Quelques campagnes de prévention en Santé Publique à travers le temps...
Simone Veil décide, au cours de l'année 1975, quelques mois après avoir obtenu le vote de la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, de lancer la première campagne française de lutte contre le tabagisme le 16 septembre 1975. S'appuyant sur des campagnes d'information utilisant l'ensemble des médias disponibles (télévision, radiodiffusion, affiches, expositions itinérantes...), cette campagne poursuit trois objectifs : l'information du public, l'éducation des jeunes et des femmes ainsi que la protection des non-fumeurs. Pour cela, la loi n°76-616 relative à la lutte contre le tabagisme, dite loi Veil, est votée le 9 juillet 1976. Elle prévoit notamment : - la limitation de la publicité, - la mise en place de messages sur les paquets de cigarettes, - l'interdiction de la donation à titre gratuit de cigarettes, - l'interdiction du patronage sportif, - la limitation du tabagisme dans les lieux publics - le lancement de plusieurs campagnes d'information du public, dont la première débute en octobre 1976 avec le slogan « Sans tabac, prenons la vie à pleins poumons ».
" Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour " ; " Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière "; "Pour votre santé, bouger plus" ou encore « Eviter de manger trop gras, trop salé,
trop sucré ».... En 2007, un arrêté fixe les conditions relatives aux informations à caractères santaire devant accompagner les messages publicitaires ou promotionneles en faveur de certains aliments et boissons. Les Français connaissent ces slogans par cœur et pourtant, ils mangent mal. Parmi les déséquilibres, les médecins citent d’abord le fait de manger trop vite ou de manger des plats préparés, au détriment de la cuisine à la maison. Ces déséquilibres sont directement liés à nos modes de vie et à la baisse de nos activités physiques. Aujourd'hui, la campagne d’information digitale "en 2-2" du site mangerbouger.fr encourage les jeunes de 18-25ans à mieux manger avec un petit budget sans renoncer au plaisir et ainsi leur donner quelques clés pour améliorer leur alimentation.
Le 1er vaccin contre la grippe est inventé en 1937 outre mer, et c'est en 1947 que l’Institut Pasteur parvient aussi à isoler la première souche du virus préparant un vaccin par la même technique que ses homologues américains et britanniques. Le chemin est encore long, pour la biologie moléculaire, avant de comprendre que le virus de la grippe implique systématiquement une accumulation de mutations, et la préparation récurrente de nouveaux vaccins à partir de l'évolution des souches virales et des réactions des anticorps humains. C'est seulement à partir des années 1970, que le vaccin connait une nette amélioration du fait du mélange systématique de différentes souches virales. C'est à cette époque, que le nombre de vaccins augmente sensiblement, en même temps que décroit fortement la mortalité due à la grippe. En France, le ministère de la Santé est responsable de la politique de vaccination.
Suite à l’autorisation de mise sur le marché de l’agence européenne du médicament (EMA), la Haute Autorité de Santé (HAS) propose au Ministère de la santé des recommandations concernant les vaccinations et des adaptations pour la mise à jour du calendrier vaccinal (généralisation de la vaccination ou ciblage de populations à risque, âge de la vaccination, nombre de doses, périodicité des rappels…).
Comme le rappelait l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l'occasion de la Journée mondiale de la santé 2002, la sédentarité est une cause majeure de maladies cardiovasculaires, de diabète et d'obésité.- La sédentarité est un facteur de risque aggravant des maladies cardiovasculaires ; - L'activité physique a un effet protecteur sur certains cancers ; - Les activités faisant travailler les articulations portantes (telles que marcher, danser ou courir) sont indispensables au développement osseux et peuvent contribuer à atténuer la perte osseuse ;
- La prise de poids et l'obésité, dont le risque diminue avec la pratique d'une activité physique régulière et augmente avec un style de vie sédentaire ; - Certaines maladies réservées autrefois à l'adulte apparaissent chez l'enfant, comme le diabète de type 2 ; - L'activité physique contribue par ailleurs à diminuer l'anxiété et la dépression.
Malgré ces bénéfices indéniables, c'est la sédentarité qui gagne du terrain…
Dans les années 50, le Ministère de la Santé sous l’impulsion du gouvernement de Pierre Mendès France, renforce l’action publique contre l’alcoolisme :- Réduction de l’offre, à partir de 1954, par la fermeture des débits de boissons, par la réglementation des points de vente (sur les lieux de travail notamment : obligation est faite aux employeurs de mettre à la disposition de leurs salariés de l’eau potable), par la disparition du privilège du bouilleur de cru en 1960. - Développement de la prévention, prévention routière et prévention scolaire.- Réglementation de la publicité avec l’interdiction d’associer l’alcool au sport et à la conduite automobile. - Création en 1954 du Haut Comité d’Études et d’Informations sur l’Alcoolisme (remplacé à partir du 3 déc 1991 par le Haut comité de la santé publique dont le champ d'action est plus large)
Depuis 2018, conformément aux recommandations de l’OMS, la France dispose d’une stratégie globale en prévention du suicide via notamment le 3114 et les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).Mais la santé mentale c'est aussi 1 Français sur 4 qui est concerné au cours de sa vie par un trouble psychique. Face à ce constat, en 2025, le Gouvernement fait de la santé mentale une priorité nationale avec comme objectif de lever les tabous, faciliter l’accès aux soins et renforcer la prévention, en s’appuyant sur les acteurs de terrain.- Le programme « Mon soutien psy », permettant une prise en charge facilitée par des psychologues conventionnés, a été renforcé ; - « Santé psy étudiant » offre aux étudiants, depuis juillet 2024, douze séances gratuites avec un psychologue partenaire, sans avance de frais ; - Le dispositif de recontact VIGILANS, qui vise à prévenir le suicide en proposant un suivi adapté, est accessible aux mineurs ; - Les maisons des adolescents, qui accueillent et accompagnent les jeunes de 11 à 25 ans confrontés aux difficultés de cette période clé de la vie, se développent.
Quelques campagnes de prévention en Santé Publique à travers le temps...
Franck Van Lancker
Created on April 20, 2026
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Quelques campagnes de prévention en Santé Publique à travers le temps...
Simone Veil décide, au cours de l'année 1975, quelques mois après avoir obtenu le vote de la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, de lancer la première campagne française de lutte contre le tabagisme le 16 septembre 1975. S'appuyant sur des campagnes d'information utilisant l'ensemble des médias disponibles (télévision, radiodiffusion, affiches, expositions itinérantes...), cette campagne poursuit trois objectifs : l'information du public, l'éducation des jeunes et des femmes ainsi que la protection des non-fumeurs. Pour cela, la loi n°76-616 relative à la lutte contre le tabagisme, dite loi Veil, est votée le 9 juillet 1976. Elle prévoit notamment : - la limitation de la publicité, - la mise en place de messages sur les paquets de cigarettes, - l'interdiction de la donation à titre gratuit de cigarettes, - l'interdiction du patronage sportif, - la limitation du tabagisme dans les lieux publics - le lancement de plusieurs campagnes d'information du public, dont la première débute en octobre 1976 avec le slogan « Sans tabac, prenons la vie à pleins poumons ».
" Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour " ; " Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière "; "Pour votre santé, bouger plus" ou encore « Eviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré ».... En 2007, un arrêté fixe les conditions relatives aux informations à caractères santaire devant accompagner les messages publicitaires ou promotionneles en faveur de certains aliments et boissons. Les Français connaissent ces slogans par cœur et pourtant, ils mangent mal. Parmi les déséquilibres, les médecins citent d’abord le fait de manger trop vite ou de manger des plats préparés, au détriment de la cuisine à la maison. Ces déséquilibres sont directement liés à nos modes de vie et à la baisse de nos activités physiques. Aujourd'hui, la campagne d’information digitale "en 2-2" du site mangerbouger.fr encourage les jeunes de 18-25ans à mieux manger avec un petit budget sans renoncer au plaisir et ainsi leur donner quelques clés pour améliorer leur alimentation.
Le 1er vaccin contre la grippe est inventé en 1937 outre mer, et c'est en 1947 que l’Institut Pasteur parvient aussi à isoler la première souche du virus préparant un vaccin par la même technique que ses homologues américains et britanniques. Le chemin est encore long, pour la biologie moléculaire, avant de comprendre que le virus de la grippe implique systématiquement une accumulation de mutations, et la préparation récurrente de nouveaux vaccins à partir de l'évolution des souches virales et des réactions des anticorps humains. C'est seulement à partir des années 1970, que le vaccin connait une nette amélioration du fait du mélange systématique de différentes souches virales. C'est à cette époque, que le nombre de vaccins augmente sensiblement, en même temps que décroit fortement la mortalité due à la grippe. En France, le ministère de la Santé est responsable de la politique de vaccination. Suite à l’autorisation de mise sur le marché de l’agence européenne du médicament (EMA), la Haute Autorité de Santé (HAS) propose au Ministère de la santé des recommandations concernant les vaccinations et des adaptations pour la mise à jour du calendrier vaccinal (généralisation de la vaccination ou ciblage de populations à risque, âge de la vaccination, nombre de doses, périodicité des rappels…).
Comme le rappelait l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l'occasion de la Journée mondiale de la santé 2002, la sédentarité est une cause majeure de maladies cardiovasculaires, de diabète et d'obésité.- La sédentarité est un facteur de risque aggravant des maladies cardiovasculaires ; - L'activité physique a un effet protecteur sur certains cancers ; - Les activités faisant travailler les articulations portantes (telles que marcher, danser ou courir) sont indispensables au développement osseux et peuvent contribuer à atténuer la perte osseuse ; - La prise de poids et l'obésité, dont le risque diminue avec la pratique d'une activité physique régulière et augmente avec un style de vie sédentaire ; - Certaines maladies réservées autrefois à l'adulte apparaissent chez l'enfant, comme le diabète de type 2 ; - L'activité physique contribue par ailleurs à diminuer l'anxiété et la dépression. Malgré ces bénéfices indéniables, c'est la sédentarité qui gagne du terrain…
Dans les années 50, le Ministère de la Santé sous l’impulsion du gouvernement de Pierre Mendès France, renforce l’action publique contre l’alcoolisme :- Réduction de l’offre, à partir de 1954, par la fermeture des débits de boissons, par la réglementation des points de vente (sur les lieux de travail notamment : obligation est faite aux employeurs de mettre à la disposition de leurs salariés de l’eau potable), par la disparition du privilège du bouilleur de cru en 1960. - Développement de la prévention, prévention routière et prévention scolaire.- Réglementation de la publicité avec l’interdiction d’associer l’alcool au sport et à la conduite automobile. - Création en 1954 du Haut Comité d’Études et d’Informations sur l’Alcoolisme (remplacé à partir du 3 déc 1991 par le Haut comité de la santé publique dont le champ d'action est plus large)
Depuis 2018, conformément aux recommandations de l’OMS, la France dispose d’une stratégie globale en prévention du suicide via notamment le 3114 et les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).Mais la santé mentale c'est aussi 1 Français sur 4 qui est concerné au cours de sa vie par un trouble psychique. Face à ce constat, en 2025, le Gouvernement fait de la santé mentale une priorité nationale avec comme objectif de lever les tabous, faciliter l’accès aux soins et renforcer la prévention, en s’appuyant sur les acteurs de terrain.- Le programme « Mon soutien psy », permettant une prise en charge facilitée par des psychologues conventionnés, a été renforcé ; - « Santé psy étudiant » offre aux étudiants, depuis juillet 2024, douze séances gratuites avec un psychologue partenaire, sans avance de frais ; - Le dispositif de recontact VIGILANS, qui vise à prévenir le suicide en proposant un suivi adapté, est accessible aux mineurs ; - Les maisons des adolescents, qui accueillent et accompagnent les jeunes de 11 à 25 ans confrontés aux difficultés de cette période clé de la vie, se développent.