mise en oeuvre des politiques publiques (développement du financement sur appels à projet, du conventionnement).

Union européennne

Union européennne

Les services publics et parapublics

Les collectivités territoriales

Panorama de la situation des jeunes (INJEP)

D'autres acteurs...

Les collectivités territoriales

Les collectivités locales prennent de l'ampleur avec la décentralisation et la territorialisation de l'action publique. Leurs interventions en matière de jeunesse se développent à partir de la fin des années 90, d'abord dans les communes et les départements, puis au niveau intercommunal et régional.
Concepts associés :

Décentralisation

Territorialisation

Conseil départemental

Conseil régional

Commune

Intercommunalité

Aide sociale (CCAS), périscolaire, loisirs, soutien aux projets, élections. Elle peut déléguer tout ou partie de ses compétences à l'intercommunalité.

Intervention dans le domaine de la jeunesse non obligatoire, sauf par délégation des communes. Statut : EPCI (établissement public de coopération intercommunale)

Mobilité, éducation, formation professionnelle, culture, lycées. La Région est chef de file des politiques jeunesse sur son territoire.

Aide sociale (CDAS, FAJ), protection de l'enfance, collèges. Accès aux loisirs, vacances, mobilité, engagement et participation des jeunes.

Qu'est-ce qu'une collectivité locale ?

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Pour aller plus loin :

La jeunesse dans les politiques locales (INJEP)

La jeunesse dans les politiques locales : échelons de décision et partenariats

Conférence-débat organisée par l'INJEP à l'occasion de la sortie du numéro 92 de la revue Agora débats/jeunesses, consacré aux évolutions des politiques locales de jeunesse (18 octobre 2022).

Les principales instances

Au niveau local, départemental ou régional, il existe plusieurs instances partenariales où sont travaillés les enjeux de jeunesse.

Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD)

Convention territoriale globale (CTG)

Projet éducatif de territoire (PEDT)

Contrat local de santé (CLS)

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Comité départemental des services aux familles (CDSF)

Comité régional de la mobilité (Coremob)

Service public régional de l’orientation (SPRO)

Conseils de jeunes et autres instances participatives

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Les grandes lois

Protection de l’enfance

Droits des usagers

Politiques de jeunesse

Insertion et emploi des jeunes

Handicap

Décentralisation

la décentralisation

La décentralisation est un processus consistant en un transfert de compétences et de moyen de l’Etat vers les collectivités territoriales, qui sont alors considérées comme des autorités distinctes de l’Etat.

Le processus de décentralisation apparaît pour la première fois à la fin du XIXè siècle, notamment à partir des lois instaurant les conseils départementaux (loi du 10 août 1871) et celle sur les communes (grande loi du 5 avril 1884). Elle prend son véritable essor avec les grandes lois Defferre, en 1982. Lors de la révision constitutionnelle de 2003, une formule est ajoutée à l’article 72, à la suite de l’indivisibilité de la République : “son organisation est décentralisée”. La décentralisation repose sur le principe suivant : les collectivités étant nécessairement plus proches des citoyens, elles sont plus à même de mettre en oeuvre et réaliser, de la manière la plus adéquate possible, des politiques publiques qui peuvent répondre aux besoins locaux. Si l’on souhaite le formuler autrement, on peut considérer que la décentralisation consiste à confier à chaque échelon des compétences et une autorité qu’il peut exercer efficacement.

Concepts

Exemple avec la scolarité

Bibliographie

L'État et ses services déconcentrés

Les axes prioritaires

  1. Participer au développement personnel des jeunes, favoriser leur engagement et leur mobilité
  2. Donner la priorité à l'éducation, à l'orientation et à la formation
  3. Favoriser l'emploi et l'insertion professionnelle
  4. Lutter contre les inégalités dans le parcours vers l'autonomie
  5. Améliorer les conditions de vie

Les services déconcentrés

La mise en oeuvre

Les ministères

Plusieurs ministères sont concernés : éducation et enseignement supérieur, travail, santé, logement, sports… Il existe un ministère ou secrétariat dédié à la jeunesse.

Elle peut être centralisée, assurée par les services déconcentrés de l’Etat et/ou par des collectivités territoriales, des organismes publics / parapublics ou des associations.

Ils assurent le relais des décisions prises par leurs ministères de rattachement à l’échelle régionale et départementale.

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La territorialisation

Lorsque le territoire apparaît comme un référentiel pour une politique publique, on parle de territorialisation. Si le territoire apparaît comme un référentiel pour une politique publique, c’est que le territoire va participer à la détermination des actions qui en découlent. Les territoires prennent de plus en plus d’importance dans la construction des politiques. La territorialisation de l’action publique est donc le processus par lequel le territoire devient un référentiel. La territorialisation est un regroupement de trois formes de politiques : - Les politiques locales : les actions portées par les autorités locales comme les mairies- Les politiques territoriales : les actions regroupant les autorités locales et les représentants de l’Etat- Les politiques territorialisées : l’adaptation des politiques publiques nationales aux réalités de chaque territoireExemple : L’Information Jeunesse La loi Egalité et Citoyenneté inscrit la nécessité d’informer les jeunes, mission portée par le réseau de l’information Jeunesse, qui bénéficie d’un label d’Etat. Pour autant, il s'appuie sur les structures locales, financées par des collectivités, qui s'adaptent aux besoins des territoires.

Les concepts

Bibliographie

INDEX - Sectorisation

Transectorialité

Pratiques intégrées

Intersectorialité

Sectorisation

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La sectorisation

Le concept de politique publique est indissociable de celui de sectorisation. En effet, c’est à partir d’une représentation de la société comme ensemble de secteurs que se développent les interventions publiques. Chaque politique publique constitue ainsi un secteur d’intervention, qui correspond à un découpage spécifique de la société, permettant de créer un objet d’action publique. Un secteur correspond donc à un domaine spécifique de la société. La sectorisation est un produit de la division du travail. Les secteurs sont ainsi dépendants des autres mais entrent en concurrence pour les ressources limitées. Le rôle central des politiques publiques est donc de gérer les déséquilibres entre ces secteurs.

Les 5 secteurs

Bibliographie

INtersectorialité

L’intersectorialité consiste, pour différents acteurs (éducation, insertion, citoyenneté, santé, logement, culture, etc.), à travailler ensemble en partageant leurs moyens humains, matériels et financiers afin de construire des projets ou des actions destinés à un même public. Autrement dit, c’est la coopération entre plusieurs secteurs d’action pour atteindre un objectif commun. Cette démarche permet d’apporter des réponses plus globales, cohérentes et efficaces aux besoins des publics, tout en évitant le cloisonnement institutionnel et les actions isolées. L’intersectorialité repose sur :

  • la coordination des acteurs ;
  • la mise en commun des compétences et ressources ;
  • la co-construction des actions ;
  • une vision globale des besoins des personnes et des territoires.

Glossaire - promotion de la santé

Citations et bibliographie

INJEP - Réforme territoriale et réorganisation de l'Etat

Pratiques intégrées

Les pratiques intégrées désignent une manière de concevoir et de mettre en œuvre l’action publique en articulant plusieurs domaines d’intervention autour des besoins d’un même public. Dans le champ de la jeunesse, une politique intégrée de jeunesse repose sur une approche globale qui vise à prendre en compte les besoins des jeunes dans tous les aspects de leur vie (éducation, insertion, santé, mobilité, logement, culture, citoyenneté, loisirs, etc.), plutôt que de traiter chaque problématique séparément.

Cette approche considère que les difficultés ou les parcours des jeunes sont interdépendants et nécessitent des réponses coordonnées entre institutions, professionnels, associations et jeunes eux-mêmes. Les pratiques intégrées cherchent à construire des politiques publiques plus cohérentes, transversales et adaptées aux réalités des territoires.

+ INFO

TRansectorialité

La transectorialité désigne une approche des politiques publiques dans laquelle la question de la jeunesse est intégrée dans l’ensemble des secteurs d’action d’une collectivité ou d’une institution.Concrètement, chaque service (éducation, culture, urbanisme, mobilité, santé, sport, logement, environnement, insertion, etc.) prend en compte l’impact de ses décisions et interventions sur les jeunes.Contrairement à une politique sectorielle centrée sur un seul domaine, la transectorialité implique une responsabilité collective vis-à-vis de la jeunesse. Elle vise à inscrire les enjeux de jeunesse de manière transversale dans toutes les politiques publiques.Cette approche permet :

  • une meilleure cohérence des actions ;
  • une prise en compte globale des besoins des jeunes ;
  • une coopération renforcée entre services ;
  • une adaptation des politiques aux réalités des parcours de jeunesse.
La transectorialité favorise ainsi une vision globale et partagée de l’action publique en direction des jeunes.

Prezzi - TransectorialitéLes transversalités contrariées de l'action publique INJEP - Réforme territoriale et réorganisation de l'Etat

04

APPROCHE POPULATIONNELLE

Index - approche populationnelle

Accès à leurs droits

Socialisation

Logement

Sécurité

Statistiques

Conventions des droits de l'enfant

Les jeunes ont besoin de connaître et d'avoir accès à leurs droits

Familialisation

Non recours aux droits

Dispositifs emblématiques

Statistiques

Ces données montrent l’importance des structures d’accompagnement et d’information jeunesse. Elles jouent un rôle essentiel pour lutter contre le non-recours aux droits et aider les jeunes à mieux comprendre et mobiliser les dispositifs auxquels ils peuvent prétendre.

Vers une démocratie inclusive : intégrer la voix des enfants dans les décisions politiques UNICEF

Enquête sur la connaissance des droits par les jeunes. JOC- INJEP

Baromètre national Info Jeunes 2024 Info jeunes bretagne

Convention Internationale des droits de l'enfant

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est un traité international adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. Ratifiée par 196 États, elle constitue le traité relatif aux droits humains le plus largement adopté au monde. À ce jour, seuls les États-Unis ne l’ont pas ratifiée. Au-delà de sa portée symbolique, la Convention reconnaît et définit les droits fondamentaux des enfants tout en imposant des obligations juridiques aux États signataires.

La familialisation

Une caractéristique de la construction des politiques en France, notamment sociales et familiales, est que le jeune est institutionnellement traité comme une extension de l’enfant. Comme le jeune est considéré comme dépendant de ses parents, les aides (allocations, bourses, fiscalité) qu’il prétend sont versées à ses parents ou calculées selon leurs revenus. Le seuil de 25 ans est un exemple de cette politique. L’accès aux minima sociaux, comme le RSA, est impossible avant le 25 ans du jeune, prolongeant le statut d’enfant à charge bien après la majorité légale.

En savoir plus

Non recours aux droits

Le non-recours aux droits chez les jeunes constitue un enjeu central des politiques sociales de jeunesse. Le non-recours aux droits désigne la situation dans laquelle des jeunes, bien qu’ils soient éligibles à des dispositifs comme des aides financières, un accès à la santé ou bien à l'emploi, n'en bénéficient pas. Le non-recours aux droits est particulièrement marqué en raison des transitions vers l’autonomie, souvent accompagnées de ruptures sociales, scolaires ou professionnelles (Onedore). Les politiques sociales de jeunesse visent à réduire ce phénomène en développant des stratégies d’aller-vers, en simplifiant les démarches et en adaptant les dispositifs.

Quelques statistiques

Quatre types de non recours aux droits

Dispositifs emblématiques

Missions locales

Information Jeunesse

Les missions locales ont été créées en 1982 à la suite du rapport de Bertrand Schwartz sur "l'insertion professionnelle et sociale des jeunes" de 16 à 21 ans. Les missions locales, présentes sur tout le territoire proposent un accompagnement global des jeunes entre 16 et 25 ans vers leur insertion sociale et professionnelle.

Portées par des collectivités territoriales ou des associations, les structures Information Jeunesse (IJ) proposent un accueil libre et anonyme. Elles permettent aux jeunes d’accéder à des informations sur de nombreux sujets les concernant, tels que la formation, les métiers, le logement, les droits, la santé, les loisirs, la culture ou encore la mobilité internationale.

les dates clés

+ INFO

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Les jeunes se socialisent avec leurs pairs

La socialisation des enfants et des jeunes s’apparente à une véritable « éducation par eux-mêmes », marquée par l’émergence, dès la fin de l’école primaire, d’une « culture juvénile » spécifique. Cette culture de groupe, qui s'épanouit pleinement à l'entrée au collège, fonctionne à la fois comme un support de sociabilité et comme un puissant vecteur d’affirmation personnelle, relationnelle et affective à travers le regard des pairs. Ces pratiques culturelles partagées, qui favorisent l'existence d'une vie “à part" de celle des adultes, révèlent des frontières de genre rigides : les dynamiques de pairs imposent des hiérarchies implicites où les pratiques des garçons sont valorisées comme supérieures, en s’interdisant par exemple de lire ou de pratiquer des objets perçus comme à destination des fille, tandis que ces dernières se saisissent de ces objets culturels de manière indifférenciée. Parmi ces supports de sociabilité, on peut citer la musique, qui occupe une place importante dans le développement social de l'adolescent. La massification et la numérisation des pratiques (le partage des playlists, la production autonome de morceaux et la diffusion sur des plateformes annexes comme Soundcloud) ont replacé la musique au centre des interactions amicales, servant de langage commun pour communiquer et se reconnaître entre pairs.

En savoir plus

Les jeunes ont besoin d'être logé

Le logement représente 60,58% du budget des étudiants (Unef)En 2023, selon l’Union Étudiante, il manquerait 600 000 logements étudiants.Selon le dispositif “Un chez-soi d’abord”, la moitié des 700 personnes suivies au cours de cette enquête, ont vécu un premier épisode de sans-abrisme avant 21 ans. Logements possibles :

  • Foyer Jeunes travailleurs
  • Crous
  • Colocation sénior
  • Chambre chez l’habitant

Selon les données du baromètre jeunesse de l’INJEP (2021), parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans, seulement 24 % ont quitté le domicile parental pour accéder à un logement autonome, tandis que 8 % sont retournés vivre chez leurs parents après une première expérience de décohabitation. Ces chiffres mettent en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes pour accéder à la décohabitation, ainsi que la fréquence des allers-retours entre leur logement et le domicile familial.

+ INFO

Ressources

Caisse des dépots - Des jeunes trop souvent éloignés de leurs droits

INJEP - Baromètre jeunesse

Logement des jeunes : une urgence sociale !

Les jeunes ont besoin d'être EN sécurité - métabesoins

Le besoin de sécurité chez l’enfant correspond à la nécessité de se sentir protégé, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Ce sentiment de sécurité est essentiel pour lui permettre d’explorer son environnement, de développer ses capacités et de construire des relations équilibrées. Il est considéré comme un méta-besoin, car il regroupe une grande partie, voire la totalité, des autres besoins fondamentaux de l’enfant. En effet, pour pouvoir grandir et se développer harmonieusement, l’enfant doit disposer d’un sentiment de sécurité interne. Ce besoin de sécurité englobe ainsi les besoins physiologiques et de santé, les besoins de protection, ainsi que les besoins affectifs et relationnels. Les recherches de John Bowlby et Mary Ainsworth soutiennent cette idée à travers la théorie de l’attachement, qui met en évidence l’importance des premiers liens affectifs dans la construction du sentiment de sécurité chez l’enfant.

Conséquence d’une insécurité chez l’enfant : Impact sur le développement cognitif :

  • diminution de l’attention
  • retards dans le langage
  • difficultés à résoudre des problèmes
Effets sur le comportement social :
  • isolement social
  • comportements agressifs
  • difficultés dans l’établissement de relations

Ressources

  • CNAPE : les besoins fondamentaux de l'enfant

+ INFO

  • DEEJE : les besoins fondamentaux de l'enfant

Les jeunes ont besoin d'être EN sécurité - Protection de l'enfance

Fin 2022, plus de 310 000 mineurs et 34 000 majeurs étaient suivis en protection de l’enfance. Les dépenses départementales liées s’élevaient à 9,87 milliards d’euros cette année-là. A titre de comparaison, elles étaient de 8,2 milliards en 2018, ce qui prouve la croissance significative du secteur

Le secteur de la protection de l’enfance fait partie intégrante du travail social, et compte parmi les politiques publiques qui ont été décentralisées en 1983. La protection de l’enfance est une mission couvrant de nombreux aspects, de la prévention au repérage des situations de danger ou de risque de danger, jusqu’à la mise en œuvre de mesures de protection administrative ou judiciaire des mineurs et des majeurs de moins de 21 ans. Elle est confiée aux conseils départementaux, desquels émanent les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Les départements peuvent alors choisir une gestion en régie ou quasi-régie, ou bien déléguer cette mission à d’autres personnes morales, notamment des associations gestionnaires de dispositifs.

Def travail social

Ressources

ONPE - Enfance Protégée DREES - Aide Sociale à l'Enfance

L.112-3 CASF

+ INFO

05

Approches sectorielles

Index - approches sectorielles

Education

Accès aux soins

Insertion / Emploi

Santé mentale

Engagement et citoyenneté

Socialisation et culture

éducation

L’éducation constitue un secteur central des politiques publiques de jeunesse. Elle concerne l’ensemble des enseignements dispensés dans les établissements publics et privés, du secondaire au supérieur, ainsi que les politiques liées aux bâtiments scolaires, à leur fonctionnement et à leur équipement. Ces compétences relèvent notamment des départements pour les collèges et des régions pour les lycées. Ce champ inclut aussi la mobilité européenne et internationale des jeunes, qu’ils soient lycéens, étudiants ou apprentis. L’un des objectifs majeurs de ces politiques est de garantir l’égalité d’accès à l’instruction et de lutter contre les inégalités de parcours. Elles visent aussi à assurer une continuité entre scolarité, formation et insertion professionnelle, afin qu’aucun jeune ne reste sans solution entre études, apprentissage et emploi. L’école est donc pensée comme la première étape d’un parcours plus large vers l’autonomie.

Plusieurs grandes lois ont stucturé cette évolution

Des politiques plus inclusives

1/2

Les concepts

2019

2000

2013

2013

2005

Réforme des rythmes scolaires

Cité éducatives

Projet éducatif territorial

Programme de réussite éducative

Les JAMO - Jeunes Avec Moins d'Opportunité

2/2

insertion / emploi

L’insertion apparaît comme une réponse étatique pour le “chômage des jeunes” et à “la nouvelle pauvreté” (exclusion). Selon les données publiées par l’INJEP, la situation des jeunes face à l’emploi et au chômage est marquée par de fortes inégalités. En 2024, le taux de chômage des 15-24 ans atteint 18,8% contre 7,4% pour l’ensemble des personnes de 15 ans et plus. Les statistiques montrent également qu’il faut nuancer ce taux de chômage élevé. Une grande partie des 15-24 ans étant encore scolarisée ou en formation, ils ne sont pas considérés comme actifs. Ainsi, la “part du chômage” parmi l’ensemble des jeunes est plus faible que le taux calculé uniquement sur les actifs. Cela souligne le poids important des études dans cette tranche d’âge et l’allongement des parcours de formation.

Les politiques d’insertion mobilisent de nombreux acteurs, parmi lesquels les conseils départementaux. Ces derniers sont tenus d’élaborer un programme départemental d’insertion et assurent la gestion du revenu de solidarité active (RSA), ainsi que l’accompagnement des bénéficiaires. Ils ont également la responsabilité de gérer deux dispositifs d’aide obligatoires, le fonds d’aide aux jeunes (FAJ) et le fonds de solidarité pour le logement (FSL), ainsi que de mettre en œuvre la mesure d’accompagnement social personnalisé (MASP).

RSA

FSL

FAJ

MASP

engagement, citoyenneté et participation des jeunes

A différentes échelles, les politiques jeunesse visent aujoud’hui à encourager la participation des jeunes à la vie de la cité. L’Union européenne l'intègre dans ses orientations stratégiques en faveur de la jeunesse pour 2019-2027, de cette manière :

  • favoriser la participation des jeunes à la vie démocratique,
  • soutenir l'engagement social et civique des jeunes,
  • veiller à ce que tous les jeunes disposent des ressources nécessaires pour participer à la société.
Concrètement, ces politiques se traduisent par différents dispositifs et outils d’incitation. Les associations d’éducation populaire jouent un rôle important dans leur mise en œuvre ou dans leur impulsion.

Histoire

Outils

Exemples

+ INFO

ACCèS aux soins

L'accès aux soins renvoie à la possibilité, pour chaque individu, de recevoir des soins de santé nécessaires au moment opportun et dans de bonnes conditions (définition de l’OMS). Données chiffrées (source baromètre en santé 2024) L’une des études françaises sur les jeunes les plus citées est celle menée auprès de jeunes suivis en mission locale “Santé et recours aux soins des jeunes en insertion âgés de 18 à 25 ans suivis en mission locale”. Cette étude montre que ces jeunes cumulent précarité sociale, faible couverture santé, isolement, troubles psychiques plus fréquents et un recours aux soins plus faible que les autres jeunes. L’étude relève notamment moins de médecin traitant déclaré, moins de suivi gynécologique et davantage de renoncement implicite aux soins malgré des besoins importants.

CONCEPTS

OUTILS

REFERENCES

+ INFO

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santé mentale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé mentale comme un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté » (OMS, 2022). L’organisation précise également que la santé mentale constitue une composante indissociable de la santé globale et qu’elle représente un droit fondamental pour tout être humain. Quels sont les symptômes du mal-être chez les jeunes ? Les résultats de l’enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé mentale et les substances (EnCLASS) ont été publiés le 9 avril 2024. Ils révèlent que 14 % des collégiens et 15 % des lycéens présentent un risque important de dépression. Réalisée sur près de 10 000 élèves du secondaire entre 2018 et 2022, l’étude montre que la proportion de collégiens percevant leur santé comme excellente a connu une baisse significative par rapport à la période 2010-2018 et que cette baisse concerne davantage les filles que les garçons. Sentiment de solitude : environ un quart des élèves interrogés ont éprouvé un sentiment de solitude au cours des 12 derniers mois. Quel que soit le niveau de scolarité, les filles sont en proportion plus nombreuses que les garçons à exprimer ce sentiment.

CONCEPTS

OUTILS

REFERENCES

+ INFO

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socioculturelLE sportive loisirs

Le secteur socioculturel, sportif et des loisirs de la jeunesse regroupe l’ensemble des politiques publiques, dispositifs et acteurs qui permettent aux jeunes d’accéder à des activités sportives, culturelles et de loisirs. Ces politiques ont plusieurs objectifs : favoriser l’épanouissement des jeunes, encourager la santé physique et mentale, renforcer le lien social, lutter contre les inégalités territoriales et sociales, et développer la citoyenneté ainsi que l’engagement collectif. L’État, les collectivités territoriales, les associations d’éducation populaire et les clubs sportifs jouent un rôle essentiel dans l’organisation et le financement de ces activités. Les politiques publiques cherchent également à rendre les pratiques plus accessibles, notamment pour les jeunes vivant dans les territoires ruraux ou issus de milieux modestes.

“Ainsi, en 2020, 67 % des habitants de l’urbain de densité intermédiaire pratiquent régulièrement une activité sportive, contre 60 % des habitants des territoires ruraux les plus isolés. Les raisons de pratiquer ou non un sport sont principalement les mêmes dans l’urbain et le rural ; néanmoins, le coût de la pratique sportive est un frein davantage présent dans l’urbain, tandis que le contact avec la nature est une motivation propre au rural.”

Ressources

INSEE - Statistiques

INJEP - Portrait social des français au prisme des loisirs culturels et sportifs

Jeunes.gouv - La direction de la jeunesse de l'éducation populaire et de la vie associative

06

Analyse des politiques publiques

INDEX - analyse des politiques publiques

Approche d'analyse des politiques publiques

Lire les politiques par les systèmes locaux

  • Analyse cognitive
  • Analyse séquentielle

suite

suite

Systèmes locaux d'action publique

L'organisation et l'administration des politiques publiques de jeunesses se déclinent à l'échelon local avec autant de diversité qu'il existe de territoires. Ce sont ce que l'on appelle les "systèmes locaux d'action publique". Ces systèmes déterminent largement les types, formes et contenus de l'action publique locale de manière générale et, en ce qui nous concerne, l'action publique dirigée vers les jeunesses. Ils dépendent de nombreux facteurs, comme les traditions d'interventions publiques locales, investissement des élus, la qualité du réseau d'acteurs. "Ils conduisent à des manières spécifiques de formuler les problèmes publics et de mettre en oeuvre les politiques territoriales". Ils se composent de 4 éléments :

Gravité des situations locales

Poids des éléments historiques

Poids des différents acteurs

Fonctionnement du réseau

+ INFO

Analyse cognitive des politiques publiques

Dans cette perspective, les principes et les représentations du monde influent sur les décisions politiques et/ou administratives. En France, les principaux auteurs de cette approche sont, notamment, Pierre Muller et Bruno Jobert.

L’analyse cognitive des politiques publiques insiste sur le rôle des idées, des croyances et des représentations dans la conduite de l’action publique. Cette approche s’est développée en réaction aux analyses centrées principalement sur les séquences, les rapports de force ou les stratégies des acteurs. Les approches cognitives cherchent à montrer que les politiques publiques ne sont pas seulement le produit d’une somme d’intérêts, mais qu’elles reposent également sur des cadres de pensée, des référentiels et des systèmes de valeurs qui orientent l’action publique.

CONCEPTS

+ INFO

BIBLIO

EXERCICE

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Analyse séquentielle des politiques publiques

L’analyse séquentielle est une méthode d’analyse des politiques publiques fondée sur le principe du séquençage, c’est-à-dire une grille organisée en séquences d’action permettant de diviser un processus politique en étapes distinctes. Pour Charles Jones, une décision ou une politique publique est un processus mais ce dernier peut être découpé analytiquement en une séquence d’activités allant de l’émergence d’un problème jusqu’à la résolution de ce problème. La décision est donc avant tout perçue comme un moment identifiable.

L’analyse séquentielle constitue un guide qui permet de ne pas oublier des séquences des politiques publiques.

CONCEPTS

+ INFO

BIBLIO

EXERCICE

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Bibliographie - ressources

Abadie, F. (2019). Les enjeux de la coordination des politiques de jeunesse. Cahiers de l’action, 54(2), 9‑13. https://doi.org/10.3917/cact.054.0009 Becquet, V. (2012). Politiques de citoyenneté : Constats, finalités et outils. In Politiques de jeunesse : Le grand malentendu (p. 165‑186). Champ social. https://doi.org/10.3917/chaso.becqu.2012.01.0165 Becquet, V. (2018). Comprendre l’instrumentation des questions de citoyenneté dans les politiques d’éducation et de jeunesse : Une typologie des dispositifs d’action publique. Lien social et Politiques, (80), 15‑33. https://doi.org/10.7202/1044107ar Chevalier, T. (2018). La jeunesse dans tous ses États. Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.cheva.2018.02 Chevalier, T., & Loncle, P. (2025). Les Politiques de jeunesse. Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/les-politiques-de-jeunesse--9782715424852 Dictionnaire d’administration publique. (2014). https://droit.cairn.info/dictionnaire-d-administration-publique--9782706121371 Dictionnaire des politiques publiques. (2019). https://shs.cairn.info/dictionnaire-des-politiques-publiques--9782724625110 Labadie, F. (2020). L’action publique en direction des jeunes : À quand le changement ? Agora débats/jeunesses, 86(3), 77‑95. https://doi.org/10.3917/agora.086.0077 Labadie, F. (2021). Le travail de jeunesse : La construction d’une catégorie européenne d’action publique. In Des professionnels pour les jeunes (p. 27‑52). Champ social. https://doi.org/10.3917/chaso.becqu.2021.01.0027 Laborderie, P. (2021). Francis Lebon, Entre travail éducatif et citoyenneté : L’animation et l’éducation populaire:Paris, Champ social Éd., coll. Questions de société, 2020, 189 pages. Questions de communication, 39(1), 478‑480. https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.26089 Lima, L. (2015). Pauvres jeunes. Enquête au cœur de la politique sociale de jeunesse. Champ social. https://doi.org/10.3917/chaso.limal.2015.01 Loncle, P. (2011). La jeunesse au local : Sociologie des systèmes locaux d’action publique. Sociologie, 2(2), 129‑147. https://doi.org/10.3917/socio.022.0129 Muller, P. (2018). Les politiques publiques. https://doi.org/10.3917/puf.mulle.2018.01

L’article L.112-3 du CASF dispose que la protection de l'enfance : « vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l'enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, dans le respect de ses droits. Elle comprend des actions de prévention en faveur de l'enfant et de ses parents, l'organisation du repérage et du traitement des situations de danger ou de risque de danger pour l'enfant ainsi que les décisions administratives et judiciaires prises pour sa protection ».

Pour aborder ce sujet différents outils existe comme ce quizz proposé par Fil Santé Jeunes : https://www.filsantejeunes.com/quiz-petite-lecon-de-sante-mentale Il est aussi possible de trouver des ressources auprès de Promotion Santé ou de Psychom.

Politique publique : ensemble d’actions, de décisions et de mesures prises par les autorités publiques pour répondre à un problème collectif. Agenda politique : liste des problèmes considérés comme prioritaires par les autorités publiques et nécessitant une intervention. Séquençage : découpage analytique d’une politique publique en différentes étapes successives. Acteurs publics et privés : ensemble des individus, groupes, administrations, associations ou entreprises qui participent directement ou indirectement à la construction des politiques publiques. Rationalité de l’action publique : idée selon laquelle les décisions politiques reposent sur une analyse logique et organisée des problèmes et des solutions.

Les principaux services en lien avec les politiques de jeunesse, en 2026 :

  • Les Délégations régionales académiques et services départementaux à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (Drajes et SDJES)
  • Le Rectorat et les Directions des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN)
  • Les Directions régionales et départementales de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets et DDETS)
  • L’Agence régionale de santé (ARS) et les délégués territoriaux santé.
  • La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : pour l'insertion et l'éducation des mineurs suivis par la justice mais aussi la protection des mineurs en danger.
Ils peuvent disposer d’enveloppes spécifiques pour soutenir des projets territoriaux.

À l'exception de la justice et de l’éducation nationale, ils sont placés sous l’autorité d’un préfet.

Il y a une typologie qui est proposée par l’Onedore, présentant quatre types de non-recours aux droits (Warin, 2016).

  • Le non-recours par non-connaissance : l’offre sociale n’est pas connue de ses destinataires potentiels.
  • Le non-recours par non-demande : l’offre sociale est connue mais n’est pas demandée
  • Le non-recours par non-proposition : l’offre sociale n’est pas proposée ou n’est pas activée par les professionnelles
  • Le non-recours par non-réception : l’offre sociale est connue et demandée mais n’est pas reçue, ou pas intégralement.

La loi du 6 juin 1984 : Relative aux droits des familles dans leurs rapports avec les services de la protection de la famille et de l’enfance, et au statut des pupilles de l’Etat. Elle pose les fondements d’un droit des usagers spécifiques. Loi 2002-2 : Relative à la réforme de l’action sociale, qui a pour objectif de garantir la prise en charge et le respect des droits fondamentaux des bénéficiaires des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), impose la création d’outils, comme le projet d’établissement ou le règlement de fonctionnement, et la mise en place des procédures de contrôles des ESSMS. Ces nouveautés ont fait évoluer les pratiques de direction des établissements. Loi du 24 juillet 2019 : Relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, applicable à compter de mars 2022, a réformé ce dispositif afin notamment de permettre aux personnes accompagnées d'être actrices de leur parcours et de renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services.

L’enquête Enclass : https://enclass.fr/ Psycom, le site qui informe, oriente, sensibilise sur la santé mentale : https://www.psycom.org/ L’aide et le soin aux enfants et adolescents en pédopsychiatrie et santé mentale, Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, 14 janvier 2025 : https://hcfea.gouv.fr/laide-et-le-soin-aux-enfants-et-adolescents-en-pedopsychiatrie-et-sante-mentale-complements-au-rapport-2023 Étude ENABEE (Étude nationale sur le bien-être des enfants), Santé publique France, 2024 : https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/enabee-etude-nationale-sur-le-bien-etre-des-enfants Investir dans la santé de l’enfant : une urgence nationale, Comité des Assises de la pédiatrie, 2024. :https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp-assises-de-la-pediatrie-et-de-la-sante-de-lenfant.pdf

La commune

Champs spécifiques à l’enfance et la jeunesse :

  • gestion des écoles élémentaires et maternelles,
  • soutien aux activités périscolaires, aux classes de découverte, aux centres de loisirs, aux colonies de vacances
  • Inscription des jeunes sur les listes électorales.
Autres champs :
  • aide sociale par le biais des centres communaux d’action sociale (CCAS)
  • logement et urbanisme
  • gestion des bibliothèques, conservatoires et musées municipaux
  • organisation et financement de l’enseignement artistique à l’échelle communale

Á noter : la commune est à la fois une collectivité territoriale décentralisée et une administration déconcentrée de l’État. Le maire est chargé de remplir, au nom de l'État, certaines fonctions administratives et judiciaires.

Référence : Le Saout, R. (2020). Commune. Dans R. Pasquier, S. Guigner et A. Cole Dictionnaire des politiques territoriales (2e éd., p. 87-92). Presses de Sciences Po.

Définir le service public, les services publics, l’action publique n’est pas chose aisée tant les concepts évoluent. Nadège Vezinat (2024) vient interroger ce flou ou cette confusion qui fait que le service public « peut à la fois être partout et nulle part ». Il semble « être partout » parce qu’il renvoie à un ensemble très large d’activités qui concernent la vie quotidienne des citoyens : l’éducation, la santé, les transports, l’énergie ou encore la protection sociale. Ces domaines sont souvent associés à l’action de l’État ou des collectivités et participent à l’idée d’un service rendu dans l’intérêt général. Il semble être « nulle part » notamment du fait que ses frontières sont floues et qu’il est aujourd’hui assuré par une pluralité d’acteurs : administrations publiques, associations, organismes mixtes, mais aussi des entreprises privées pouvant être chargées de missions de service public. Néanmoins quelques invariants sur une action de service public existent. Le premier d’entre eux est la non-lucrativité du but poursuivi. L’action vise avant tout la satisfaction d’un besoin d’intérêt général et pour ce faire elle s’inscrit dans un cadre normatif et institutionnel défini par la puissance publique, même lorsqu’elle est mise en œuvre par des opérateurs privés comme les associations.

Outils

Dialogue structuré : c’est une méthode de participation qui permet d’associer les citoyens et citoyennes à la construction, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques. Elle a d’abord été développée par l’Union européenne. Les Régions sont maintenant incitées à s’en emparer pour exercer leur rôle de chef de file des politiques jeunesse. Echelle de participation : outil permettant de définir le niveau de participation des jeunes à un projet, une instance. A son origine, Roger Hart, psychologue, qui définit 8 niveaux.

A découvrir

L'outil du Pôle ressources en promotion de la santé Bretagne sur la participation. Il rappelle la place donnée à la participation dans le domaine de la santé, son intégration dans la Charte d'Ottawa ; il présente plusieurs ressources sur le sujet.

L'Anacej : association nationale qui vise à promouvoir la reconnaissance de l’enfant et du jeune comme citoyen à part entière et à accompagner les collectivités, institutions et associations dans le développement de leur démarche de participation (conseils de jeunes...).

Bibliographie

  • Boero, Y. (2022). Retour sur les politiques publiques en faveur de l’éducation populaire et de la jeunesse. Administration, 276(4), 25‑26. https://doi.org/10.3917/admi.276.0025
  • Cités éducatives | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 27 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/cites-educatives
  • Kuchel, É. (2025). Politiques éducatives : Du global au local. Futuribles, 466(3), 63‑70. https://doi.org/10.3917/futur.466.0063
  • Le collège unique : De la loi Haby au « choc des savoirs » | Vie publique. (2024, mars 18). https://www.vie-publique.fr/eclairage/38483-le-college-unique-de-la-loi-haby-au-choc-des-savoirs
  • LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République—Dossier législatif—Dossiers législatifs | Vie publique. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://www.vie-publique.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000026973437
  • Programme de réussite éducative | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/programme-de-reussite-educative

Jacquot S. (2019), « Approche séquentielle », dans Dictionnaire des politiques publiques. Muller P. (2018), Les politiques publiques, « Que sais-je ? ». Mény Y. et Thoenig JC (1990), Politiques publiques. Hassenteufel P. (2011), Sociologie politique : l’action publique. Approche séquentielle par Sophie Jacquot : https://shs.cairn.info/dictionnaire-des-politiques-publiques--9782724615500-page-82?lang=fr

Quelques exemples L'enseignement moral et civique, l’éducation aux médias et à l’information (EMI) : au programme à l’école élémentaire, au collège et au lycée, il s’agit de développer l’esprit critique des élèves. Les aides aux projets : mises en place à l’échelle locale, départementale ou régionale, elles ont pour but de soutenir des initiatives individuelles ou collectives dans différents domaines (culture, environnement, vivre ensemble, solidarité internationale). En fonction des objectifs poursuivis, chaque institution va définir ses critères de soutien (tranche d’âge, condition de ressource, type de projet). L’attribution est en général assortie d’une attente de restitution aux habitants du territoire. Le développement d’instances de participation démocratique : conseil régional ou municipal des jeunes, conseil de vie lycéenne, participation des associations étudiantes au CROUS et des les instances des universités. Le soutien à l’engagement volontaire ou bénévole : il passe par des dispositifs nationaux tels que le service civique. Et par la reconnaissance de ces engagements à différentes échelles : dans la validation d’un cursus, dans les demandes de formation sur Parcoursup, via un pass’engagement local qui donne accès à une aide financière pour le Bafa, le permis…

Sentiment de solitude : environ un quart des élèves interrogés ont éprouvé un sentiment de solitude au cours des 12 derniers mois. Quel que soit le niveau de scolarité, les filles sont en proportion plus nombreuses que les garçons à exprimer ce sentiment. Plaintes psychologiques et somatiques : parmi les plaintes qui reviennent le plus souvent parmi les élèves du secondaire : la difficulté à s’endormir (43 % des collégiens et 42 % des lycéens) ; la nervosité (36,6 % au collège et 45,4 % au lycée) ; l’irritabilité (respectivement 34,3 % et 45,4 %). Symptômes dépressifs et risque de dépression : les symptômes dépressifs ont été mesurés en 4e et 3e et au lycée. 14 % des collégiens et 15 % des lycéens présentent un risque important de dépression. Concernant les symptômes déclarés, les 3 principaux sont : le manque d’énergie ; le fait de se sentir découragé ; la difficulté à réfléchir, Comportement suicidaire : les comportements suicidaires ont été mesurés uniquement parmi les lycéens. Un quart d’entre eux (24,2 %) ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Au cours de leur vie, près de 13 % des lycéens interrogés déclarent avoir fait une tentative de suicide.

Bibliographie

  • Boero, Y. (2022). Retour sur les politiques publiques en faveur de l’éducation populaire et de la jeunesse. Administration, 276(4), 25‑26. https://doi.org/10.3917/admi.276.0025
  • Cités éducatives | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 27 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/cites-educatives
  • Kuchel, É. (2025). Politiques éducatives : Du global au local. Futuribles, 466(3), 63‑70. https://doi.org/10.3917/futur.466.0063
  • Le collège unique : De la loi Haby au « choc des savoirs » | Vie publique. (2024, mars 18). https://www.vie-publique.fr/eclairage/38483-le-college-unique-de-la-loi-haby-au-choc-des-savoirs
  • LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République—Dossier législatif—Dossiers législatifs | Vie publique. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://www.vie-publique.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000026973437
  • Programme de réussite éducative | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/programme-de-reussite-educative

Pour aborder ce sujet différents outils existe comme ce quizz proposé par Fil Santé Jeunes : https://www.filsantejeunes.com/quiz-petite-lecon-de-sante-mentale Il est aussi possible de trouver des ressources auprès de Promotion Santé ou de Psychom.

Loi du 19 décembre 1989 : cette loi donne une base législative à l’action des missions locales. 12 décembre 1990 : adoption de la charte des missions locales. 2000 : création du Syndicat national des missions locales et des permanences d'information et d'orientation 21 février 2001 : signature de la Convention collective nationale des missions locales. 2003 : création de l’Union nationale des missions locales (UNML). 2005 : inscription des missions locales dans le code du travail (articles L5314-1 et suivants) en tant que membre du service public pour l’emploi. 2012 : gestion des emplois d’avenir par les missions locales 2016 : le droit à l’accompagnement est inscrit dans la loi du 8 août 2016 avec le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) et la généralisation de la Garantie jeunes gérée par les missions locales. 1er mars 2022 : le contrat engagement jeune (CEJ) remplace la Garantie jeunes.

  • Théorie de l’attachement, Bowlby : Dugravier, R. et Barbey-Mintz, A.-S. (2015). Origines et concepts de la théorie de l’attachement. Enfances & Psy, 66(2), 14-22. https://doi.org/10.3917/ep.066.0014.

Conseils de jeunes et autres instances

Pilotage : UE, État, collectivité territoriale

Les instances participatives sont des espaces qui permettent aux jeunes de s’impliquer dans la vie de leur territoire (ville, département, région, etc.) en proposant des idées, en discutant de projets, en participant aux décisions qui concernent leur quotidien.

  • Conseil municipal des jeunes (CMJ)
  • Conseil départemental des jeunes (CDJ)
  • Conseil régional des jeunes (CRJ)

A l'échelle européenne, le Forum européen de la jeunesse est composé de plus de 90 conseils nationaux de la jeunesse et organisations internationales non gouvernementales de jeunesse.

Bibliographie : Castel, R. (2009). La montée des incertitudes. Travail, protections, statut de l’individu (Editions du Seuil).

Références

  • La série Les chiffres clés de la jeunesse de l’année en cours, publié chaque année par l’INJEP visant à rendre accessible un ensemble d’indicateurs de référence sur les questions de jeunesse
  • Enquête “ENJR” sur les ressources des Jeunes, menée par la DREES et l’INSEE en 2014. Elle est, normalement, renouvelée pour l’année 2027.
  • Enquête “condition de vie” sur les conditions de vie des étudiants, mené par l’OVE nationale en 2016.
  • Enquête “Génération”, une enquête longitudinale sur l’insertion socioprofessionnelle des jeunes sortis du système scolaire la même année menée par le CEREQ en 2013.
  • Enquête “Health Behaviour un school-aged chrildren” (HSBC) sur la santé des adolescents scolarisés au collège et les conditions de vie, menée en 2014 par le Ministère de l’Education Nationale et Santé Publique France
  • Enquête EnClass, réalisée tous les 2 ans avec l’Appui de l’EHESP, de Santé Publique France, de l’OFDT, du CESP, du CERPOP depuis 2018. Elle s’est déroulée en 2018, 2022, 2024 et 2026. Elle propose un éclairage sur le bien-être, les comportements de santé et les modes de vie des adolescents, leurs loisirs, leurs relations, …

Contrat local de santé (CLS)

Pilotage : Agence régionale de santé (ARS) et collectivité territoriale

Le contrat local de santé (CLS) ou Contrat local de santé intercommunal (CLSI) est un outil qui a pour objectif de réduire les inégalités territoriales et sociales de santé. Il est l'expression des dynamiques locales partagées entre acteurs et partenaires sur le terrain pour mettre en œuvre des actions, au plus près des populations.

C’est un cadre de coordination des acteurs éducatifs placé dans l’intérêt de l’enfant. Il vise à articuler les temps scolaires et périscolaires afin de respecter au mieux les rythmes, les besoins et les aspirations des enfants, tout en garantissant une continuité éducative, notamment le mercredi. Sur le plan territorial, le PEDT constitue aussi un outil d’attractivité. En proposant une offre périscolaire de qualité, il facilite l’organisation des familles et peut favoriser le maintien ou l’installation de ménages sur la commune. Il conditionne certains financements de l’État. Le PEDT renforce également la participation des familles en leur donnant une place plus importante dans la gouvernance et, parfois, dans les activités proposées. Ce dispositif joue un rôle important dans l’inclusion des enfants en situation de handicap, dans le développement du “vivre ensemble” et dans la promotion de la mixité sociale et des pratiques démocratiques. Il soutient aussi l’emploi et la formation dans les secteurs de l’animation et du sport, tout en encourageant les coopérations entre communes, notamment dans les territoires ruraux ou intercommunaux.

A partir d’une politique publique ou d’une action publique déterminer les différentes étapes réalisées : identification du problème, formulation des solutions, prise de décision, mise en œuvre, fin de l’action. Combiné avec d’autres outils d’analyse des politiques publiques, cet exercice permet de revenir sur la démarche : son séquençage mais aussi ses rapports de force/négociations, etc.

MASP

Aide proposée à toute personne majeure dont la santé ou la sécurité est menacée en raison des difficultés qu’elle éprouve à gérer ses ressources

Bibliograhie : Derkenne, M. (2020). 1. La décentralisation territoriale:L’essentiel. Actu’ Concours, 9‑13. Lamy, V. (2018). Fiche 3. L’Administration décentralisée. Tout-en-un droit, 35‑57. Meyer, O., & Sajet, F. (2025). 7. La déconcentration et la décentralisation. Fonction Publique Territoriale, 39‑45. Quillien, P.-J. (2019). Fiche 51. Principes des lois de décentralisation. Objectif Fonction Publique, 3, 148‑149. https://doi.org/10.3917/elli.quill.2022.05.0148 Faure, A., & Douillet, A.-C. (2005). L’action publique et la question territoriale (Presses Universitaires de Grenoble).

L’information des jeunes relève de la compétence du ministère chargé de la Jeunesse, qui déploie cette politique à travers le réseau Information Jeunesse présent sur l’ensemble du territoire. L’article 54 de la loi « Égalité et Citoyenneté » confère une reconnaissance législative au réseau Information Jeunesse. Les CRIJ (centre régional information jeunesse) et les SIJ (service infos jeunes) disposent d’un label attribué par l’État pour une durée de six ans. Ce label Information Jeunesse constitue une garantie de qualité accordée à une structure d’information jeunesse à l’issue d’une évaluation globale et objective. Cette évaluation repose principalement sur la capacité de la structure à mobiliser les moyens nécessaires pour apporter à chaque usager une réponse personnalisée et adaptée aux réalités du territoire.

Pierre Muller et Bruno Jobert, L’État en action. Politiques publiques et corporatismes, Paris, PUF, 1987. Pierre Muller, Les politiques publiques, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », plusieurs éditions. Yves Surel, « Les politiques publiques comme paradigmes », dans Alain Faure, Gilles Pollet et Philippe Warin (dir.), La construction du sens dans les politiques publiques, Paris, L’Harmattan, 1995. Paul Sabatier, The Advocacy Coalition Framework, Westview Press, 1993. John W. Kingdon, Agendas, Alternatives and Public Policies, Harper Collins, 1984.

Les politiques de jeunesse sont organisées de façon sectorielle, il en existe 5 :

  1. Les politiques éducatives : avec l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur, l’accès à la mobilité européenne et internationale,
  2. Les politiques d’insertion et d’information : information sur les formations et les emplois, l’accompagnement individualisé, le service civique et l’accès à la mobilité européenne et internationale,
  3. La politique de citoyenneté : instances participatives, soutien aux projets et/ou association de jeunes, le service civique et le service national universel,
  4. Politiques de prévention sanitaire : prévention des addictions, accompagnement à la vie affective et sexuelle (programme EVARS), prise en charge de la souffrance psychique (grande cause nationale),
  5. Politiques socioculturelles et sportives : activités de loisirs et/ou socioculturelles, activités sportives.

Selon les choix gouvernementaux, on note l’existence d’un ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative à part entière ou un secrétariat d’état, rattaché à l’éducation nationale.

Au sein de cette instance, la direction de la jeunesse de l'éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) élabore et pilote les politiques en faveur des jeunes, de l'engagement, de l'éducation populaire.

Pour mieux cerner les enjeux autour des algorythmes, des plateformes et l'influence Attention : Ce documentaire aborde des thématiques dures et sensibles, comme le suicide, l'automutilation et les violences sexuelles. Regardez le dans un endroit calme et rassurant, et n'hésitez pas à faire une pause.

L’émergence de la notion de santé mentale au sens de l’OMS reste l’objet, en France, d’un débat sémantique. Le psychiatre Mathieu Bellahsen (2014) formule ainsi le risque d’abandon du terme de « santé psychique » : « en parlant sans arrêt de santé mentale on s’occupe de moins en moins des malades, des patients les plus graves tout en assurant qu’on s’en occupe ». Ce que soulignent finalement de nombreux praticiens n’est pas tant le terme employé qui est souvent jugé moins stigmatisant et davantage tourné vers la prévention que le sentiment d’abandon progressif de la psychiatrie hospitalière et de secteur.

“La transectorialité désigne la coopération entre différents secteurs (éducation, santé, social) pour soutenir efficacement les jeunes. Cela permet une approche holistique, intégrant divers outils et ressources pour une meilleure inclusivité et des réponses adaptées.”

Conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD)

Pilotage : commune ou intercommunalité

Il favorise l'échange d'informations entre les responsables des institutions et organismes publics et privés concernés et peut définir des objectifs communs pour la préservation de la sécurité et de la tranquillité publique. Présidé par un élu, il comprend un collège de représentants de l’État désignés par le préfet et un collège composé de professionnels confrontés aux manifestations de la délinquance.

Les jeunes et instagram

Le regard porté par les parents sur l'utilisation des réseaux sociaux et d'Instagram entre autres par leurs enfants

L'intercommunalité

Elle regroupe plusieurs communes afin d'exercer certaines de leurs compétences en commun. Il peut s'agir d'une communauté de communes, communauté d’agglomération ou métropole. L'intercommunalité s'est développée à partir des années 1990. L'objectif : réduire les inégalités spatiales et sociales ; dégager des marges de manœuvre financières. Elle intervient dans le champ de la jeunesse lorsque les communes lui délèguent certaines de leurs compétences.

Référence : Desage, F. (2020). Intercommunalité. Dans R. Pasquier, S. Guigner et A. Cole Dictionnaire des politiques territoriales (2e éd., p. 293-300). Presses de Sciences Po.

En vidéo

1,1 million de jeunes sont accompagnés, chaque année, par les missions locales. Missions d'accompagnement :

  • repérer, accueillir, informer, orienter et accompagner les jeunes avec un parcours personnalisé vers l’emploi ;
  • mobiliser l’offre d’insertion disponible sur un territoire avec les partenaires locaux ;
  • soutenir les jeunes dans leur recherche d’emploi et d’orientation professionnelle, et mais aussi d’accès à la formation, à la santé, au logement, aux droits, à la citoyenneté et à la mobilité ;
  • préparer les jeunes candidats à une offre d’emploi, aide au maintien dans l’emploi (soutien matériel, médiation jeune-employeur) et accompagnement post-emploi.

Avec un.e élu.e ou des professionnels vous pouvez utiliser un tableau créé par Charli Verne (2026) par exemple autour du sujet des représentations des jeunes en venant confronté entre différents acteur.ice.s les valeurs, les normes (écarts entre réel perçu et réel souhaité), les relations causales et les images (raccourcis cognitifs). La réalisation de ce tableau permet de mettre de travailler ensuite autour de ces différents items sous forme de "photo langage".

  • “Les jeunes âgés de 18 à 30 ans occupant exclusivement leur propre logement disposent en moyenne de logements plus petits que leurs aînés : près d’un tiers (32 %) vivent dans une à deux pièces, contre seulement 11 % des 31-50 ans, 14 % des 51 ans et plus occupant un logement indépendant. Les étudiants, étudiantes ou élèves sans activité professionnelle sont particulièrement concernés par l’exiguïté de leur lieu de résidence : 52 % vivent dans un logement d’une à deux pièces, souvent des studios.”
  • “Les jeunes qui vivent uniquement dans leur propre logement ont globalement de moins bonnes conditions de logement que les plus âgés : 40 % signalent un manque d’isolation (contre 34 % des plus de 30 ans disposant de leur propre logement), 36 % des nuisances sonores (contre 20 %) et 21 % un logement en mauvais état ou insalubre (contre 13 %). “
  • “Près d’un jeune sur deux (47 %) âgé de 18 à 30 ans occupant ou ayant déjà occupé un logement indépendant déclare avoir subi au moins un type discrimination ou un traitement inégalitaire au cours de sa recherche de logement, une proportion bien supérieure à celle observée chez les plus de 30 ans (13 %).”
  • “Début 2025, la situation résidentielle des jeunes âgés de 18 à 30 ans se répartit entre deux configurations majoritaires : 45 % occupent un logement indépendant, tandis que 31 % vivent exclusivement au domicile parental. Une part plus réduite de jeunes (12 %) partagent leur temps entre un logement indépendant et le foyer parental. D’autres sont hébergés par des membres de leur famille (hors parents ou partenaire), soit de façon continue (6 %), soit en alternance avec le domicile parental (5 %). Ainsi, au total, 57 % des 18-30 ans disposent d’un logement indépendant, qu’elles et ils y vivent ou non à temps plein.”

Statistiques Entre fin 1998 et fin 2023, le nombre de mesures d’ASE a été multiplié par 1,5. Fin 2023, 36 % des enfants confiés à l’ASE sont accueillis chez des assistantes familiales contre 56 % à son maximum en 2006.

La loi du 5 mars 2007 : Réformant la protection de l’enfance s’axe sur la prise en compte de l’intérêt de l’enfant et tend à renforcer la prévention. Elle crée notamment l’article L.112-4 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) qui dispose « l'intérêt de l'enfant, la prise en compte de ses besoins fondamentaux, physiques, intellectuels, sociaux et affectifs ainsi que le respect de ses droits doivent guider toutes décisions le concernant ». De manière pratique, cette loi instaure de nouvelles modalités de prise en charge comme l’accueil de jour et la rédaction d’un projet pour l’enfant (PPE) afin de rendre le placement moins systématique. De plus, elle légalise les visites médiatisées, soit parents-enfants s’exerçant en présence d’un tiers, ordonnées par le juge. La loi du 14 mars 2016 : Relative à la protection de l’enfant entend stabiliser et sécuriser le parcours de l’enfant tout en améliorant la gouvernance politique de la protection de l’enfance. La loi du 7 février 2022 : Met l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des enfants placés et sur leur protection contre les violences. À ce titre, elle prévoit l’interdiction du placement en hôtel et encourage la suppression des sorties non préparées des jeunes de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) à 18 ans. Enfin, elle instaure un groupement d’intérêt public, nommé France Enfance Protégée, chargé d’assurer les missions du numéro d’urgence 119 relatif aux enfants en danger, d’accompagner les adoptants et de traiter les demandes d’accès aux origines personnelles. Les textes, constamment en mouvement, demandent aux établissements et aux associations de protection de l’enfance de s’adapter.

Dans ce schéma appelé « la grille de Jones » (Jones, 1970), cinq étapes sont identifiées : demande, réponse-solution, prise de décision, mise en œuvre et terminaison :

  • l’identification d’un problème. Un problème est identifié par le système politique comme exigeant un traitement. Il s’inscrit sur l’agenda d’une autorité publique.
  • la formulation des solutions. Des réponses sont étudiées, élaborées, négociées pour établir un programme d’action.
  • la prise de décision. Le décideur gouvernemental officiellement habilité choisit une solution particulière qui devient la politique légitime.
  • la mise en œuvre du programme. Une politique est appliquée et administrée sur le terrain. C’est la phase dite de mise en œuvre.
  • la fin de l’action. Une évaluation des résultats intervient et elle débouche sur un arrêt de l’action engagée. ?
Plusieurs limites à la grille de Jones doivent être relevées : la grille ne donne pas à voir la diversité et la multiplicité des des acteurs qui peuvent participer aux processus de décision (collectifs, associations, influenceurs, etc.). La lecture du processus est très linéaire, alors que des étapes peuvent se chevaucher, rétroagir voire s’inverser. Cette grille ne donne pas à voir la complexité de la situation (intéractions variées, place de l’informel, tensions et négociations, etc.). Pour autant, malgré certaines limites, cette vision schématique et rationnelle existe. Elle inspire des décideurs et est au fondement de certaines mesures.

Comité régional de la mobilité (Coremob)

Pilotage : État (Drajes, Rectorat) et Région

Créé en 2015 dans chaque région, il a pour mission de coordonner et de mettre en réseau les acteurs de la mobilité internationale, qu’ils soient organisateurs, accompagnateurs ou financeurs de programmes.L’objectif est d’accroître le nombre de jeunes bénéficiaires et d’en diversifier les profils.

Accès et recours aux soins des jeunes en insertion https://injep.fr/publication/les-leviers-pour-favoriser-lacces-et-le-recours-aux-soins-des-jeunes-en-insertion/ Le Baromètre de Santé publique France est une enquête qui permet de mieux connaître les opinions et les habitudes en lien avec la santé de la population résidant en France. https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/barometres-de-sante-publique-france Santé et recours aux soins des jeunes en insertion âgés de 18 à 25 ans suivis en mission locale https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0398762017303000

RSA

Allocation destinée à assurer aux bénéficiaires un niveau minimal de ressources. Cette allocation n'est accessible qu'à partir de 26 ans. Elle est également un dispositif de soutien social et professionnel visant à favoriser l’accès à l’emploi ou à renforcer les compétences professionnelles des personnes sans activité ou disposant de revenus modestes issus de leur activité.

Pour en savoir plus sur la familialisation

Concepts :

  • La contractualisation : Moyen de “gouverner à distance”(Epstein, 2006) une action de politique publique. Cette dernière est décentralisée. La contractualisation peut être mobilisable par l’Union Européenne, l’Etat, les collectivités territoriales.
  • Principe d’autonomie : Ce principe se décompose en trois volets, que sont l’autonomie juridique, l’autonomie organique et l’autonomie fonctionnelle.
  • Autonomie juridique : Les collectivités territoriales sont des personnalités juridiques distinctes de l’Etat, en tant que personne morale de droit public.
  • Autonomie organique : Les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus (article 72 de la Constitution) tandis que les autorités administratives déconcentrées sont nommées par l’État (comme le Préfet). Par ailleurs, les organes délibérants des collectivités locales (conseil municipal, conseil départemental, conseil régional) sont élus par les citoyens.
  • Autonomie fonctionnelle : C’est ce que l’on appelle aussi la “clause générale de compétence”. Initialement, les collectivités géraient par leurs délibérations leurs affaires propres, elles étaient compétentes pour prendre en charge les intérêts de leurs populations respectives. Depuis 2015 et la loi NOTRe, les régions et départements ont perdu cette clause générale et ne conservent que des compétences d’attribution. Seules les communes restent bénéficiaires de la clause générale de compétences.

Aussi appelé "gravité des faits", cet élément renvoie au fait qu'un problème doit être perçu, par les décideurs et acteurs, comme suffisamment important, urgent ou préoccupant pour une susciter une action publique locale. Non seulement la difficulté objective de la situation est prise en compte, mais également la manière dont elle est désignée, interprétée et rendue visible par les acteurs. Autrement dit, un problème local devient un enjeu d’action publique lorsqu’il est jugé grave parce qu’il touche la cohésion sociale, la santé, la sécurité, l’éducation ou l’équilibre territorial. Dans les systèmes locaux, la gravité des faits sert donc à mettre à l’agenda une question qui, sans cela, resterait diffuse ou invisible.

FSL

Il vise l’accès ou le maintien dans le logement des personnes n’étant pas en mesure de faire face à leurs obligations financières

Bibliographie :

Loncle, P.(2011). La jeunesse au local :sociologie des systèmes locaux d'action publique. PressesUniversitaires de France. 2(2). p .129-147

Union européenne

La stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse constitue le cadre de la coopération européenne dans le domaine. Il est non contraignant pour les Etats membres Pour 2019-2027, trois axes :

  1. favoriser la participation des jeunes à la vie démocratique;
  2. soutenir l'engagement social et civique des jeunes
  3. veiller à ce que tous les jeunes disposent des ressources nécessaires pour participer à la société.
En savoir plus :

Comité départemental des services aux familles (CDSF)

Pilotage : préfecture et Caisse d'allocations familiales (Caf)

Instance partenariale de pilotage départemental des politiques publiques en matière de services aux familles. Il a pour mission d’établir le schéma départemental des services aux familles (SDSF) qui priorise les actions à mener en matière de petite enfance, enfance, parentalité mais aussi en matière de jeunesse et animation de la vie sociale.

Comité départemental des services aux familles (CDSF)

Pilotage : préfecture et Caisse d'allocations familiales (Caf)

Instance partenariale de pilotage départemental des politiques publiques en matière de services aux familles. Il a pour mission d’établir le schéma départemental des services aux familles (SDSF) qui priorise les actions à mener en matière de petite enfance, enfance, parentalité mais aussi en matière de jeunesse et animation de la vie sociale.

Autres acteurs : le tissu associatif

Le tissu associatif a toujours eu une place prépondérante dans les politiques de l’enfance et de la jeunesse.

Les associations d'éducation populaire et de jeunesse Les associations de jeunesse et d’éducation populaire se sont particulièrement développées et structurées après la seconde guerre mondiale : « étant admis que l’État n’en a pas les moyens administratifs et que cette politique est aux mains d’associations divisées, trop faibles pour mener la politique d’envergure voulue par l’État, trop fortes pour que l’État se passe de leur collaboration ou échappe à leurs pressions » (Besse, 2008, p. 280-281).

Le Cnajep et les Crajep Le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep) réunit plus de 70 mouvements nationaux de jeunesse et d’éducation populaire. Il a un rôle de représentation de ces associations auprès des pouvoirs publics à l’échelle nationale our régionale (Crajep) et revendique de porter la voix des jeunes.

Aujourd’hui, “le secteur associatif intervenant en matière de jeunesse ressemble un peu à un « maquis » d’interventions plus ou moins autonomes, plus ou moins conservatrices ou au contraire novatrices” (Loncle-Moriceau, 2011). Il serait possible de dessiner un arc allant de l’association fortement subventionnée pour la mise en oeuvre de politiques publiques (les accueils collectifs de mineurs au niveau local par exemple) à des associations tout à fait indépendantes des financements publics, intervenant souvent sur des thématiques en particulier (défense de l’accès aux droits des personnes étrangères par exemple).

Références Loncle, P. (2011). La jeunesse au local : sociologie des systèmes locaux d'action publique. Sociologie, . 2(2), 129-147. Besse, L., Chateigner, F. et Ihaddadene, F. (2016). L’éducation populaire. Savoirs, 42(3), 11-49.

Loi du 18 janvier 2005 : Le projet de loi affirme que les jeunes de 16 à 25 ans révolus en difficulté et confrontés à un risque d'exclusion professionnelle, ont droit à un accompagnement, organisé par l'Etat, ayant pour but l'accès à la vie professionnelle. Loi du 10 mars 2010 : Création du service civique pour les 16 - 25 ans. Loi du 1er janvier 2013 : Mise en place de la Garantie Jeunes, elle permet une aide financière et un accompagnement des jeunes précaires. Elle sera remplacée par le contrat engagement jeune (CEJ) par la suite. Loi du 26 juillet 2019 : Pour une école de confiance : Elle vise à faire en sorte que les jeunes ne puissent pas sortir du système scolaire sans qualification et compétence. Loi du 18 février 2022 : Contrat engagement jeune qui remplace la Garantie jeunes, nouveau dispositif d’insertion intensive des jeunes.

Bibliographie

  • Article D.142-1-1 du CASF
  • ONPE. (2024). Les chiffres clés en protection de l’enfance au 31 décembre 2022. Retrieved April 17, 2026, from

Référentiel : cadre de valeurs et de représentations qui oriente l’action publique. Référentiel global : vision dominante de la société à une époque donnée. Médiation : processus par lequel certains acteurs diffusent et légitiment des idées. Relation causale : elles désignent la manière dont les acteurs interprètent les liens de cause à effet dans un problème public. Normes réelles : elles décrivent ce qui existe concrètement. Normes réelles souhaitées : elles désignent les comportements ou situations considérés comme désirables par les acteurs politiques ou sociaux. Elles renvoient à un idéal ou à un objectif collectif. Normes réelles perçues : elles désignent la représentation mentale qu’une personne se fait des comportements, attentes ou opinions. C’est ce que l’individu croit que les autres pensent ou font. Images : elles sont les représentations qu’une personne construit dans son esprit à partir de ses perceptions, souvenirs ou connaissances. Ce sont des vecteurs implicites de valeurs.

La jeunesse contemporaine ne souffre pas d'une dépolitisation ou d'un désintérêt pour la chose publique, mais d'une transformation profonde de ses modalités d'expression. Comme le démontrent les travaux d'Anne Muxel et Martial Foucault (Une jeunesse engagée, 2022), les jeunes générations ont substitué au traditionnel « vote-devoir » (l'idée que voter est une obligation morale permanente) un « vote-droit » ou un vote d'intermittence. On l'utilise si l'offre politique est jugée convaincante ou si l'enjeu est perçu comme direct. Lors des cycles électoraux majeurs, la participation systématique (voter à tous les tours d'un scrutin) est minoritaire chez les moins de 30 ans. Les jeunes pratiquent massivement le vote sélectif, se mobilisant pour les élections présidentielles mais désertant les scrutins locaux ou européens.

Vers une démocratie inclusive : intégrer la voix des enfants dans les décisions politiques UNICEF

Seulement 6 % de communes françaises sont dotées d’un Conseil municipal d’enfants et/ou de jeunes en France (Défenseur des Droits, Prendre en compte la parole de l’enfant : un droit pour l’enfant, un devoir pour l’adulte, 2020).

Loi du 30 avril 1982 : Création du comité interministériel de la jeunesse (CIJ), instance qui peut être saisie à l’initiative du premier ministre. Loi du 27 janvier 2017 : Relative à l’égalité et à la citoyenneté prévoit le renforcement de l’implication de la région en matière de politique de jeunesse à travers le chef de filât au sein des collectivités locales accordé aux conseils régionaux en la matière.

Enquête sur la connaissance des droits par les jeunes JOC- INJEP

Dans une enquête JOC-infjep menée auprès de 5 619 jeunes âgés de 13 à 30 ans, 70% des jeunes interrogés disent connaître la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Les principaux champs d'intervention de la Région :

  • Gestion des transports régionaux.
  • Gestion des lycées, établissements d’éducation spécialisée et lycées professionnels (construction, entretien, équipement et financement). Participation au financement des universités. Gestion de la politique régionale d’apprentissage et de formation professionnelle des jeunes.
  • Soutien à l'accès aux loisirs
  • Animation d'un conseil régional des jeunes

+ Coordination du service public régional de l’orientation (IDEO en Bretagne) et copilotage du Comité régional de la mobilité internationale (Coremob) avec l’État.

A savoir : en 2017, la loi Egalité et citoyenneté a confié aux Conseils régionaux un rôle de coordination des interventions des différents niveaux de collectivités territoriales en matière de jeunesse (chef de filât). Cette compétence est diversement exercée selon les régions.

Ressources

Pasquier, R. (2020). Région. Dans R. Pasquier, S. Guigner et A. Cole Dictionnaire des politiques territoriales (2e éd., p. 477-482). Presses de Sciences Po.

Parisse, J. et Moalic, M. (2022). Les jeunes dans les politiques des conseils régionaux : cartographie d’une prise en compte entre secteurs, population et territoire. Agora débats/jeunesses, 92(3), 97-112.

Baromètre national Info Jeunes 2024

Selon le baromètre mené par Info Jeunes France. 43 % des jeunes interrogés estiment bénéficier de l’ensemble de leurs droits sociaux. Plus d’1 jeune sur 2 déclare passer à côté de certaines aides ou dispositifs, à cause principalement par manque d’information, parce que les aides ne leur ont pas été proposées, ou en raison de la complexité des démarches administratives.Le baromètre montre également que les jeunes expriment une forte attente d’informations concernant leurs droits sociaux, ils ne s’estiment pas suffisamment informés. En Bretagne, “l’accès aux droits” est un des principaux motifs de sollicitation des jeunes âgés entre 21 et 30 ans auprès des structures Info jeunes.

C'est un dispositif d’accompagnement individualisé destiné aux enfants et aux jeunes rencontrant des difficultés multiples : scolaires, sociales ou familiales. Il repose sur la mise en place d’un parcours de réussite éducative adapté à la situation de chaque enfant, avec l’objectif de renforcer ses chances de développement et d’insertion. Son fonctionnement dépend d’une part de l’adhésion des familles, considérée comme indispensable pour garantir l’efficacité de l’accompagnement et l’implication de l’enfant dans le parcours proposé. D’autre part, il est nécessaire de parvenir à coordonner les acteurs de terrain déjà présents sur le territoire : enseignants, les directions d’école, les assistantes sociales ou encore le médecin scolaire. Cette logique de réseau est centrale dans la mise en œuvre du dispositif. Les PRE sont majoritairement portés à l’échelle communale, ce qui souligne leur ancrage territorial. La durée de l’accompagnement est variable, entre sept et dix-huit mois. Le dispositif repose principalement sur l’Agence nationale de la cohésion des territoires, qui apporte environ 70% du financement total. Le reste est assuré par les communes et les EPCI, à hauteur d’environ 30%.

Service public régional de l’orientation (SPRO)

Pilotage : région (chef de file) / Etat

Le SPRO doit garantir l’accès à une information gratuite, complète et objective sur les métiers, les formations, les certifications, les débouchés et les niveaux de rémunération. Créé en 2014, il réunit les principaux acteurs de l’orientation, de l’emploi et de la formation professionnelle : réseaux des CIO, SUIO, ONISEP, France travail, Cap emploi, Missions locales, Information Jeunesse, Chambres consulaires (CCI, Chambres d’agriculture, Chambre des métiers et de l’artisanat).Il coordonne et anime la mise en œuvre des politiques d’orientation tout au long de la vie au plus près des besoins sur le territoire.

Projet éducatif territorial (PEDT)

Pilotage : collectivité territoriale et Éducation nationale

Outil de collaboration locale dont l'objectif est de mobiliser toutes les ressources d'un territoire afin de garantir la continuité éducative entre les projets des écoles et les activités proposées aux enfants en dehors du temps scolaire.

FAJ

Il est obligatoirement créée dans chaque département sous l’autorité du président du conseil départemental. Ce fonds accorde des aides aux jeunes en difficulté afin de soutenir leur insertion sociale et professionnelle ou de répondre à des situations d’urgence.

Bibliographie :Boero, Y. (2022). Retour sur les politiques publiques en faveur de l’éducation populaire et de la jeunesse. Administration, 276(4), 25‑26. https://doi.org/10.3917/admi.276.0025 Cités éducatives | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 27 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/cites-educatives Kuchel, É. (2025). Politiques éducatives : Du global au local. Futuribles, 466(3), 63‑70. https://doi.org/10.3917/futur.466.0063 Le collège unique : De la loi Haby au « choc des savoirs » | Vie publique. (2024, mars 18). https://www.vie-publique.fr/eclairage/38483-le-college-unique-de-la-loi-haby-au-choc-des-savoirs LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République—Dossier législatif—Dossiers législatifs | Vie publique. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://www.vie-publique.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000026973437 Programme de réussite éducative | ANCT - Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. (s. d.). Consulté 26 mai 2026, à l’adresse https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/politique-de-la-ville/dispositifs/programme-de-reussite-educative

<<Les Cités éducatives visent à intensifier les prises en charges éducatives des enfants et des jeunes, de 0 à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire. Elles consistent en une grande alliance des acteurs éducatifs dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : parents, services de l’État, des collectivités, associations, habitants. La Cité éducative est un label qui peut être demandé par une collectivité, associée à la préfecture et au rectorat, pour couvrir les QPV de son territoire et ainsi initié la dynamique d’alliance éducative locale>>.

À noter : la distinction entre le concept de politiques territoriales et celui de politiques territorialisées ne fait pas consensus. De ce fait, l'usage de ces deux concepts doit être réalisé avec précaution et en ayant conscience de cette absence de consensus scientifique.

Département

Champs spécifiques à l'enfance et la jeunesse - gestion des collèges (construction, rénovation, fonctionnement, équipement, restauration) et appui aux activités pédagogiques - soutien à l’accès aux loisirs, aux vacances, à la mobilité internationale, au permis de conduire - soutien à l’engagement et à la participation des jeunes (aides aux projets, mise en place d’un conseil de jeunes… )

Autres champs : - aide sociale par le biais des centres départementaux d’action sociale (CDAS) - soutien à l’insertion, soutien à la parentalité, à la médiation familiale - accompagnement des personnes en situation de handicap - aide au développement de l’enseignement artistique (musique, danse, art dramatique)

Référence : Ozouf-Marignier, M.-V. (2020). Département. Dans R. Pasquier, S. Guigner et A. Cole Dictionnaire des politiques territoriales (2e éd., p. 147-153). Presses de Sciences Po.

Ce modèle s’explique par des facteurs économiques et historiques. Premièrement, contrairement aux pays protestants où l’Etat a pris en charge les politiques sociales dès la séparation avec l'Église, les pays catholiques comme la France ont longtemps laissé cette responsabilité à l'Église puis à la famille. Également, selon Tom Chevalier, la France privilégie une stratégie sélective et élitiste qui divise la jeunesse en deux catégories. D’un côté, les élites avec les formations de pointe, notamment par la distinction université / grandes écoles ; de l’autre, les jeunes peu qualifiés en difficulté sur le marché du travail où l’objectif est avant tout l’accès à l’emploi et non la formation. La politique est donc centrée sur la demande de travail, notamment en abaissant le coût du travail des jeunes. Cela est notamment causé par la faible coopération entre les acteurs économiques et l’Etat, qui empêche le développement des secteurs de pointe. La croissance dépend autant de la consommation intérieure que des exportations de produits vers d’autres pays, créant une économie fondée sur des activités moins qualifiées et moins payées. Ainsi, comme ces activités demandent moins de qualification, il n’est pas nécessaire de développer une formation spécialisée pour toute la population : uniquement pour une part des individus. Le système est donc plus sélectif et moins inclusif.

Comité régional de la mobilité européenne et internationale des jeunes (Coremob)

Pilotage : État (DRAJES, Rectorat) / Région

Créé en 2015 dans chaque région, il a pour mission de coordonner et de mettre en réseau les acteurs de la mobilité internationale, qu’ils soient organisateurs, accompagnateurs ou financeurs de programmes. L’objectif est d’accroître le nombre de jeunes bénéficiaires et d’en diversifier les profils.

Non-recours aux soins : c’est une situation dans laquelle une personne ne bénéficie pas de soins ou de dispositifs de santé alors qu’elle en aurait besoin. Renoncement aux soins : c’est une décision volontaire ou contrainte de ne pas consulter un professionnel de santé ou de ne pas poursuivre un soin nécessaire. Les principaux motifs chez les jeunes sont : le coût, l’absence de complémentaire santé, les délais de rendez-vous, la mobilité, la peur du jugement ou encore la difficulté à identifier les dispositifs existants. Inégalités sociales de santé : ce sont les différences d’état de santé observées entre groupes sociaux selon les revenus, le niveau d’études, le genre, le territoire, les conditions de logement ou l’emploi. Les jeunes en situation de précarité présentent davantage de troubles psychiques, de conduites addictives, d’insécurité alimentaire et un recours plus faible aux dispositifs de prévention et de soins. Littératie en santé : c’est une capacité à comprendre les informations en santé mais aussi à connaître ses droits et à s’orienter dans le système de soins pour prendre des décisions favorables à sa santé. Aller-vers : l’approche consistant à aller au contact des publics éloignés des dispositifs classiques. Cette démarche vise à réduire le non-recours, créer une relation de confiance, repérer les besoins et faciliter l’accès aux soins. Elle peut prendre la forme de permanences en mission locale, d’équipes mobiles, d’actions hors les murs ou de médiation en santé.

Loi du 11 février 2005 : Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situations de handicap dispose que le parcours de formation des élèves en situation de handicap se déroule prioritairement en milieu scolaire ordinaire. Loi du 8 juillet 2013 : D’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République a introduit dans le code de l’éducation la notion d’école inclusive et engage tous les acteurs dans une nouvelle conception de la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Le réseau d’acteurs désigne l’ensemble des personnes, institutions, associations, administrations et professionnels qui interviennent sur un même territoire et qui doivent coopérer, négocier ou s’ajuster. Dans l’action publique locale, il n’existe presque jamais un acteur unique qui décide et agit seul : les politiques se construisent dans des relations de dépendance, de partenariat ou parfois de concurrence. Ce réseau est essentiel, car la capacité d’action dépend souvent de la qualité des liens entre les acteurs, plus que de leurs seules compétences formelles. C’est pourquoi les chercheurs insistent sur les réseaux d’action publique comme dimension centrale des systèmes locaux.

Le poids des différents acteurs

Le quatrième élément tient à la manière dont un système local s’organise autour de ressources disponibles et de règles de fonctionnement. Cela inclut les financements, les moyens humains, les compétences institutionnelles, mais aussi les cadres juridiques et réglementaires qui encadrent l’action locale. Deux territoires confrontés au même problème n’auront pas la même capacité d’action s’ils ne disposent pas des mêmes ressources ou des mêmes marges de manœuvre. Ce point est important, car un système local d’action publique n’est pas seulement un réseau de relations : c’est aussi une organisation concrète qui dépend de moyens, de règles et de capacités d’intervention.

Catégorie créée dans le cadre des politiques européennes de lutte contre l’exclusion, et désigne des jeunes confrontés à des obstacles qui limitent leur accès à l’emploi, à l’éducation, à la mobilité, à la participation démocratique et à l’intégration sociale. Ces obstacles peuvent être sociaux, économiques, géographiques, culturels, liés à la santé, au handicap ou à des difficultés scolaires. Cette catégorie doit être utilisée avec prudence. Contrairement à la notion de NEET, surtout statistique, JAMO renvoie davantage à des parcours, mais reste souvent fondée sur des critères statiques qui risquent de figer les jeunes dans une position de vulnérabilité. L’enjeu est donc de ne pas réduire les individus à une étiquette, et de privilégier des approches biographiques permettant de comprendre la diversité et la complexité des trajectoires.

Le Code de l’action sociale et des familles (CASF) définit le travail social comme visant « à permettre l'accès des personnes à l'ensemble des droits fondamentaux, à faciliter leur inclusion sociale et à exercer une pleine citoyenneté. Dans un but d'émancipation, d'accès à l'autonomie, de protection et de participation des personnes, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, le changement social, le développement social et la cohésion de la société. Il participe au développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement ».

L’analyse cognitive apparaît dans les années 1980 comme une tentative de renouveler l’analyse des politiques publiques. Pour les approches cognitives, les politiques publiques sont aussi des constructions intellectuelles et symboliques qui donnent du sens à l’action collective. Pierre Muller et Bruno Jobert développent notamment la notion de référentiel. Celui-ci désigne l’ensemble des normes, des valeurs, des représentations et des catégories d’interprétation qui permettent aux acteurs de comprendre les problèmes publics et de d’en définir des solutions. L’idée est qu’une politique publique ne se réduit pas seulement à des mesures techniques. Elle porte également une vision de la société. L’approche cognitive met également en avant le rôle des médiateurs qui peuvent être des experts, des hauts fonctionnaires, des syndicats ou encore des intellectuels capables de diffuser de nouvelles idées et de favoriser la construction de nouveaux référentiels. Cette approche a fortement influencé l’analyse contemporaine de l’action publique en soulignant l’importance des dimensions symboliques et normatives. Elle a toutefois été critiquée pour la difficulté à mesurer concrètement l’influence des idées et pour le risque de sous-estimer les rapports de pouvoir.

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Selon l’Insee, 57% des moins de 20 ans déclarent ressentir au moins un effet négatif lié à leur usage des écrans, comme l’impact sur le sommeil, la concentration ou les loisirs. D’après Santé Publique France, les enfants de 6 à 17 ans passeraient en moyenne 4h00 par jour sur un écran, hors temps scolaire. Une étude réalisée par l’institut IPSOS pour le Centre national de Livre (CNL), révèle que les adolescents de 16 à 19 ans passent en moyenne un peu plus de 5 heures par jour sur les écrans, soit 5h12 pour les garçons et 5h09 pour les filles. Chez les enfants de 7 à 9 ans, le temps d’écran quotidien s’établit en moyenne à 1h50 pour les garçons et 2h20 pour les filles.

RESSOURCES

Becquet, V. (2012). Politiques de citoyenneté : constats, finalités et outils. Dans V. Becquet, P. Loncle et C. Van de Velde Politiques de jeunesse : le grand malentendu (p. 165-186). Champ social. Goździk-Ormel, Ż. (2015). « Parole aux jeunes ! » : Manuel sur la Charte européenne révisée de la participation des jeunes à la vie locale et régionale. Conseil de l'Europe. Parisse, J. (2019). Construire des politiques « intégrées » en direction des jeunes Les enjeux d’une démarche d’expérimentation. Cahiers de l’action, 54(2), 15-22. Stratégie de l’Union européenne en faveur de la jeunesse : https://youth.europa.eu/strategy_fr

Concepts

  • La territorialisation découle des limites de la sectorisation
  • Instrument d’action publique : “Un instrument d’action publique est un dispositif à la fois technique et social qui organise des rapports sociaux spécifiques entre la puissance publique et ses destinataires en fonction des représentations et des significations dont il est porteur » Dictionnaire des politiques publiques, 2019.
  • Fenêtre d’opportunité : la rencontre d’un problème qui retient l’attention publique/demande sociale, des « entrepreneurs de cause », d’une solution de politique publique. (Kingdon, J. (1984). Agendas alternatives, and public policies.)

La question de la citoyenneté est depuis longtemps présente dans les discours sur la jeunesse, qui traduisent diverses représentations de la place des jeunes dans la société. Ainsi, au XIXème siècle, les politiques en la matière se concentrent essentiellement sur la formation des futurs citoyens et soldats, avec l’instruction civique à l’école et la conscription. Les champs d’intervention se sont depuis élargis. On se préoccupe désormais de l’abstention aux élections, vue comme une défiance à l’égard de la politique et des institutions. L’engagement et la participation sont considérés comme des vecteurs de cohésion sociale. Et l’on reconnaît l’existence de droits et devoirs pour les mineurs comme pour les majeurs après la ratification par la France, en 1990, de la convention internationale des droits de l’enfant, ce qui amène à redéfinir la notion de citoyenneté.

  • Bibliographie :
Parisse, J. (2020). Construire des politiques « intégrées » en direction des jeunes : Les enjeux d’une démarche d’expérimentation. Cahiers de l’action, (54), 15‑22. https://doi.org/10.3917/cact.054.0015Labadie FLorence. (2019). Politiques intégrées de jeunesse : Une action publique renouvelée ? Cahier de l’action, (54).Labadie, F. (2020). L’action publique en direction des jeunes : À quand le changement ? Agora débats/jeunesses, 86(3), 77‑95. Cairn.info. https://doi.org/10.3917/agora.086.0077
  • Citation :
“Ensemble des services travaillant à un projet global avec un service jeunesse coordinateur.”“Processus mobilisant plusieurs secteurs d’action publique (santé, éducation, logement, justice, aménagement, environnement, etc.) pour agir conjointement en partageant les responsabilités.”

Quelques statistiques

Selon une étude réalisée par l’Observatoire des non-recours aux droits et aux services (Onedore), un jeune sur deux serait dans une situation de non-recours dans différents domaines (insertion, logement, santé…). 37% des 18-24 ans et 29% des 25-34 ans rencontrent des difficultés dans leurs démarches administratives contre 21% dans l’ensemble de la population. 8% des jeunes éprouvent la crainte d’être jugé “d’assisté” et choisissent alors de se débrouiller seuls.En 2020, 26 % des jeunes âgés de 18 à 30 ans affirment avoir été en situation de non-recours au cours des douze derniers mois et 31 % déclarent ne pas savoir s’ils ont bénéficié de tous les « dispositifs, allocations, droits, aides, tarifs sociaux » auxquels ils pouvaient prétendre. En parallèle, 91 % des jeunes âgés de 18 à 30 ans continuent de formuler des attentes à l’égard des pouvoirs publics, y compris lorsqu’ils sont concernés par l’expérience du non-recours (Brice Mansencal et al., 2020).

C’est un cadre de coordination des acteurs éducatifs placé dans l’intérêt de l’enfant. Il vise à articuler les temps scolaires et périscolaires afin de respecter au mieux les rythmes, les besoins et les aspirations des enfants, tout en garantissant une continuité éducative, notamment le mercredi. Sur le plan territorial, le PEDT constitue aussi un outil d’attractivité. En proposant une offre périscolaire de qualité, il facilite l’organisation des familles et peut favoriser le maintien ou l’installation de ménages sur la commune. Il conditionne certains financements de l’État. Le PEDT renforce également la participation des familles en leur donnant une place plus importante dans la gouvernance et, parfois, dans les activités proposées. Ce dispositif joue un rôle important dans l’inclusion des enfants en situation de handicap, dans le développement du “vivre ensemble” et dans la promotion de la mixité sociale et des pratiques démocratiques. Il soutient aussi l’emploi et la formation dans les secteurs de l’animation et du sport, tout en encourageant les coopérations entre communes, notamment dans les territoires ruraux ou intercommunaux.

Convention territoriale globale (CTG)

Pilotage : Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et Collectivité territoriale

Accord-cadre politique signé entre la Caf et les collectivités territoriales ou les intercommunalités. La CTG a pour objectif d'associer l'ensemble des partenaires locaux à la définition du projet social de territoire et à l'organisation de l'offre de service aux familles.

Bibliograhie : Muller, P. (2018). Les politiques publiques. (12e éd.). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.mulle.2018.01.

Enfin, si l’on observe avec la sociologue Dominique Pasquier que la massification scolaire a rapproché les jeunes en déplaçant la cartographie des cultures communes vers des critères d’âge et de sexe plutôt que de stricte origine sociale, les variables socio-économiques et territoriales n'ont pas disparu. Les loisirs restent profondément différenciés selon l'ancrage territorial, l'accès à l'espace urbain et les ressources financières. En milieu populaire, comme le souligne un rapport de l’INJEP, la sociabilité entre pairs s'exprime par une pratique artistique ou sportive intense mais auto-organisée (hors d'une offre institutionnelle trop coûteuse), des sorties en ville à faible coût, et une consommation culturelle numérique (Netflix, sites de streaming, YouTube) supplantant les sorties au cinéma. Cet univers juvénile, massivement structuré par les écrans et les réseaux sociaux, se heurte de plein fouet à l'institution scolaire. La culture scolaire demeure profondément rétive à cette culture des pairs, qu'elle perçoit comme une source de "désordre" et une concurrence directe, accusant l'immersion numérique de développer un "zapping" mental et un éparpillement de l'attention incompatibles avec les attentes de concentration de la forme scolaire classique.

Loi du 13 août 2004 : Relative aux libertés et responsabilités locales a renforcé le rôle du département dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques d’action sociale. Elle annonce ainsi la fonction de chef de file du président du conseil départemental en matière de protection de l’enfance, rôle qui sera clairement défini par la réforme de 2007. Loi du 7 août 2015, dite “loi NOTRe” : Est une loi qui vise notamment à renforcer les compétences des régions et des établissements publics de coopération intercommunale. Elle supprime la clause général de compétences pour les régions et les départements. Depuis cette loi, elles ne peuvent agir que dans le cadre des compétences que la loi leur attribue.

La loi Haby de 1975 : a institué le collège unique et consacré la communauté éducative. La loi Jospin de 1989 : a renforcé la place de l’élève et le projet d’établissement. La loi de 2013 : sur la refondation de l’école a créé le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, ainsi que le parcours d’éducation artistique et culturelle. La loi de 2019 : pour une école de la confiance a rendu l’instruction obligatoire dès 3 ans et la formation obligatoire jusqu’à 18 ans, afin de limiter le décrochage.

Les données d’accès aux soins chez les jeunes manquent. Cependant il est à noter que des inégalités socio-économiques sont systématiquement observées pour toutes les enquêtes : Les personnes socialement défavorisées sont systématiquement en moins bon état de santé générale, physique et mentale que les personnes socialement plus favorisées. Des écarts s’observent selon le sexe: globalement les femmes fument et boivent moins que les hommes et sont plus concernées par les messages de prévention, cependant elles se perçoivent en moins bonne santé et déclarent plus souvent des troubles de santé mentale (épisodes dépressifs, troubles anxieux généralisés), des plaintes d’insomnie tandis que les hommes déclarent plus souvent des problématiques de santé physique (diabète, hypertension artérielle). L’insécurité alimentaire est plus fréquente chez les jeunes adultes et les personnes se déclarant en difficultés financières. Plus d’une personne sur cinq (22 %) déclare avoir connu des discriminations au cours des cinq dernières années.

Les politiques de jeunesse de l’Etat regroupent “l’ensemble des actions concourant à l’accompagnement des parcours des jeunes vers l’autonomie [...] et ce dans une perspective de réduction des inégalités, qu’elles soient sociales ou territoriales.”

Le conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COPJ) a pour rôle de veiller à la cohérence et à la transversalité des politiques publiques concernant les jeunes.

Pour déployer une approche intégrée des politiques de jeunesse, plusieurs conditions sont nécessaires :

  • une implication forte des élu·es et des décideurs ;
  • du temps pour construire les coopérations ;
  • la reconnaissance des limites des approches sectorielles ;
  • une coordination entre les acteurs ;
  • la participation active des jeunes à la conception des actions.

Les politiques éducatives accordent aussi une place croissante à l’école inclusive, à la prise en charge du handicap et à la lutte contre le harcèlement scolaire. Elles cherchent plus largement à réduire les inégalités sociales, territoriales et scolaires. Elles intègrent enfin la mobilité internationale et l’engagement des jeunes, souvent à travers des partenariats entre l’État, les collectivités territoriales, les services académiques et les associations, notamment dans le cadre d’Erasmus+.

Bibliographie Baron, A. (2014). Territorialisation. Dans N. Kada et M. Mathieu Dictionnaire d'administration publique (p. 497-498). Presses universitaires de Grenoble. Faure, A. et Négrier, E. (2019). Territoire. Dans L. Boussaguet, S. Jacquot et P. Ravinet Dictionnaire des politiques publiques : 5e édition entièrement revue et corrigée (5<sup>e</sup> éd., p. 635-643). Presses de Sciences Po. Kingdon, J. (1984). Agendas alternatives, and public policies Muller, P. (2018). Les politiques publiques. (12e éd.). Presses Universitaires de France.

La loi du 6 juin 1984 : Relative aux droits des familles dans leurs rapports avec les services de la protection de la famille et de l’enfance, et au statut des pupilles de l’Etat. Elle pose les fondements d’un droit des usagers spécifiques. Loi 2002-2 : Relative à la réforme de l’action sociale, qui a pour objectif de garantir la prise en charge et le respect des droits fondamentaux des bénéficiaires des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), impose la création d’outils, comme le projet d’établissement ou le règlement de fonctionnement, et la mise en place des procédures de contrôles des ESSMS. Ces nouveautés ont fait évoluer les pratiques de direction des établissements. Loi du 24 juillet 2019 : Relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, applicable à compter de mars 2022, a réformé ce dispositif afin notamment de permettre aux personnes accompagnées d'être actrices de leur parcours et de renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services.