Étude prospective des métiers de l’alimentation à horizon 2030 et 2035
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
Objectifs de l’étude
Méthodologie de l'étude
Confiserie, chocolaterie, biscuiterie
Boulangerie-pâtisserie artisanale
Pâtisserie et glacier
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
Boucherie
Charcuterie de détail - Traiteur
Poissonnerie
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
PLAN D’ACTIONS
CAP ARTISANS 2030 :
Trois stratégies d’adaptations pour les artisans
ANALYSE TENDANCES
Douze tendances clés
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Douze tendances identifiées et analysées sur les grandes activités de la chaîne de valeur des entreprises ainsi que déclinées sur les 6 secteurs professionnels
Conscience environnementale : tendance durable ou « fatigue écologique » ?
Alimentation équilibrée vs comfort food
Les nouveaux « comportements alimentaires »
Traçabilité et transparence
Matières premières alternatives et foodtech
Circuit court et proximité
Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
Artisanat augmenté par l’intelligence artificielle et l’automatisation
Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
Diversification des canaux de distribution
La cuisine du monde et saveurs fusion
Hybridation des boutiques
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Tendance : Circuit Court et Proximité
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La proximité s’impose comme une réponse multifacette aux attentes des consommateurs : désir de circuits courts, traçabilité accrue, lien humain et ancrage territorial solide. Elle combine quatre dimensions :
- La proximité physique, incarnée par la présence de commerces de quartier, épiceries de proximité et initiatives mobiles.
- La proximité fonctionnelle, qui se traduit par une offre accessible et simplifiée (horaires étendus, commandes digitales, retrait pratique).
- La proximité relationnelle, fondée sur des relations de confiance, des interactions fréquentes et un service personnalisé générant fidélité.
- La proximité émotionnelle, liée à l’attachement à un lieu, une culture ou des valeurs partagées, consolidée par un marketing affectif et identitaire.
Derrière cette tendance se profile une revalorisation de l’artisanat : la proximité est vécue comme une garantie de qualité, respectueuse de l’environnement et vectrice de cohésion sociale locale. Les artisans alimentaires doivent pleinement exploiter et valoriser ces quatre dimensions de la proximité avec la même intensité. Si la proximité physique reste leur atout historique, c'est la combinaison équilibrée des trois autres proximités qui constitue désormais leur véritable facteur différenciant.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Impact fort
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Traçabilité et transparence
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Les exigences de transparence et de traçabilité autour des produits alimentaires se sont fortement accrues. Elles sont nourries par :
- Des exigences sociétales : les consommateurs ont des attentes fortes qui intègrent des aspects plus larges que la sécurité : origine des matières premières, composition, conditions de fabrication, bien-être animal, impacts sociaux et environnementaux. Si davantage de « preuves à l’achat » sont réclamées par les consommateurs, ces derniers se disent parfois saturés ou sceptiques face à la multiplication des labels et au risque de greenwashing.
- Des exigences réglementaires : le cadre réglementaire ne cesse d’être renforcé. Les entreprises de l’alimentaire doivent faire face à cette complexification constante et appliquer les directives à leurs échelles (règlement INCO...)
Pour répondre à ces enjeux et assurer la traçabilité des produits, les progrès technologiques et la montée en puissance des outils numériques représentent une opportunité intéressante : logiciels HACCP (Analyse des dangers et maîtrise des points critiques), QR codes, blockchain, étiquetage enrichi sont autant de solutions – souvent onéreuses - permettant de tracer avec davantage de sûreté les produits. Les exigences de transparences et traçabilité sont l’une des tendances phares d’ici 2030 – 2035. Elles sont des vecteurs de fidélisation de la clientèle et donc de développement économique.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Impact fort
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
🥇
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Tendance : Alimentation équilibrée versus "comfort food"
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Une tension forte existe entre la volonté grandissante des consommateurs d’avoir accès à une alimentation équilibrée et sainte, et l’attrait de la « comfort food » – ces produits sucrés, gras ou « doudou » – qui restent largement ancrés dans les habitudes alimentaires.
- La première, qui se diffuse depuis la pandémie de la COVID-19 est notamment portée par une volonté politique (par exemple avec le déploiement du nutriscore) et se traduit dans les habitudes de consommation par l’achat de produits bio, de saison, peu transformés ou peu sucrés.
- La seconde s’inscrit dans une logique de consommation portée par le plaisir immédiat et accentuée par des facteurs externes tels que le besoin de réconfort émotionnel, accentué par le stress, l’incertitude économique et la quête de plaisirs accessibles.
Si ces deux dynamiques coexistent dans les pratiques quotidiennes, orientant ainsi les choix d’achats des consommateurs, la polarisation des profils s’accentue : certains s’engagent vers une alimentation plus responsable et équilibrée, tandis que d’autres privilégient la simplicité, le réconfort immédiat ou le coût maîtrisé. Pour les acteurs de l’alimentation de détail, cette tendance influence de manière exacerbée les habitudes de consommation, les obligeant ainsi à faire des choix stratégiques dans leurs gammes de produits proposés e à innover.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Conscience environnementale : tendance durable ou fatigue écologique ?
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La prise de conscience environnementale s’impose comme une composante structurante de l’alimentation redéfinissant l’exercice des métiers de bouche. Du côté des consommateurs, cette prise de conscience se traduit dans les pratiques d’achats par une progression des ventes de produits végétaux, une légère baisse du bio pour un report vers les circuits de confiance (artisans, marchés), une préférence pour les produits locaux, de saison. Plus marquée dans les villes, cette tendance a son pendant : la fatigue écologique - les injonctions imposées aux consommateurs sont parfois jugées trop nombreuses obligeant les boutiques à maintenir un certain équilibre dans leurs offres et la communication qu’ils font autour. Au-delà de l’origine et de la composition des produits, les enjeux environnementaux en matière d’alimentation trouvent une application dans les questions du gaspillage alimentaire, de la gestion des invendus ou encore dans la réduction des emballages alimentaires plastiques. En plus de ces nouveaux standards, le changement climatique affecte directement les entreprises de l’alimentation de détail au travers de la hausse du prix des matières premières et de l’énergie. Deux mouvements s’opèrent : une montée de la conscience environnementale portée par la société, la réglementation et en face, un risque de désengagement si les démarches sont perçues comme trop contraignantes et peu bénéfiques.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Achats / Fournisseurs
Production / Fabrication
Impact modéré
Impact fort
Production / Fabrication
Impact modéré
Vente / Communication
Impact modéré
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance: Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Le prêt-à-consommer et la consommation nomade occupent une place centrale dans les habitudes de consommation des Français.es. Ces phénomènes sont portés par le besoin de praticité et de rapidité. Ils remodèlent le rôle des commerces alimentaires de proximité notamment dans les grandes villes, vers des espaces hybrides entre espace de vente et espace de restauration rapide. Plusieurs moteurs structurent cette tendance :
- Moteur sociétal et démographique : fragmentation des ménages, accélération des rythmes de vie, et habitudes de consommation de la Gen Z (nés à la fin des années 90)
- Moteur organisationnel et culturel : télétravail et déjeuner « sur le pouce », mais aussi partage de repas rapides avec ses collègues avec le retour en présentiel
- Moteur économique : coût moins élevé du prêt-à-consommer
- Moteur fonctionnel : des attentes pour différents moments de la journées (petit déjeuner, goûter …) compatibles avec le prêt-à-consommer.
Si cette tendance constitue une opportunité économique pour les commerces de proximité, son développement s’accompagne aussi de difficultés organisationnelles, de production et d’approvisionnement (nouvelles gammes de produits, équipements...), en matière de conformité (respect des normes d’hygiène) ou encore en matière de ressources humaines (nouvelles compétences en nutrition, technique, marketing, communication spécifique recherché).
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance: L’essor des comportements alimentaires
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’essor des comportements alimentaires trouve deux causes distinctes : d’une part les contraintes subies par les consommateurs (intolérances, allergies) qui obligent l’adoption de régimes particuliers et d’autre part les motivations en matière de santé, bien-être, confort digestif, convictions écologiques qui affectent également les habitudes de consommation et pratiques d’achats. On note :
- Une baisse progressive de la consommation de viande : la montée en puissance des régimes flexitarien, végétarien et végétalien influence les comportements alimentaires en particulier chez les jeunes générations.
- Les comportements alimentaires « sans » (sans gluten, sans lactose) continuent de se développer associés à des bénéfices de confort ou de prévention. Cette tendance vers le « mieux manger » s’incarne aussi dans la réduction de consommation des produits sucrés ou ultra-transformés.
- Un intérêt de plus en plus marqué pour les produits riches en protéines dont la mention « high protein » est visible dans de nombreux produits du quotidien.
Cette diversité est un défi pour les professionnels, appelés à adapter leurs savoir-faire, leurs recettes et leur communication à une clientèle de plus en plus fragmentée. La complexité réside dans le choix des matières premières l’adaptation des process et la création de formules (goût, texture, conservation).
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’attrait pour les produits « instagrammables » illustre l’influence grandissante des réseaux sociaux dans les choix alimentaires, particulièrement chez les jeunes générations. L’esthétique devient un critère d’achat à part entière, renforcé par la viralité de contenus culinaires sur Instagram et TikTok et par le rôle prescripteur des créateurs de contenus. Cette dynamique se traduit par :
- Des engouements rapides mais éphémères stimulés par la peur de manquer une tendance. Le succès peut perdurer si le produit répond aux attentes gustatives, et si le commerce fait preuve d’une réactivité extrême en matière de stocks et de logistique.
- Une innovation accélérée : les professionnels devant ajuster leurs recettes et leur communication pour capter ou accompagner ces effets de mode.
- Une visibilité renforcée : chaque consommateur pouvant devenir un relais de communication via le partage de photos.
Pour les artisans, cette tendance oblige à intégrer davantage les codes des réseaux sociaux : soigner le visuel des produits, communiquer en ligne, créer une image moderne et fédérer une communauté. Elle reste toutefois perçue comme modérément structurante, davantage marquée dans les grandes villes et dans les structures dotées de compétences en communication.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Vente / Communication
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Diversification des canaux de distribution
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La diversification des canaux de distribution traduit la réalité d’un consommateur devenu omnicanal, oscillant entre boutique physique, formats mobiles et solutions numériques pour accéder aux produits « où il veut, quand il veut ». Portée par la généralisation du click & collect, de la livraison ou des distributeurs automatiques, cette tendance s’adapte fortement aux territoires : formats mobiles et circuits courts en zones rurales, solutions digitalisées en zones urbaines. Est observé :
- Une multiplicité de points d’accès : click & collect, e-commerce local, foodtrucks, tournées, distributeurs s’ajoutant aux points de vente
- Une réponse aux besoins de praticité, d’instantanéité et de continuité de service attendus par la clientèle
- Une dissociation accrue entre lieu de production et point de vente permettant mutualisation entre boutiques, commerces et optimisation
- Une utilisation accrue des outils numériques pour gérer les commandes, le marketing et l’expérience client.
Cette diversification des canaux de distribution représente une opportunité d’élargissement de clientèle mais impose aux professionnels de choisir les bons canaux pour maîtriser coûts, organisation et identité artisanale.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact fort
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Hybridation des boutiques
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’hybridation des boutiques se généralise dans l’alimentation de détail : la boutique n’est plus seulement un lieu de vente, mais un espace multifonction mêlant consommation sur place, découverte, services et parfois univers non alimentaires. L’objectif est double : mieux valoriser l’espace physique et répondre à la demande croissante d’achats « à l’occasion » dans un contexte de consommation mobile et hédoniste. Cette hybridation peut prendre plusieurs formes :
- Une hybridation intra-métier : des lieux multifonctions par l’intégration d’activités complémentaires comme les boulangerie-café, la boucherie-traiteur ou l’atelier poissonnerie-dégustation offrant des espaces de convivialité ;
- Des formats inter-secteurs inspirés des concept-stores, avec une ouverture sur d’autre secteurs d’activités (librairie-boulangerie, chocolaterie-fleuriste …)
- Des usages différenciés selon les territoires - concepts premium en milieu urbain, commerces multi-activités en zones rurales
Surtout, l’hybridation devient un véritable levier stratégique, en renforçant la fidélisation et en augmentant le panier moyen grâce à des expériences plus complètes. Ainsi elle offre des opportunités de différenciation mais suppose des investissements, une gestion plus complexe et une diversification des compétences au sein des équipes.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Matières premières alternatives et foodtech
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’essor des matières premières alternatives — protéines végétales, farines de légumineuses, algues, fermentation ou culture cellulaire — ainsi que les innovations issues de la Foodtech ouvrent un nouveau champ de transformation pour l’alimentation artisanale. Cette dynamique, encore émergente, répond à des enjeux économiques (volatilité des cours du blé, du cacao, des produits laitiers), environnementaux (réduction de l’impact carbone, préservation des ressources) et sociétaux (attentes de santé, naturalité, diversité nutritionnelle). Elle s’appuie sur une croissance soutenue du secteur des protéines alternatives, portée par les investissements publics et privés, et sur les premières applications concrètes qui se diffusent dans les métiers de bouche. La Foodtech joue un rôle déterminant, grâce à la fermentation de précision ou à l’usage de l’intelligence artificielle pour améliorer goût, texture, stabilité ou compétitivité. Pour autant, la tendance reste perçue comme lointaine par les artisans et des limites subsistent - acceptabilité des consommateurs, capacité des filières à produire en volume, maîtrise technique. À horizon 2030 -2035, ces alternatives ne remplaceront pas les matières traditionnelles, mais pourraient devenir un complément stratégique permettant aux artisans de diversifier leurs gammes et de répondre aux attentes nutritionnelles et environnementales émergentes.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact fort
Vente / Communication
Impact faible
Fonctions supports
Impact faible
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Artisanat augmenté par l’Intelligence Artificielle et l’automatisation
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’intégration progressive de l’IA et de l’automatisation transforme l’artisanat alimentaire, non pas en remplaçant le geste mais en renforçant la régularité, la maîtrise des normes d’hygiène et l’organisation quotidienne. Ces technologies répondent à des enjeux de main-d’œuvre, de traçabilité et de pression économique, tout en améliorant le confort de travail. Cette tendance influence « positivement » :
- Les activités des laboratoires et les activités de production : réalisation de gestes techniques répétitifs (enrobage, découpe), optimisation des cycles de production et ajustement des volumes aux fluctuations de la demande, renfort de la traçabilité des produits, perspectives d’innovations produits (suggestion de dosage ou association grâce à l’IA)
- Les activités en lien avec la gestion de l’entreprise et les charges organisationnelles : automatisation de la facturation, gestion prévisionnelle des stocks et achats, comptabilité etc.
Encore timidement adoptée, cette dynamique reste freinée par les coûts d’équipement, les besoins de formation et la méconnaissance des usages concrets. Elle ouvre toutefois un potentiel réel pour améliorer l’efficacité et accompagner les artisans dans un contexte de contraintes croissantes, à condition d’être soutenue par un accompagnement adapté.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Vente / Communication
Impact modéré
Fonctions supports
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : La cuisine du monde et les saveurs fusion
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La cuisine du monde et les saveurs fusion occupent une place croissante dans les pratiques alimentaires, portées par la mondialisation des goûts, les réseaux sociaux et la recherche d’expériences culinaires plus originales. Elles répondent à une double attente des consommateurs : l’envie d’authenticité et de découverte d’une part, et la recherche de créativité ou de renouveau d’autre part. Cette tendance s’appuie sur :
- Une forte progression de la consommation de cuisines du monde et de leurs condiments, particulièrement chez les jeunes générations, qui jouent un rôle moteur dans l’expérimentation et dans le renouvellement de l’offre.
- L’usage croissant des réseaux sociaux qui renforce ce mouvement en amplifiant la visibilité de recettes, de formats et de saveurs, contribuant à leur diffusion dans tous les circuits : pâtisserie, snacking, traiteurs ou restauration rapide.
Elle constitue un levier de différenciation important pour les artisans, permettant de diversifier la clientèle et d’élargir les gammes de produits. Pour autant, cette dynamique implique une vraie maîtrise culturelle, un sourcing spécifique et un savoir-faire adapté pour éviter des propositions trop superficielles ou déconnectées de leur origine culinaire. À ce titre, elle ouvre des opportunités, mais exige un travail de veille, de formation et d’ajustement précis des recettes.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
Fonctions supports
Impact faible
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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CAP ARTISANS 2030 : Trois stratégies complémentaires pour accompagner l’évolution de votre boulangerie-pâtisserie artisanale
Face à ces tendances, CAP ARTISANS 2030 vous permet de vous préparer en vous appuyant sur trois stratégies concrètes et complémentaires. En tant qu’artisans, elles vous aideront à développer et assurer la pérennité économique de votre entreprise :
1.
UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
- ATTENTES CLIENTS
- ÉMOTIONS
- PERSONNALISATION
2.
UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
3.
UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
- MODERNISATION
- OPTIMISATION
- DIGITAL ET IA
- EXPÉRIENCE
- COMMUNAUTÉ
- ANCRAGE ET PROXIMITÉ
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1.
CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
Explication de la stratégie
- La clientèle, de plus en plus nomade, attend des produits prêt-à-consommer et des plats préparés faits maison, savoureux, variés et surprenants.
- Cette même clientèle souhaite trouver des produits adaptés à ses choix alimentaires, lui permettant de prendre soin de sa santé, tout en s’accordant des moments de plaisir.
Cette stratégie d’évolution met l’accent sur le prêt-à-consommer, l’activité de traiteur et la réponse aux nouvelles attentes des clients liés à leurs comportements alimentaires et à la recherche de découvertes gustatives. Les artisans de l’alimentation se positionnent comme des précurseurs d’une alimentation sur-mesure, riche en découvertes culinaires.
Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des revenus par l’élargissement de l’offre et la vente de produits à forte valeur ajoutée
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Explication de la stratégie
- Les clients souhaitent pouvoir acheter et consommer partout, à tout moment.
- Ils mixent totalement les canaux digitaux et l’expérience en magasin. Ils lisent des avis en ligne, analysent les réseaux sociaux, commandent sur le site e-commerce, et se rendent en magasin où ils veulent poursuivre l’expérience sans friction.
- Dans une logique de réduction de leur coûts et simplification de leurs activités, les artisans modernisent et optimisent leur boutique.
- En parallèle, les salariés souhaitent voir évoluer les modes d’organisation et de management.
Cette stratégie d’évolution met l’accent sur la digitalisation et l’intégration de nouveaux outils automatisés ou d’IA. Les artisans de l’alimentation souhaitent offrir une expérience client omnicanale et pousser l’innovation pour améliorer la gestion de l’entreprise. En parallèle, les salariés souhaitent également voir évoluer les modes d’organisation et de management, par l’utilisation notamment des outils numériques.
Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des ventes grâce aux nouveaux canaux de distribution
Baisse des coûts liés aux achats, aux process et à la production
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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3.
CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Explication de la stratégie
- Les clients sont en demande d’échanges, de proximité et de partages au sein de leur localité.
- Ils valorisent les circuits courts et soutiennent les acteurs locaux : cela donne du sens à leur consommation.
- Ils attendent de la transparence et de l’authenticité pour renforcer leur sentiment d’appartenance à une communauté.
Cette stratégie d’évolution répond aux besoins d’échanges, de proximité et de partages portés par la clientèle aujourd’hui dans une logique de commerce de proximité à une échelle locale. Circuits courts et soutien aux filières locales donnent du sens aux produits et services proposés. Les artisans de l’alimentation souhaitent déployer des lieux de vie hybrides et ancrés territorialement, fédérant leur communauté.
Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des revenus par l’ouverture de nouveaux flux (RS, boutique hybride)
Baisse des coûts liés aux achats et au transport
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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Un plan d'action structurant pour l'avenir du secteur
Les trois axes de recommandations présentés dans le dossier forment un ensemble cohérent et interdépendant, répondant simultanément aux enjeux internes (renouvellement effectifs, montée en compétences, fidélisation des salariés ) et externes (attentes consommateurs, transformation digitale, écologique, règlementaire) du secteur de l'alimentation artisanale et de proximité.
Axe A
Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Axe C
Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
Axe B
Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Soutenir la transformation stratégique des entreprises
Renforcer l’employabilité et adaptabilité au travers de compétences hybrides indispensables
Sécuriser le renouvellement des compétences et des effectifs
Proposition de déploiement dans le temps des recommandations
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Axe A : Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Comment les secteurs peuvent-ils attirer, former et fidéliser les talents nécessaires pour assurer le renouvellement de leurs effectifs et la transmission de leurs savoir-faire à horizon 2030-2035 ?
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Les recommandations
Horizon de déploiement
R1 Renforcer la communication sur l'attractivité des métiers R2 Élargir et diversifier les viviers de recrutement (reconversions, publics éloignés de l'emploi, profils féminins, travailleurs étrangers) R3 Valoriser et créer des certifications / formations autour de la vente, comme « portes d'entrée » aux secteurs R4 Structurer l'accompagnement à la transmission et à la reprise d'entreprise
2028-2030
2028-2030
2026-2027
2028-2030
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Axe B : Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Comment doter les professionnels des compétences hybrides nécessaires pour conjuguer excellence technique, performance économique et adaptation aux transformations, tout en préservant l'ADN artisanal et la proximité qui font la valeur des secteurs ?
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Les recommandations
Horizon de déploiement
2026-2027
R5 Accompagner la transformation des entreprises et mettre en place un véritable parcours de formation à l'intelligence artificielle adapté aux secteurs de l’alimentation de détail R6 Former aux compétences de gestion d'entreprise et de management R7 Développer les compétences liées à la transition écologique et aux nouvelles pratiques durables R8 Former à la vente et à la communication adaptée aux produits des secteurs
2026-2027
2028-2030
2026-2027
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Axe C : Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
Retrouvez les constats issus de l’étude
Comment doter les secteurs d'outils de veille mutualisés et former les professionnels à traduire les tendances en opportunités de développement ?
Les recommandations
Horizon de déploiement
R9 Déployer un dispositif pérenne de veille et de sensibilisation aux tendances, animé par l’Observatoire prospective des métiers et des qualifications dans les métiers de l'alimentation R10 Accompagner l'appropriation des nouveaux régimes et comportements alimentaires R11 Animer des communautés professionnelles apprenantes R12 Promouvoir et valoriser la proximité, faciliter les dynamiques territoriales et les filières locales au travers de l’enjeu formation
2026-2027
2028-2030
2028-2030
Au delà de 2030
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Étude prospective des métiers de l’alimentation à horizon 2030 et 2035
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- Douze fiches tendances, chacune fournissant une vue de synthèse sur une tendance clé et ses impacts pour vous
- Six fiches sectorielles, chacune opérant un zoom spécifique à chaque secteur de l’alimentation de détail
- Infographie de l’étude
- Rapports détaillés de l’étude
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Tendance: Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- Porté par l’évolution des modes de vie, le prêt-à-consommer est une pratique incontournable des modes alimentaires et constitue déjà un relai de croissance majeur pour les artisans comme pour les grandes enseignes.
- Si le prêt-à-consommer s’impose comme une tendance transversale, son impact est d’autant plus fort sur les métiers les plus proches des consommateurs au quotidien : boulangerie, pâtisserie et charcuterie-traiteur. Pour les autres métiers, il s’agit d’une opportunité de diversification et de fidélisation de la clientèle.
- Cette tendance nécessite une adaptation de l’ensemble de la chaîne de valeur. Les impacts sont particulièrement forts en production et en vente, où la flexibilité, la rapidité et la qualité perçue deviennent des standards. Achats et fonctions supports sont concernés par la diversification des approvisionnements, le suivi sanitaire et les arbitrages financiers.
- À horizon 2030–2035, le prêt-à-consommer devrait rester un axe central de transformation de la filière artisanale, redéfinissant ses équilibres et plaçant la rapidité, la simplicité et la diversification des moments de consommation au cœur de la relation entre artisans et consommateurs.
2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Axe C : Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
Environnement consumériste complexe et mouvant
- Tendances contradictoires : alimentation équilibrée vs comfort food | conscience écologique vs "fatigue écologique" | authenticité vs produits instagrammables
- Segmentation accrue : profils hétérogènes (engagés durables, hédonistes, pragmatiques prix, explorateurs, contraints régimes ou habitudes alimentaires)
- Volatilité : modes émergent/disparaissent en quelques semaines (ex: Dubai Chocolate), difficile d'anticiper investissements
- Pression informationnelle : consommateurs surinformés mais mal informés, attendent éclairage/conseil/rassurance des artisans
TPE sans moyens de veille stratégique
- Grandes entreprises ont départements dédiés (marketing, innovation, veille)
- Entreprises artisanales subissent évolutions plutôt que les anticiper
- Risques : opportunités manquées OU investissements dans tendances passagères
Manque de formation initiale ou continue sur les grandes tendances de consommation et leur application à la production / vente
2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Bien que cette stratégie impacte aussi les activités de production, elle fait évoluer le plus fortement les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients. Le déploiement d’une expérience client omnicanale impose une évolution de la posture, des activités et des compétences requises des salariés en boutique (gestion de nouveaux canaux de distribution, personnalisation, outils digitaux…). En parallèle, cet axe stratégique tend à faire évoluer les activités de management et de gestion de l’entreprise qui sont les principales activités où l’IA et les outils numériques offrent des gains majeurs de facilitation et d’automatisation permettant d’alléger la charge administrative et de gestion. L’anticipation des tendances, l’analyse fine de données consommateurs ou encore l’accompagnement à la montée en compétences des salariés sont autant de sujets à déployer.
3.
CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Cette stratégie fait évoluer fortement les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients. La boutique devient un lieu d’expérience, où l’accueil, le conseil et la mise en scène renforcent une relation client plus immersive. Il est attendu des vendeurs-conseils de partager les valeurs et le positionnement de la boutique et de savoir entretenir une relation client de proximité tout en apportant conseil et service adaptés à la communauté de clients. Les activités de fabrication/production ainsi que de gestion de l’entreprise sont également impactés, en soutenant à leur échelle la création de cette communauté de clients, de cette proximité et de ces services additionnels.
Tendance : Circuit Court et Proximité
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- Les circuits courts et la proximité sont une tendance de fond, portée par la recherche de confiance, l’attachement au territoire et la volonté de soutenir une production locale, à laquelle les professionnels de l’alimentation de détail sont déjà sensibilisés.
- À horizon 2030–2035, les circuits courts et la proximité devraient renforcer la place de l’artisanat comme acteur central de la souveraineté alimentaire, de la confiance des consommateurs et de l’essor économique territorial. Les artisans capables de transformer cet ancrage territorial en levier de différenciation durable bénéficieront d’un avantage décisif.
- Des nouveaux modèles, basés sur la réduction des intermédiaires, le soutien aux producteurs et la réponse aux attentes élevées de traçabilité, durabilité et convenance, émergent déjà aujourd’hui : épiceries rurales, drives locaux, circuits courts digitalisés. Ils devraient prospérer à horizon 2030-2035.
- Cette tendance s’inscrit dans une logique sociétale et écologique plus large : relocalisation des filières, soutien à l’agriculture raisonnée, cohésion territoriale, et renforcement du lien social via le commerce de proximité.
Axe A : Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Des tensions de recrutement massives et durables 66% des entreprises anticipent des difficultés sur la production/fabrication, 59% sur la vente/conseil (source : enquête 268 entreprises) Cinq facteurs convergents aggravent durablement la situation
- Démographie défavorable : la baisse des naissances réduit mécaniquement le vivier de jeunes entrant en formation (constat déjà sensible auprès des CFA)
- Concurrence intersectorielle accrue : tous les secteurs se disputent les mêmes profils et rivalisent sur les conditions de travail (horaires réguliers, télétravail, rémunérations)
- Évolution du rapport au travail : les nouvelles générations recherchent sens, équilibre vie professionnelle/personnelle et reconnaissance, ce qui entre en tension avec les modèles organisationnels traditionnels (horaires décalés, amplitude, pénibilité)
- Déficit d'image persistant : certaines branches (poissonnerie, boucherie, charcuterie) souffrent d'idées reçues et d'une faible reconnaissance de l'apprentissage, contrairement à la pâtisserie ou la boulangerie valorisées médiatiquement
- Féminisation insuffisante : les stéréotypes de genre limitent l'attraction de profils féminins, réduisant ainsi le vivier disponible
Un besoin de « triple compétence » difficile à satisfaire
- Renouvellement chefs entreprise impose : savoir-faire techniques + compétences commerciales + gestion entreprise
- Parcours longs ne peuvent reposer uniquement sur le parcours classique existant : CAP/CS/BP ou BTM
Tendance : La cuisine du monde et les saveurs fusion
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- La cuisine du monde et les saveurs fusion s’installent durablement dans les pratiques alimentaires. Entre produits ayant intégré le quotidien des Français.es et créations inspirées par la haute pâtisserie ou la street food, cette tendance illustre la capacité du marché à intégrer l’exotisme dans l’offre courante.
- Cette tendance participe d’un mouvement social de fond vers la diversification des références culinaires, portée par l’influence durable de la mondialisation des goûts, la recherche d’une alimentation expérientielle, mêlant plaisir, découverte et identité. Le rôle des réseaux sociaux est structurant.
- À horizon 2030–2035, la cuisine du monde et les saveurs fusion devraient devenir un registre normalisé de l’offre alimentaire en France. Les artisans, notamment en pâtisserie, confiserie-chocolaterie et en charcuterie-traiteur, qui sauront combiner authenticité, créativité et identité de maison en feront un levier durable de différenciation et de rajeunissement de leur clientèle.
- La cuisine du monde et les saveurs fusion impactent fortement les achats, la production et la communication, en introduisant de nouveaux ingrédients, de nouvelles techniques et une forte dimension narrative.
Tendance : Conscience environnementale : tendance durable ou fatigue écologique ?
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- La prise de conscience environnementale de la part des consommateurs et des artisans est une tendance durable structurée par les attentes sociétales, les obligations réglementaires et les pressions climatiques.. Le sentiment de « fatigue écologique » n’en est pas moins vrai, reflétant les besoins de solutions concrètes, accessibles et équitables.
- Cette prise de conscience environnementale agit comme un fil rouge dans toutes les branches alimentaires, mais avec des intensités variables. Elle transforme profondément les métiers liés aux produits sensibles au climat et à l’image, tandis que les autres secteurs s’adaptent progressivement.
- Les emballages écologiques, en particulier la sortie progressive du plastique, deviennent un levier d’adaptation et de différenciation. La gestion des déchets et des invendus est également un sujet clé. Ces sujets gagneraient à être traitées au niveau des filières ou de collectifs territoriaux pour mutualiser les moyens déployés et réduire les coûts.
- À horizon 2030–2035, l’enjeu pour la filière artisanale sera de transformer ces contraintes en opportunités de différenciation et de proximité, en combinant sobriété, innovation et pédagogie auprès des clients. La visibilité des démarches déployées sera elle aussi clé.
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CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Cette stratégie fait évoluer les compétences attendues des activités de production/fabrication par la recherche de nouvelles techniques culinaires, la formulation de recettes ainsi que la réalisation d’expérimentations et d’adaptations. De nouvelles compétences émergent tels que la compréhension des qualités organoleptiques des produits et de la chimie des préparations. Cette stratégie fait évoluer également les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients car il est essentiel de mettre en avant les histoires culinaires des produits, tout en valorisant leur qualité artisanale et leur authenticité. Des techniques de storytelling et un rôle de prescripteur et pédagogue sont attendus des salariés en boutique.
Axe B : Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Le geste technique ne suffit plus à garantir la performance
- Savoir-faire techniques = cœur identité et valeur ajoutée irremplaçable, mais ne garantissent plus seuls la performance et compétitivité
- Contrainte économique croissante : coûts qui augmentent, marges qui s'effritent
Un socle de compétences hybrides désormais nécessaire (analyse des 12 tendances)
- Maîtriser simultanément : techniques traditionnelles + compétences numériques/technologiques (IA, réseaux sociaux, équipements automatisés) + commerciales/communication (storytelling, conseil client, animation communauté) + gestion/organisation (pilotage économique, RH, stratégie) + environnementales/RSE/QHSE (approvisionnement responsable, gaspillage, énergie)
Le numérique et l'IA : compétences critiques prioritaires ?
- Maîtrise du numérique et de l'IA = principal levier de compétitivité et d'efficacité à horizon 2030-2035
- Mais secteur reste globalement peu sensibilisé et peu formé : méconnaissance potentiel concret, crainte complexité technique, manque d'accompagnement
- Risque majeur : les artisans ne doivent pas devenir les parents pauvres de cette révolution (concurrents grandes surfaces, industriels vont s'en saisir)
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Tendance : Artisanat augmenté par l’Intelligence Artificielle et l’automatisation
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- L’intégration progressive de l’intelligence artificielle et de l’automatisation ne vise pas à remplacer le geste humain, mais à le compléter. L’IA et l’automatisation / robotisation légère n’affectent pas seulement le laboratoire : elles reconfigurent l’ensemble de la chaîne de valeur artisanale. Les impacts les plus forts concernent la production et les fonctions support, qui gagnent en efficacité et en régularité.
- Leur diffusion reste inégale et freinée par différents éléments : les coûts d’investissements, une certaine « technophobie » et méconnaissance des usages possibles, des besoins en formation élevés, un manque de main d’œuvre aux compétences hybride.
- À horizon 2030–2035, ces technologies devraient constituer des standards dans plusieurs métiers de bouche. L’artisanat se dirige vers un modèle hybride : un environnement où les technologies prennent en charge la régularité et l’optimisation, tandis que l’artisan demeure garant de l’authenticité, de la créativité et du lien de confiance avec le consommateur. Mais pour cela, un accompagnement renforcé et une sensibilisation des professionnels de la part des pouvoirs publics et des organisations professionnelles est nécessaire.
Méthode de l’étude
Méthode de réalisation de l'étude prospective sur les métiers de l'alimentation à horizon 2030-2035L'étude a été menée entre avril 2025 et mars 2026 par l'équipe projet du cabinet Elezia Conseil pour l'Observatoire des Métiers de l'Alimentation de détail. Elle a mobilisé des représentants des six branches professionnelles de l'alimentation de détail, des experts de la prospective autour de l'alimentation et du commerce, des organismes de formation ainsi que de nombreux professionnels des secteurs concernés. Trois phases ont été suivies :
- Une phase de cadrage de l'étude, de collecte documentaire et de données
- Une seconde phase d'analyse des tendances ainsi que de leurs impacts sur les métiers et les compétences, et d'identification d'axes prospectif d'évolution
- Une dernière phase dédiée au plan d'actions pour les branches professionnelles ainsi qu'à la création des livrables finaux.
Zoom sur notre méthode d'analyse des tendances : Nous avons réalisé un primo-diagnostic en chambre appuyé notamment sur des entretiens d'experts et de partenaires des secteurs de l'alimentation. Ce diagnostic a été confronté ensuite à la vision des professionnels au travers d'une enquête en ligne et d'entretiens terrain dans diverses villes françaises. Zoom sur notre méthode d'analyse d'impacts sur les métiers et les compétences : Nous avons sollicité des organismes de formation, CFA, écoles spécialisées qui ont permis de consolider les analyses faites par le cabinet à partir des données collectées. Un groupe de travail dédié emploi-compétences réalisé avec les représentants des branches a permis de stabiliser différents axes d'évolution prospectifs et nos scénarios Cap Artisans 2030.
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CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
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Sous-titre
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Tendance : Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- La tendance de l’utilisation et la communication sur les réseaux sociaux apparait comme une évolution majeure pour les professionnels de l’alimentation de détail. Les consommateurs cherchent à valoriser leur expérience alimentaire dans une logique identitaire, ce qui pousse le secteur à réinventer sa communication et son marketing en intégrant les codes visuels et culturels des réseaux sociaux. Si la créativité et la communication digitale sont au cœur de cette tendance, les achats et la production s’adaptent également pour offrir des produits conçus dès l’origine pour être partagés et relayés en ligne.
- La dynamique des produits « instagrammables » met aussi en lumière les limites d’une logique purement opportuniste. Courir derrière chaque tendance visuelle et la dupliquer sans valeur ajoutée n’est pas soutenable à long terme. La véritable force réside dans la capacité à innover, à surprendre et à créer des produits uniques qui incarnent une identité propre.
- À horizon 2030-2035, sans suivre les effets de mode sur les réseaux sociaux, les artisans de l’alimentaire devront s’être emparés des canaux digitaux et et des réseaux sociaux pour poursuivre une stratégie claire de communication digitale, fidéliser et attirer de nouveaux clients.
Tendance: L’essor des comportements alimentaires
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- Que ce soit du fait de contraintes subies (allergies, intolérance) ou de motivations propres à chacun, la diversité des comportements alimentaires monte en puissance. Ces nouvelles habitudes redéfinissent l’offre alimentaire et renforcent l’importance de la différenciation par l’adaptation nutritionnelle.
- Le régime protéiné voire hyper-protéiné est la tendance phare en France et à l’étranger. En parallèle, la réduction de la consommation en protéines animales et l’accès à des produits sans lactose et sans gluten sont les demandes principales. L’impact est notable sur les branches de la pâtisserie, glacerie, boulangerie-pâtisserie et charcuterie-traiteur.
- Cette tendance exerce une pression significative sur l’ensemble de la chaîne de valeur des artisans, et particulièrement sur la production et la communication où les pratiques de ventes doivent être repensées.
- À horizon 2030, cette dynamique devrait se renforcer, rendant incontournable la capacité des métiers de bouche à intégrer ces régimes dans leurs offres tout en préservant leurs savoir-faire et leur identité. Elle pourrait redéfinir l’équilibre entre métiers traditionnels et nouvelles offres alimentaires, en accentuant la concurrence mais aussi les opportunités de diversification.
Tendance : Alimentation équilibrée versus "comfort food"
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- Les Français.es arbitrent en permanence entre santé, équilibre nutritionnel et plaisir – réclamant ainsi indirectement un espace de marché où coexistent l’essor des produits sains et la vitalité des offres « comfort food » - offres très prisées dans un contexte économique et social en tension. L’équilibre entre ces deux pôles constitue un moteur majeur d’innovation et de segmentation du marché pour les entreprises de l’alimentaire.
- Si l’influence de cette tendance est transverse, elle s’exerce particulièrement sur les achats et la production, où les artisans doivent réussir à concilier attentes nutritionnelles et maintien du plaisir gustatif. La vente, le marketing et les fonctions support sont concernées au travers de la gestion des coûts et de la montée en compétences nécessaire pour mieux communiquer auprès des clients les nouvelles gammes de produits.
- Cette tendance oblige les métiers de bouche à repenser leurs approvisionnements et leurs procédés de fabrication. À horizon 2030-2035, l’enjeu sera de préserver l’identité culinaire française, tout en intégrant durablement les avancées nutritionnelles et les attentes sociétales autour du mieux-manger.
Tendance : Matières premières alternatives et foodtech
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- Les matières premières alternatives et la Foodtech progressent et représentent un levier stratégique d’innovation pour les métiers de l’alimentation. Leur diffusion, certes partielle - ouvre de nouvelles perspectives : farines de légumineuses en boulangerie, substituts aux œufs et produits laitiers en pâtisserie, gourmandises innovantes en confiserie, produits à base d’algues en poissonnerie.
- L’impact est particulièrement marqué sur les achats et la production, qui doivent composer avec des filières émergentes, des coûts plus élevés et des défis techniques de reformulation. Les branches sucrées apparaissent comme les plus exposées.
- À horizon 2030–2035, ces solutions devraient s’imposer comme des compléments stratégiques aux matières premières originales, notamment face à la tension économique, la raréfaction des matières premières et la prégnance des enjeux environnementaux sur certaines filières.
- La réussite de cette tendance dépendra d’une part de la capacité des filières à produire en volume et en fiabilité, et de la capacité des artisans à traduire ces innovations en recettes attractives sans diluer leur identité culinaire.
Tendance : Diversification des canaux de distribution
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- La diversification des canaux se traduit par une combinaison d’innovations numériques (plateformes, click & collect) et de solutions physiques (distributeurs, tournées, foodtrucks).
- Les attentes de la clientèle diffèrent fortement entre les zones rurales et urbaines et il est nécessaire d’apporter des solutions faciles et proportionnées aux besoins remontés. Réfléchir en collectif, dans une logique de multi-producteurs à une échelle locale peut s’avérer très pertinent pour répondre aux défis économiques et logistiques engendrés.
- La diversification des canaux impose une réorganisation transversale de la chaîne de valeur. Les impacts les plus forts concernent les métiers de la commercialisation et les fonctions support, qui doivent intégrer de nouvelles compétences numériques et logistiques.
- À horizon 2030–2035, la diversification des canaux devrait devenir un standard de marché. Elle ne supposera pas d’adopter tous les canaux à la fois, mais d’opérer des choix stratégiques : construire des modèles hybrides, combinant deux ou trois canaux adaptés au métier et au territoire, afin de conjuguer accessibilité, rentabilité et cohérence avec l’identité artisanale.
Tendance : Traçabilité et transparence
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- La transparence et la traçabilité deviennent des facteurs de compétitivité majeurs et les secteurs liés aux matières premières les plus sensibles (viande, poisson, cacao) doivent s’adapter en priorité. Cette évolution constitue une opportunité pour les artisans locaux : ceux capables de prouver une origine régionale, des pratiques artisanales ou une fabrication maison maîtrisée pourront se différencier durablement.
- La traçabilité et la transparence s’imposent à tous les niveaux de la chaîne de valeur. À horizon 2030-2035, la capacité des entreprises à intégrer ces exigences réglementaires et des consommateurs sans complexifier excessivement leur organisation sera un véritable facteur de compétitivité.
- Transparence et traçabilité riment également avec mise en visibilité : pour faire de ces exigences des arguments de compétitivité, les entreprises de l’alimentation doivent communiquer efficacement sur leurs engagements.
- Au des difficultés remontées en matière de coûts, de complexité de mise en œuvre et de suivi des évolutions règlementaires, les innovations technologiques semblent être un cap nécessaire à suivre. Néanmoins, elles nécessitent des investissements et une acculturation qui ne peuvent être portées que collectivement, en groupement, filière ou branche.
Sous-titre
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CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Tendance : Hybridation des boutiques
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
- L’hybridation des boutiques s’impose progressivement dans l’alimentation de détail, en zone urbaine et en milieu rural. Elle traduit une transformation structurelle des métiers de bouche : la boutique devient un espace multifonction combinant commerce, restauration, expérience et parfois animation afin de prolonger la relation avec le client au-delà de l’acte d’achat.
- L’hybridation reconfigure toute la chaîne de valeur mais les impacts les plus forts concernent la production et surtout la vente/communication, où l’expérience client devient un levier majeur de différenciation.
- Les formes d’hybridation varient selon les métiers et les territoires : salons conviviaux en boulangerie-pâtisserie, bars à chocolat et ateliers immersifs en confiserie, restaurants en boucherie, espaces dégustation en poissonnerie ou en charcuterie-traiteur, formats multi-services en zones rurales. Cette évolution suppose toutefois des investissements, une organisation plus complexe et une gestion renforcée des contraintes réglementaires.
- À horizon 2030–2035, l’hybridation devrait s’imposer comme un standard de proximité. Seuls les artisans en maîtrisant l’équilibre – entre expérience, rentabilité et identité de métier – en feront un levier de différenciation.
Objectifs de l’étude
- Identifier et qualifier les transformations attendues pour les activités du secteur et ses métiers au regard des différentes tendances démographiques, économiques, culturelles, politico-légales, environnementales et technologiques à l’œuvre ou attendues
- Aiguiller les différents acteurs dans l’anticipation de ces tendances et la prise de décisions notamment en matière de formation et de développement des compétences des professionnels du secteur.
- Partager des leviers actionnables et leurs conditions de réussite pour orienter les acteurs (branches et entreprises) et sécuriser les parcours des salariés.
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Etude prospective Alimentation 2030
Ambassador
Created on May 21, 2026
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Étude prospective des métiers de l’alimentation à horizon 2030 et 2035
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
Objectifs de l’étude
Méthodologie de l'étude
Confiserie, chocolaterie, biscuiterie
Boulangerie-pâtisserie artisanale
Pâtisserie et glacier
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
Boucherie
Charcuterie de détail - Traiteur
Poissonnerie
L’Observatoire des métiers de l’alimentation de détail conduit une étude prospective sur l’évolution des métiers de l’alimentation de détail à horizon 2030-2035. Cette étude vise à dessiner une vision prospective du secteur de l’alimentation de détail et de ses activités de manière transverse et spécifique à chacune des branches professionnelles à court-moyen terme (2030) et long-terme (2035) que les professionnels du secteur pourront appréhender selon leurs besoins et leurs réalités, et identifier les impacts sur les emplois et compétences. Six branches professionnelles sont étudiées, à savoir :
PLAN D’ACTIONS
CAP ARTISANS 2030 :
Trois stratégies d’adaptations pour les artisans
ANALYSE TENDANCES
Douze tendances clés
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Douze tendances identifiées et analysées sur les grandes activités de la chaîne de valeur des entreprises ainsi que déclinées sur les 6 secteurs professionnels
Conscience environnementale : tendance durable ou « fatigue écologique » ?
Alimentation équilibrée vs comfort food
Les nouveaux « comportements alimentaires »
Traçabilité et transparence
Matières premières alternatives et foodtech
Circuit court et proximité
Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
Artisanat augmenté par l’intelligence artificielle et l’automatisation
Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
Diversification des canaux de distribution
La cuisine du monde et saveurs fusion
Hybridation des boutiques
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Tendance : Circuit Court et Proximité
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La proximité s’impose comme une réponse multifacette aux attentes des consommateurs : désir de circuits courts, traçabilité accrue, lien humain et ancrage territorial solide. Elle combine quatre dimensions :
- La proximité physique, incarnée par la présence de commerces de quartier, épiceries de proximité et initiatives mobiles.
- La proximité fonctionnelle, qui se traduit par une offre accessible et simplifiée (horaires étendus, commandes digitales, retrait pratique).
- La proximité relationnelle, fondée sur des relations de confiance, des interactions fréquentes et un service personnalisé générant fidélité.
- La proximité émotionnelle, liée à l’attachement à un lieu, une culture ou des valeurs partagées, consolidée par un marketing affectif et identitaire.
Derrière cette tendance se profile une revalorisation de l’artisanat : la proximité est vécue comme une garantie de qualité, respectueuse de l’environnement et vectrice de cohésion sociale locale. Les artisans alimentaires doivent pleinement exploiter et valoriser ces quatre dimensions de la proximité avec la même intensité. Si la proximité physique reste leur atout historique, c'est la combinaison équilibrée des trois autres proximités qui constitue désormais leur véritable facteur différenciant.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Impact fort
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Traçabilité et transparence
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Les exigences de transparence et de traçabilité autour des produits alimentaires se sont fortement accrues. Elles sont nourries par :
- Des exigences sociétales : les consommateurs ont des attentes fortes qui intègrent des aspects plus larges que la sécurité : origine des matières premières, composition, conditions de fabrication, bien-être animal, impacts sociaux et environnementaux. Si davantage de « preuves à l’achat » sont réclamées par les consommateurs, ces derniers se disent parfois saturés ou sceptiques face à la multiplication des labels et au risque de greenwashing.
- Des exigences réglementaires : le cadre réglementaire ne cesse d’être renforcé. Les entreprises de l’alimentaire doivent faire face à cette complexification constante et appliquer les directives à leurs échelles (règlement INCO...)
Pour répondre à ces enjeux et assurer la traçabilité des produits, les progrès technologiques et la montée en puissance des outils numériques représentent une opportunité intéressante : logiciels HACCP (Analyse des dangers et maîtrise des points critiques), QR codes, blockchain, étiquetage enrichi sont autant de solutions – souvent onéreuses - permettant de tracer avec davantage de sûreté les produits. Les exigences de transparences et traçabilité sont l’une des tendances phares d’ici 2030 – 2035. Elles sont des vecteurs de fidélisation de la clientèle et donc de développement économique.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Impact fort
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Alimentation équilibrée versus "comfort food"
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Une tension forte existe entre la volonté grandissante des consommateurs d’avoir accès à une alimentation équilibrée et sainte, et l’attrait de la « comfort food » – ces produits sucrés, gras ou « doudou » – qui restent largement ancrés dans les habitudes alimentaires.
- La première, qui se diffuse depuis la pandémie de la COVID-19 est notamment portée par une volonté politique (par exemple avec le déploiement du nutriscore) et se traduit dans les habitudes de consommation par l’achat de produits bio, de saison, peu transformés ou peu sucrés.
- La seconde s’inscrit dans une logique de consommation portée par le plaisir immédiat et accentuée par des facteurs externes tels que le besoin de réconfort émotionnel, accentué par le stress, l’incertitude économique et la quête de plaisirs accessibles.
Si ces deux dynamiques coexistent dans les pratiques quotidiennes, orientant ainsi les choix d’achats des consommateurs, la polarisation des profils s’accentue : certains s’engagent vers une alimentation plus responsable et équilibrée, tandis que d’autres privilégient la simplicité, le réconfort immédiat ou le coût maîtrisé. Pour les acteurs de l’alimentation de détail, cette tendance influence de manière exacerbée les habitudes de consommation, les obligeant ainsi à faire des choix stratégiques dans leurs gammes de produits proposés e à innover.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance : Conscience environnementale : tendance durable ou fatigue écologique ?
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La prise de conscience environnementale s’impose comme une composante structurante de l’alimentation redéfinissant l’exercice des métiers de bouche. Du côté des consommateurs, cette prise de conscience se traduit dans les pratiques d’achats par une progression des ventes de produits végétaux, une légère baisse du bio pour un report vers les circuits de confiance (artisans, marchés), une préférence pour les produits locaux, de saison. Plus marquée dans les villes, cette tendance a son pendant : la fatigue écologique - les injonctions imposées aux consommateurs sont parfois jugées trop nombreuses obligeant les boutiques à maintenir un certain équilibre dans leurs offres et la communication qu’ils font autour. Au-delà de l’origine et de la composition des produits, les enjeux environnementaux en matière d’alimentation trouvent une application dans les questions du gaspillage alimentaire, de la gestion des invendus ou encore dans la réduction des emballages alimentaires plastiques. En plus de ces nouveaux standards, le changement climatique affecte directement les entreprises de l’alimentation de détail au travers de la hausse du prix des matières premières et de l’énergie. Deux mouvements s’opèrent : une montée de la conscience environnementale portée par la société, la réglementation et en face, un risque de désengagement si les démarches sont perçues comme trop contraignantes et peu bénéfiques.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Achats / Fournisseurs
Production / Fabrication
Impact modéré
Impact fort
Production / Fabrication
Impact modéré
Vente / Communication
Impact modéré
QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
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Tendance: Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
Le prêt-à-consommer et la consommation nomade occupent une place centrale dans les habitudes de consommation des Français.es. Ces phénomènes sont portés par le besoin de praticité et de rapidité. Ils remodèlent le rôle des commerces alimentaires de proximité notamment dans les grandes villes, vers des espaces hybrides entre espace de vente et espace de restauration rapide. Plusieurs moteurs structurent cette tendance :
- Moteur sociétal et démographique : fragmentation des ménages, accélération des rythmes de vie, et habitudes de consommation de la Gen Z (nés à la fin des années 90)
- Moteur organisationnel et culturel : télétravail et déjeuner « sur le pouce », mais aussi partage de repas rapides avec ses collègues avec le retour en présentiel
- Moteur économique : coût moins élevé du prêt-à-consommer
- Moteur fonctionnel : des attentes pour différents moments de la journées (petit déjeuner, goûter …) compatibles avec le prêt-à-consommer.
Si cette tendance constitue une opportunité économique pour les commerces de proximité, son développement s’accompagne aussi de difficultés organisationnelles, de production et d’approvisionnement (nouvelles gammes de produits, équipements...), en matière de conformité (respect des normes d’hygiène) ou encore en matière de ressources humaines (nouvelles compétences en nutrition, technique, marketing, communication spécifique recherché).QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
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Tendance: L’essor des comportements alimentaires
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’essor des comportements alimentaires trouve deux causes distinctes : d’une part les contraintes subies par les consommateurs (intolérances, allergies) qui obligent l’adoption de régimes particuliers et d’autre part les motivations en matière de santé, bien-être, confort digestif, convictions écologiques qui affectent également les habitudes de consommation et pratiques d’achats. On note :
- Une baisse progressive de la consommation de viande : la montée en puissance des régimes flexitarien, végétarien et végétalien influence les comportements alimentaires en particulier chez les jeunes générations.
- Les comportements alimentaires « sans » (sans gluten, sans lactose) continuent de se développer associés à des bénéfices de confort ou de prévention. Cette tendance vers le « mieux manger » s’incarne aussi dans la réduction de consommation des produits sucrés ou ultra-transformés.
- Un intérêt de plus en plus marqué pour les produits riches en protéines dont la mention « high protein » est visible dans de nombreux produits du quotidien.
Cette diversité est un défi pour les professionnels, appelés à adapter leurs savoir-faire, leurs recettes et leur communication à une clientèle de plus en plus fragmentée. La complexité réside dans le choix des matières premières l’adaptation des process et la création de formules (goût, texture, conservation).QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
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Tendance : Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’attrait pour les produits « instagrammables » illustre l’influence grandissante des réseaux sociaux dans les choix alimentaires, particulièrement chez les jeunes générations. L’esthétique devient un critère d’achat à part entière, renforcé par la viralité de contenus culinaires sur Instagram et TikTok et par le rôle prescripteur des créateurs de contenus. Cette dynamique se traduit par :
- Des engouements rapides mais éphémères stimulés par la peur de manquer une tendance. Le succès peut perdurer si le produit répond aux attentes gustatives, et si le commerce fait preuve d’une réactivité extrême en matière de stocks et de logistique.
- Une innovation accélérée : les professionnels devant ajuster leurs recettes et leur communication pour capter ou accompagner ces effets de mode.
- Une visibilité renforcée : chaque consommateur pouvant devenir un relais de communication via le partage de photos.
Pour les artisans, cette tendance oblige à intégrer davantage les codes des réseaux sociaux : soigner le visuel des produits, communiquer en ligne, créer une image moderne et fédérer une communauté. Elle reste toutefois perçue comme modérément structurante, davantage marquée dans les grandes villes et dans les structures dotées de compétences en communication.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Vente / Communication
Impact fort
Fonctions supports
Impact faible
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Tendance : Diversification des canaux de distribution
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La diversification des canaux de distribution traduit la réalité d’un consommateur devenu omnicanal, oscillant entre boutique physique, formats mobiles et solutions numériques pour accéder aux produits « où il veut, quand il veut ». Portée par la généralisation du click & collect, de la livraison ou des distributeurs automatiques, cette tendance s’adapte fortement aux territoires : formats mobiles et circuits courts en zones rurales, solutions digitalisées en zones urbaines. Est observé :
- Une multiplicité de points d’accès : click & collect, e-commerce local, foodtrucks, tournées, distributeurs s’ajoutant aux points de vente
- Une réponse aux besoins de praticité, d’instantanéité et de continuité de service attendus par la clientèle
- Une dissociation accrue entre lieu de production et point de vente permettant mutualisation entre boutiques, commerces et optimisation
- Une utilisation accrue des outils numériques pour gérer les commandes, le marketing et l’expérience client.
Cette diversification des canaux de distribution représente une opportunité d’élargissement de clientèle mais impose aux professionnels de choisir les bons canaux pour maîtriser coûts, organisation et identité artisanale.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact fort
Vente / Communication
Impact fort
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Tendance : Hybridation des boutiques
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’hybridation des boutiques se généralise dans l’alimentation de détail : la boutique n’est plus seulement un lieu de vente, mais un espace multifonction mêlant consommation sur place, découverte, services et parfois univers non alimentaires. L’objectif est double : mieux valoriser l’espace physique et répondre à la demande croissante d’achats « à l’occasion » dans un contexte de consommation mobile et hédoniste. Cette hybridation peut prendre plusieurs formes :
- Une hybridation intra-métier : des lieux multifonctions par l’intégration d’activités complémentaires comme les boulangerie-café, la boucherie-traiteur ou l’atelier poissonnerie-dégustation offrant des espaces de convivialité ;
- Des formats inter-secteurs inspirés des concept-stores, avec une ouverture sur d’autre secteurs d’activités (librairie-boulangerie, chocolaterie-fleuriste …)
- Des usages différenciés selon les territoires - concepts premium en milieu urbain, commerces multi-activités en zones rurales
Surtout, l’hybridation devient un véritable levier stratégique, en renforçant la fidélisation et en augmentant le panier moyen grâce à des expériences plus complètes. Ainsi elle offre des opportunités de différenciation mais suppose des investissements, une gestion plus complexe et une diversification des compétences au sein des équipes.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Fonctions supports
Impact modéré
Vente / Communication
Impact fort
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Tendance : Matières premières alternatives et foodtech
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’essor des matières premières alternatives — protéines végétales, farines de légumineuses, algues, fermentation ou culture cellulaire — ainsi que les innovations issues de la Foodtech ouvrent un nouveau champ de transformation pour l’alimentation artisanale. Cette dynamique, encore émergente, répond à des enjeux économiques (volatilité des cours du blé, du cacao, des produits laitiers), environnementaux (réduction de l’impact carbone, préservation des ressources) et sociétaux (attentes de santé, naturalité, diversité nutritionnelle). Elle s’appuie sur une croissance soutenue du secteur des protéines alternatives, portée par les investissements publics et privés, et sur les premières applications concrètes qui se diffusent dans les métiers de bouche. La Foodtech joue un rôle déterminant, grâce à la fermentation de précision ou à l’usage de l’intelligence artificielle pour améliorer goût, texture, stabilité ou compétitivité. Pour autant, la tendance reste perçue comme lointaine par les artisans et des limites subsistent - acceptabilité des consommateurs, capacité des filières à produire en volume, maîtrise technique. À horizon 2030 -2035, ces alternatives ne remplaceront pas les matières traditionnelles, mais pourraient devenir un complément stratégique permettant aux artisans de diversifier leurs gammes et de répondre aux attentes nutritionnelles et environnementales émergentes.
QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact fort
Achats / Fournisseurs
Impact fort
Vente / Communication
Impact faible
Fonctions supports
Impact faible
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Tendance : Artisanat augmenté par l’Intelligence Artificielle et l’automatisation
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
L’intégration progressive de l’IA et de l’automatisation transforme l’artisanat alimentaire, non pas en remplaçant le geste mais en renforçant la régularité, la maîtrise des normes d’hygiène et l’organisation quotidienne. Ces technologies répondent à des enjeux de main-d’œuvre, de traçabilité et de pression économique, tout en améliorant le confort de travail. Cette tendance influence « positivement » :
- Les activités des laboratoires et les activités de production : réalisation de gestes techniques répétitifs (enrobage, découpe), optimisation des cycles de production et ajustement des volumes aux fluctuations de la demande, renfort de la traçabilité des produits, perspectives d’innovations produits (suggestion de dosage ou association grâce à l’IA)
- Les activités en lien avec la gestion de l’entreprise et les charges organisationnelles : automatisation de la facturation, gestion prévisionnelle des stocks et achats, comptabilité etc.
Encore timidement adoptée, cette dynamique reste freinée par les coûts d’équipement, les besoins de formation et la méconnaissance des usages concrets. Elle ouvre toutefois un potentiel réel pour améliorer l’efficacité et accompagner les artisans dans un contexte de contraintes croissantes, à condition d’être soutenue par un accompagnement adapté.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact modéré
Vente / Communication
Impact modéré
Fonctions supports
Impact fort
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Tendance : La cuisine du monde et les saveurs fusion
DE QUOI PARLE-T-ON POUR LES ARTISANS DE L’ALIMENTATION DE DÉTAIL ?
La cuisine du monde et les saveurs fusion occupent une place croissante dans les pratiques alimentaires, portées par la mondialisation des goûts, les réseaux sociaux et la recherche d’expériences culinaires plus originales. Elles répondent à une double attente des consommateurs : l’envie d’authenticité et de découverte d’une part, et la recherche de créativité ou de renouveau d’autre part. Cette tendance s’appuie sur :
- Une forte progression de la consommation de cuisines du monde et de leurs condiments, particulièrement chez les jeunes générations, qui jouent un rôle moteur dans l’expérimentation et dans le renouvellement de l’offre.
- L’usage croissant des réseaux sociaux qui renforce ce mouvement en amplifiant la visibilité de recettes, de formats et de saveurs, contribuant à leur diffusion dans tous les circuits : pâtisserie, snacking, traiteurs ou restauration rapide.
Elle constitue un levier de différenciation important pour les artisans, permettant de diversifier la clientèle et d’élargir les gammes de produits. Pour autant, cette dynamique implique une vraie maîtrise culturelle, un sourcing spécifique et un savoir-faire adapté pour éviter des propositions trop superficielles ou déconnectées de leur origine culinaire. À ce titre, elle ouvre des opportunités, mais exige un travail de veille, de formation et d’ajustement précis des recettes.QUELS IMPACTS CONCRETS SUR LES ACTIVITÉS ?
Production / Fabrication
Impact modéré
Achats / Fournisseurs
Impact faible
Vente / Communication
Impact modéré
Fonctions supports
Impact faible
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CAP ARTISANS 2030 : Trois stratégies complémentaires pour accompagner l’évolution de votre boulangerie-pâtisserie artisanale
Face à ces tendances, CAP ARTISANS 2030 vous permet de vous préparer en vous appuyant sur trois stratégies concrètes et complémentaires. En tant qu’artisans, elles vous aideront à développer et assurer la pérennité économique de votre entreprise :
1.
UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
2.
UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
3.
UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
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1.
CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
Explication de la stratégie
- La clientèle, de plus en plus nomade, attend des produits prêt-à-consommer et des plats préparés faits maison, savoureux, variés et surprenants.
- Cette même clientèle souhaite trouver des produits adaptés à ses choix alimentaires, lui permettant de prendre soin de sa santé, tout en s’accordant des moments de plaisir.
Cette stratégie d’évolution met l’accent sur le prêt-à-consommer, l’activité de traiteur et la réponse aux nouvelles attentes des clients liés à leurs comportements alimentaires et à la recherche de découvertes gustatives. Les artisans de l’alimentation se positionnent comme des précurseurs d’une alimentation sur-mesure, riche en découvertes culinaires.Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des revenus par l’élargissement de l’offre et la vente de produits à forte valeur ajoutée
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Explication de la stratégie
- Les clients souhaitent pouvoir acheter et consommer partout, à tout moment.
- Ils mixent totalement les canaux digitaux et l’expérience en magasin. Ils lisent des avis en ligne, analysent les réseaux sociaux, commandent sur le site e-commerce, et se rendent en magasin où ils veulent poursuivre l’expérience sans friction.
- Dans une logique de réduction de leur coûts et simplification de leurs activités, les artisans modernisent et optimisent leur boutique.
- En parallèle, les salariés souhaitent voir évoluer les modes d’organisation et de management.
Cette stratégie d’évolution met l’accent sur la digitalisation et l’intégration de nouveaux outils automatisés ou d’IA. Les artisans de l’alimentation souhaitent offrir une expérience client omnicanale et pousser l’innovation pour améliorer la gestion de l’entreprise. En parallèle, les salariés souhaitent également voir évoluer les modes d’organisation et de management, par l’utilisation notamment des outils numériques.Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des ventes grâce aux nouveaux canaux de distribution
Baisse des coûts liés aux achats, aux process et à la production
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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3.
CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Explication de la stratégie
- Les clients sont en demande d’échanges, de proximité et de partages au sein de leur localité.
- Ils valorisent les circuits courts et soutiennent les acteurs locaux : cela donne du sens à leur consommation.
- Ils attendent de la transparence et de l’authenticité pour renforcer leur sentiment d’appartenance à une communauté.
Cette stratégie d’évolution répond aux besoins d’échanges, de proximité et de partages portés par la clientèle aujourd’hui dans une logique de commerce de proximité à une échelle locale. Circuits courts et soutien aux filières locales donnent du sens aux produits et services proposés. Les artisans de l’alimentation souhaitent déployer des lieux de vie hybrides et ancrés territorialement, fédérant leur communauté.Quels impacts de cette stratégie sur le modèle économique des boutiques ?
Hausse des revenus par l’ouverture de nouveaux flux (RS, boutique hybride)
Baisse des coûts liés aux achats et au transport
Quels impacts de cette stratégie sur les métiers ?
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
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Un plan d'action structurant pour l'avenir du secteur
Les trois axes de recommandations présentés dans le dossier forment un ensemble cohérent et interdépendant, répondant simultanément aux enjeux internes (renouvellement effectifs, montée en compétences, fidélisation des salariés ) et externes (attentes consommateurs, transformation digitale, écologique, règlementaire) du secteur de l'alimentation artisanale et de proximité.
Axe A
Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Axe C
Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
Axe B
Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Soutenir la transformation stratégique des entreprises
Renforcer l’employabilité et adaptabilité au travers de compétences hybrides indispensables
Sécuriser le renouvellement des compétences et des effectifs
Proposition de déploiement dans le temps des recommandations
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Axe A : Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Comment les secteurs peuvent-ils attirer, former et fidéliser les talents nécessaires pour assurer le renouvellement de leurs effectifs et la transmission de leurs savoir-faire à horizon 2030-2035 ?
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Les recommandations
Horizon de déploiement
R1 Renforcer la communication sur l'attractivité des métiers R2 Élargir et diversifier les viviers de recrutement (reconversions, publics éloignés de l'emploi, profils féminins, travailleurs étrangers) R3 Valoriser et créer des certifications / formations autour de la vente, comme « portes d'entrée » aux secteurs R4 Structurer l'accompagnement à la transmission et à la reprise d'entreprise
2028-2030
2028-2030
2026-2027
2028-2030
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Axe B : Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Comment doter les professionnels des compétences hybrides nécessaires pour conjuguer excellence technique, performance économique et adaptation aux transformations, tout en préservant l'ADN artisanal et la proximité qui font la valeur des secteurs ?
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Les recommandations
Horizon de déploiement
2026-2027
R5 Accompagner la transformation des entreprises et mettre en place un véritable parcours de formation à l'intelligence artificielle adapté aux secteurs de l’alimentation de détail R6 Former aux compétences de gestion d'entreprise et de management R7 Développer les compétences liées à la transition écologique et aux nouvelles pratiques durables R8 Former à la vente et à la communication adaptée aux produits des secteurs
2026-2027
2028-2030
2026-2027
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Axe C : Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
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Comment doter les secteurs d'outils de veille mutualisés et former les professionnels à traduire les tendances en opportunités de développement ?
Les recommandations
Horizon de déploiement
R9 Déployer un dispositif pérenne de veille et de sensibilisation aux tendances, animé par l’Observatoire prospective des métiers et des qualifications dans les métiers de l'alimentation R10 Accompagner l'appropriation des nouveaux régimes et comportements alimentaires R11 Animer des communautés professionnelles apprenantes R12 Promouvoir et valoriser la proximité, faciliter les dynamiques territoriales et les filières locales au travers de l’enjeu formation
2026-2027
2028-2030
2028-2030
Au delà de 2030
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Étude prospective des métiers de l’alimentation à horizon 2030 et 2035
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Tendance: Le prêt-à-consommer et la consommation nomade
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Axe C : Sensibiliser et accompagner les entreprises face aux tendances sectorielles et aux attentes des consommateurs en évolution constante
Environnement consumériste complexe et mouvant
- Tendances contradictoires : alimentation équilibrée vs comfort food | conscience écologique vs "fatigue écologique" | authenticité vs produits instagrammables
- Segmentation accrue : profils hétérogènes (engagés durables, hédonistes, pragmatiques prix, explorateurs, contraints régimes ou habitudes alimentaires)
- Volatilité : modes émergent/disparaissent en quelques semaines (ex: Dubai Chocolate), difficile d'anticiper investissements
- Pression informationnelle : consommateurs surinformés mais mal informés, attendent éclairage/conseil/rassurance des artisans
TPE sans moyens de veille stratégique- Grandes entreprises ont départements dédiés (marketing, innovation, veille)
- Entreprises artisanales subissent évolutions plutôt que les anticiper
- Risques : opportunités manquées OU investissements dans tendances passagères
Manque de formation initiale ou continue sur les grandes tendances de consommation et leur application à la production / vente2.
CAP ARTISANS 2030 : UNE ENSEIGNE INNO-VANTE ET CONNECTÉE
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Bien que cette stratégie impacte aussi les activités de production, elle fait évoluer le plus fortement les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients. Le déploiement d’une expérience client omnicanale impose une évolution de la posture, des activités et des compétences requises des salariés en boutique (gestion de nouveaux canaux de distribution, personnalisation, outils digitaux…). En parallèle, cet axe stratégique tend à faire évoluer les activités de management et de gestion de l’entreprise qui sont les principales activités où l’IA et les outils numériques offrent des gains majeurs de facilitation et d’automatisation permettant d’alléger la charge administrative et de gestion. L’anticipation des tendances, l’analyse fine de données consommateurs ou encore l’accompagnement à la montée en compétences des salariés sont autant de sujets à déployer.
3.
CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Cette stratégie fait évoluer fortement les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients. La boutique devient un lieu d’expérience, où l’accueil, le conseil et la mise en scène renforcent une relation client plus immersive. Il est attendu des vendeurs-conseils de partager les valeurs et le positionnement de la boutique et de savoir entretenir une relation client de proximité tout en apportant conseil et service adaptés à la communauté de clients. Les activités de fabrication/production ainsi que de gestion de l’entreprise sont également impactés, en soutenant à leur échelle la création de cette communauté de clients, de cette proximité et de ces services additionnels.
Tendance : Circuit Court et Proximité
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Axe A : Soutenir et anticiper les besoins en recrutement des secteurs
Des tensions de recrutement massives et durables 66% des entreprises anticipent des difficultés sur la production/fabrication, 59% sur la vente/conseil (source : enquête 268 entreprises) Cinq facteurs convergents aggravent durablement la situation
- Démographie défavorable : la baisse des naissances réduit mécaniquement le vivier de jeunes entrant en formation (constat déjà sensible auprès des CFA)
- Concurrence intersectorielle accrue : tous les secteurs se disputent les mêmes profils et rivalisent sur les conditions de travail (horaires réguliers, télétravail, rémunérations)
- Évolution du rapport au travail : les nouvelles générations recherchent sens, équilibre vie professionnelle/personnelle et reconnaissance, ce qui entre en tension avec les modèles organisationnels traditionnels (horaires décalés, amplitude, pénibilité)
- Déficit d'image persistant : certaines branches (poissonnerie, boucherie, charcuterie) souffrent d'idées reçues et d'une faible reconnaissance de l'apprentissage, contrairement à la pâtisserie ou la boulangerie valorisées médiatiquement
- Féminisation insuffisante : les stéréotypes de genre limitent l'attraction de profils féminins, réduisant ainsi le vivier disponible
Un besoin de « triple compétence » difficile à satisfaireTendance : La cuisine du monde et les saveurs fusion
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance : Conscience environnementale : tendance durable ou fatigue écologique ?
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
1.
CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
Quels impacts de cette stratégie sur les compétences ?
Cette stratégie fait évoluer les compétences attendues des activités de production/fabrication par la recherche de nouvelles techniques culinaires, la formulation de recettes ainsi que la réalisation d’expérimentations et d’adaptations. De nouvelles compétences émergent tels que la compréhension des qualités organoleptiques des produits et de la chimie des préparations. Cette stratégie fait évoluer également les compétences attendues des activités de vente et commercialisation auprès des clients car il est essentiel de mettre en avant les histoires culinaires des produits, tout en valorisant leur qualité artisanale et leur authenticité. Des techniques de storytelling et un rôle de prescripteur et pédagogue sont attendus des salariés en boutique.
Axe B : Se former aux compétences critiques à horizon 2030-2035
Le geste technique ne suffit plus à garantir la performance
- Savoir-faire techniques = cœur identité et valeur ajoutée irremplaçable, mais ne garantissent plus seuls la performance et compétitivité
- Contrainte économique croissante : coûts qui augmentent, marges qui s'effritent
Un socle de compétences hybrides désormais nécessaire (analyse des 12 tendances)- Maîtriser simultanément : techniques traditionnelles + compétences numériques/technologiques (IA, réseaux sociaux, équipements automatisés) + commerciales/communication (storytelling, conseil client, animation communauté) + gestion/organisation (pilotage économique, RH, stratégie) + environnementales/RSE/QHSE (approvisionnement responsable, gaspillage, énergie)
Le numérique et l'IA : compétences critiques prioritaires ?Cliquez pour télécharger la fiche dédiée :
Tendance : Artisanat augmenté par l’Intelligence Artificielle et l’automatisation
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Méthode de l’étude
Méthode de réalisation de l'étude prospective sur les métiers de l'alimentation à horizon 2030-2035L'étude a été menée entre avril 2025 et mars 2026 par l'équipe projet du cabinet Elezia Conseil pour l'Observatoire des Métiers de l'Alimentation de détail. Elle a mobilisé des représentants des six branches professionnelles de l'alimentation de détail, des experts de la prospective autour de l'alimentation et du commerce, des organismes de formation ainsi que de nombreux professionnels des secteurs concernés. Trois phases ont été suivies :
- Une phase de cadrage de l'étude, de collecte documentaire et de données
- Une seconde phase d'analyse des tendances ainsi que de leurs impacts sur les métiers et les compétences, et d'identification d'axes prospectif d'évolution
- Une dernière phase dédiée au plan d'actions pour les branches professionnelles ainsi qu'à la création des livrables finaux.
Zoom sur notre méthode d'analyse des tendances : Nous avons réalisé un primo-diagnostic en chambre appuyé notamment sur des entretiens d'experts et de partenaires des secteurs de l'alimentation. Ce diagnostic a été confronté ensuite à la vision des professionnels au travers d'une enquête en ligne et d'entretiens terrain dans diverses villes françaises. Zoom sur notre méthode d'analyse d'impacts sur les métiers et les compétences : Nous avons sollicité des organismes de formation, CFA, écoles spécialisées qui ont permis de consolider les analyses faites par le cabinet à partir des données collectées. Un groupe de travail dédié emploi-compétences réalisé avec les représentants des branches a permis de stabiliser différents axes d'évolution prospectifs et nos scénarios Cap Artisans 2030.1.
CAP ARTISANS 2030 : UNE OFFRE DU GOÛT SUR-MESURE
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Sous-titre
Sous-titre
Tendance : Les achats tendances : faut-il des produits instagrammables ?
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance: L’essor des comportements alimentaires
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance : Alimentation équilibrée versus "comfort food"
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance : Matières premières alternatives et foodtech
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance : Diversification des canaux de distribution
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Tendance : Traçabilité et transparence
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Sous-titre
3.
CAP ARTISANS 2030 : UN LIEU DE VIE POUR FAIRE COMMUNAUTÉ
Tendance : Hybridation des boutiques
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QUOI RETENIR POUR PRÉPARER 2030-2035 ?
Objectifs de l’étude
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