Indexation RAMEAU
INDEX
RAMEAU : qu’est - ce que c’est et à quoi ça sert ?
RAMEAU : un langage particulier
Bibliographie/ Sitographie
RAMEAU : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
RAMEAU : qu’est-ce que c’est ...
RAMEAU est le langage d’indexation matière utilisé, en France, par de nombreuses bibliothèques. Il permet d’attribuer des mots clefs = autorités matière aux documents afin de faciliter leur recherche dans les catalogues. - Répertoire d’Autorité–Matière : fournit des accès matière contrôlés pour décrire un document- Encyclopédique : couvre tous les domaines du savoir- Alphabétique : présente les autorités sous forme alphabétique- Unifié : permet d’établir des accès homogènes pour tous types de documents et de bibliothèques- Réseau national crée en 1980- RAMEAU est géré par la BNF - RAMEAU est reconnu comme langage d’indexation national. Il est utilisé par la BnF, les BU, les bibliothèques de lecture publique, les bibliothèques spécialisées, les organismes privés (Électre, etc.) - RAMEAU développe des coopérations internationales (Pays francophones et autres)
… et à quoi ça sert ?
RAMEAU permet de décrire le sujet d’un document à l’aide d’un langage documentaire prédéfini : un langage d’indexation encyclopédique - L’usager peut trouver facilement les documents qu’il recherche en interrogeant le catalogue grâce à ces accès matière (mots-clefs) homogènes. - Favoriser la coopération entre établissements : échanges et récupération de notices bibliographiques, création de catalogues communs - Travail commun des établissements pour enrichir le langage RAMEAU Il existe d'autres systèmes d'indexation: * LC (Library of Congress), Indexation * Blanc-Montmayeur pour la litté jeunesse...
Principes généraux de l’indexation
Quels documents indexer ? Tous types de supports documentaires(documents imprimés, audiovisuels, iconographiques, numériques, …) Les 5 règles de l’indexation :CONCISION = exprimer seulement l’essentiel du sujetEXHAUSTIVITE = exprimer l’essentiel du sujet dans sa totalitéOBJECTIVITE = exprimer impartialement le sujetSPECIFICITE = ne pas indexer un même document au sujet générique et au sujet spécifiqueCOHERENCE = respecter les règles de construction syntaxique afin de garantir la cohérence de l’indexation
Quelques exemples...
Indexation RAMEAUCatalogue SUDOC
.Indexation RAMEAUCatalogue général BNF
.Indexation RAMEAUCatalogue NANTILUS
Historique de l'indexation RAMEAU
1987
1980
Depuis 2007
2001
Association de la BnF et du Ministère de l’éducation nationale pour gérer en commun RAMEAU
Création d’un fichier d’autorité matière en France à partir de :- RVM Laval (Répertoire de Vedettes Matière Laval au Québec)- LCSH (Library of Congress Subject Headings)
Signature d’une convention par la BnF, l’ABES, les ministères de la culture et de l’éducation nationale, précisant l’organisation du réseau national RAMEAU
Programme pluriannuel de révision systématique du vocabulaire RAMEAU, domaines par domaines, afin d’en améliorer sensiblement la qualité, la richesse et la cohérence, dans la double perspective de son utilisation dans les catalogues mais aussi sur le web.
Les 3 étapes de l’indexation :
1. Analyse documentaire = déterminer avec précision le contenu du document2. Choix des concepts à indexer = choisir des concepts, des mots-clef exprimant le contenu du document3. Traduction en langage d’indexation = traduire les concepts retenus en langage RAMEAU
Le langage RAMEAU se compose :
- d’un vocabulaire prédéfini de mots faisant autorité : on parle d’autorités RAMEAU ou de vedette RAMEAU
- d’un ensemble de règles qui régissent l’utilisation de ces mots (ordre, combinaison, etc...)
Les autorités RAMEAU comportent en 2016 : - 110 000 noms communs- 60 000 noms géographiques Les autorités RAMEAU sont consultables ici
RAMEAU : un langage particulier
Le langage RAMEAU est structuré selon 3 niveaux :
a) Langage contrôlé b) Langage hiérarchisé c) Langage pré-coordonné
a) Un langage contrôlé
- Contrôle de la forme - Contrôle de la polysémie - Contrôle de la synonymie
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la forme de vedette: c.a.d quelles sont les types de mots retenus- Mot ou expression du langage naturel. Ex : Travail ; Conditions de travail- Usage du français, sauf emprunts. Ex : Droit d’auteur (et non Copyright) mais westerns- Usage du pluriel, sauf exceptions. Ex : Vêtements mais Conscience- Choix des termes les plus usitésEx : Bicyclettes (et non Vélocipèdes)
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la polysémie, des homonymes : c.a.d comment sont gérés les mots qui ont un double sens- En ajoutant un qualificatif Ex : Iris (anatomie) ; Iris (Plantes)- En ajoutant un adjectif ou d’une expressionEx : Prix ; Prix et récompenses- En opposant singulier et plurielEx : Théâtre ; Théâtres
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la synonymie : c.a.d comment sont gérés les synonymes.- Il y a une vedette = le terme retenu- les autres terme sont exclus = formes non-retenusEx : Prisonniers EP (employé pour) Détenus- Dans l’index, le terne exclu renvoie à la vedetteEx : Détenus VOIR : Prisonniers Les termes exclus (TE) peuvent être :- des synonymes. Ex : Tremblements de terre VOIR: Séismes- des abréviations. ISBN VOIR : Numéro International normalisé du livre- des constructions syntaxiques. Ex : Travail – Droit VOIR Droit du travail
a) Un langage contrôlé
Pourquoi un langage controlé? - Pour réduire l'ambiguité du langage naturel et obtenir un langage univoque: 1 vedette = 1 seul concept. Pas de possibilité de se tromper ou de mal interprêter - Pour mutliplier les points d'acès à la vedette à partir des différents termes exclus
b) Un langage hiérarchisé
c.a.d. comment se hiérarchisent les termes et comment ils s'associent entre eux
Il existe des termes génériques (TG), spécifiques (TS) et associés (TA)Ils permettent de naviguer entre les vedettes pour :- affiner sa recherche : du TG vers le TS- élargir sa recherche : du TS au TG- réorienter sa recherche : du TA au TA En d’autres termes, dans le catalogue, quand vous cherchez des documents sur les plantes, vous sera aussi proposé en parallèle des documents sur la botanique. Ex : Doigts TA : MainEx : Architecture TG : Art
c) Un langage pré-coordonné:
c.a.d comment les termes sont organisés entre eux
Au moment de l’indexation, RAMEAU permet de construire les vedettes selon une syntaxe. Les éléments de la syntaxe de RAMEAU sont : - La tête de vedette (TV) = placée en tête, elle exprime l’essentiel du sujet- Les subdivisons (Subd.) = placées après la TV, elles précisent et complètent le sujet principal. Exemple de vedette matière terminée : - TV -- Subd - - Subd - Tourisme rural -- France -- Acte de colloque Attention, la construction des vedette matière obéit à des règles syntaxiques. Tourisme rural -- France et NON France -- Tourisme rural
- Une TV n’est pas toujours suivie d’une subdivision : elle peut constituer à elle seule une vedette-matière ex: Agriculture = pour un document très général sur l’agriculture - Les subdivisions précisent et complètent les TV si nécessaireAgriculture -- Europe -- Moyen âge -- Bibliographie
4 subdivisions à utiliser dans l'ordre suivant:
- Subdivisions de sujet = précisent un aspect, un angle d’étude du sujet Ex: Travail -- Aspect social - Subdivisions géographiques = localisent le sujet dans l’espace Ex: Travail -- France - Subdivisions chronologiques = situent le sujet dans le temps Ex: Travail -- 19e siècle - Subdivisions de forme = indiquent la nature ou le support du document Ex: Travail -- Bibliographie
TV -- Subd de sujet -- Subd géogr. -- Subd chrono. -- Subd formeEx: Travail -- Aspect social -- France -- 19e siècle -- Bibliographie
En résumé, le langage RAMEAU, c’est :
Un langage contrôlé : termes retenus + termes exclus (TE)Des renvois d’exclusion Un langage hiérarchisé : Termes génériques (TG) et spécifiques (TS)Termes associés (TA) Un langage précoordonnée :Tête de vedette (TV) + Subdivision (Subd.)
Bibliographie/Sitographie
- RAMEAU : cours d'initiation de la BNF
- Centre National RAMEAU
- Guide d'indexation RAMEAU
- Autorité RAMEAU: Catalogue de la BNF
MerCi
emeline.gaubert@univ-nantes.fr
Circuit du document
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT MATERIEL DU DOCUMENT
LA POLITIQUE DOCUMENTAIRE
CLASSEMENT ET VALORISATION DES DOCUMENTS
ACQUISITION DES DOCUMENTS
TRAITEMENT INTELLECTUEL DU DOCUMENT
CONSERVATION et DESHERBAGE
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT INTELLECTUEL DU DOCUMENT - Catalogage (UNIMARC puis code RDA.fr) - Indexation (RAMEAU, Blanc Montmayeur) - Classification (CDD: classification Décimale Dewey CDU: classification décimale Universelle) - Exemplarisation: création d’un exemplaire en se localisant sous la notice bibliographique correspondant au document possédé par la bibliothèque - Bulletinage: enregistrement des numéros ou fascicules de périodiques, manuel ou informatique, au fur et à mesure de leur arrivée à la bibliothèque
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT MATERIEL DU DOCUMENT
- Réception (ou collation): Vérification matérielle de l’état d’un ouvrage avant l’estampillage
- Estampillage: apposer le tampon de la bibliothèque pour montrer son appatenance
- Pose de l'antivol
- Rondage: pose de la cote sur le dos du livre (Le nom vient de la technique utilisée à la Bibliothèque nationale de France qui emploie des étiquettes rondes).
- Couverture: recouvrir le livre d'un film plastique transparent collant ou non. Toutes les bibliothèques ne couvrent pas leurs livres.
- Réparation/ restauration
- Reliure: parfois les bibliothèques relient certains périodiques afin de les conserver
Le circuit du livre en bibliothèque
CLASSEMENT ET VALORISATION DES COLLECTIONS RANGEMENT: action de ranger les documents, retournés par les usagers, dans leur rayon RECLASSEMENT: action de vérifier si chaque ouvrage est rangé correctement selon sa cotation VALORISATION des COLLECTIONS: (attention différent d'animation culturelle): ex: table de présentation, facing documentaire, bibliographie augmentée, valorisation grâce au travail des étudiants
Le circuit du livre en bibliothèque
DESHERBAGE
Comment désherber? Méthode IOUPI: la méthode IOUPI est une méthode américaine de révision critique des collections. Elle a été publiée en langue française par la BPI en 1986. On désherbe le document lorsque qu'il est: - I = document incorrect, contenant une fausse information- O = contenu ordinaire, médiocre, superficiel- U = document usé, abîmé- P = document contenant une information périmée, obsolète- I = document qui ne correspond plus au fonds, inadéquat
REFOULEMENT
Déplacement des documents sur les rayonnages de façon à laisser de la place pour un accroissement des collections.
La chaine du livre
Distributeurs: ils gèrent les aspects logistiques et financiers de la circulation du livre (stockage, traitement des commandes, organisation du transport, facturation)
Ecrivains, traducteurs, illustrateurs: ils conçoivent les contenus des livres, rédigent, illustrent
Editeurs/ imprimeurs: ils choisissent ou commandent les livres qui seront publiés, en assurent le suivi éditorial, coordonnent leur fabrication et en assurent le lancement dans le circuit de distribution
Points de ventes (librairie physique ou en ligne, grande surface culturelle, hypermarché, grossiste spécialisé dans la fourniture aux collectivités) : ils assurent la commercialisation des livres Manifestations littéraires
Diffuseurs: ils assurent la promotion des livres auprès des points de vente, négocient lesconditions commerciales (remise commerciale, condition des retours, délais de paiement)
Acheteurs ou lecteurs (bibliothèque ou particulier)
La réglementation sur le prix des livres
La loi n° 81-766 du 10 août 1981 relative au prix du livre (dite loi Lang) repose sur le
principe selon lequel l'éditeur a la responsabilité de fixer le prix de vente au
public des livres qu'il édite. Ce dispositif, en encadrant fortement les
pratiques de concurrence par les prix, a pour objectifs de préserver un réseau de
distribution diversifié et de maintenir le niveau de rémunération de l’ensemble des acteurs
de la chaîne du livre. Lorsque l’acheteur final est un acheteur public, le rabais accordé peut atteindre un
maximum de 9% du prix de vente au public lorsqu’il s’agit : - des livres non scolaires
imprimés achetés pour enrichir les collections d’une bibliothèque ouverte au public - des livres non scolaires imprimés achetés pour leurs besoins propres, excluant la
revente, par l’État, une collectivité territoriale, un établissement d'enseignement, de
formation professionnelle ou de recherche La loi n° 2011-950 du 26 mai 2011 a étendu le principe du prix fixe aux offres de livres numériques. Toute offre de livres numériques commercialisée doit faire l’objet d’un prix fixé et rendu public par l’éditeur. Les éditeurs proposent généralement des offres de livres numériques dédiées aux bibliothèques. Ces offres définissent à la fois les contenus (catalogue de livres vendus à l’unité ou en bouquet par exemple), les modalités d’accès (streaming, téléchargement de fichiers, etc.) et les conditions d’usage (nombre de prêts simultanés, durée du prêt, etc.). Les partitions musicales, les cartes géographiques, les périodiques et titres de presse, les contenus musicaux, cinématographiques et audiovisuels (sur support physique ou numérique) ainsi que les jeux vidéo ne font pas l’objet d’une règlementation spécifique enmatière de prix.
Animation culturelle en bibliothèque
A quoi sert l’action culturelle en bibliothèques - Conquérir de nouveaux publics- Inventer de nouvelles formes d'accès au savoir, à la culture- Multiplier les passages entre culture savante et culture pour tous- Dimension critique de l'action culturelle, questionnement des savoirs, mise en perspective, distanciation - fonction culturelle = faire découvrir des auteurs, des artistes, des œuvres, mettre les collections en valeur - fonction sociale = lieu de rencontre, de débat, d'échange, multiculturel et pour toutes les couches sociales- fonction de loisirs- objectifs généraux : développer la lecture, soutenir la création contemporaine, animer le territoire- objectifs artistiques : entendre et découvrir la création contemporaine (poètes, metteurs en scène...), découvrir l'édition indépendante,- permettre à des intellectuels de confronter leurs points de vue, favoriser les rencontres interdisciplinaires, favoriser l'échange..
Animation culturelle en bibliothèque
Typologie des animations-les manifestations orales : rencontre auteurs, conférences-le spectacle vivant-les projections-les animations participatives-les animations directement réalisées par les bibliothécaires ou le personnel-les expositions-les temps forts, les événements, les festivals
Animation culturelle en bibliothèque
La méthodologie de projetLes étapes- La conception intellectuelle du projet- Les acteurs du projet- La préparation du budget- Les partenaires- Le cheminement du projet : échéancier, calendrier, conventions, contrats- Le déroulement de l’animation- L’évaluation Les outils - la fiche projet- le rétroplanning- livret d’accueil- feuille de route
Bilbiographie
- Marchés publics et prix unique du livre: http://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/FORMATION /20190312_lesmarchespublicslivres.pdf - Pour toutes les définitions: https://blogs.univ-poitiers.fr/glossaire-mco/2012/06/11/collation/ https://www.enssib.f - animation culturelle https://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/FORMATION/20200225_Actionculturellenbib.pdf
Cours 3 - Indexation RAMEAU - BUT 2
Merline
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Indexation RAMEAU
INDEX
RAMEAU : qu’est - ce que c’est et à quoi ça sert ?
RAMEAU : un langage particulier
Bibliographie/ Sitographie
RAMEAU : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
RAMEAU : qu’est-ce que c’est ...
RAMEAU est le langage d’indexation matière utilisé, en France, par de nombreuses bibliothèques. Il permet d’attribuer des mots clefs = autorités matière aux documents afin de faciliter leur recherche dans les catalogues. - Répertoire d’Autorité–Matière : fournit des accès matière contrôlés pour décrire un document- Encyclopédique : couvre tous les domaines du savoir- Alphabétique : présente les autorités sous forme alphabétique- Unifié : permet d’établir des accès homogènes pour tous types de documents et de bibliothèques- Réseau national crée en 1980- RAMEAU est géré par la BNF - RAMEAU est reconnu comme langage d’indexation national. Il est utilisé par la BnF, les BU, les bibliothèques de lecture publique, les bibliothèques spécialisées, les organismes privés (Électre, etc.) - RAMEAU développe des coopérations internationales (Pays francophones et autres)
… et à quoi ça sert ?
RAMEAU permet de décrire le sujet d’un document à l’aide d’un langage documentaire prédéfini : un langage d’indexation encyclopédique - L’usager peut trouver facilement les documents qu’il recherche en interrogeant le catalogue grâce à ces accès matière (mots-clefs) homogènes. - Favoriser la coopération entre établissements : échanges et récupération de notices bibliographiques, création de catalogues communs - Travail commun des établissements pour enrichir le langage RAMEAU Il existe d'autres systèmes d'indexation: * LC (Library of Congress), Indexation * Blanc-Montmayeur pour la litté jeunesse...
Principes généraux de l’indexation
Quels documents indexer ? Tous types de supports documentaires(documents imprimés, audiovisuels, iconographiques, numériques, …) Les 5 règles de l’indexation :CONCISION = exprimer seulement l’essentiel du sujetEXHAUSTIVITE = exprimer l’essentiel du sujet dans sa totalitéOBJECTIVITE = exprimer impartialement le sujetSPECIFICITE = ne pas indexer un même document au sujet générique et au sujet spécifiqueCOHERENCE = respecter les règles de construction syntaxique afin de garantir la cohérence de l’indexation
Quelques exemples...
Indexation RAMEAUCatalogue SUDOC
.Indexation RAMEAUCatalogue général BNF
.Indexation RAMEAUCatalogue NANTILUS
Historique de l'indexation RAMEAU
1987
1980
Depuis 2007
2001
Association de la BnF et du Ministère de l’éducation nationale pour gérer en commun RAMEAU
Création d’un fichier d’autorité matière en France à partir de :- RVM Laval (Répertoire de Vedettes Matière Laval au Québec)- LCSH (Library of Congress Subject Headings)
Signature d’une convention par la BnF, l’ABES, les ministères de la culture et de l’éducation nationale, précisant l’organisation du réseau national RAMEAU
Programme pluriannuel de révision systématique du vocabulaire RAMEAU, domaines par domaines, afin d’en améliorer sensiblement la qualité, la richesse et la cohérence, dans la double perspective de son utilisation dans les catalogues mais aussi sur le web.
Les 3 étapes de l’indexation :
1. Analyse documentaire = déterminer avec précision le contenu du document2. Choix des concepts à indexer = choisir des concepts, des mots-clef exprimant le contenu du document3. Traduction en langage d’indexation = traduire les concepts retenus en langage RAMEAU
Le langage RAMEAU se compose :
- d’un vocabulaire prédéfini de mots faisant autorité : on parle d’autorités RAMEAU ou de vedette RAMEAU
- d’un ensemble de règles qui régissent l’utilisation de ces mots (ordre, combinaison, etc...)
Les autorités RAMEAU comportent en 2016 : - 110 000 noms communs- 60 000 noms géographiques Les autorités RAMEAU sont consultables ici
RAMEAU : un langage particulier
Le langage RAMEAU est structuré selon 3 niveaux :
a) Langage contrôlé b) Langage hiérarchisé c) Langage pré-coordonné
a) Un langage contrôlé
- Contrôle de la forme - Contrôle de la polysémie - Contrôle de la synonymie
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la forme de vedette: c.a.d quelles sont les types de mots retenus- Mot ou expression du langage naturel. Ex : Travail ; Conditions de travail- Usage du français, sauf emprunts. Ex : Droit d’auteur (et non Copyright) mais westerns- Usage du pluriel, sauf exceptions. Ex : Vêtements mais Conscience- Choix des termes les plus usitésEx : Bicyclettes (et non Vélocipèdes)
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la polysémie, des homonymes : c.a.d comment sont gérés les mots qui ont un double sens- En ajoutant un qualificatif Ex : Iris (anatomie) ; Iris (Plantes)- En ajoutant un adjectif ou d’une expressionEx : Prix ; Prix et récompenses- En opposant singulier et plurielEx : Théâtre ; Théâtres
a) Un langage contrôlé
Contrôle de la synonymie : c.a.d comment sont gérés les synonymes.- Il y a une vedette = le terme retenu- les autres terme sont exclus = formes non-retenusEx : Prisonniers EP (employé pour) Détenus- Dans l’index, le terne exclu renvoie à la vedetteEx : Détenus VOIR : Prisonniers Les termes exclus (TE) peuvent être :- des synonymes. Ex : Tremblements de terre VOIR: Séismes- des abréviations. ISBN VOIR : Numéro International normalisé du livre- des constructions syntaxiques. Ex : Travail – Droit VOIR Droit du travail
a) Un langage contrôlé
Pourquoi un langage controlé? - Pour réduire l'ambiguité du langage naturel et obtenir un langage univoque: 1 vedette = 1 seul concept. Pas de possibilité de se tromper ou de mal interprêter - Pour mutliplier les points d'acès à la vedette à partir des différents termes exclus
b) Un langage hiérarchisé
c.a.d. comment se hiérarchisent les termes et comment ils s'associent entre eux
Il existe des termes génériques (TG), spécifiques (TS) et associés (TA)Ils permettent de naviguer entre les vedettes pour :- affiner sa recherche : du TG vers le TS- élargir sa recherche : du TS au TG- réorienter sa recherche : du TA au TA En d’autres termes, dans le catalogue, quand vous cherchez des documents sur les plantes, vous sera aussi proposé en parallèle des documents sur la botanique. Ex : Doigts TA : MainEx : Architecture TG : Art
c) Un langage pré-coordonné:
c.a.d comment les termes sont organisés entre eux
Au moment de l’indexation, RAMEAU permet de construire les vedettes selon une syntaxe. Les éléments de la syntaxe de RAMEAU sont : - La tête de vedette (TV) = placée en tête, elle exprime l’essentiel du sujet- Les subdivisons (Subd.) = placées après la TV, elles précisent et complètent le sujet principal. Exemple de vedette matière terminée : - TV -- Subd - - Subd - Tourisme rural -- France -- Acte de colloque Attention, la construction des vedette matière obéit à des règles syntaxiques. Tourisme rural -- France et NON France -- Tourisme rural
- Une TV n’est pas toujours suivie d’une subdivision : elle peut constituer à elle seule une vedette-matière ex: Agriculture = pour un document très général sur l’agriculture - Les subdivisions précisent et complètent les TV si nécessaireAgriculture -- Europe -- Moyen âge -- Bibliographie
4 subdivisions à utiliser dans l'ordre suivant:
- Subdivisions de sujet = précisent un aspect, un angle d’étude du sujet Ex: Travail -- Aspect social - Subdivisions géographiques = localisent le sujet dans l’espace Ex: Travail -- France - Subdivisions chronologiques = situent le sujet dans le temps Ex: Travail -- 19e siècle - Subdivisions de forme = indiquent la nature ou le support du document Ex: Travail -- Bibliographie
TV -- Subd de sujet -- Subd géogr. -- Subd chrono. -- Subd formeEx: Travail -- Aspect social -- France -- 19e siècle -- Bibliographie
En résumé, le langage RAMEAU, c’est :
Un langage contrôlé : termes retenus + termes exclus (TE)Des renvois d’exclusion Un langage hiérarchisé : Termes génériques (TG) et spécifiques (TS)Termes associés (TA) Un langage précoordonnée :Tête de vedette (TV) + Subdivision (Subd.)
Bibliographie/Sitographie
MerCi
emeline.gaubert@univ-nantes.fr
Circuit du document
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT MATERIEL DU DOCUMENT
LA POLITIQUE DOCUMENTAIRE
CLASSEMENT ET VALORISATION DES DOCUMENTS
ACQUISITION DES DOCUMENTS
TRAITEMENT INTELLECTUEL DU DOCUMENT
CONSERVATION et DESHERBAGE
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT INTELLECTUEL DU DOCUMENT - Catalogage (UNIMARC puis code RDA.fr) - Indexation (RAMEAU, Blanc Montmayeur) - Classification (CDD: classification Décimale Dewey CDU: classification décimale Universelle) - Exemplarisation: création d’un exemplaire en se localisant sous la notice bibliographique correspondant au document possédé par la bibliothèque - Bulletinage: enregistrement des numéros ou fascicules de périodiques, manuel ou informatique, au fur et à mesure de leur arrivée à la bibliothèque
Le circuit du livre en bibliothèque
TRAITEMENT MATERIEL DU DOCUMENT
Le circuit du livre en bibliothèque
CLASSEMENT ET VALORISATION DES COLLECTIONS RANGEMENT: action de ranger les documents, retournés par les usagers, dans leur rayon RECLASSEMENT: action de vérifier si chaque ouvrage est rangé correctement selon sa cotation VALORISATION des COLLECTIONS: (attention différent d'animation culturelle): ex: table de présentation, facing documentaire, bibliographie augmentée, valorisation grâce au travail des étudiants
Le circuit du livre en bibliothèque
DESHERBAGE
Comment désherber? Méthode IOUPI: la méthode IOUPI est une méthode américaine de révision critique des collections. Elle a été publiée en langue française par la BPI en 1986. On désherbe le document lorsque qu'il est: - I = document incorrect, contenant une fausse information- O = contenu ordinaire, médiocre, superficiel- U = document usé, abîmé- P = document contenant une information périmée, obsolète- I = document qui ne correspond plus au fonds, inadéquat
REFOULEMENT
Déplacement des documents sur les rayonnages de façon à laisser de la place pour un accroissement des collections.
La chaine du livre
Distributeurs: ils gèrent les aspects logistiques et financiers de la circulation du livre (stockage, traitement des commandes, organisation du transport, facturation)
Ecrivains, traducteurs, illustrateurs: ils conçoivent les contenus des livres, rédigent, illustrent
Editeurs/ imprimeurs: ils choisissent ou commandent les livres qui seront publiés, en assurent le suivi éditorial, coordonnent leur fabrication et en assurent le lancement dans le circuit de distribution
Points de ventes (librairie physique ou en ligne, grande surface culturelle, hypermarché, grossiste spécialisé dans la fourniture aux collectivités) : ils assurent la commercialisation des livres Manifestations littéraires
Diffuseurs: ils assurent la promotion des livres auprès des points de vente, négocient lesconditions commerciales (remise commerciale, condition des retours, délais de paiement)
Acheteurs ou lecteurs (bibliothèque ou particulier)
La réglementation sur le prix des livres
La loi n° 81-766 du 10 août 1981 relative au prix du livre (dite loi Lang) repose sur le principe selon lequel l'éditeur a la responsabilité de fixer le prix de vente au public des livres qu'il édite. Ce dispositif, en encadrant fortement les pratiques de concurrence par les prix, a pour objectifs de préserver un réseau de distribution diversifié et de maintenir le niveau de rémunération de l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre. Lorsque l’acheteur final est un acheteur public, le rabais accordé peut atteindre un maximum de 9% du prix de vente au public lorsqu’il s’agit : - des livres non scolaires imprimés achetés pour enrichir les collections d’une bibliothèque ouverte au public - des livres non scolaires imprimés achetés pour leurs besoins propres, excluant la revente, par l’État, une collectivité territoriale, un établissement d'enseignement, de formation professionnelle ou de recherche La loi n° 2011-950 du 26 mai 2011 a étendu le principe du prix fixe aux offres de livres numériques. Toute offre de livres numériques commercialisée doit faire l’objet d’un prix fixé et rendu public par l’éditeur. Les éditeurs proposent généralement des offres de livres numériques dédiées aux bibliothèques. Ces offres définissent à la fois les contenus (catalogue de livres vendus à l’unité ou en bouquet par exemple), les modalités d’accès (streaming, téléchargement de fichiers, etc.) et les conditions d’usage (nombre de prêts simultanés, durée du prêt, etc.). Les partitions musicales, les cartes géographiques, les périodiques et titres de presse, les contenus musicaux, cinématographiques et audiovisuels (sur support physique ou numérique) ainsi que les jeux vidéo ne font pas l’objet d’une règlementation spécifique enmatière de prix.
Animation culturelle en bibliothèque
A quoi sert l’action culturelle en bibliothèques - Conquérir de nouveaux publics- Inventer de nouvelles formes d'accès au savoir, à la culture- Multiplier les passages entre culture savante et culture pour tous- Dimension critique de l'action culturelle, questionnement des savoirs, mise en perspective, distanciation - fonction culturelle = faire découvrir des auteurs, des artistes, des œuvres, mettre les collections en valeur - fonction sociale = lieu de rencontre, de débat, d'échange, multiculturel et pour toutes les couches sociales- fonction de loisirs- objectifs généraux : développer la lecture, soutenir la création contemporaine, animer le territoire- objectifs artistiques : entendre et découvrir la création contemporaine (poètes, metteurs en scène...), découvrir l'édition indépendante,- permettre à des intellectuels de confronter leurs points de vue, favoriser les rencontres interdisciplinaires, favoriser l'échange..
Animation culturelle en bibliothèque
Typologie des animations-les manifestations orales : rencontre auteurs, conférences-le spectacle vivant-les projections-les animations participatives-les animations directement réalisées par les bibliothécaires ou le personnel-les expositions-les temps forts, les événements, les festivals
Animation culturelle en bibliothèque
La méthodologie de projetLes étapes- La conception intellectuelle du projet- Les acteurs du projet- La préparation du budget- Les partenaires- Le cheminement du projet : échéancier, calendrier, conventions, contrats- Le déroulement de l’animation- L’évaluation Les outils - la fiche projet- le rétroplanning- livret d’accueil- feuille de route
Bilbiographie
- Marchés publics et prix unique du livre: http://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/FORMATION /20190312_lesmarchespublicslivres.pdf - Pour toutes les définitions: https://blogs.univ-poitiers.fr/glossaire-mco/2012/06/11/collation/ https://www.enssib.f - animation culturelle https://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/FORMATION/20200225_Actionculturellenbib.pdf