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De quels récits se trament nos corps ? Comment la danse peut faire bouger carcans intimes et assignations sociales ?
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Rencontrer l'équipe artistique
• Pour les enseignant·e·s, éducateur·trice·s, animateur·trice·s : L’équipe de la Maison de la danse accompagne les groupes dans leur découverte du spectacle : des ateliers de pratique peuvent être proposés, n’hésitez pas à contacter le service des publics. Un atelier de préparation est prévu le : lundi 20 avril de 18h à 20h à la Maison de la danse, sur inscription. • Pour toutes et tous : les représentations en journée, dites scolaires, sont suivies d’un bord de scène avec l’équipe artistique.
Crédit photo : Nina-Flore Hernandez
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Sitographie
Quelques livres sur l'adolescence et ses complexes :
Le site de l'artiste
Tout un peuple, Patrice Luchet (éditions l'Ire des marges) Sous forme poétique et avec une grande justesse, l'auteur nous offre le récit d'une année d'adolescents en classe de troisième, de la rentrée de septembre aux vacances d'août, assemblée bien vivante, interrogeant de leur point de vue, le corps dans sa diversité.
Un podcast : réalisé par Charlotte Boul’ch et Nicolas Lespagnol-Rizzi, le deuxième épisode de ce podcast rend compte de l'expérience privilégiée de jeunes spectateurs autour de la réception du spectacle d'Arthur Perole au festival d'Avignon. Les adolescents interrogent le rapport au corps, le poids des normes et des complexes, montrant combien le corps individuel est façonné par la société.
La plus belle fille du monde, Agnès Desarthe (éditions l'école des loisirs) Ce roman de littérature jeunesse raconte la manière dont la beauté peut venir bouleverser la vie d'une narratrice animée par des questionnements sensibles, à hauteur d'adolescence.
Pour que je m’aime encore, Maryam Madjidi (éditions Babelio) L'autrice explore avec beaucoup d'humour la question du corps de l'adolescente exilée, qui ne peut coïncider avec les normes européennes...
Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu (actes sud Babel) Ce roman raconte l'évolution d'un groupe d'adolescents avec un prisme sociologique, montrant combien le corps est aussi social...
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Sur Numeridanse
Ailleurs
RAFFUT - à la Machinerie de Vénissieux : temps fort qui mêle poésie, rap, slam et littérature. Du 23 au 25 avril.
- Flash danse avec Arthur Perole : une brève interview en cours de résidence et d'écriture de la pièce. - Une thématique sur la jeunesse en danse, qui montre combien les nouvelles générations s'emparent de nouvelles thématiques pour faire évoluer la danse. - A corps et à cris : un dossier sur la place du corps, et de la voix dans la danse qui montre comment le corps, d'abord ignoré, s'expose peu à peu notamment par le surgissement de la voix. - Un extrait d'Inventaire de Josette Baïz, qui mêle récits autobiographiques et parcours dansés. - La pièce de Joëlle Bouvier, Dépêche-toi! mêle avec humour récit de vie et danse, montrant comment le corps est traversé d'injonctions sociales... - Le choeur de Fanny de Chaillé mêle avec beaucoup d'humour textes et mouvements.
Norman c'est normal à une lettre près de Marie Henry et Clément Thirion au théâtre de la Croix-Rousse. Les 5 et 6 juin. Entre théâtre, danse et musique, le spectacle aborde la question de l'identité et des normes sociales...
Contacts
Séverine Allorent
Manon Rodot
Marion Coutel
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
Joindre le geste à la parole
On pourra proposer aux élèves d'écrire un petit texte pour se présenter de façon à la fois réelle, poétique et décalée - à partir d'une anecdote par exemple ; de leurs goûts, ou de ce que l'on dit d'eux... Puis on leur proposera d'inventer quelques mouvements, qui peuvent être très simples, à même de traduire cette présentation. Ils pourront évidemment choisir de mettre en mouvement le texte d'une autre personne - et dans leurs textes, mêler le réel et la fiction, les gestes quotidiens et les mouvements dansés.
Décrire et interpréter la scénographie
On fera d'abord un petit inventaire de tout ce qui constitue un spectacle ; puis on essaiera avec les élèves, de remobiliser leurs souvenirs pour décrire les lumières, quelques éléments de textes, le mouvement et l'évolution de la danse, l'occupation de l'espace, les costumes, la musique... afin de tenter de les mettre en lien avec la pièce, son univers et les intentions du chorégraphe.
Pillowgraphies utilise le mode de représentation des
fantômes le plus classique qui soit : un drap avec deux
trous à la place des yeux. La pièce part du postulat de
montrer l’invisible, d’incarner l’évanescent et interroge la
capacité du spectateur à y croire.[...]
L’enfance est convoquée avec ses fulgurances,
son absence de filtres et son rapport aux évidences, aux
clichés qui forment sa première culture commune. [...]
Inspirée, en partie, des cours de récréations d’enfants, l’écriture
de la danse repose sur deux axes qui dialoguent. D’une part, un
travail graphique, à la fois abstrait et hypnotique, qui affirme la
notion de ballet de fantômes dans sa forme naïve, pour tendre
peu à peu vers une prise d’espace plus instinctive, enfantine
dans le sens rapide et spontanée. D’autre part, un travail plus
fictionnel où les situations de groupes invitent le spectateur
à imaginer un scénario, à donner à chacun des fantômes une
personnalité, une émotion et à susciter une forme d’empathie.
Pillowgraphies s’amuse également de citations chorégraphiques
simples et anciennes pour construire et déconstruire
un ballet de fantômes. Extraits du dossier artistique de la compagnie.
Vocabulaire chorégraphique
La matière artistique part d’une collecte d’histoires et de
gestes intimes, à la fois énoncés et dansés pendant la
pièce.
Les textes du spectacle ont été composés à partir d’entretiens
réalisés par Arthur Perole et Alexandre Da Silva pendant les
résidences.
Sur scène, chaque interprète incarne sa propre histoire, avec une
partie fictionnelle : le mensonge permet de protéger leur
intimité, d'affiner les traits du personnage, mais aussi de créer un
imaginaire universel (Dossier artistique de la compagnie)
La fête - inventer collectivement une danse libératrice
Pour les élèves les plus à l'aise ou qui ont l'habitude de pratiquer, on pourra explorer la danse de la fête, celle qui permet de se libérer, d'oublier les complexes ou la gêne. Il est possible de partir de quelques mouvements que l'on fait lors de danses festives, que l'on peut se transmettre et modifier en jouant sur les amplitudes, les vitesses, les niveaux... On tentera ensuite une mise en espace en pensant à alterner des temps collectifs, des contrepoints, des cascades... mais aussi en modifiant éventuellement les orientations, les positions dans l'espace.
Pillowgraphies
Ce titre est pour le moins énigmatique et fait pour interroger. On demandera aux élèves de formuler des hypothèses sur l'effet recherché en les aidant : pillow vient de l'anglais "oreiller" et peut renvoyer aux draps, à l'enfance, à l'univers de la nuit et donc par association d'idées aux fantômes... Graphies signifie "écritures" ; il s'agirait donc d'une écriture d'oreillers - ou de fantômes... Ce jeu avec les mots évoque dans tous les cas une dimension ludique, jouant avec les idées aussi bien qu'avec les mouvements, les univers et les sons...
Lumières et illusions
On pourra revenir avec les élèves sur les différentes composantes qui créent le spectacle : et voir avec eux l'importance fondamentale de la lumière pour ce spectacle. C'est en effet l'obscurité et les lumières bleues qui permettent de donner l'illusion que les fantômes flottent, pendant toute la première partie du spectacle. La pièce leur offre aussi la possibilité, en leur dévoilant ce procédé, de réfléchir au processus même de la création artistique, en les invitant, d'une certaine manière, dans la fabrique du spectacle... On pourra échanger avec eux ce que crée cette rupture d'illusion, sur ce qu'elle peut avoir de perturbant, de drôle, mais aussi de réflexif...
L'univers musical
Pillowgraphies convoque un univers musical varié, de la musique classique à la bande son d'un film japonais ( Les sept Samouraïs de Kurosawa), aux bruits générés en direct par les danseurs. On pourra faire écouter aux élèves quelques extraits des musiques entendues et leur demander quels univers ils imaginent. Parmi ceux-ci : un extrait de Daphnis et Chloé de Ravel ; un extrait du Boléro du même Ravel ; un extrait de la musique de film de Bernard Herrmann, le prélude de Fahrenheit 451.
Pillowgraphies
Avez-vous déjà vu un ballet de fantômes ? La compagnie, portée par Sarah Crépin à la chorégraphie et Étienne Cuppens à la mise en scène, investit pour la première fois la Maison avec Pillowgraphies, une fantasmagorie pour sept interprètes recouverts de draps blancs. Grâce à un jeu de lumière noire, se déploie une illusion d’optique fascinante où les corps semblent flotter au-dessus du sol. Les spectres du ballet classique tutoient de célèbres chorégraphes comme Maurice Béjart ou Merce Cunningham, pour dévoiler un ballet hanté ludique et teinté d’une naïveté enfantine. Plus touchants qu’effrayants, ces gentils fantômes à la technique virtuose font valser petits et grands dans un joyeux bal, aux multiples rebondissements. Casper n’a qu’à bien se tenir ! Création 2017 • 7 interprètes
Conception Sarah Crépin, Étienne Cuppens | Interprétation (en alternance) Nicolas Chaigneau, Louis Chevalier, Sarah Crépin, Aurore Di Bianco, Flore Khoury, Claire Laureau-Renault, Félix Maurin, Sakiko Oishi, Matthieu Patarozzi, Marie Rual, Léa Scher, Taya Skorokhodova, Julien-Henri Vu Van Dung | Chorégraphie Sarah Crépin en collaboration avec les interprètes | Mise en scène Étienne Cuppens | Création lumière Christophe Olivier, Max Sautai | Réalisation costumes Salina Dumay, Elsa Gérant | Musique Maurice Ravel, Bernard Herrmann, Jacques Offenbach | Crédit photographique Roger Legrand
Jouer avec les citations, convoquer des fantômes
La pièce joue avec différentes références et quelques fantômes connus de l'Histoire de la danse viennent hanter la pièce. Parmi eux, on peut citer Cunningham, pilier de la danse contemporaine Le Boléro renvoie à la pièce de Maurice Béjart Mais on pense aussi à Loie Füller et sa danse serpentine.
Explorer une danse aérienne
On pourra proposer aux élèves d'expérimenter ce que peut être une danse aérienne. Il est possible de convoquer l'imaginaire et de leur faire penser qu'ils sont comme des feuilles portées par le vent. Ils peuvent faire des traversées, se croiser, se suivre... On jouera sur les différences de vitesses, de niveaux. On pourra varier aussi les qualités de mouvements, les amplitudes, les orientations. Jouer à se regrouper, ou au contraire à s'éloigner ; tenter les déséquilibres, tournoyer, déployer ou replier ses bras, etc... On peut trouver dans une sonothèque des bruits de vents
Garder une trace à l'image du spectacle
On proposera aux élèves, en groupes de 7, d'écrire un petit texte poétique et ludique avec leurs impressions de spectateurs : ils pourront convoquer la peur, la surprise, le rire ; mais aussi des images, des sons, des lumières... le but étant de créer un petit texte drôle et inventif, à l'image de la pièce...
Autre proposition : le calligramme. A partir d'une image de fantôme les élèves pourront rédiger un texte décrivant quelques éléments de la pièce qui les ont marqués, en suivant les contours du dessin. On peut partir du texte de la première proposition pour lui donner cette autre forme. On peut s'inspirer du recueil d'Apollinaire
Le banc de poissons
Les danseurs, à un moment de la pièce, jouent à se suivre : c'est le fameux exercice appelé "banc de poissons". On proposera aux élèves de se mettre en groupes de 7 à 10. La personne qui est devant guide le banc et les autres doivent suivre et faire les mêmes mouvements. Au moment où celui qui guide se retourne ou change d'orientation, un autre danseur doit prendre le relais. Il est conseillé de commencer par des mouvements très simples, assez lents... Et au fur et à mesure de l'exercice, lorsque l'écoute est bien installée, on peut complexifier les mouvements, varier les vitesses, les niveaux, se surprendre, etc...
Tendre carcasse
On pourra interroger le titre, et tous les sens de ce groupe nominal : à quoi est associé le mot carcasse dans ses acceptions usuelles ? Que produit l'association de l'adjectif et du nom ? Quelle connotation a le nom seul ? On pourra s'aider de ce dictionnaire en ligne pour travailler sur le lexique. Si le mot "carcasse" recèle une connotation animale, assez péjorative ou familière, l'adjectif lui donne une couleur plus humaine et sensible - plus fragile aussi... La carcasse, ce peut être notre carapace, notre corps, intime et social...
Quelle place occupe notre corps dans la construction de notre
identité ? Comment le regard de l’autre modifie la vision de
notre corps ?
À partir de ces questions, Arthur Perole a recueilli la parole des
quatre interprètes de Tendre Carcasse, des récits aux frontières
de l’autobiographie et de la fiction qui sont la colonne
vertébrale de la pièce, portés par des voix omniprésentes. Avec
douceur mais sans faillir, elles confient leurs souvenirs de
puberté ou des complexes dont les interprètes ont eu alors à
souffrir, leurs réflexions sur l’envie de plaire ou la nécessité de
répondre aux injonctions et assignations. Organisé·es en un
choeur solidaire, les interprètes suivent deux lignes qui vont
bientôt se croiser : celle de ces voix partagées entre adresse au
public, conversations et pensées énoncées, et celle des gestes
qui les traduisent, les accompagnent puis s’en détachent en une
transe joyeuse et exaltée. Après l’avoir accompagnée dans sa
longue apnée, la musique prend le pouvoir sur la parole,
comme une libération, une fête pulsée et dansée où se défaire
de nos fardeaux et assumer nos ambivalences. En chemin, la
mise en commun de ces histoires aura fabriqué une vision plus
douce de nos propres corps et dessiné le portrait d’une
jeunesse bienveillante, où l’amour est un engagement naturel et
collectif.
"Avec cette pièce, je veux mettre en commun nos histoires car je suis
persuadé qu’en les écoutant, on peut se défaire de nos assignations,
de nos complexes, assumer nos ambivalences et retrouver un rapport
simple à notre propre corps. » Arthur Perole (Dossier artistique de la compagnie)
Ecrire à son futur moi
Sur le modèle du travail d'Irvin Anneix, on proposera aux élèves d'écrire une lettre, une carte, un mot à leur futur moi pour lui confier leurs complexes, leurs problèmes mais aussi leurs rêves, leurs projets... De la même manière que les interprètes d'Arthur Perole confient des petits moments de vie en tissant réel et fiction, les élèves pourront s'autoriser des libertés avec la réalité, mêlant réel et invention ou projection... Pour s'inspirer : site de l'artiste Irvin Anneix
Des mots à la musique
La musique part de la parole, qui devient matière musicale, notes,
rythmes, mélodie. Elle crée le liant, comme une apnée liée à la
lenteur des mouvements du premier acte. Elle apporte de l’intensité
sur des propos qui pourraient paraître légers. Le compositeur Benoit
Martin lui donne ensuite un aspect cinématographique, avant de
glisser vers la techno, la pulse de la fête et de la transe qui, pour
Arthur, recréent de l’être ensemble et sont une réponse sociale à nos
maux. (Extrait du dossier artistique de la compagnie)
Tendre carcasse
En gestes et en paroles, Arthur Perole fait jaillir les relations de quatre interprètes à leurs corps, oscillant entre partage intime et joie festive. Qu’est-ce que nos corps racontent de nos identités ? Pour sa première invitation à la Maison de la danse, le chorégraphe Arthur Perole distille son approche à la fois intime et festive de la danse. Conçue à partir des témoignages des quatre interprètes de la pièce, Tendre Carcasse dévoile en mouvements et en paroles leurs portraits, qui résonnent dans un chœur solidaire. Les anecdotes, pensées et confessions, drôles, touchantes et pas toujours avouables, s’articulent de concert avec les gestes subtils. Elles dressent un portrait collectif, où règne la bienveillance, et qui célèbre les individus, leurs singularités et leurs imperfections. Peu à peu, les mots laissent la place à un beat électronique qui plonge les corps dans une transe, esquissant des chemins d’émancipation à la joie hautement contagieuse. Création 2024 • 4 interprètes Conception et mise en scène Arthur Perole | Chorégraphie en collaboration avec les interprètes Arthur Bateau, Matthis Laine Silas, Elisabeth Merle, Agathe Saurel | Collaboration artistique Alexandre Da Silva | Création lumière Anthony Merlaud | Création musicale Benoit Martin | Création costumes Camille Penager | Crédit photographique Nina-Flore Hernandez Production Compagnie F. Coproduction Ballet Preljocaj / CCN d’Aix-en-Provence ; Carreau du temple, Établissement culturel et sportif de la Ville de Paris ; Le Gymnase — CDCN Roubaix ; 3BisF — centre d’art contemporain à Aix-en-Provence ; La Commanderie — Saint-Quentin-en-Yvelines. Avec le mécénat du groupe de la Caisse des dépôts. Avec le soutien de KLAP Maison pour la danse. Mise à disposition de studio au CN D Centre national de la danse. La compagnie est soutenue par la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur ; la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ; le département des Bouches-du-Rhône ; la ville de Marseille.
Expérimenter une danse de fantômes
Les élèves peuvent expérimenter une danse de fantômes : ils disposeront d'un drap, d'un tissu susceptible d'être troué dans l'idéal. Ils pourront ainsi s'inspirer de quelques mouvements de la pièce, ou créer leur propre vocabulaire. On leur rappellera qu'ils peuvent ou non mobiliser leurs bras, tenter des sauts, des déséquilibres, des chutes... en étant toujours attentifs à ce que produit la matière de leur costume. On peut également s'amuser, comme dans la pièce, à danser sans drap, avec le souvenir du mouvement et réfléchir aux différences de sensations, de mobilité induites par l'absence du drap... On peut leur proposer, comme musique, le Boléro de Ravel ou le prélude d'Herrmann ( début de Fahrenheit 451)
Les gestes de gêne
On proposera aux élèves de réfléchir aux petits gestes que l'on fait parfois quand on ne sait pas quoi faire, ou que l'on est gêné ; les petits mouvements parasites et/ou usuels ; ceux que l'on fait dans une situation d'attente qui dure par exemple... Chacun en proposera un ou deux puis on écrira une petite phrase avec ces mouvements très ténus qui pourront être réalisés collectivement, soit à l'unisson, soit de manière décalée...
Comment fabriquer un spectacle?
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments permettant de créer un spectacle de danse. Ils évoqueront sans doute les mouvements, mais aussi les costumes, les lumières, les sons, la scénographie et éventuellement les accessoires. On pourra ainsi leur demander d'être très attentifs, pendant la représentation, à ces différentes composantes et à leurs rôles respectifs dans le spectacle.
Corps et voix
La parole et le corps commencent en même temps une dramaturgie. La parole reste sur le même registre tout au long de la pièce : celui de la confession intime, de la discussion entre amis, les échanges sont calmes et posés. A l’inverse, le corps est de plus en plus mis au défi et sollicité et vient petit à petit traduire des émotions, des images, des caractères pour essayer d’étouffer, expulser la parole, et laisser place à une danse physique, rythmée, joyeuse, libératrice, favorisant l’être ensemble. «J’avais envie que le corps enfle et fasse taire la parole/pensée, que l’on sente le corps plutôt qu’on ne le pense. La danse arrive comme une libération, une exaltation, et apporte une alternative plus tendre, dans le lien à l’autre. Les quatre sont tout le temps ensemble, se déplacent ensemble comme un choeur. » Arthur Perole ( Dossier artistique de la compagnie)
Tendre carcasse - Arthur Perole - Dossier pédagogique
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Un podcast : réalisé par Charlotte Boul’ch et Nicolas Lespagnol-Rizzi, le deuxième épisode de ce podcast rend compte de l'expérience privilégiée de jeunes spectateurs autour de la réception du spectacle d'Arthur Perole au festival d'Avignon. Les adolescents interrogent le rapport au corps, le poids des normes et des complexes, montrant combien le corps individuel est façonné par la société.
La plus belle fille du monde, Agnès Desarthe (éditions l'école des loisirs) Ce roman de littérature jeunesse raconte la manière dont la beauté peut venir bouleverser la vie d'une narratrice animée par des questionnements sensibles, à hauteur d'adolescence.
Pour que je m’aime encore, Maryam Madjidi (éditions Babelio) L'autrice explore avec beaucoup d'humour la question du corps de l'adolescente exilée, qui ne peut coïncider avec les normes européennes...
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RAFFUT - à la Machinerie de Vénissieux : temps fort qui mêle poésie, rap, slam et littérature. Du 23 au 25 avril.
- Flash danse avec Arthur Perole : une brève interview en cours de résidence et d'écriture de la pièce. - Une thématique sur la jeunesse en danse, qui montre combien les nouvelles générations s'emparent de nouvelles thématiques pour faire évoluer la danse. - A corps et à cris : un dossier sur la place du corps, et de la voix dans la danse qui montre comment le corps, d'abord ignoré, s'expose peu à peu notamment par le surgissement de la voix. - Un extrait d'Inventaire de Josette Baïz, qui mêle récits autobiographiques et parcours dansés. - La pièce de Joëlle Bouvier, Dépêche-toi! mêle avec humour récit de vie et danse, montrant comment le corps est traversé d'injonctions sociales... - Le choeur de Fanny de Chaillé mêle avec beaucoup d'humour textes et mouvements.
Norman c'est normal à une lettre près de Marie Henry et Clément Thirion au théâtre de la Croix-Rousse. Les 5 et 6 juin. Entre théâtre, danse et musique, le spectacle aborde la question de l'identité et des normes sociales...
Contacts
Séverine Allorent
Manon Rodot
Marion Coutel
Attachée aux relations avec les publics jeunesse et - 30 ansm.rodot@maisondeladanse.com
Coordinatrice du développement des publics jeunesse et - 30 ansm.coutel@maisondeladanse.com
Professeure relais auprès de la Maison de la danseseverine.allorent@ac-lyon.fr
Joindre le geste à la parole
On pourra proposer aux élèves d'écrire un petit texte pour se présenter de façon à la fois réelle, poétique et décalée - à partir d'une anecdote par exemple ; de leurs goûts, ou de ce que l'on dit d'eux... Puis on leur proposera d'inventer quelques mouvements, qui peuvent être très simples, à même de traduire cette présentation. Ils pourront évidemment choisir de mettre en mouvement le texte d'une autre personne - et dans leurs textes, mêler le réel et la fiction, les gestes quotidiens et les mouvements dansés.
Décrire et interpréter la scénographie
On fera d'abord un petit inventaire de tout ce qui constitue un spectacle ; puis on essaiera avec les élèves, de remobiliser leurs souvenirs pour décrire les lumières, quelques éléments de textes, le mouvement et l'évolution de la danse, l'occupation de l'espace, les costumes, la musique... afin de tenter de les mettre en lien avec la pièce, son univers et les intentions du chorégraphe.
Pillowgraphies utilise le mode de représentation des fantômes le plus classique qui soit : un drap avec deux trous à la place des yeux. La pièce part du postulat de montrer l’invisible, d’incarner l’évanescent et interroge la capacité du spectateur à y croire.[...]
L’enfance est convoquée avec ses fulgurances, son absence de filtres et son rapport aux évidences, aux clichés qui forment sa première culture commune. [...]
Inspirée, en partie, des cours de récréations d’enfants, l’écriture de la danse repose sur deux axes qui dialoguent. D’une part, un travail graphique, à la fois abstrait et hypnotique, qui affirme la notion de ballet de fantômes dans sa forme naïve, pour tendre peu à peu vers une prise d’espace plus instinctive, enfantine dans le sens rapide et spontanée. D’autre part, un travail plus fictionnel où les situations de groupes invitent le spectateur à imaginer un scénario, à donner à chacun des fantômes une personnalité, une émotion et à susciter une forme d’empathie. Pillowgraphies s’amuse également de citations chorégraphiques simples et anciennes pour construire et déconstruire un ballet de fantômes. Extraits du dossier artistique de la compagnie.
Vocabulaire chorégraphique
La matière artistique part d’une collecte d’histoires et de gestes intimes, à la fois énoncés et dansés pendant la pièce. Les textes du spectacle ont été composés à partir d’entretiens réalisés par Arthur Perole et Alexandre Da Silva pendant les résidences. Sur scène, chaque interprète incarne sa propre histoire, avec une partie fictionnelle : le mensonge permet de protéger leur intimité, d'affiner les traits du personnage, mais aussi de créer un imaginaire universel (Dossier artistique de la compagnie)
La fête - inventer collectivement une danse libératrice
Pour les élèves les plus à l'aise ou qui ont l'habitude de pratiquer, on pourra explorer la danse de la fête, celle qui permet de se libérer, d'oublier les complexes ou la gêne. Il est possible de partir de quelques mouvements que l'on fait lors de danses festives, que l'on peut se transmettre et modifier en jouant sur les amplitudes, les vitesses, les niveaux... On tentera ensuite une mise en espace en pensant à alterner des temps collectifs, des contrepoints, des cascades... mais aussi en modifiant éventuellement les orientations, les positions dans l'espace.
Pillowgraphies
Ce titre est pour le moins énigmatique et fait pour interroger. On demandera aux élèves de formuler des hypothèses sur l'effet recherché en les aidant : pillow vient de l'anglais "oreiller" et peut renvoyer aux draps, à l'enfance, à l'univers de la nuit et donc par association d'idées aux fantômes... Graphies signifie "écritures" ; il s'agirait donc d'une écriture d'oreillers - ou de fantômes... Ce jeu avec les mots évoque dans tous les cas une dimension ludique, jouant avec les idées aussi bien qu'avec les mouvements, les univers et les sons...
Lumières et illusions
On pourra revenir avec les élèves sur les différentes composantes qui créent le spectacle : et voir avec eux l'importance fondamentale de la lumière pour ce spectacle. C'est en effet l'obscurité et les lumières bleues qui permettent de donner l'illusion que les fantômes flottent, pendant toute la première partie du spectacle. La pièce leur offre aussi la possibilité, en leur dévoilant ce procédé, de réfléchir au processus même de la création artistique, en les invitant, d'une certaine manière, dans la fabrique du spectacle... On pourra échanger avec eux ce que crée cette rupture d'illusion, sur ce qu'elle peut avoir de perturbant, de drôle, mais aussi de réflexif...
L'univers musical
Pillowgraphies convoque un univers musical varié, de la musique classique à la bande son d'un film japonais ( Les sept Samouraïs de Kurosawa), aux bruits générés en direct par les danseurs. On pourra faire écouter aux élèves quelques extraits des musiques entendues et leur demander quels univers ils imaginent. Parmi ceux-ci : un extrait de Daphnis et Chloé de Ravel ; un extrait du Boléro du même Ravel ; un extrait de la musique de film de Bernard Herrmann, le prélude de Fahrenheit 451.
Pillowgraphies
Avez-vous déjà vu un ballet de fantômes ? La compagnie, portée par Sarah Crépin à la chorégraphie et Étienne Cuppens à la mise en scène, investit pour la première fois la Maison avec Pillowgraphies, une fantasmagorie pour sept interprètes recouverts de draps blancs. Grâce à un jeu de lumière noire, se déploie une illusion d’optique fascinante où les corps semblent flotter au-dessus du sol. Les spectres du ballet classique tutoient de célèbres chorégraphes comme Maurice Béjart ou Merce Cunningham, pour dévoiler un ballet hanté ludique et teinté d’une naïveté enfantine. Plus touchants qu’effrayants, ces gentils fantômes à la technique virtuose font valser petits et grands dans un joyeux bal, aux multiples rebondissements. Casper n’a qu’à bien se tenir ! Création 2017 • 7 interprètes Conception Sarah Crépin, Étienne Cuppens | Interprétation (en alternance) Nicolas Chaigneau, Louis Chevalier, Sarah Crépin, Aurore Di Bianco, Flore Khoury, Claire Laureau-Renault, Félix Maurin, Sakiko Oishi, Matthieu Patarozzi, Marie Rual, Léa Scher, Taya Skorokhodova, Julien-Henri Vu Van Dung | Chorégraphie Sarah Crépin en collaboration avec les interprètes | Mise en scène Étienne Cuppens | Création lumière Christophe Olivier, Max Sautai | Réalisation costumes Salina Dumay, Elsa Gérant | Musique Maurice Ravel, Bernard Herrmann, Jacques Offenbach | Crédit photographique Roger Legrand
Jouer avec les citations, convoquer des fantômes
La pièce joue avec différentes références et quelques fantômes connus de l'Histoire de la danse viennent hanter la pièce. Parmi eux, on peut citer Cunningham, pilier de la danse contemporaine Le Boléro renvoie à la pièce de Maurice Béjart Mais on pense aussi à Loie Füller et sa danse serpentine.
Explorer une danse aérienne
On pourra proposer aux élèves d'expérimenter ce que peut être une danse aérienne. Il est possible de convoquer l'imaginaire et de leur faire penser qu'ils sont comme des feuilles portées par le vent. Ils peuvent faire des traversées, se croiser, se suivre... On jouera sur les différences de vitesses, de niveaux. On pourra varier aussi les qualités de mouvements, les amplitudes, les orientations. Jouer à se regrouper, ou au contraire à s'éloigner ; tenter les déséquilibres, tournoyer, déployer ou replier ses bras, etc... On peut trouver dans une sonothèque des bruits de vents
Garder une trace à l'image du spectacle
On proposera aux élèves, en groupes de 7, d'écrire un petit texte poétique et ludique avec leurs impressions de spectateurs : ils pourront convoquer la peur, la surprise, le rire ; mais aussi des images, des sons, des lumières... le but étant de créer un petit texte drôle et inventif, à l'image de la pièce...
Autre proposition : le calligramme. A partir d'une image de fantôme les élèves pourront rédiger un texte décrivant quelques éléments de la pièce qui les ont marqués, en suivant les contours du dessin. On peut partir du texte de la première proposition pour lui donner cette autre forme. On peut s'inspirer du recueil d'Apollinaire
Le banc de poissons
Les danseurs, à un moment de la pièce, jouent à se suivre : c'est le fameux exercice appelé "banc de poissons". On proposera aux élèves de se mettre en groupes de 7 à 10. La personne qui est devant guide le banc et les autres doivent suivre et faire les mêmes mouvements. Au moment où celui qui guide se retourne ou change d'orientation, un autre danseur doit prendre le relais. Il est conseillé de commencer par des mouvements très simples, assez lents... Et au fur et à mesure de l'exercice, lorsque l'écoute est bien installée, on peut complexifier les mouvements, varier les vitesses, les niveaux, se surprendre, etc...
Tendre carcasse
On pourra interroger le titre, et tous les sens de ce groupe nominal : à quoi est associé le mot carcasse dans ses acceptions usuelles ? Que produit l'association de l'adjectif et du nom ? Quelle connotation a le nom seul ? On pourra s'aider de ce dictionnaire en ligne pour travailler sur le lexique. Si le mot "carcasse" recèle une connotation animale, assez péjorative ou familière, l'adjectif lui donne une couleur plus humaine et sensible - plus fragile aussi... La carcasse, ce peut être notre carapace, notre corps, intime et social...
Quelle place occupe notre corps dans la construction de notre identité ? Comment le regard de l’autre modifie la vision de notre corps ? À partir de ces questions, Arthur Perole a recueilli la parole des quatre interprètes de Tendre Carcasse, des récits aux frontières de l’autobiographie et de la fiction qui sont la colonne vertébrale de la pièce, portés par des voix omniprésentes. Avec douceur mais sans faillir, elles confient leurs souvenirs de puberté ou des complexes dont les interprètes ont eu alors à souffrir, leurs réflexions sur l’envie de plaire ou la nécessité de répondre aux injonctions et assignations. Organisé·es en un choeur solidaire, les interprètes suivent deux lignes qui vont bientôt se croiser : celle de ces voix partagées entre adresse au public, conversations et pensées énoncées, et celle des gestes qui les traduisent, les accompagnent puis s’en détachent en une transe joyeuse et exaltée. Après l’avoir accompagnée dans sa longue apnée, la musique prend le pouvoir sur la parole, comme une libération, une fête pulsée et dansée où se défaire de nos fardeaux et assumer nos ambivalences. En chemin, la mise en commun de ces histoires aura fabriqué une vision plus douce de nos propres corps et dessiné le portrait d’une jeunesse bienveillante, où l’amour est un engagement naturel et collectif. "Avec cette pièce, je veux mettre en commun nos histoires car je suis persuadé qu’en les écoutant, on peut se défaire de nos assignations, de nos complexes, assumer nos ambivalences et retrouver un rapport simple à notre propre corps. » Arthur Perole (Dossier artistique de la compagnie)
Ecrire à son futur moi
Sur le modèle du travail d'Irvin Anneix, on proposera aux élèves d'écrire une lettre, une carte, un mot à leur futur moi pour lui confier leurs complexes, leurs problèmes mais aussi leurs rêves, leurs projets... De la même manière que les interprètes d'Arthur Perole confient des petits moments de vie en tissant réel et fiction, les élèves pourront s'autoriser des libertés avec la réalité, mêlant réel et invention ou projection... Pour s'inspirer : site de l'artiste Irvin Anneix
Des mots à la musique
La musique part de la parole, qui devient matière musicale, notes, rythmes, mélodie. Elle crée le liant, comme une apnée liée à la lenteur des mouvements du premier acte. Elle apporte de l’intensité sur des propos qui pourraient paraître légers. Le compositeur Benoit Martin lui donne ensuite un aspect cinématographique, avant de glisser vers la techno, la pulse de la fête et de la transe qui, pour Arthur, recréent de l’être ensemble et sont une réponse sociale à nos maux. (Extrait du dossier artistique de la compagnie)
Tendre carcasse
En gestes et en paroles, Arthur Perole fait jaillir les relations de quatre interprètes à leurs corps, oscillant entre partage intime et joie festive. Qu’est-ce que nos corps racontent de nos identités ? Pour sa première invitation à la Maison de la danse, le chorégraphe Arthur Perole distille son approche à la fois intime et festive de la danse. Conçue à partir des témoignages des quatre interprètes de la pièce, Tendre Carcasse dévoile en mouvements et en paroles leurs portraits, qui résonnent dans un chœur solidaire. Les anecdotes, pensées et confessions, drôles, touchantes et pas toujours avouables, s’articulent de concert avec les gestes subtils. Elles dressent un portrait collectif, où règne la bienveillance, et qui célèbre les individus, leurs singularités et leurs imperfections. Peu à peu, les mots laissent la place à un beat électronique qui plonge les corps dans une transe, esquissant des chemins d’émancipation à la joie hautement contagieuse. Création 2024 • 4 interprètes Conception et mise en scène Arthur Perole | Chorégraphie en collaboration avec les interprètes Arthur Bateau, Matthis Laine Silas, Elisabeth Merle, Agathe Saurel | Collaboration artistique Alexandre Da Silva | Création lumière Anthony Merlaud | Création musicale Benoit Martin | Création costumes Camille Penager | Crédit photographique Nina-Flore Hernandez Production Compagnie F. Coproduction Ballet Preljocaj / CCN d’Aix-en-Provence ; Carreau du temple, Établissement culturel et sportif de la Ville de Paris ; Le Gymnase — CDCN Roubaix ; 3BisF — centre d’art contemporain à Aix-en-Provence ; La Commanderie — Saint-Quentin-en-Yvelines. Avec le mécénat du groupe de la Caisse des dépôts. Avec le soutien de KLAP Maison pour la danse. Mise à disposition de studio au CN D Centre national de la danse. La compagnie est soutenue par la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur ; la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ; le département des Bouches-du-Rhône ; la ville de Marseille.
Expérimenter une danse de fantômes
Les élèves peuvent expérimenter une danse de fantômes : ils disposeront d'un drap, d'un tissu susceptible d'être troué dans l'idéal. Ils pourront ainsi s'inspirer de quelques mouvements de la pièce, ou créer leur propre vocabulaire. On leur rappellera qu'ils peuvent ou non mobiliser leurs bras, tenter des sauts, des déséquilibres, des chutes... en étant toujours attentifs à ce que produit la matière de leur costume. On peut également s'amuser, comme dans la pièce, à danser sans drap, avec le souvenir du mouvement et réfléchir aux différences de sensations, de mobilité induites par l'absence du drap... On peut leur proposer, comme musique, le Boléro de Ravel ou le prélude d'Herrmann ( début de Fahrenheit 451)
Les gestes de gêne
On proposera aux élèves de réfléchir aux petits gestes que l'on fait parfois quand on ne sait pas quoi faire, ou que l'on est gêné ; les petits mouvements parasites et/ou usuels ; ceux que l'on fait dans une situation d'attente qui dure par exemple... Chacun en proposera un ou deux puis on écrira une petite phrase avec ces mouvements très ténus qui pourront être réalisés collectivement, soit à l'unisson, soit de manière décalée...
Comment fabriquer un spectacle?
On fera l'inventaire, avec les élèves, des éléments permettant de créer un spectacle de danse. Ils évoqueront sans doute les mouvements, mais aussi les costumes, les lumières, les sons, la scénographie et éventuellement les accessoires. On pourra ainsi leur demander d'être très attentifs, pendant la représentation, à ces différentes composantes et à leurs rôles respectifs dans le spectacle.
Corps et voix
La parole et le corps commencent en même temps une dramaturgie. La parole reste sur le même registre tout au long de la pièce : celui de la confession intime, de la discussion entre amis, les échanges sont calmes et posés. A l’inverse, le corps est de plus en plus mis au défi et sollicité et vient petit à petit traduire des émotions, des images, des caractères pour essayer d’étouffer, expulser la parole, et laisser place à une danse physique, rythmée, joyeuse, libératrice, favorisant l’être ensemble. «J’avais envie que le corps enfle et fasse taire la parole/pensée, que l’on sente le corps plutôt qu’on ne le pense. La danse arrive comme une libération, une exaltation, et apporte une alternative plus tendre, dans le lien à l’autre. Les quatre sont tout le temps ensemble, se déplacent ensemble comme un choeur. » Arthur Perole ( Dossier artistique de la compagnie)