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Frise Chronologique feuille de route de projet

Samuel Bleynie

Created on April 17, 2026

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L’incroyable cavale du puma Billy, à l’été 1962

C’est une histoire qui, encore aujourd’hui, semble presque irréelle. Pourtant, elle a bel et bien marqué toute une époque. À l’été 1962, un événement sans précédent bouleverse la quiétude de l’île de Ré : un puma s’échappe du cirque Francki, alors en tournée sur le territoire.Le 18 août, le fauve, baptisé Billy, parvient à quitter sa cage, déclenchant une traque hors du commun. Pendant plusieurs semaines, habitants et vacanciers vivent au rythme des rumeurs, des observations et des battues organisées à travers l’île. Le Phare de Ré devient alors le principal relais de cette chasse insolite.À défaut de journalistes à l’époque, ce sont les lecteurs eux-mêmes qui font vivre l’information. Chaque semaine, ils envoient chroniques, témoignages et hypothèses au journal. Certains laissent même libre cours à leur imagination, écrivant poèmes et chansons inspirés par la cavale du puma. L’engouement est tel que l’histoire de Billy inspire la création de nombreux produits dérivés, des livres aux cartes postales. Deux mois plus tard Après près de deux mois de recherches, le dénouement survient enfin le 16 octobre 1962. Le puma est retrouvé sain et sauf, perché au sommet d’un arbre dans le jardin d’une propriété à La Flotte. Un soulagement pour les habitants, qui voient s’achever une traque aussi improbable que fascinante. Plus de 60 ans plus tard, l’épisode de Billy demeure l’une des histoires les plus singulières de l’île de Ré.

Le projet immobilier avorté des Évières, années 1970

Courant 1969, deux riches propriétaires fonciers envisagent de construire une centaine de logements dans le centre de l’île de Ré. On leur souffle un projet plus ambitieux. « Bientôt un village de vacances aux Évières », titre Le Phare de Ré du 23 juillet 1969, avant de publier dans d’autres éditions des publicités pour l’une des… 600 villas prévus. L’article évoque aussi un hôtel « pour les amis de passage », des boutiques, une chapelle, une piscine, un golf de 18 trous. La piste d’un aérodrome est inaugurée en août 1970 et on entend même parler d’un chenal pour rejoindre la côte nord. Le projet est approuvé par le conseil municipal du Bois-Plage et reçoit le soutien du Cadir, une association de personnalités politiques présidée par le secrétaire d’État au logement Philippe Dechertre (par ailleurs résident secondaire à Sainte-Marie). Problème : ce dernier demande une commission, refusée par le promoteur, qui l’accuse alors de ralentir le projet. Notre édition du 13 janvier 1971 précise que Le Canard enchaîné, Le Monde ou encore L’Aurore ont envoyé des « enquêteurs » sur place pour suivre l’affaire, passée un mois plus tôt devant le tribunal de La Rochelle qui s’est jugé incompétent. « L’un des actes fondateurs de la protection de l’environnement de l’île de Ré » Un an plus tard, le tribunal de Poitiers prononce la « nullité » du Cadir et condamne Philippe Dechertre pour « fautes graves », le poussant à démissionner du gouvernement. Le promoteur est lésé et le projet abandonné, même si encore en 1977 les Jeunes Agriculteurs s’en inquiètent dans nos colonnes. Le site des Évières est finalement préempté et protégé. « C’est l’un des actes fondateurs de la protection de l’environnement de l’île de Ré », nous confiait en 2021 Lionel Quillet, alors président de la communauté de communes.

Le pont de Ré, des années de débats

C’est peut-être l’événement qui aura fait couler le plus d’encre, au sens propre comme au figuré, dans nos colonnes. Inauguré le 29 août 1988, le pont de Ré fait parler de lui dès les années 1950 paraît-il. Il ne nous faut pas longtemps à chercher : dès l’édition du 21 janvier, l’Association des usagers de la liaison Ré-continent plaide pour un « ouvrage fixe » face au « gaspillage » des investissements liés aux bacs. Bien sûr, Le Phare de Ré relate les étapes administratives (vote au conseil général en 1974, enquêtes d’utilité publique en 1984 et 1985, décisions de justice en 1984 et 1987). Il tient aussi au courant de la construction (premiers travaux de fondation en 1987, dernier voussoir en février 1988). « Objectif atteint » ou « triomphe de la médiocrité » ? Mais l’hebdomadaire donne aussi la parole aux “pros” et aux “antis” pont. Parmi les premiers, figure un résidant flottais (et sa pétition) dans l’édition du 22 janvier 1955 ou encore l’association des usagers qui, dans son ordre du jour d’assemblée générale publié le 5 juin 1974, écrit : « Le pont : objectif atteint. » Un mois plus tôt, le futur maire de La Flotte et fervent opposant Léon Gendre s’exprimait sous le titre “Le triomphe de la médiocrité.” Tribunes et lettres ouvertes se multiplient dans les années 1980. Signe de l’importance du sujet, la Une du 11 mai 1988 met en avant l’ouverture du pont sept jours plus tard plutôt que les résultats du second tour de la présidentielle, relégués plus bas. L’édition du 1er juin revient sur une première « fête du pont » improvisée mais c’est bien sûr celle du 7 septembre (ainsi que la page 2 et l’édition suivante) qui reste la plus emblématique suite à l’inauguration. Trente ans plus tard, le 6 juin 2018, un dossier spécial reviendra sur cette saga et, encore aujourd’hui, le pont ne cesse d’alimenter nos articles.

L’échouage du “Rokia Delmas”, le 24 octobre 2006

Dans l’édition du 1er novembre 2006, Le Phare Ré revient sur les circonstances de cet échouage et fait le point sur les opérations de pompages des cuves. Les réservoirs situés à l’avant ont été vidés sans problème, et aucune trace de pollution n’a été détectée. Reste à transférer une centaine de tonnes de fioul depuis les cuves arrière. Par mesure de sécurité, un barrage flottant a été installé pour protéger les parcs à huîtres et la côte. Des grues sont déployées pour débarquer les quelque 378 conteneurs présents sur le navire. Le 27 février 2007, la société Smit international est choisie pour procéder au découpage et à l’enlèvement de l’épave. Morceau par morceau, le Rokia Delmas, attraction touristique des vacances de la Toussaint, s’efface du paysage. Le chantier, marqué par un incendie à bord en avril 2007, s’achèvera le 28 novembre 2007. Mais le démantèlement des restes du cargo se poursuivra à terre, au port de La Pallice, jusqu’en avril 2008.

La tempête Xynthia, le 28 février 2010

C’est une date à jamais gravée dans les mémoires rétaises. Celle du 28 février 2010. Un coup de vent est annoncé sur la Charente-Maritime et l’île de Ré. Un de plus, prénommé Xynthia. Beaucoup redoutent les chutes d’arbres, comme cela avait été le cas lors de la tempête Martin en 1999. Mais dans le silence de la nuit, vers 3 h 30, ce n’est pas le vent mais bien une vague qui vient semer désastre et souffrance. Sur l’île de Ré, deux décès sont à déplorer à La Flotte (12 morts en Charente-Maritime et 35 en Vendée). Le bilan fait état d’environ 1 400 maisons et commerces sinistrés, d’une soixantaine de digues endommagées, de plus de 2 000 hectares de terres agricoles inondées.Après la sidération, place à la reconstruction. Les Rétais retroussent leurs manches, soutenus par les amis, la famille, mais aussi plusieurs services de secours de différentes régions de France venus prêter main-forte aux pompiers locaux. Même l’armée est réquisitionnée. Un élan de solidarité salué par tous, et probablement l’image que chacun souhaite conserver de cet épisode douloureux. Les beaux jours reviennent et avec eux les touristes. La saison estivale, dans son ensemble, est sauvée. L'un des premiers Papi validé L’objectif fixé après Xynthia est de protéger la Charente-Maritime d’un événement météo similaire, voire supérieur (+ 20 cm de niveau d’inondation). Maître d’ouvrage du plan de renforcement des protections littorales, le Département mène le plus grand chantier de ce genre en France. Après avoir déjà construit les ouvrages les plus urgents (comme la digue du Boutillon entre La Couarde et Ars), il déploie tout au long du littoral, ainsi que sur les zones d’estuaire, aux côtés d’autres acteurs publics et dans le cadre local des programmes d’action de prévention des inondations (Papi), d’importants moyens de travaux publics. Le Papi de l’île de Ré est l’un des premiers à être validé le 12 juillet 2012.

Dans la tempête sanitaire, un rôle clé pour le journal en 2020

Mars 2020. La France se fige, les rues se vident, et avec elles s’installe une atmosphère inédite, faite d’incertitudes, de peur et d’un flot continu d’informations parfois contradictoires. Au cœur de cette crise sanitaire sans précédent, un défi s’impose aux médias : continuer d’informer, avec rigueur et proximité. Sur l’île de Ré, Le Phare de Ré se retrouve en première ligne. Dès les premiers jours du confinement, la rédaction fait un choix clair : rester au plus près du terrain. Semaine après semaine, le journal relaie les grandes annonces nationales, mais toujours à travers un prisme local. Très vite, ses pages deviennent le miroir d’une île qui s’organise. Initiatives solidaires, élans d’entraide, adaptations improvisées… Le Phare de Ré raconte ces Rétais qui refusent de subir. Un “journal des confinés” voit le jour, des réseaux d’entraide se mettent en place, des services s’improvisent pour venir en aide aux plus fragiles. Même le sport s’invite à distance, avec des cours en visioconférence pour garder le lien et le mouvement. Des tensions relatées Mais la mission d’informer ne se limite pas à relayer les bonnes nouvelles. Le journal donne aussi la parole aux inquiétudes. Celles des agriculteurs, des travailleurs, des élus contraints de naviguer à vue. La crise révèle aussi des tensions. L’arrivée de résidents secondaires venus se confiner sur l’île cristallise les oppositions. Le journal se fait l’écho de ces fractures : voitures vandalisées, tags hostiles, faux arrêtés municipaux… Au-delà du récit, le journal se veut aussi utile. En pleine confusion administrative, il propose à ses lecteurs des outils concrets, comme ces attestations de déplacement dérogatoire à découper directement dans ses pages. Puis vient le temps du déconfinement. Progressif, prudent. Là encore, Le Phare de Ré accompagne ses lecteurs, relatant les réouvertures, notamment celle des terrasses. Et lorsque l’automne ramène avec lui un second confinement, le journal poursuit son rôle, fidèle au poste. Informer, relayer, expliquer.