les maladies sexuellement transmissibles
gonococcie
sida
syphilis
chlamydiae
papillomavirus
hépatites B et D
graphique du nombre de personnes qui ont eu ses maladies au court de l'année 2024
legende
vih-sida
chlamydiae
syphilis
gonococcie
papillomavirus
hépatites b et d
chlamydiae
La chlamydia est une maladie sexuellement transmissible , elle se transmet principalement avec des rapports sexuels vaginaux , oraux et anaux. La moitié des cas (hommes ou femmes) sont asymptomatiques. Chez l’homme, l’incubation dure de 7 à 10 jours.L’infection peut provoquer une urétrite. Chez la femme, l’infection peut aussi etre dominé par des cystalgies, un syndrome urétral, une dyspareunie ou un spotting. Les formes aiguës, fébriles, associent douleurs annexielles et métrorragies. L’évolution peut se faire vers une salpingite, avec le risque de douleurs pelviennes chroniques, de stérilité et de grossesse extra-utérine. Les infections à Chlamydia trachomatis peuvent provoquer des infections génitales hautes chez la femme, une stérilité, une grossesse extra-utérine et l’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée. Les risques de complications concernent surtout les femmes, mais les hommes peuvent également être touchés (épididymite, prostatite) et peuvent transmettre l'infection à leur partenaire. Les infections basses (urétrites et cervicites) et les formes asymptomatiques sont traitées en 1ère intention par un antibiotique, l’Azithromycine en dose unique de 1 gramme. Le traitement de référence de la LGV repose également sur un antibiotique (doxycycline) mais de durée plus longue, pendant 3 à 4 semaines. Une chirurgie peut être nécessaire en cas de complications. Le patient doit informer ses partenaires sexuels pour un dépistage et un traitement de la gonococcie, afin d’interrompre la chaine de transmission. Pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles comme les infections à Chlamydia trachomatis, le préservatif est, avec le dépistage, le moyen le plus efficace. Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic. En cas de résultat positif, il permet de prescrire un traitement antibiotique adapté permettant de réduire les risques d’évolution et de contamination. Simple et sans douleur, il se fait par prélèvement local chez les femmes, par prélèvement local ou analyse d’urine chez les hommes. Le dépistage peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant, son gynécologue ou un dermatologue-vénérologue qui orientera vers un laboratoire, ou encore gratuitement dans les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGiDD) et les centres de planification ou d'éducation familiale.
hepatite B et D
Le virus de l’hépatite B (VHB) se transmet par voie sexuelle (relations sexuelles non protégées), par contact direct ou indirect avec du sang infecté (par partage du matériel d’injection chez les usagers de drogues, par réalisation d’un tatouage ou d’un piercing avec du matériel non à usage unique…) et de la mère à l’enfant, principalement lors de l’accouchement.La transmission du VHB lors de soins est possible en cas de respect insuffisant des précautions universelles d’hygiène. Depuis le dépistage systématique des dons de sang, le risque résiduel de transmission par transfusion est extrêmement faible. La transmission du virus de l'hépatite D (VHD) se fait selon les mêmes modes que pour le VHB, son virus auxiliaire. La transmission du VHD n’est possible qu’en présence du VHB. La transmission peut être simultanée, on parle alors de co-infection, ou peut survenir chez un patient déjà infecté de façon chronique par le VHB, on parle alors de surinfection Delta. ’infection aiguë guérit généralement spontanément. Dans le cas contraire, l’infection devient chronique (persistance de la détection de l’antigène –Ag- HBs au-delà de 6 mois). Le taux de passage à la chronicité varie fortement selon l’âge : de 90% chez les nourrissons (< 1 an), à 25-30% chez les enfants de 1 à 5 ans à moins de 5% chez les adultes. L’infection chronique peut rester asymptomatique pendant une longue période et évoluer à moyen ou long terme, dans 2 à 10% des cas, vers une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire. L’infection par le VHD entraîne également une hépatite aiguë qui peut être limitée ou fulminante, avec une évolution possible vers une infection chronique. La prévention des hépatites B et D repose sur la vaccination et le dépistage. Elle est complétée par le fait d'avoir des relations sexuelles protégées (préservatif), le respect des règles d’hygiène pour tout acte, médical ou non, susceptible de transpercer la peau, (acupuncture, tatouage, piercing, soins chez le barbier, etc.), l'utilisation systématique du matériel d’injection ou de snif personnel et à usage unique pour les usagers de drogues…
gonococcie
La gonococcie, ou blennorragie, est une infection sexuellement transmissible due au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae). Véritable enjeu sanitaire, les gonococcies font l’objet d’une surveillance de la part de Santé publique France, mais aussi de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux populations les plus exposées.Le mode de contamination est une transmission strictement interhumaine, presque toujours lors des préliminaires ou des rapports sexuels (rapport génital, anal, buccogénital ou bucco-anal). Le gonocoque n'entraîne pas d'immunité, les réinfections sont donc fréquentes. Chez l’homme, l'urétrite aiguë est la forme la plus fréquente ; l’incubation est de 2 à 5 jours. L'infection se manifeste sous la forme d'une urétrite purulente avec brûlures mictionelles intenses et dysurie. Les complications loco-régionales (orchiépididymite avec le risque d’hypofertilité, prostatite, rétrécissement urétral) sont devenues très rares. Chez la femme, jusqu’à 70 % des cas sont totalement asymptomatiques. Lorsqu'elle est symptomatique, l’infection se traduit par une cervico-vaginite avec des leucorrhées, souvent associée à une urétrite. L’évolution peut se faire vers une bartholinite, une salpingite compliquée éventuellement d’une stérilité tubaire et d’un risque de grossesse extra-utérine. Il y a également chez les hommes et les femmes des formes anorectales (anorectite purulente) et pharyngées (asymptomatiques le plus souvent). Les formes généralisées sont plus rares : arthrites, septicémies, endocardites, périhépatite chez la femme, atteintes ophtalmique (par transmission manuportée) et cutanée, méningite. L’absence de symptômes étant fréquente, il est recommandé de de se faire dépister en cas de prise de risque (rapport sexuel non protégé avec un nouveau partenaire par exemple). La recherche du gonocoque se fait sur un prélèvement urinaire chez l’homme et un auto-prélèvement vaginal chez la femme, ainsi que sur un prélèvement anal en cas de rapports anaux et sur un prélèvement pharyngé en cas de rapports oraux.
sida
’acronyme VIH signifie 'Virus de l’Immunodéficience Humaine'. Ce virus détruit progressivement certaines cellules immunitaires des personnes infectées. L’infection peut rester asymptomatique pendant plusieurs années. Dans ce cas, seul un test sérologique, qui détecte dans le sang les anticorps dirigés contre le virus, permet de diagnostiquer l’infection. La personne est dite séropositive. Avec le temps, et l’absence de traitement, le système immunitaire est de moins en moins efficace. Des maladies peuvent alors survenir. Certaines d’entre elles sont appelées “maladies opportunistes” car elles profitent de la diminution de l’immunité pour se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, elle a le sida (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) Le VIH se transmet par voie sexuelle ou par voie sanguine, ainsi que de la mère à l’enfant à l’occasion d’une grossesse. En France, la transmission du VIH est principalement sexuelle. Véritables enjeux sanitaires, le VIH et le sida font l’objet d’une surveillance par Santé publique France, mais aussi de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux différents publics les plus exposés. Il n’existe pas de vaccin contre le VIH. Cependant plusieurs possibilités de prévention sont disponibles, c’est ce qu’on appelle la prévention diversifiée : l’usage du préservatif pour les personnes séronégatives et séropositives ; le dépistage, répété pour les personnes les plus exposées, pour leur permettre de bénéficier rapidement d’un traitement si l’infection à VIH est diagnostiquée ; pour les personnes séronégatives : PrEP ou prophylaxie pré-exposition, TPE ou traitement post-exposition ; pour les personnes séropositives : TasP ou traitement comme prévention, PTME ou prévention de la transmission mère-enfant. Les préservatifs masculin (externe) et féminin (interne) permettent de se protéger du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST) lors des rapports sexuels. Ils peuvent être achetés dans les pharmacies, les supermarchés, dans certains bars-tabacs, dans des distributeurs automatiques. Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic d’infection par le VIH. En cas de résultat positif, il permet de bénéficier d’une prise en charge et d’un traitement adapté permettant de bloquer l’évolution de l’infection vers le stade sida et de réduire très fortement le risque de transmettre le virus.
papillomavirus
A ce jour, près de 200 papillomavirus ont été caractérisés dont 40 auraient un tropisme spécifiquement anogénital. Concernant les HPV à tropisme génitaux, l’infection à HPV est une infection sexuellement transmissible (IST) très fréquente dans la population. L’infection a généralement lieu au début de la vie sexuelle. Leur prévalence diffère selon les localisations anatomiques et les régions du monde. Le Centre international de recherche sur le cancer a défini 12 types de HPV comme des agents cancérogènes avérés, dit HPV à haut-risque. L’infection persistante par un HPV à haut risque peut entrainer le développement de lésions précancéreuses pouvant évoluer vers des cancers. Certains HPV, notamment les HPV 6 et 11, sont considérés comme étant à « bas risque » oncogène. Ils sont responsables de condylomes (ou verrues génitales) qui sont des lésions génitales bégnines mais dont la prise en charge peut être longue et douloureuse, avec un taux élevé de récidive même après traitement. Depuis 2021, la vaccination contre les HPV est recommandée à tous les adolescents, filles et garçons, entre 11 et 14 ans. La vaccination permet de prévenir l’infection HPV et ainsi le risque de développer une maladie liée aux HPV ciblés par le vaccin, et apporte aussi une protection collective puisqu’elle diminue la transmission des HPV dans la population. Un rattrapage vaccinal est recommandé jusqu’à l’âge de 26 ans aux jeunes femmes et hommes qui n’ont pas été vaccinés. La vaccination du jeune adolescent permet d’obtenir une meilleure réponse vaccinale et elle apporte une protection durable contre les infections à HPV. La vaccination implique deux doses espacées de 5 à 13 mois lorsqu’elle est initiée entre 11 et 14 ans, et trois doses si elle est initiée à partir de 15 ans. Le vaccin actuellement recommandé protège contre 9 types de HPV (6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58) impliqués dans 90% des cancers du col de l’utérus, 80 à 90 % des cancers de l’anus et 90% des verrues anogénitales. Depuis la rentrée scolaire 2023-2024, la vaccination contre les HPV est proposée au collège aux adolescents scolarisés en classe de 5e (après autorisation parentale). L’organisation de campagne de vaccination contre les HPV au collège est complémentaire à l’offre de vaccination en ville (professionnels de santé de ville, pharmacies, centres de vaccination). En diversifiant les lieux de vaccination, le programme vise à augmenter la couverture vaccinale des adolescents et à réduire les inégalités socio-économiques en facilitant la vaccination des adolescents plus éloignés du système de soins.
syphilis
Infection due à la bactérie Treponema pallidum, ou tréponème pâle, la syphilis est sexuellement transmissible. Véritable enjeu sanitaire, la syphilis fait l’objet d’une surveillance de la part de Santé publique France et de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux populations les plus exposées.La syphilis se transmet lors des préliminaires et des rapports sexuels (pénétration vaginale ou anale, rapports bouche-sexe, bouche-anus, éventuellement bouche-bouche). La transmission de la bactérie responsable, le tréponème, a lieu uniquement en cas de contact direct car cet agent ne peut pas survivre à l’air libre. Les symptômes de la syphilis apparaissent selon 3 phases successives : La syphilis récente La phase primaire caractérisée par une ulcération d’un diamètre de 5 à 15mm de la peau des muqueuses. Ce chancre apparaît environ 20 jours (10 à 100 jours) après le contact. Indolore, il passe souvent inaperçu. La phase secondaire se manifeste par des éruptions cutanéo-muqueuses, les « floraisons » qui durent quelques jours à quelques semaines, souvent associées à des adénopathies. Cette période survient environ 6 à 16 semaines après la contamination et dure en moyenne 1 à 2 ans. D’autres signes cliniques de syphilis secondaire peuvent être également observés en cas d’atteintes d’autres organes (système nerveux, cœur, etc.). La phase latente précoce caractérisée par un stade clinique silencieux (absence de signes ou de symptômes) de moins de 1 an. La syphilis tardive (>1 an) La phase tertiaire est devenue exceptionnelle. Elle survient vers la 3ème année (2 à plus de 10 ans). Troubles neurologiques, cardio-vasculaires et psychiatriques en sont les atteintes caractéristiques. La phase latente tardive caractérisée par un stade clinique silencieux (absence de signes ou de symptômes) pour une syphilis évoluant depuis plus d’une année. Le diagnostic de syphilis nécessite un examen médical et une confirmation par une prise de sang.
les maladies sexuellement transmissibles
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Created on May 12, 2026
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les maladies sexuellement transmissibles
gonococcie
sida
syphilis
chlamydiae
papillomavirus
hépatites B et D
graphique du nombre de personnes qui ont eu ses maladies au court de l'année 2024
legende
vih-sida
chlamydiae
syphilis
gonococcie
papillomavirus
hépatites b et d
chlamydiae
La chlamydia est une maladie sexuellement transmissible , elle se transmet principalement avec des rapports sexuels vaginaux , oraux et anaux. La moitié des cas (hommes ou femmes) sont asymptomatiques. Chez l’homme, l’incubation dure de 7 à 10 jours.L’infection peut provoquer une urétrite. Chez la femme, l’infection peut aussi etre dominé par des cystalgies, un syndrome urétral, une dyspareunie ou un spotting. Les formes aiguës, fébriles, associent douleurs annexielles et métrorragies. L’évolution peut se faire vers une salpingite, avec le risque de douleurs pelviennes chroniques, de stérilité et de grossesse extra-utérine. Les infections à Chlamydia trachomatis peuvent provoquer des infections génitales hautes chez la femme, une stérilité, une grossesse extra-utérine et l’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée. Les risques de complications concernent surtout les femmes, mais les hommes peuvent également être touchés (épididymite, prostatite) et peuvent transmettre l'infection à leur partenaire. Les infections basses (urétrites et cervicites) et les formes asymptomatiques sont traitées en 1ère intention par un antibiotique, l’Azithromycine en dose unique de 1 gramme. Le traitement de référence de la LGV repose également sur un antibiotique (doxycycline) mais de durée plus longue, pendant 3 à 4 semaines. Une chirurgie peut être nécessaire en cas de complications. Le patient doit informer ses partenaires sexuels pour un dépistage et un traitement de la gonococcie, afin d’interrompre la chaine de transmission. Pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles comme les infections à Chlamydia trachomatis, le préservatif est, avec le dépistage, le moyen le plus efficace. Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic. En cas de résultat positif, il permet de prescrire un traitement antibiotique adapté permettant de réduire les risques d’évolution et de contamination. Simple et sans douleur, il se fait par prélèvement local chez les femmes, par prélèvement local ou analyse d’urine chez les hommes. Le dépistage peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant, son gynécologue ou un dermatologue-vénérologue qui orientera vers un laboratoire, ou encore gratuitement dans les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGiDD) et les centres de planification ou d'éducation familiale.
hepatite B et D
Le virus de l’hépatite B (VHB) se transmet par voie sexuelle (relations sexuelles non protégées), par contact direct ou indirect avec du sang infecté (par partage du matériel d’injection chez les usagers de drogues, par réalisation d’un tatouage ou d’un piercing avec du matériel non à usage unique…) et de la mère à l’enfant, principalement lors de l’accouchement.La transmission du VHB lors de soins est possible en cas de respect insuffisant des précautions universelles d’hygiène. Depuis le dépistage systématique des dons de sang, le risque résiduel de transmission par transfusion est extrêmement faible. La transmission du virus de l'hépatite D (VHD) se fait selon les mêmes modes que pour le VHB, son virus auxiliaire. La transmission du VHD n’est possible qu’en présence du VHB. La transmission peut être simultanée, on parle alors de co-infection, ou peut survenir chez un patient déjà infecté de façon chronique par le VHB, on parle alors de surinfection Delta. ’infection aiguë guérit généralement spontanément. Dans le cas contraire, l’infection devient chronique (persistance de la détection de l’antigène –Ag- HBs au-delà de 6 mois). Le taux de passage à la chronicité varie fortement selon l’âge : de 90% chez les nourrissons (< 1 an), à 25-30% chez les enfants de 1 à 5 ans à moins de 5% chez les adultes. L’infection chronique peut rester asymptomatique pendant une longue période et évoluer à moyen ou long terme, dans 2 à 10% des cas, vers une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire. L’infection par le VHD entraîne également une hépatite aiguë qui peut être limitée ou fulminante, avec une évolution possible vers une infection chronique. La prévention des hépatites B et D repose sur la vaccination et le dépistage. Elle est complétée par le fait d'avoir des relations sexuelles protégées (préservatif), le respect des règles d’hygiène pour tout acte, médical ou non, susceptible de transpercer la peau, (acupuncture, tatouage, piercing, soins chez le barbier, etc.), l'utilisation systématique du matériel d’injection ou de snif personnel et à usage unique pour les usagers de drogues…
gonococcie
La gonococcie, ou blennorragie, est une infection sexuellement transmissible due au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae). Véritable enjeu sanitaire, les gonococcies font l’objet d’une surveillance de la part de Santé publique France, mais aussi de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux populations les plus exposées.Le mode de contamination est une transmission strictement interhumaine, presque toujours lors des préliminaires ou des rapports sexuels (rapport génital, anal, buccogénital ou bucco-anal). Le gonocoque n'entraîne pas d'immunité, les réinfections sont donc fréquentes. Chez l’homme, l'urétrite aiguë est la forme la plus fréquente ; l’incubation est de 2 à 5 jours. L'infection se manifeste sous la forme d'une urétrite purulente avec brûlures mictionelles intenses et dysurie. Les complications loco-régionales (orchiépididymite avec le risque d’hypofertilité, prostatite, rétrécissement urétral) sont devenues très rares. Chez la femme, jusqu’à 70 % des cas sont totalement asymptomatiques. Lorsqu'elle est symptomatique, l’infection se traduit par une cervico-vaginite avec des leucorrhées, souvent associée à une urétrite. L’évolution peut se faire vers une bartholinite, une salpingite compliquée éventuellement d’une stérilité tubaire et d’un risque de grossesse extra-utérine. Il y a également chez les hommes et les femmes des formes anorectales (anorectite purulente) et pharyngées (asymptomatiques le plus souvent). Les formes généralisées sont plus rares : arthrites, septicémies, endocardites, périhépatite chez la femme, atteintes ophtalmique (par transmission manuportée) et cutanée, méningite. L’absence de symptômes étant fréquente, il est recommandé de de se faire dépister en cas de prise de risque (rapport sexuel non protégé avec un nouveau partenaire par exemple). La recherche du gonocoque se fait sur un prélèvement urinaire chez l’homme et un auto-prélèvement vaginal chez la femme, ainsi que sur un prélèvement anal en cas de rapports anaux et sur un prélèvement pharyngé en cas de rapports oraux.
sida
’acronyme VIH signifie 'Virus de l’Immunodéficience Humaine'. Ce virus détruit progressivement certaines cellules immunitaires des personnes infectées. L’infection peut rester asymptomatique pendant plusieurs années. Dans ce cas, seul un test sérologique, qui détecte dans le sang les anticorps dirigés contre le virus, permet de diagnostiquer l’infection. La personne est dite séropositive. Avec le temps, et l’absence de traitement, le système immunitaire est de moins en moins efficace. Des maladies peuvent alors survenir. Certaines d’entre elles sont appelées “maladies opportunistes” car elles profitent de la diminution de l’immunité pour se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, elle a le sida (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) Le VIH se transmet par voie sexuelle ou par voie sanguine, ainsi que de la mère à l’enfant à l’occasion d’une grossesse. En France, la transmission du VIH est principalement sexuelle. Véritables enjeux sanitaires, le VIH et le sida font l’objet d’une surveillance par Santé publique France, mais aussi de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux différents publics les plus exposés. Il n’existe pas de vaccin contre le VIH. Cependant plusieurs possibilités de prévention sont disponibles, c’est ce qu’on appelle la prévention diversifiée : l’usage du préservatif pour les personnes séronégatives et séropositives ; le dépistage, répété pour les personnes les plus exposées, pour leur permettre de bénéficier rapidement d’un traitement si l’infection à VIH est diagnostiquée ; pour les personnes séronégatives : PrEP ou prophylaxie pré-exposition, TPE ou traitement post-exposition ; pour les personnes séropositives : TasP ou traitement comme prévention, PTME ou prévention de la transmission mère-enfant. Les préservatifs masculin (externe) et féminin (interne) permettent de se protéger du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST) lors des rapports sexuels. Ils peuvent être achetés dans les pharmacies, les supermarchés, dans certains bars-tabacs, dans des distributeurs automatiques. Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic d’infection par le VIH. En cas de résultat positif, il permet de bénéficier d’une prise en charge et d’un traitement adapté permettant de bloquer l’évolution de l’infection vers le stade sida et de réduire très fortement le risque de transmettre le virus.
papillomavirus
A ce jour, près de 200 papillomavirus ont été caractérisés dont 40 auraient un tropisme spécifiquement anogénital. Concernant les HPV à tropisme génitaux, l’infection à HPV est une infection sexuellement transmissible (IST) très fréquente dans la population. L’infection a généralement lieu au début de la vie sexuelle. Leur prévalence diffère selon les localisations anatomiques et les régions du monde. Le Centre international de recherche sur le cancer a défini 12 types de HPV comme des agents cancérogènes avérés, dit HPV à haut-risque. L’infection persistante par un HPV à haut risque peut entrainer le développement de lésions précancéreuses pouvant évoluer vers des cancers. Certains HPV, notamment les HPV 6 et 11, sont considérés comme étant à « bas risque » oncogène. Ils sont responsables de condylomes (ou verrues génitales) qui sont des lésions génitales bégnines mais dont la prise en charge peut être longue et douloureuse, avec un taux élevé de récidive même après traitement. Depuis 2021, la vaccination contre les HPV est recommandée à tous les adolescents, filles et garçons, entre 11 et 14 ans. La vaccination permet de prévenir l’infection HPV et ainsi le risque de développer une maladie liée aux HPV ciblés par le vaccin, et apporte aussi une protection collective puisqu’elle diminue la transmission des HPV dans la population. Un rattrapage vaccinal est recommandé jusqu’à l’âge de 26 ans aux jeunes femmes et hommes qui n’ont pas été vaccinés. La vaccination du jeune adolescent permet d’obtenir une meilleure réponse vaccinale et elle apporte une protection durable contre les infections à HPV. La vaccination implique deux doses espacées de 5 à 13 mois lorsqu’elle est initiée entre 11 et 14 ans, et trois doses si elle est initiée à partir de 15 ans. Le vaccin actuellement recommandé protège contre 9 types de HPV (6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58) impliqués dans 90% des cancers du col de l’utérus, 80 à 90 % des cancers de l’anus et 90% des verrues anogénitales. Depuis la rentrée scolaire 2023-2024, la vaccination contre les HPV est proposée au collège aux adolescents scolarisés en classe de 5e (après autorisation parentale). L’organisation de campagne de vaccination contre les HPV au collège est complémentaire à l’offre de vaccination en ville (professionnels de santé de ville, pharmacies, centres de vaccination). En diversifiant les lieux de vaccination, le programme vise à augmenter la couverture vaccinale des adolescents et à réduire les inégalités socio-économiques en facilitant la vaccination des adolescents plus éloignés du système de soins.
syphilis
Infection due à la bactérie Treponema pallidum, ou tréponème pâle, la syphilis est sexuellement transmissible. Véritable enjeu sanitaire, la syphilis fait l’objet d’une surveillance de la part de Santé publique France et de dispositifs de prévention et de dépistage adaptés aux populations les plus exposées.La syphilis se transmet lors des préliminaires et des rapports sexuels (pénétration vaginale ou anale, rapports bouche-sexe, bouche-anus, éventuellement bouche-bouche). La transmission de la bactérie responsable, le tréponème, a lieu uniquement en cas de contact direct car cet agent ne peut pas survivre à l’air libre. Les symptômes de la syphilis apparaissent selon 3 phases successives : La syphilis récente La phase primaire caractérisée par une ulcération d’un diamètre de 5 à 15mm de la peau des muqueuses. Ce chancre apparaît environ 20 jours (10 à 100 jours) après le contact. Indolore, il passe souvent inaperçu. La phase secondaire se manifeste par des éruptions cutanéo-muqueuses, les « floraisons » qui durent quelques jours à quelques semaines, souvent associées à des adénopathies. Cette période survient environ 6 à 16 semaines après la contamination et dure en moyenne 1 à 2 ans. D’autres signes cliniques de syphilis secondaire peuvent être également observés en cas d’atteintes d’autres organes (système nerveux, cœur, etc.). La phase latente précoce caractérisée par un stade clinique silencieux (absence de signes ou de symptômes) de moins de 1 an. La syphilis tardive (>1 an) La phase tertiaire est devenue exceptionnelle. Elle survient vers la 3ème année (2 à plus de 10 ans). Troubles neurologiques, cardio-vasculaires et psychiatriques en sont les atteintes caractéristiques. La phase latente tardive caractérisée par un stade clinique silencieux (absence de signes ou de symptômes) pour une syphilis évoluant depuis plus d’une année. Le diagnostic de syphilis nécessite un examen médical et une confirmation par une prise de sang.