Exposition "Stop au harcélement"
Introduction
Pendant deux mois, les élèves de l’atelier artistique du collège Jean de la Fontaine se sont engagés dans une réflexion approfondie autour du harcèlement sous toutes ses formes. Harcèlement scolaire, discriminations liées à la couleur de peau, exclusions, moqueries répétées… autant de réalités qu’ils ont choisi d’explorer, de questionner et de dénoncer à travers leurs créations. Ils se sont également attachés à exprimer ce que ressent la personne harcelée : l’isolement, la peur, la honte ou encore le sentiment d’impuissance. À travers leurs œuvres, les élèves donnent à voir l’impact profond de ces situations sur celles et ceux qui les subissent. Libres dans le choix de leurs sujets comme de leurs techniques (dessin, assemblage, diorama, affiche numérique, etc.), ils ont investi l’art comme un moyen d’expression, de prise de position et de sensibilisation. Certains ont aussi choisi d’introduire des touches d’espoir, pour rappeler qu’il est possible de ne pas rester seul face au harcèlement, à condition de s’entourer et d’en parler. Chaque œuvre est accompagnée d’un cartel explicatif, élaboré à partir des textes produits par les élèves et reformulés par mes soins, afin d’éclairer leur démarche et de transmettre clairement le message qu’ils souhaitent porter : ouvrir les yeux, encourager la parole et contribuer à une société plus respectueuse et solidaire.
Madame Conrad Auriane, professeure certifiée d'arts plastiques
Réalisation de 3 élèves de 3e
"Sans titre"
Décembre-février 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter, à travers deux masques assemblés, le visage que l’on montre et celui que l’on cache : un masque joyeux aux couleurs vives et un masque triste aux couleurs froides. Ces deux visages illustrent le fait que, lorsqu’on est harcelé, on garde souvent sa souffrance pour soi et l’on dissimule sa tristesse aux autres, par honte ou par peur.
KREVL Catherine, FLEURY Julia, LA ROCCA Eryne
The tear bin
Décembre-janvier 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons choisi de représenter le harcèlement sous la forme d’une poubelle en pleurs, d’où le titre The Tear Bin (« la poubelle des larmes »). Cette image symbolise les moqueries et l’isolement que subissent les victimes de harcèlement. À l’intérieur de la poubelle sont jetés des mots sur lesquels sont inscrites différentes moqueries, illustrant la violence verbale dont elles sont victimes. Le téléphone portable posé contre la poubelle montre que le harcèlement se poursuit également sur les réseaux sociaux. Enfin, les mots inscrits sur le socle évoquent les autres problèmes et les différentes formes de harcèlement que peuvent vivre les personnes harcelées.
KLUN Pauline, NOWAK Margaux
Une seule femme contre le monde entier
Décembre-janvier 2026 Dessin sur papier 65 x 50 cm Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons choisi de réaliser une affiche afin de sensibiliser au racisme que subissent certaines personnes à travers le monde. La Terre y symbolise les moqueries et les discriminations dont elles sont victimes. Par cette œuvre, nous souhaitons interpeller le public et rendre visible le harcèlement lié au racisme, qui touche des personnes partout dans le monde. Nous voulons également montrer que ce phénomène est universel.
OLLIVIER Léna, NOWAK Lena, MEZAHEM Shaïma
Le cyberharcèlement dure depuis toujours
Décembre-janvier 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu montrer que le cyberharcèlement existe depuis les premiers smartphones, à travers la représentation de deux modèles : l’un ancien et l’autre plus récent. Cette opposition permet de souligner que, si les technologies ont évolué, le cyberharcèlement, lui, persiste. Il s’adapte aux nouveaux outils, mais reste un fléau.
SAIBI-ZANNETTI Tessa, MARTINEZ Mégane
Sous la surface
Décembre-février 2026 Diorama miniature Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter l’horreur et la solitude ressenties lorsqu’on est victime de harcèlement à travers un personnage seul, au milieu d’une clairière dénuée de vie, où tout est sombre et effrayant. Cette scène, réalisée sous forme de diorama miniature, évoque de manière poétique et suggestive le sentiment profond d’isolement.
BABE Tristan
"Sans titre"
Janvier-février 2026 Collage 21 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai cherché à représenter le harcèlement en mettant en scène des dinosaures : un groupe symbolise la masse qui s’acharne, tandis qu’un individu isolé subit l’humiliation. Le choix des couleurs, le noir et le rouge, évoque la violence et le désespoir. Cette scène illustre malheureusement une réalité vécue par certaines personnes, moquées et profondément seules face au groupe.
LOCATELLI THIBAUT
"Sans titre"
Janvier-février 2026 Dessin 20 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai souhaité représenter une scène à première vue humoristique : deux personnages se disputent. Derrière cette apparente légèreté se dessinent pourtant les prémices d’un possible harcèlement, que l’un comme l’autre pourrait subir. Ce projet vise à tourner en dérision ces conflits et désaccords futiles, qui peuvent, s’ils s’installent, évoluer vers des formes de harcèlement bien plus graves.
BAROTH Léonore
"Sans titre"
Octobre-décembre 2025 Dessin 21 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai voulu représenter le fait que, même lorsqu’une femme arrive première dans son domaine, on accorde souvent plus d’attention à l’homme, même s’il n’est que deuxième. Cette invisibilisation des femmes et la mise en avant systématique des hommes ne concerne pas seulement le sport (comme illustré ici), mais touche de nombreux autres domaines.
Réalisation de 2 élèves de 3e
La femme battue
Octobre-décembre 2025 Dessin et peinture 29,7 x 42 cm Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu mettre en lumière les 213 000 femmes victimes chaque année de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint (source : NousToutes), ainsi que la réalité des féminicides : en 2024 en France, 141 femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes.
NOWAK Margaux, SADLER Marie, MALLAVERGNE Martin
Les traces d'attouchements
Octobre-décembre 2025 Volume en carton peint (taille humaine) Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter les attouchements que certaines femmes subissent et le traumatisme qui en découle. Le corps noir symbolise la peur et le désespoir, tandis que les mains blanches des agresseurs créent un contraste fort et inquiétant. Par cette œuvre, nous souhaitons interpeller le public et rendre visibles les violences que vivent de nombreuses femmes.
CONRAD Auriane
Matilda
2018 Installation murale composée de 25 toiles Ecole Supérieure d'Art de Lorraine À travers ce projet de fin d’étude, j’ai choisi d’élargir l’effet Matilda — un concept qui désigne l’invisibilisation du travail des femmes dans le domaine scientifique, leurs découvertes étant souvent attribuées à des hommes — à d’autres pans de l’histoire où ce même mécanisme d’effacement s’est répété. Ces 25 portraits, accompagnés de la biographie de chacune de ces femmes, avaient pour objectif de les remettre au premier plan, de reconnaître enfin leurs contributions et de leur redonner la place qui leur revient. C’est une manière de réparer, symboliquement, une injustice trop longtemps passée sous silence.
Remerciements
Je tiens à adresser de nouvelles félicitations aux élèves de l’atelier artistique, qui ont une fois encore su s’emparer d’un sujet important, particulièrement présent au collège : le harcèlement sous toutes ses formes. Ils ont mobilisé des techniques variées pour exprimer leurs idées et faire passer leurs messages avec justesse. Leur travail témoigne d’un réel investissement et d’une volonté de rendre compréhensible un sujet complexe et sensible. Bravo à eux pour leur engagement et la qualité de leurs réalisations.
Madame Conrad Auriane, professeure certifiée d'arts plastiques
Fin
Prochaine exposition en mai 2026 sur le thème "libre"
expo harcélement
Conrad Auriane
Created on April 8, 2026
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Exposition "Stop au harcélement"
Introduction
Pendant deux mois, les élèves de l’atelier artistique du collège Jean de la Fontaine se sont engagés dans une réflexion approfondie autour du harcèlement sous toutes ses formes. Harcèlement scolaire, discriminations liées à la couleur de peau, exclusions, moqueries répétées… autant de réalités qu’ils ont choisi d’explorer, de questionner et de dénoncer à travers leurs créations. Ils se sont également attachés à exprimer ce que ressent la personne harcelée : l’isolement, la peur, la honte ou encore le sentiment d’impuissance. À travers leurs œuvres, les élèves donnent à voir l’impact profond de ces situations sur celles et ceux qui les subissent. Libres dans le choix de leurs sujets comme de leurs techniques (dessin, assemblage, diorama, affiche numérique, etc.), ils ont investi l’art comme un moyen d’expression, de prise de position et de sensibilisation. Certains ont aussi choisi d’introduire des touches d’espoir, pour rappeler qu’il est possible de ne pas rester seul face au harcèlement, à condition de s’entourer et d’en parler. Chaque œuvre est accompagnée d’un cartel explicatif, élaboré à partir des textes produits par les élèves et reformulés par mes soins, afin d’éclairer leur démarche et de transmettre clairement le message qu’ils souhaitent porter : ouvrir les yeux, encourager la parole et contribuer à une société plus respectueuse et solidaire.
Madame Conrad Auriane, professeure certifiée d'arts plastiques
Réalisation de 3 élèves de 3e
"Sans titre"
Décembre-février 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter, à travers deux masques assemblés, le visage que l’on montre et celui que l’on cache : un masque joyeux aux couleurs vives et un masque triste aux couleurs froides. Ces deux visages illustrent le fait que, lorsqu’on est harcelé, on garde souvent sa souffrance pour soi et l’on dissimule sa tristesse aux autres, par honte ou par peur.
KREVL Catherine, FLEURY Julia, LA ROCCA Eryne
The tear bin
Décembre-janvier 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons choisi de représenter le harcèlement sous la forme d’une poubelle en pleurs, d’où le titre The Tear Bin (« la poubelle des larmes »). Cette image symbolise les moqueries et l’isolement que subissent les victimes de harcèlement. À l’intérieur de la poubelle sont jetés des mots sur lesquels sont inscrites différentes moqueries, illustrant la violence verbale dont elles sont victimes. Le téléphone portable posé contre la poubelle montre que le harcèlement se poursuit également sur les réseaux sociaux. Enfin, les mots inscrits sur le socle évoquent les autres problèmes et les différentes formes de harcèlement que peuvent vivre les personnes harcelées.
KLUN Pauline, NOWAK Margaux
Une seule femme contre le monde entier
Décembre-janvier 2026 Dessin sur papier 65 x 50 cm Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons choisi de réaliser une affiche afin de sensibiliser au racisme que subissent certaines personnes à travers le monde. La Terre y symbolise les moqueries et les discriminations dont elles sont victimes. Par cette œuvre, nous souhaitons interpeller le public et rendre visible le harcèlement lié au racisme, qui touche des personnes partout dans le monde. Nous voulons également montrer que ce phénomène est universel.
OLLIVIER Léna, NOWAK Lena, MEZAHEM Shaïma
Le cyberharcèlement dure depuis toujours
Décembre-janvier 2026 Volume Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu montrer que le cyberharcèlement existe depuis les premiers smartphones, à travers la représentation de deux modèles : l’un ancien et l’autre plus récent. Cette opposition permet de souligner que, si les technologies ont évolué, le cyberharcèlement, lui, persiste. Il s’adapte aux nouveaux outils, mais reste un fléau.
SAIBI-ZANNETTI Tessa, MARTINEZ Mégane
Sous la surface
Décembre-février 2026 Diorama miniature Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter l’horreur et la solitude ressenties lorsqu’on est victime de harcèlement à travers un personnage seul, au milieu d’une clairière dénuée de vie, où tout est sombre et effrayant. Cette scène, réalisée sous forme de diorama miniature, évoque de manière poétique et suggestive le sentiment profond d’isolement.
BABE Tristan
"Sans titre"
Janvier-février 2026 Collage 21 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai cherché à représenter le harcèlement en mettant en scène des dinosaures : un groupe symbolise la masse qui s’acharne, tandis qu’un individu isolé subit l’humiliation. Le choix des couleurs, le noir et le rouge, évoque la violence et le désespoir. Cette scène illustre malheureusement une réalité vécue par certaines personnes, moquées et profondément seules face au groupe.
LOCATELLI THIBAUT
"Sans titre"
Janvier-février 2026 Dessin 20 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai souhaité représenter une scène à première vue humoristique : deux personnages se disputent. Derrière cette apparente légèreté se dessinent pourtant les prémices d’un possible harcèlement, que l’un comme l’autre pourrait subir. Ce projet vise à tourner en dérision ces conflits et désaccords futiles, qui peuvent, s’ils s’installent, évoluer vers des formes de harcèlement bien plus graves.
BAROTH Léonore
"Sans titre"
Octobre-décembre 2025 Dessin 21 x 29,7 cm Hall du collège Jean de la Fontaine J’ai voulu représenter le fait que, même lorsqu’une femme arrive première dans son domaine, on accorde souvent plus d’attention à l’homme, même s’il n’est que deuxième. Cette invisibilisation des femmes et la mise en avant systématique des hommes ne concerne pas seulement le sport (comme illustré ici), mais touche de nombreux autres domaines.
Réalisation de 2 élèves de 3e
La femme battue
Octobre-décembre 2025 Dessin et peinture 29,7 x 42 cm Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu mettre en lumière les 213 000 femmes victimes chaque année de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint (source : NousToutes), ainsi que la réalité des féminicides : en 2024 en France, 141 femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes.
NOWAK Margaux, SADLER Marie, MALLAVERGNE Martin
Les traces d'attouchements
Octobre-décembre 2025 Volume en carton peint (taille humaine) Hall du collège Jean de la Fontaine Nous avons voulu représenter les attouchements que certaines femmes subissent et le traumatisme qui en découle. Le corps noir symbolise la peur et le désespoir, tandis que les mains blanches des agresseurs créent un contraste fort et inquiétant. Par cette œuvre, nous souhaitons interpeller le public et rendre visibles les violences que vivent de nombreuses femmes.
CONRAD Auriane
Matilda
2018 Installation murale composée de 25 toiles Ecole Supérieure d'Art de Lorraine À travers ce projet de fin d’étude, j’ai choisi d’élargir l’effet Matilda — un concept qui désigne l’invisibilisation du travail des femmes dans le domaine scientifique, leurs découvertes étant souvent attribuées à des hommes — à d’autres pans de l’histoire où ce même mécanisme d’effacement s’est répété. Ces 25 portraits, accompagnés de la biographie de chacune de ces femmes, avaient pour objectif de les remettre au premier plan, de reconnaître enfin leurs contributions et de leur redonner la place qui leur revient. C’est une manière de réparer, symboliquement, une injustice trop longtemps passée sous silence.
Remerciements
Je tiens à adresser de nouvelles félicitations aux élèves de l’atelier artistique, qui ont une fois encore su s’emparer d’un sujet important, particulièrement présent au collège : le harcèlement sous toutes ses formes. Ils ont mobilisé des techniques variées pour exprimer leurs idées et faire passer leurs messages avec justesse. Leur travail témoigne d’un réel investissement et d’une volonté de rendre compréhensible un sujet complexe et sensible. Bravo à eux pour leur engagement et la qualité de leurs réalisations.
Madame Conrad Auriane, professeure certifiée d'arts plastiques
Fin
Prochaine exposition en mai 2026 sur le thème "libre"