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DOSSIER DE PRÉSENTATION

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Created on April 28, 2026

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DOSSIER DE PRÉSENTATION

ExpositionCOALITION - Art, Ecologie et territoires

Du 29/05/2026 au 13/09/2026

©Robocut, Suzanne Husky, détail 2025

DIDAM Espace d'art contemporain 6, quai de Lesseps didam.bayonne.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 14H à 19H30 Entrée libre, sans réservation préalable.

AVANT-PROPOS

L’exposition Coalition s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur les liens entre création artistique et enjeux écologiques. Elle est portée par des acteurs engagés qui œuvrent à la rencontre entre art, société et transition environnementale. COAL (Coalition pour l’Art et le Développement Durable) est une association française fondée en 2008 qui accompagne les artistes et les professionnels de la culture dans la prise en compte des défis écologiques. À travers le Prix COAL Art et Environnement, des expositions, des résidences, des actions de recherche et de sensibilisation, COAL soutient des démarches artistiques innovantes qui interrogent notre rapport au vivant, aux territoires et aux ressources. L’association agit comme un laboratoire d’idées et un réseau de coopération, favorisant le dialogue entre artistes, scientifiques, institutions et citoyens. Le fonds de dotation Indarra, engagée en faveur de la création contemporaine et des transitions écologiques et sociales soutient des projets artistiques porteurs de sens. Elle accompagne des initiatives qui mettent en lumière les enjeux environnementaux et encouragent l’émergence de nouvelles représentations du monde. Par son action, la Fondation Indarra contribue à faire de l’art un vecteur de transformation, capable de nourrir la réflexion collective et stimuler l’engagement. En réunissant ces deux partenaires, l’exposition affirme la place essentielle de l’art dans la compréhension des mutations environnementales. Elle propose un espace de dialogue, de sensibilité et de connaissance, où la création artistique devient un moyen privilégié pour penser notre relation au vivant et imaginer des futurs possibles.

Sommaire

I. De la représentation de la nature à la prise de conscience écologique

A. La nature dans l'histoire de l'art : observer, célébrer, exploiter. B. "No limit" : rendre visiblel'invisible.

II. L'art contemporain face aux enjeux écologiques

A. "Se transformer" : pratiques artistiques et reconnexion au vivant. B. "Cultiver la résistance" : créer avec et pour le monde vivant.

I. De la représentation de la nature à la prise de conscience écologique

A. La nature dans l'histoire de l'art : observer, célébrer, exploiter

Depuis l’Antiquité, la nature occupe une place centrale dans l’histoire de l’art, mais son statut et sa signification évoluent profondément au fil des siècles. Longtemps considérée comme un simple décor ou un symbole, elle est d’abord observée et idéalisée dans les paysages classiques, où l’ordre, l’harmonie et l’équilibre traduisent une vision rationalisée du monde.

À la Renaissance puis au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, les artistes cherchent à représenter une nature maîtrisée, souvent recomposée, qui reflète la capacité de l’être humain à comprendre et organiser son environnement. Des artistes comme Claude Lorrain (1604-1682) ou Nicolas Poussin (1594-1665) composent des paysages harmonieux, ordonnés selon des règles géométriques et une lumière maîtrisée. La nature y apparaît stable, paisible et soumise à la raison humaine, traduisant une vision anthropocentrée du monde où l’homme se place au cœur de l’univers.

Cappricio avec les ruines du forum romain (1634), Claude Lorrain

Au début du XIXe siècle, le romantisme transforme profondément ce regard. La nature devient un espace d’émotion et de contemplation, mais aussi de dépassement de soi. Dans Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich (1774-1840), l’homme minuscule fait face à une nature grandiose et mystérieuse. De même, les paysages tourmentés de William Turner (1775-1851) exaltent la force des éléments – tempêtes, lumières violentes, mouvements chaotiques, soulignant la fragilité humaine face à une nature puissante et autonome. Cette esthétique du sublime marque une première remise en question de la domination de l’homme sur l’environnement. Parallèlement à ces bouleversements artistiques, le XIXe siècle est aussi celui d’une transformation scientifique majeure du regard porté sur la nature. Les expéditions, les inventaires et les classifications se multiplient, témoignant d’une volonté de comprendre le vivant de manière systématique. La nature devient alors un objet d’étude scientifique à part entière. En 1859, Charles Darwin publie L’Origine des espèces, un ouvrage fondamental qui bouleverse la conception occidentale du monde vivant. L’être humain n’y est plus présenté comme extérieur ou supérieur à la nature, mais comme une espèce parmi d’autre, intégrée à un vaste réseau d’interdépendances. C'est ce que l'on appelera plus tard "l'écosystème".

Le Voyageur contemplant une mer de nuages, Caspar David Friedrich (1818)

Cette nouvelle vision du vivant influence profondément la culture et les arts. Les artistes s’intéressent davantage aux formes simples, organiques et primitives de la vie. La peinture botanique et animalière se développe, tandis que l’Art nouveau s’inspire largement des motifs végétaux et animaux, affirmant un lien renouvelé entre création artistique et monde naturel. En littérature, les découvertes scientifiques nourrissent l’imaginaire, comme en témoignent les récits de Jules Verne.Cependant, avec la révolution industrielle, cette relation se modifie à nouveau et bascule progressivement vers l’exploitation. Les paysages sont transformés par l’urbanisation, les usines et les chemins de fer. Dans les œuvres du peintre belge Constantin Meunier (1831-1905), la nature apparaît fragmentée, traversée et parfois étouffée par les infrastructures humaines. L’art devient alors le témoin critique des bouleversements environnementaux engendrés par le progrès technique, révélant les premières tensions entre développement et préservation des écosystèmes. Ces tensions, perceptibles dès le XIXe siècle, s’intensifient fortement au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Page de garde de la première édition Hetzel

©Vingt Mille Lieues sous les mers est un roman d'aventures de Jules Verne, paru en 1869-1870. Il relate le voyage de trois naufragés capturés par le capitaine Nemo, mystérieux inventeur qui parcourt les fonds des mers à bord du Nautilus, un sous-marin très en avance sur les technologies de l'époque.

Pour aller plus loin - L'École de Barbizon

Au milieu du XIXe siècle, l’École de Barbizon marque une étape décisive dans l’histoire de la peinture de paysage. Installés autour du village de Barbizon, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, des artistes comme Théodore Rousseau (1812-1867), Jean-François Millet (1814-1875), Narcisse Diaz de la Pena (1807-1876) ou encore Charles-François Daubigny (1817-1878) choisissent de travailler en plein air, au contact direct de la nature.Contrairement aux paysages idéalisés de la tradition classique, ils cherchent à représenter la forêt, les rochers, les clairières et les ciels tels qu’ils les observent, dans leur réalité changeante et sensible. Leur démarche repose sur l’observation attentive du vivant, de la lumière et des saisons. La nature n’est plus un simple décor : elle devient un sujet en soi digne d’étude et de respect. L’École de Barbizon apparaît ainsi comme une étape fondatrice dans l’émergence d’une conscience paysagère et préfigure, d'une certaine manière, les préoccupations écologiques contemporaines. Elle ouvre également la voie à l’impressionnisme, qui poursuivra cette exploration de la lumière et de la nature observée sur le motif.

Constant Troyon, (1810-1865)

À partir de 1960, s’impose à l’échelle mondiale une culture de l’illimité, fondée sur le progrès, la connaissance et la vitesse, alors même que les premières voix s’élèvent pour alerter sur le caractère épuisable des ressources de la planète. Cette période marque un tournant décisif dans la prise de conscience écologique. Dans ce contexte, le monde de l’art devient particulièrement sensible aux enjeux environnementaux. Les artistes interrogent les abus et les dérives de la société industrielle, alertent sur les dangers de la crise climatique et proposent des pistes pour penser, voire activer, une véritable transition écologique. La nature fait ainsi son retour dans l’art, mais avec un enjeu nouveau : non plus seulement la représenter, mais aussi la préserver. Dans l'exposition proposée au Didam, les commissaires d'exposition de l'association COAL ont orienté le parcours scénographique et sélectionné douze artistes au regard de ces axes là :

  • « No limit » : interroger la culture de l’illimité. Cette nouvelle ère idéologique, géologique et technologique, marquée par le recours massif aux énergies fossiles, règne sous les fumées et dessine des paysages carbonés dont les artistes rendent comptent dans leurs œuvres.
  • « Se transformer » : inventer collectivement des manières alternatives d’habiter la Terre, à travers des démarches de reconnexion à la fois somatiques, sensorielles et spirituelles.
  • « Cultiver la résistance » : les artistes développent des formes de résistance au sein même de leurs pratiques, qu’elles soient artisanales, jardinières, rituelles, oniriques, performatives, ou bien juridiques, organisationnelles, relationnelles etc.

b. "No limit" : rendre visibile l'invisible

Dans cette partie de l'exposition, cinq artistes contemporains ont été sélectionnés car leur pratique interroge la culture de l’illimité à travers des œuvres nourries par des recherches scientifiques.

  • "Cedrus deodara", Lélia Demoisy :
Dans le cadre de ce projet, l'artisite plasticienne interroge notre manière d’habiter le monde naturel, la relation intime que nous pouvons entretenir avec une forme de vie non humaine, mais aussi la douleur que l’on ressent lorsqu’un être vivant disparaît. En janvier 2023, un cèdre de l’Himalaya (Cedrus deodara) âgé d’environ 80 ans, présent dans son jardin et qui avait accompagné l’artiste toute sa vie, a été abattu. Cette perte la marque profondément car cet arbre avait une forte présence dans son existence et dans sa mémoire. Face à cette destruction, elle a recueilli du pollen, des cônes, de l’écorce, des troncs et des branches, et même filmé les derniers moments de l’arbre. Elle a préservé ces matériaux, encore imprégnés de leur odeur caractéristique, pour les intégrer au cœur de son travail artistique. Elle met en scène des gestes qui ressembles à une pratique de guérison et de soin face à la perte, en réponse à la "solastalgie" – (sentiment d’angoisse et de détresse lié à la dégradation de l’environnement naturel).

Cedrus deodara-lescotes ©Lélia Démoisy

Le bois du cèdre devient matière vivant dans ses œuvres : parfois évoquant l’os ou la chair, parfois intégré avec du pollen ou du charbon pour créer des pièces uniques. L’approche de l’artiste mêle émotion, mémoire, régénération et matérialité physique, faisant du Cedrus deodara non seulement un sujet, mais aussi une matière vivante de création artistique et de réflexion écologique.

  • "Noire de Cardone", Anaïs Tondeur :
Comme Lélia Demoisy, Anaïs Tondeur s’inscrit dans une réflexion plus large portée par l’ensemble des artistes de la section « No limit », qui interrogent les frontières entre science, art et vivant, ainsi que notre rapport émotionnel, éthique et sensoriel à l’environnement. Anaïs Tondeur travaille à partir de traces du monde naturel menacé et s’appuie sur des protocoles scientifiques et des phénomènes environnementaux (pollution, climat, radiation) pour produire des œuvres qui matérialisent l’invisible et témoignent des bouleversements écologiques. Dans sa série Noir de carbone, elle produit une encre, utilisée pour imprimer les photographies des paysages parcourus par le carbone et rend visible le polluant atmosphérique qui s’immisce dans nos vies et nos corps. Ainsi, chaque photographie est tirée, en partie, avec les particules de noire de carbone collectées dans le ciel photographié, révélant selon les variations de noirs de l'image, le volume de particules présent dans le ciel. Son travail reflète le fait que la pollution et les catastrophes échappent au contrôle humain.

Vue de l'expedition et de la collecte des particules ©Anaïs Tondeur

Munie d’un appareil photo, et d’un masque de FFP2, elle pistait en sens inverse la trajectoire suivie par cet ensemble de particules, par voies terrestres et maritimes.

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Pour cela, dans une forme de Deep mapping, Anaïs Tondeur a pisté le déplacement de l’un de ces flux invisibles à partir de l’une des îles les plus reculées d’Europe : l’Ile de Fair, située à mi-chemin entre les Orcades et les Shetlands. Elle a transmis ses coordonnées géographiques à deux physiciens d’atmosphère qui ont identifié le point d’émission des particules de noir de Carbonne qui traversaient le ciel qu’elle respirait. Ces météores de noir de carbone avaient été produites dans le port de Folkestone à 1350km de l’île.

Chaque jour d’expédition, elle a photographié le ciel et, en parallèle, filtré les particules qui traversaient son masque, ensuite extraites par immersion dans un bain d’ions pour transformer ces particules en encre.

Edimburg, Noir de carbone ©Anaïs Tondeur

Le noir de carbone est une forme collatérale de suie, utilisée depuis des siècles dans la fabrication de l’encre de Chine.

  • Lara Tabet :
Le travail de Lara Tabet fait écho à cette démarche. En utilisant la photographie et des procédés chimiques issus de la science, l’artiste rend visibles des contaminations invisibles, de l’eau et des corps. Elle prend des échantillons avec de l’eau des fleuves dont elle va cultiver les bactéries. Une fois recueillis, elle dépose les bactéries sur du film photographique et observe les interactions où les micro-organismes et le celluloïd vont créer des paysages : un peu comme des "bactériographies". L’œuvre devient un "chimigramme bactérien" représentant le fleuve.

la Saone ©Lara Tabet

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  • "Les larmes d’Ochún, "Brandon Ballengée" : *
Avec cet artiste biologiste américain, le lien se tisse autour du soin, de la perte et de la régénération. Ballengée documente scientifiquement les malformations d’espèces animales touchées par la pollution, tout en développant des projets de restauration écologique. Actuellement chercheur postdoctoral au Département des Sciences biologiques de l’Université de l’État de Louisiane, il étudie l’impact sur les poissons de la marée noire en 2010 (Deepwater Horizon) dans le golfe du Mexique. Avec Searching for the Ghosts of the Gulf l’artiste met en œuvre un important projet interdisciplinaire pour mobiliser les communautés côtières autour de la disparition des espèces locales. Ce projet au long cours s’incarne et se raconte dans l’exposition à travers Les Larmes d’Ochun, un spécimen aveugle de crevette. Ballengée colore ses crevettes grâce à un procédé chimique qui permet de nettoyer et de colorer les squelettes d'animaux pour pouvoir mieux observer les malformations et en connaître les causes.

Larmes d’Ochún, 2012 Crevettes herbacées nettoyées et colorées (espèce Palaemonetes), golfe du Mexique, 2012. Spécimen unique issu d’une sculpture biologique composée d’une série de 500 spécimens examinés dans le cadre d'une étude pilotée par l'artiste-biologiste. ©Brandon Ballengée

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  • Bloom : le Sang des glaciers, Charlotte Gautier Van Tour :
Dans la continuité de ces pratiques où la science révèle les atteintes invisibles portées au vivant, le travail de Charlotte Gautier Van Tour prolonge cette réflexion en la déplaçant vers le champ sensible de la couleur. Là où Ballengée met en lumière les corps altérés par la pollution, l'artiste s'attache à rendre perceptibles les bouleversements climatiques à travers une colométrie d'alerte, directement issue des phénomènes environnementaux. Avec son projet Bloom : le Sang des glaciers, Charlotte Gautier Van Tour s’empare d’un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant : la coloration rouge des glaciers, provoquée par la prolifération d’algues microscopiques nées suite à la hausse de la luminosité et accélérant leur fonte. Cette teinte, à la fois organique et symbolique, évoque le sang, la blessure et la perte, transformant le paysage glaciaire en un corps vulnérable. La couleur n’est plus ici un choix esthétique, mais un indice scientifique, un signal visuel des dérives de la culture de l’illimité et de l’emballement climatique. Ainsi, à l’instar des autres artistes de la section « No limit », Charlotte Gautier Van Tour fait de la matière même du monde – pigments, températures, micro-organismes – un langage critique. Sa palette devient un outil de lecture du réel, où la beauté troublante des images révèle l’urgence écologique et l’impossibilité de continuer à habiter la Terre comme ressource inépuisable.

©DR

BLOOM - LE SANG DES GLACIERS, 2022-2025 Projet de recherche en collaboration avec Mission Alpaga et Éric Maréchal, chercheur au CNRS de Grenoble @Pascal Deloche, Charlotte Gautier van Tour et Collectif Alpaga

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Pour aller plus loin - Le sang des glaciers en haute montagne

Le projet s’inspire d’un phénomène naturel observé en haute montage : la prolifération de microalgues sur la neige qui lui confèrent une teinte rouge à l’origine de l’expression « le sang des glaciers ». En réalité, il s’agit d’une microalgue verte qui, soumise à des conditions extrêmes, produit des pigments rouges. Ces pigments, des molécules antioxydantes colorées, apparaissent lorsque l’algue est stressée par une forte luminosité, amplifiée par la réverbération de la neige.Cette algue est présente à partir de 2000m d’altitude et devient visible à l’œil nu entre les mois de juin et juillet. Le projet s’inscrit dans une collaboration scientifique avec des chercheurs de la mission ALPAGA, notamment Éric Maréchal, directeur de recherche au CNRS, afin de mieux comprendre, documenter et valoriser ce phénomène biologique ainsi que son importance écologique.

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I. L'art contemporain face aux enjeux écologiques

A. "Se transformer" : pratiques artistiques et reconnexion au vivant

Dans cette partie, cinq autres artistes contemporains développent des démarches sensibles, corporelles et expérientielles pour retisser un lien intime avec le vivant. L'art devient un espace de transformation personnel et collectif, favorisant l’écoute, le soin et de nouvelles manières d’habiter la Terre. Qu’il s’agisse de repenser nos modèles écologiques, de travailler avec les cycles naturels ou d’engager le corps comme lieu d’expérience, ces pratiquent invitent à une reconnexion profonde au vivant.

  • La Manifeste de la Photosynthèse - Michael Wang :

Michael Wang, né en 1981 à Olney dans le Maryland travaille sur les changements climatiques et la biodiversité à travers des œuvres conceptuelles. En 2022, il publie le « Manifeste de la Photosynthèse » dans lequel il réinterprète les principes esthétiques et philosophique qui ont marqué l’art au XXe siècle, en particulier, ceux du mouvement futuriste italien en 1909 : vitesse, machines, électricité, combustion et rupture avec le passé. Dans sa critique, il prend comme point de départ les valeurs du futurisme pour les inverser. Il met en cause cette mythologie mécanique en soulignant ses conséquences écologiques désastreuses : crise climatique et perte de la biodiversité.

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L'artiste valorise la photosynthèse comme métaphore et moteur central pour une nouvelle ère et présente les plantes, les algues et les lichens comme des signes d'avenir. L'objectif est de passer d'une esthétique de la vitesse et de la machine à une esthétique de la vie et des processus naturels.

La photosynthèse c'est le processsus qui permet aux plantes, aux algues et à certaines bactéries de fabriquer leur propre nourriture grâce à la lumière du Soleil. Les plantes prennent de l'eau par les racines, absorbent du dioxyde de carbone de l'air et utilisent la lumière du Soleil. Elles transforment tout cela en sucre pour grandir et regettent dans l'air l'oxygène que nous respirons. Sans photosynthèse, il n'y aurait ni oxygène, ni chaînes alimentaires, ni vie telle qu'on la connaît.

  • Erik Samakh :
Dans cette perspective de réorientation vers les processus du vivant, certains artistes ne se contente pas d'en proposer une métaphore, mais cherchent à entrer en relation directe avec lui. L'artiste Erik Samakh ne représente pas la nature en tant que telle : il s'y insère avec discrétion, capte ses rythmes, enregistre ses présences et compose avec elle des dispositifs qui rendent perceptible ce qui d'ordinaire demeure inaudible. Ses oeuvres, souvent installées in situ, dialoguent avec les forêts, les clairières ou les friches, transformant l'espace naturel en lieu d'échange entre espèces humaines et non humaines. En utilisant ces sons, il précise qu'il modifie la vision du lieu et agit de ce fait en plasticien. Héritier des artistes Fluxus (mouvement, il abolit la frontière entre art et vie.
Museo de Manuel Piña: La moda de un genio de los 80 y la Movida en Manzanares (Ciudad Real)
En 2011, Francis Montesinos propose une collection qui revisite la Movida.

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Pour aller plus loin - Les artistes Fluxus

Né au début des années 1960 autour de l’artiste lituano-américain George Maciunas (1931-1978), le mouvement Fluxus rassemble des créateurs tels que Nam June Paik (1932-2006), Yoko Ono (1933-), George Brecht (1926-2008) ou encore Ben Vautier (1935-2024). Refusant les hiérarchies traditionnelles entre les disciplines, ils brouillent les frontières entre musique, arts visuels, performance et poésie. Leur ambition est de rapprocher l’art et la vie quotidienne, en privilégiant des actions simples, des gestes ordinaires, parfois minimalistes, qui invitent à porter une attention renouvelée au réel. Les « events » Fluxus – partitions d’actions brèves et souvent très épurées – proposent par exemple d’écouter un son, d’ouvrir une fenêtre, de regarder la pluie tomber. Dans cette perspective, l’œuvre n’est plus un objet précieux destiné au musée, mais une expérience, un processus ou une situation. L’artiste ne cherche plus à produire une représentation spectaculaire du monde, mais à révéler la poésie contenue dans les phénomènes les plus simples. Cet héritage éclaire le travail d’Erik Samakh : en installant des dispositifs sonores dans les milieux naturels, il invite à une écoute du vivant et transforme notre perception du paysage. Comme les artiste Fluxus, il déplace l’art vers l’expérience sensible et fait de l’attention elle-même un acte créatif.

©Nam June Paik, Concerto for TV Cello and Videotapes, 1971

Museo de Manuel Piña: La moda de un genio de los 80 y la Movida en Manzanares (Ciudad Real)
En 2011, Francis Montesinos propose une collection qui revisite la Movida.

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  • Suzanne Husky :
Si Erik Samakh cherche à entrer en relation sensible avec le vivant, Suzanne Husky prolonge cette approche en y intégrant une dimension explicitement écologique et politique. L’artiste considère la nature non pas comme un simple décor, mais comme un espace vivant, porteur de relations, de luttes et de savoirs. À travers ses œuvres, elle interroge notre manière d’habiter le monde, de coexister avec les plantes, les animaux et les milieux naturels. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis en paysagisme et en agroécologie, elle développe une pratique qui retisse les liens entre l’humain, les plantes et la terre. Dans sa tapisserie Bièvrebâtisseur des mondes (2023), elle étudie le peuple castor en faisant de lui le protagoniste principal : un agent écologique dont l’action façonne les paysages, régule l’eau et rend possible la vie d’autres espèces. Les motifs présentant les cours d’eau, la végétation rivulaire, les barrages, les sols stratifiés fonctionnent comme un langage visuel où le paysage devient récit. Il ne s’agit plus de représenter la nature mais comme décor, comme sujet agissant, producteur de mondes habitables. En cela l’œuvre dialogue avec les enjeux contemporains de réparation écologique et de réapprentissage des alliances inter-espèces.

Suzanne Husky, Bièvre bâtisseur de mondes, 2023 Tapisserie • 275 × 190 cm • Coll. particulière • Courtesy Suzanne Husky & Galerie Alain Gutharc

Par le choix du textile, du temps long et d’un médium historiquement lié à la transmission (ref. Tapisserie de Bayeux), l’artiste inscrit son œuvre dans une contre-histoire : une tapisserie du présent qui raconte non pas la domination, mais la cohabitation, et propose une autre manière de penser l’habiter.

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Chef d'oeuvre de l'art roman du 11ème siècle, la Tapisserie de Bayeux a probablement été commandée par l'évêque Odon, demi-frère de Guillaume Le Conquérant, pour orner sa cathédrale à Bayeux, en 1077. Elle raconte les événements de la conquêtes de l'Angleterre par le duc de Normandie.

Chez Pauline Rip et Sandra Lorenzi, cette attention portée aux processus du vivant se prolonge dans une exploration plus intime et corporelle. Le lien à la nature ne passe plus seulement par l’observation ou la matière, mais par l’expérience directe du corps, de la respiration, du geste et du temps long. Le vivant devient alors un espace de transformation sensible, à la fois physique et mentale.

  • Pauline Rip :
Née en Bretagne, Pauline Rip est une designer d’origine française et néerlandaise qui étudie des connaissances marginalisées, ignorées, moquées, irrationnelles ou fausses. Elle estime que des formes alternatives de vérité peuvent révéler des croyants et des systèmes de valeurs qui existent dans des réalités authentiques et construites. Son projet « Elficology : The Harvesting of Morning Dew » (trad. « Efilcologie : la Récole de la Rosée du Matin ») (2023) questionne la notion de l’éco-fée, en tant que genre, qui aiderait à aborder la crise climatique sous un angle différent.

Série Elficologie : la récolte de la rosée du matin : vases, costume brodé, impression d’un tissu inspiré d’une tapisserie, publication de l’UNESCO, petites fioles pour la dégustation de la rosée du matin(Photo ci-contre)

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« Il existe plusieurs façons d’étudier la nature. On peut l’aborder d’un point de vue strictement scientifique, comme un biologiste, ou s’immerger dans la nature, comme un poète » Grand Druide de Bretagne connu sous le nom bardique (poète et musicien celtique) de "Morgan".

Ainsi, elle s’intéresse à une pratique culturelle fictive ; la récolte de la rosée, en mêlant design spéculatif, performance, artisanat et narration. Cette coutume imaginaire est entièrement construite à partir des critères du patrimoine immatériel de l’UNESCO. Ce projet questionne la manière dont une pratique pourrait être légitimée et préservée, même si elle n’est pas « réelle » au sens traditionnel.La récole de la rosée du matin vise à sensibiliser aux écosystèmes qui nous entourent et la manière dont les êtres humains consomment les ressources de la terre. L’introduction d’un élément narratif imaginatif à la question écologique pourrait offrir la possibilité d’un dialogue original entre les humains et la nature.

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Pour aller plus loin -

Pauline Rip s’inspire des recherches de l'auteur Pierre Dubois pour lancer son projet. Inventeur du terme « Elficologie » : « écologie de l’âme » ou « étude des petits êtres », ce néologisme incarne le besoin de donner d’autres formes à d’autres réalités en leur donnant des noms qui cherchent à rationnaliser des phénomènes parfois considérés comme irrationnels. Pierre Dubois a écrit trois encyclopédies distinctes sur les elfes, les fées et les gobelins. À travers des feuilles d’instructions détaillées, il décrit leur apparence, leur taille, leur moralité, leurs tempéraments et enfin leur alimentation : la rosée du matin occupant une place importante parmi eux. La rosée occupe une place très forte dans de nombreuses traditions européennes. Symboliquement, elle représente : la pureté, la renaissance, la première respiration du jour, un moment où le monde est encore « intact ». Ce n’est pas tant l’eau elle-même qui compte mais le moment, l’intention et la connexion au vivant.

©DR

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  • Sandra Lorenzi :
Sandra Lorenzi, artiste et poétesse, explore quant à elle les capacité sensibles et émotives des plantes par le biais de peintures programmatiques à la croisée des quatre éléments. Elle est diplômée en 2009 de l’école Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson et ses dessins, sculptures, installations et texte interrogent notre mémoire collective et sa propension à être modelée par l’histoire. On retrouve dans son travail des références à la mythologie, la philosophie, la littérature, l’anthropologie ou encore la culture populaire. Ses matériaux sont hybrides : bronze, aluminium, béton, roche volcanique ou végétaux relatent ces fictions, entre mythes anciens et prophéties chamaniques. Elle explore les relations entre ressenti sensoriel, pensée et forme, et revêt un intérêt particulier pour ce que l’on appelle les « élémentaux » ; c’est-à-dire les esprits de la nature : figures issues de mythologies et cosmologies multiples (sylphes : air, ondines : eau, gnomes : terre). À l’instar de Pauline Rip, elle ne cherche pas à débattre de leur existence ontologique, mais plutôt à saisir comment ces figures peuvent aider à penser notre rapport au vivant.

De bas en haut, de gauche à droite : Élémentaux, 2023. Peinture d'argile et pigments naturels, terre, bande sonore. Dimensions variables Disque talismanique #1, 2019, Bois d’acacia, cristal de roche, coquilles Saint-Jacques, feuille d’or, colle naturelle, crayon polychrome 60 x 10 x 60 Disque talismanique #2, 2020, Bois de noyer, obsidienne, charbon, feuille d’or, colle naturelle, crayon polychrome, 60 x 10 x 60

Les thématiques abordées par Michael Wang, Louis Guillaume, Pauline Ripe ou encore Sandra Lorenzi s’insèrent dans une réflexion plus large sur la façon d’habiter le monde, de connecter les imaginaires, les formes symboliques et l’écologie de la pensée, plutôt que dans des séries strictement figuratives.

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b. "Cultiver la résistance" : créer avec et pour le monde vivant

« Si on n’y prend pas garde, l’arbre disparaîtra et la fin de la planète viendra par dessèchement, sans cataclysme nécessaire, par la faute de l’homme » George Sand, 1872

Prendre soin, réparer les blessures infligées aux écosystèmes et se réconcilier avec le vivant afin de restaurer les équilibres écologiques, constituent des pratiques artistiques engagées dans des formes de résistance à la fois discrètes et concrètes. Celles-ci passent par le réemploi des matériaux, l’économie de moyens, la restauration des milieux, ainsi que par des gestes artisanaux ou rituels. L’art s’affirme alors comme un acte de responsabilité et de transmission. Ces principes trouvent une résonance particulière dans le travail de l’artiste Paula Valero Comín, dont la pratique s’inscrit pleinement dans cette attention portée au vivant et aux processus de réparation écologique.

  • Paula Valero Comín :
Diplômée de la faculté des Beaux-Arts de Valence en 2001 et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA, 2006), elle est titulaire d’un doctorat ayant pour objet les liens entre performance et activisme. Son travail s’exprime à travers plusieurs médiums : dessin, installation, actions, et il s’ancre dans une démarche d’exploration.

Dans le cadre de son projet d’herbier « Rosa Luxemburg », elle met en relation des espèces végétales et leurs propriétés (parfois symboliques ou locales), des figures féminines, connues ou anonymes, engagées dans la défense de la vie, de l’environnement et des solidarités sociales. À travers ces associations, l’artiste compose une généalogie botanique, affective et politique qui révèle différentes formes de résistance.

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Pour aller plus loin - Rosa Luxemburg (1871-1919)

Le nom de ce projet s’inscrit dans une démarche d’actualisation de l’héritage des figures comme Rosa Luxemburg, militante et théoricienne marxiste dont « l’herbier de prison » est un témoignage historique de résistance. Entre avril 1915 et octobre 1918, Rosa Luxemburg a rédigé sept cahiers dans des conditions très difficiles, alors qu’elle était emprisonnée. Fragiles par leur forme matérielle, ces cahiers sont un fort témoignage de la résistance intellectuelle et morale de leur autrice, de sa capacité à s’évader par la pensée, l’écriture et l’observation du monde. Ces cahiers ne sont pas seulement des textes politiques : ils montrent aussi comment Rosa Luxemburg crée des formes nouvelles d’expression mêlant réflexion, émotions et joie de vivre. Ils permettent de mieux comprendre son engagement politique, profondément lié à son rapport à la nature, qu’elle considère comme une source essentielle de liberté et comme un fondement de ce que l’on appelle aujourd’hui la pensée écologique.

Extrait de l'Herbier de Prison - Rosa Luxembourg - éditions Héros Limites

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  • Louis Guillaume :
D’autres artistes, comme Louis Guillaume, sont guidés par un seul principe : celui des matières, sur lesquelles il jette son dévolu. À l’instar de l’intention portée aux plantes, il va travailler sa pratique autour des récoltes saisonnières et travailler avec des matières peu connues ou au contraire très présentes. L’artiste leur redonne des lettres de noblesses et leur offre une seconde vie dans ses installations et ses sculptures explorant leur possibilité plastique. Pendant ses études aux Beaux-Arts de Rennes, il part en Erasmus au Mexique et découvre la plante « Stipa tenuifolia » aussi appelées « Cheveux d’Anges ». Il travaille depuis cette plante, considérée aujourd’hui en Europe comme tellement invasive qu’elle est parfois interdite dans certaines zones. Ces graines, récoltées chaque été depuis 2018 pour diverses installations proposent des variations de couleur et de texture, en lien avec les périodes de récolte et les conditions naturelles. Louis Guillaume s’intéresse également à la bourre de peuplier noir, un matériau végétal léger et éphémère, pouvant être envisagé comme un substitut au coton à petite échelle. Ces filaments cotonneux, qui enveloppent les graines des peupliers, se dispersent naturellement par le vent et l’eau, permettant leur dissémination sur de longues distances. En intégrant cette matière à son travail, l’artiste met en lumière des mécanismes naturels de propagation, tout en interrogeant notre rapport aux ressources, à leur usage et à leur transformation, dans une logique de sobriété et de respects des cycles du vivant.

Querelle, 2025, tapisserie réalisée à partir de graines de stipa tenuissima (fibre végétale) Éclosion de fruits de peupliers noirs, installation, dimensions variables

Museo de Manuel Piña: La moda de un genio de los 80 y la Movida en Manzanares (Ciudad Real)
En 2011, Francis Montesinos propose une collection qui revisite la Movida.

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À mesure que l’art s’est rapproché des enjeux écologiques contemporains, il a progressivement quitté le seul champ de la représentation pour investir celui de la parole et de l’action. Observer, écouter, réparer, cohabiter : autant de gestes qui traduisent une transformation profonde du rôle de l’artiste dans la société. Dans ce mouvement, certains choisissent aujourd’hui d’intervenir plus frontalement dans l’espace public. Non plus seulement en révélant les équilibres fragiles du vivant, mais aussi en rendant visibles les tensions, les urgences et les responsabilités qu’ils impliquent.

  • Clara Niveau-Juteau :
Le travail de Clara Niveau-Juteau s’inscrit dans cette dynamique à travers ses pancartes qui empruntent aux codes de la signalétique et du slogan, elle introduit dans l’espace d’exposition une forme de prise de parole directe. Ces énoncés courts, souvent percutants, déplacent les codes de la manifestation ou de l’affichage militant vers le champ artistique. En faisant du langage, un matériau plastique et du message un geste visuel, l’artiste interroge notre capacité à voir, à comprendre et à agir. Ses pancartes ne donnent pas de réponse définitive : elles fonctionnent comme des seuils, des points d’arrêt dans le parcours, invitant chacun à mesurer sa propre position face aux enjeux écologiques. Ainsi, après avoir exploré la nature comme décor, comme force sublime, comme milieu à écouter ou à réparer, l’art devient ici espace d’interpellation. Le regardeur n’est plus seulement spectateur : il est placé devant une parole qui le concerne.

DE L’EAU JAILLIT LE FEU banderole portative ou cape militante, tissus et fils divers 2024

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BIBLIOGRAPHIE

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L'artiste Suzanne Husky invite le peuple castor au château. Consulté à l'adresse suivante https://www.hellocarbo.com/blog/media/suzanne-husky-castor-chateau-chateaudun-interview/ Barbizon. Carré d'artistes. Le blog. Consulté à l'adresse suivante https://www.carredartistes.com/fr-fr/blog/barbizon Fluxus en 2 minutes. BeauxArts. Consulté à l'adresse suivante https://www.beauxarts.com/grand-format/fluxus-en-2-minutes/ L'art Fluxus, c'est quoi ? Artinsolite. Consulté à l'adresse suivante http://artinsolite.com/post/l-art-fluxus-c-est-quoi?srsltid=AfmBOoo0ZUgKaEVdPdy0PJBJHv_Qde88a_3ifcuAIAT7BW14s50eGyND https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/l-herbier-de-prison-de-rosa-luxembourg-6088892 'herbier de prison de Rosa Luxemburg. Radiofrance. Consulté à l'adresse suivante https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/l-herbier-de-prison-de-rosa-luxembourg-6088892 La tapisserie de Bayeux. Bayeux Museum. Consulté à l'adresse suivante bayeuxmuseum.com/la-tapisserie-de-bayeux/

INFORMATIONS GÉNÉRALES

du mardi au dimanche de 14H à 19H30 Entrée libre, réservation préalable pour tout groupe venant en visite libre didam@bayonne.fr / 05 59 46 63 436, quai de Lesseps didam.bayonne.fr