Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Présentation SRP m5sq2

Itane Lacrampe-Camus

Created on May 12, 2026

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Modern Zen Presentation

Newspaper Presentation

Audio tutorial

Pechakucha Presentation

Desktop Workspace

Decades Presentation

Psychology Presentation

Transcript

À la découverte des

sciences et recherches participatives

DÉmarrer

SRP: premiers éléments de définition

Sciences citoyennes, crowdsourcing, recherche-action-participative, co-création, etc. La diversité des termes reflète la pluralité des pratiques et les niveaux d'implication des non-chercheur.ses.

  • SRP : « Formes de production de connaissances scientifiques auxquelles participent, avec des chercheur.ses, des acteurs de la société civile (à titre individuel ou collectif), de façon active et délibérée. » (Charte des sciences et recherches participatives en France, 2017)
    • Se distingue d’autres formes de participation comme la démocratie participative.
    • La participation active et consciente des citoyen.nes exclut les sondages ou collectes passives.

3 grands types de démarches

Recherches par les communautés

Recherches participatives

Sciences participatives

Sous-titre
Sous-titre
Sous-titre

Info

Info

Info

Sciences participatives, sciences citoyennes, ou Citizen sciences

  • Objectif 1 : aider les chercheur.ses à produire de nouvelles connaissances.
  • Les citoyen.nes suivent un protocole clair établi par des scientifiques.
  • Beaucoup de projets de sciences citoyennes luttent contre la disparition des espèces (en biologie, écologie, science de l’environnement, zoologie, etc.).

Projets où sont impliqués des non académiques dans des activités scientifiques, notamment pour collecter un grand nombre de données sur le terrain. Le programme Plantnet en est un bon exemple.

  • Projets où les chercheur.ses collaborent avec des groupes concernés pour résoudre des problèmes les affectant directement, notamment dans le domaine de la santé et de l'environnement.

Recherche par les communautés ou Community-based research

Recherche par les communautés ou Community-based research

  • Les citoyen.nes sont considéré.es comme des expert.es.
  • Par exemple, les malades du SIDA dans les années 1980 ont contribué, grâce à une forte mobilisation, à l’amélioration du parcours de soin des personnes séropositives.

Recherches participatives

Des projets qui valorisent les connaissances et expériences de toutes et tous

Des citoyen.nes qui participent aux différentes étapes du projet scientifique

Risques et limites

Une recherche avec les citoyen.nes

Les recherches participatives sont diverses. Focus sur la recherche-action :

Participation, transformation, groupes concernés, RAP, RAC, etc. l'univers des SRP regorge de notions ! Récapitulons les points essentiels :

Recherche action collaborative (RAC)

Recherche action participative (RAP)

Participation, transformation, groupes concernés, RAP, RAC, etc. l'univers des SRP regorge de notions ! Récapitulons les points essentiels :

Critère majeur de différenciation des projets de SRP : le degré d'implication des non académiques, de la collecte de données à la co-construction du projet

Opportunités des projets de SRP : Co-production des savoirs ; production de données massives et/ou innovantes ; démocratisation de la science et montée en compétences des participant.es ; réponses à des enjeux sociétaux (santé, biodiversité, inégalités, etc.).

Défis :

  • Rigueur scientifique.
  • Gouvernance (besoin de clarifier les rôles de chacun.e et de reconnaitre les contributions).
  • Éthique et déontologie
  • Pérennité : financement, maintenance des outils, motivation des participant.es.

SRP : enjeu de justice sociale et épistémiquePour certain.es auteur.rices, la co-production des savoirs permise par les SRP est une nécessité scientifique (pour des connaissances plus complètes et justes) et démocratique (pour lutter contre les inégalités sociales et épistémiques).

SRP et transition écologique et solidairePour certain.es auteur.rices, les recherches participatives qui incluent les acteurs de la société civile dans la production de connaissances, sont particulièrement pertinentes pour répondre aux enjeux posés par les urgences socio-environnementales

La co-production des savoirs est un levier pour le changement social, mais elle doit éviter de devenir un outil superficiel ou instrumental.

Les SRP: faire ensemble pour co-produire des savoirs et trouver des solutions !

SOURCES

SOURCES

  • En participant à ce type de projet, les citoyen.nes sont sensibilisé.es à de grands enjeux, comme les effets négatifs du changement climatique sur la biodiversité.
  • Les pouvoirs publics ont vu dans ces projets des outils de promotion des sciences, de l’esprit scientifique, et d’éducation scientifique des publics.

Recherche action collaborative (RAC)

Selon B. Vatron-Steiner et M-C. Rey Baeriswy la RAC est une approche où chercheur.ses, praticien.nes et citoyen.nes collaborent activement pour produire des connaissances utiles et actionnables, tout en transformant les pratiques sociales ou professionnelles. Double finalité : comprendre un phénomène et agir pour le résoudre (ex. : améliorer une politique publique, un processus organisationnel).

Objectifs :

  • Les connaissances générées sont contextualisées et répondent à des enjeux concrets (ex. : santé publique, transition écologique).
  • Transformation sociale : Les résultats ne restent pas théoriques, ils visent une amélioration des pratiques (ex. : nouvelles méthodes pédagogiques, politiques publiques plus inclusives).
  • Empowerment (pouvoir d’agir) : Les participant.es acquièrent des compétences et une légitimité pour agir dans leur environnement.

SRP: enjeu de justice sociale et épistémique

Solutions grâce aux SRP :

  • Intégrer les savoirs expérientiels pour une objectivité renforcée.
  • Collaboration critique et solidaire entre acteurs académiques et non académiques.
  • Pilotage partagé : comités associant chercheur.ses, professionnel.les et concerné.es pour décider collectivement des étapes de la recherche.
  • Méthodes adaptées pour travailler en collaboration (ex. : espace en non-mixité pour permettre l’émergence de savoirs marginalisés avant dialogue en mixité).
  • Propriété des données : éviter l’extraction des savoirs (ex. : résultats utilisés contre les communautés autochtones).

Les pratiques traditionnelles de la recherche scientifique sont critiquées depuis le milieu du XXème siècle comme étant sélectives et exclusives. Les projets de recherche portent sur des questions élaborées par et dans le milieu académique constitué majoritainement d'une minorité aisée des pays du Nord. Les savoirs des groupes dominés sont marginalisés. Exemples d’injustices :

  • Racisme (savoirs autochtones ignorés).
  • Patriarcat (invisibilisation de maladies comme l’endométriose).
  • Inégalités sociales (savoirs des usager.ères de la psychiatrie disqualifiés).

Valoriser les connaissances et expériences de toutes et tous

  • Le sujet de recherche répond à une problématique qui concerne directement les participant.es, correspondant à leurs besoins et s’inscrivant dans un contexte social particulier.
  • La recherche participative valorise les connaissances et expériences de chacun.e, et souhaite ainsi déconstruire les hiérarchies et les rapports de domination entre chercheur.se.s et non-chercheur.se.s, instaurer un dialogue horizontal, et permet la création de savoirs nouveaux et originaux.
  • Beaucoup de ces projets mobilisent des plateformes de crowdsourcing.
  • Le crowdsourcing (ou production participative) est une méthode qui consiste à mobiliser une grande communauté de personnes, souvent via Internet, pour résoudre des problèmes, créer du contenu, ou collecter des données.

Risques et limites

  • D'un point de vue académique :
    • Difficulté de maintenir l’engagement des citoyen.nes ;
    • Difficulté de garantir la qualité scientifique des données ;
    • Les démarches participatives sont peu financées.
  • La participation des citoyen.nes peut être superficielle et les participant.es peuvent se sentir instrumentalisé.es dans des projets parfois mal construits.

Recherche action collaborative (RAC)

Objectifs :

  • Les connaissances générées sont contextualisées et répondent à des enjeux concrets (ex. : santé publique, transition écologique).
  • Transformation sociale : Les résultats ne restent pas théoriques, ils visent une amélioration des pratiques (ex. : nouvelles méthodes pédagogiques, politiques publiques plus inclusives).
  • Empowerment (pouvoir d’agir) : Les participant.es acquièrent des compétences et une légitimité pour agir dans leur environnement.

Selon B. Vatron-Steiner et M-C. Rey Baeriswy la RAC est une approche où chercheur.ses, praticien.nes et citoyen.nes collaborent activement pour produire des connaissances utiles et actionnables, tout en transformant les pratiques sociales ou professionnelles. Double finalité : comprendre un phénomène et agir pour le résoudre (ex. : améliorer une politique publique, un processus organisationnel).

Valoriser les connaissances et expériences de toutes et tous

  • Le sujet de recherche répond à une problématique qui concerne directement les participant.es, correspondant à leurs besoins et s’inscrivant dans un contexte social particulier.
  • La recherche participative valorise les connaissances et expériences de chacun.e, et souhaite ainsi déconstruire les hiérarchies et les rapports de domination entre chercheur.ses et non-chercheur.ses en instaurant un dialogue horizontal. Elle permet la création de savoirs nouveaux et originaux.

Participer aux différentes étapes du projet scientifique

  • Selon les projets de recherche, les participant.es sont impliqué.e.s à différentes étapes :
    • Formulation de la problématique ;
    • Élaboration des protocoles méthodologiques ;
    • Collecte des données ;
    • Analyse des résultats ;
    • Évaluation du projet.

Une recherche avec les citoyen.nes

  • Pour A. Lieberman, la recherche participative met en avant une recherche « avec » plutôt que « sur » les acteur.rice.s.
  • Au contraire des sciences participatives, les citoyen.nes sont impliqué.es plus étroitement au projet scientifique.

Critiques de certain.es auteur.rices sur les sciences participatives :

  • Peut-on réellement parler de science citoyenne si les citoyen.nes ne sont que des exécutant.es ?
  • N’est-ce pas l’exploitation d’un travail bénévole non rémunéré ?
  • Des publics seraient exclus, les projets incluant surtout des publics favorisés et déjà acquis à la cause (ex : des personnes avec une sensibilité écologique). De fait, les projets ne tiendraient pas la promesse éducative, et les données récoltées seraient parcellaires car différents terrains ne seraient pas couverts.

Sources :

Barré, Rémi, et Marcel Jollivet. 2023. « Interdisciplinarité et recherche participative : deux régimes de recherche pour la transition écologique et solidaire. Une mise en perspective programmatique ». Natures Sciences Sociétés 31, n° 1 : 110‑19. https://doi.org/10.1051/nss/2023015. Carrel, Marion, Cyril Fiorini, Jean-Paul Gaudillière, et Baptiste Godrie. 2025. « Éditorial: Co-produire les savoirs : une urgence scientifique et démocratique ». Mouvements 119, n° 1 : 7‑14. https://doi.org/10.3917/mouv.119.0007. Garlot Florinz, « Qu’est-ce que la recherche-action ? En quoi est-elle scientifique ? », Revue Efadine, no 13 (août 2021), https://efadine.wordpress.com/numero-13/. Gonzalez-Laporte, Christian. 2014. « Recherche-action participative, collaborative, intervention... Quelles explicitations? ». [Rapport de recherche] Labex ITEM. Joly, Pierre-Benoit. « Les formes multiples de la recherche : scientifique, industrielle et citoyenne ». Cahiers de l’action 1, no 55 (2020): 47‑54. Lhoste, Évelyne, et Pierre-Benoît Joly. 2021. « Les recherches participatives: une forme d’organisation alternative au système de recherche et d’innovation? » In Organisons l’alternative! Pratiques de gestion pour une transition écologique et sociale, EMS Édition. Versus. Lieberman, Ann. « Collaborative Research: Working With, Not Working On ». Educational leadership, 1986, 28‑32. Mézières D. et al., 2021, « Sciences et recherches participatives à l'INRAE » n° spécial Nov'ae. https://www.youtube.com/watch?v=fekvtgIM_5Q&source_ve_path=OTY3MTQ&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fapp.klaxoon.com%2F

Crowdsourcing

Le crowdsourcing (ou production participative) est une méthode qui consiste à mobiliser une grande communauté de personnes, souvent via Internet, pour résoudre des problèmes, créer du contenu, ou collecter des données.

Souvent les projets de RAP traitent de sujets de controverse qui animent le débat public. La production de connaissances nouvelles n’est pas centrale dans les projets RAP. L’ambition n°1 est de contribuer à transformer une réalité considérée comme problématique. Objectifs :

  • Émancipation des acteurs et empowerment.
  • Renforcement des dynamiques collectives.
  • Démocratisation de la production de connaissances.
  • Visée transformatrice et plaidoyer.
  • Co-développement d’une innovation sociotechnique.
  • Instauration de nouveaux rapports sociaux, etc.

Recherche action participative (RAP)

Selon E. Lhoste et P-B. Joly, les RAP sont des formes « d’organisation alternative au système de recherche et d’innovation dominant », où des acteurs académiques et non-académiques collaborent de manière égale pour résoudre des problèmes. Les RAP représentent des formes de démocratisation des sciences qui impliquent des communautés dans la définition de problèmes et dans la production de données en vue d’influencer les politiques publiques (ex. : domaine de la santé ou de l'environnement).