Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Quel patron pour...

Mathieu Beurton

Created on March 28, 2026

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Memories Presentation

Animated Chalkboard Presentation

Chalkboard Presentation

Witchcraft Presentation

Sketchbook Presentation

Vaporwave presentation

Animated Sketch Presentation

Transcript

Quel patron pour...

Un Chapeau de paille d'Italie

2024

Emmanuel BESNAULT

2024

Julien DUVAL

2024

Damiano MICHIELETTO

2023

Alain FRANÇON

2021

Anthony MAGNIER

2012

Gilles BOUILLON

2012

Patrice CAURIER

2012

Giorgio Barberio CORSETTI

2007

Gilbert ROUVIERE

2005

Emmanuel BALAZUC

2005

Emmanuel BALAZUC

2000

Serge LIPSZYC

2000

Serge LIPSZYC

2000

Serge LIPSZYC

1998

Pier Luigi PIZZI

1993

Georges LAVAUDANT

1993

Massimo SSHUSTER

1938

Gaston BATY

1851

Dessins de DRANER

1851

Dessins de LHERITIER

Et vous, quel patron imaginez-vous ?

Accrochez-vous à votre oreiller ! La comédie la plus célèbre de Labiche dans une nouvelle version explosive, électro-onirique ! Note d’intention d’Emmanuel Besnault et Benoit Gruel Notre défi est de conserver le meilleur du génie comique de Labiche tout en le confrontant aux enjeux idéologiques et sociaux de notre époque. Combattre le sexisme n’est plus une option, mais un réel devoir individuel. Ainsi, nous avons fait le choix de transformer le personnage du beau-père en belle-mère, afin d’équilibrer les rôles masculins et féminins. Nous avons également coupé le personnage de la mariée qui servait de potiche. Plutôt que d’en faire un objet qui passe des mains de son père à celles de son mari, elle devient alors un mystère, un but invisible, un symbole. Pourquoi se marier avec quelqu’un signifierait forcément se marier aussi avec sa famille ? Le spectacle pourra questionner en filigrane notre liberté individuelle face aux injonctions normées. L’important n’est pas tant de faire une critique du mariage qui fait passer l’amour de la sphère intime à la sphère publique, mais bien de mettre en valeur son essence : réunir, relier, faire groupe. Note d’intention sur la mise en scène Tel un immense lit, tout l’espace de jeu est blanc et moelleux, recouvert de matelas, de couettes et de coussins. Un sol mouvant, pour que l’on puisse s’enfoncer, se cacher, qu’on ait du mal à marcher, mais sur lequel on peut aussi rebondir et tomber, ou se taper sans se faire mal... et ainsi ouvrir la porte au cartoon, à l’acrobatie et à la cascade. La métaphore du lit, c’est à la fois le lieu conjugal et intime par excellence, mais c’est aussi le terrain de jeu de l’enfant. Le plateau devient l’espace du songe et le théâtre retrouve alors une de ses fonctions premières : rendre réel l’impossible. Recréer une sorte de cabane d’enfants douce et sécurisante nous pousse à la régression : on va jouer, courir, s’amuser, se marier, se battre, encore courir, et surtout rire ! Vous pouvez fermer les yeux, le rêve va commencer… Agrippez-vous à votre oreiller ! La nuit, tout est possible…

Un Chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche, mise en scène Julien DuvalJulien Duval met en scène Il Cappello di paglia di Firenze, l’opéra de Nino Rota d’après Labiche Chaque tableau se distingue par des trouvailles visuelles décalées ou poétiques où tout se joue dans les détails. La course effrénée de tous ces personnages de lieu en lieu nous emmène chez une modiste, puis au milieu d’une fête chez une baronne délurée, ou encore dans la salle de bain de Beaupertuis, qui reçoit Fadinard directement dans sa baignoire fumante. Les entrées, sorties, changements de décors, sont bien rythmés, et même la machiniste qui entre sur scène pour déplacer la baignoire accorde ses mouvements et sa démarche à cet univers loufoque dont la scénographie est signée par Olivier Thomas. À la fin, les deux jeunes mariés finissent par apparaître sur une plateforme blanche, isolés du monde, tenant un ballon en forme de cœur rouge qui les rend aussi touchants et poétiques que les figurines en sucre d’un gâteau de mariage. Chaque détail semble avoir été pensé pour surprendre et amuser le spectateur.La musicalité de l’éclairage Les lumières de Michel Theuil rythment le spectacle, en dialogue avec la musique, comme pour la demande désespérée de Fadinard d'obtenir le chapeau de la Baronne, où le contre-jour accentue la poésie du moment. Les effets lumineux sont intelligemment mis au service de chaque modulation musicale, se faisant tour à tour discrets ou percutants, contribuant à l’immersion du public dans cet univers pétillant et coloré.Les costumes chapeautés Les costumes signés Aude Desigaux font surgir des formes extravagantes : tutus transformés en collerettes, chapeaux-homards ou cha-pot de fleurs, accessoires farfelus qui plongent les personnages dans un monde visuel tout droit sorti d’un rêve burlesque. Chaque personnage arbore un style unique, comme la Barone avec sa longue robe verte et son chapeau « arbre », ou la modiste aux dix couvre-chefs empilés. Les costumes font écho au caractère enjoué de l’opéra, chaque couleur et accessoire accentuant l’esprit comique et décalé de la mise en scène.

Un Chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche, mise en scène Damiano Michieletto Damiano Michieletto insiste sur les forces de l’œuvre avec sa scénographie (signée Paolo Fantin) : les portes claquent, les murs coulissent tandis que cette « terre de feu » (lumières de Luciano Novelli) tournoie. L’épure (les murs et les sols sont aussi blancs que du lait de vache) laisse quant à elle toute la place à l’action et fait joliment ressortir les riches costumes de Silvia Aymonino. Seulement, ce répertoire du vaudeville nécessite un engagement total des artistes. Or, dans cet écrin policé, les interprètes (à l’exception des Dupont et Dupond de la production qui échangent leurs souliers : Pietro Spagnoli en beau-père Nonancourt et Marcello Rosiello en Beaupertuis, tous deux très investis) paraissent timides et polis : il manque ce grain de folie qui transforme les sourires en fous rires. La fosse et le chœur (menés par Leonardo Sini) aussi, du reste, semblent bien sages, et ne parviennent jamais à faire pétiller les notes autant qu’elles le réclament, malgré un son riche et une belle légèreté de la part de l’orchestre, et notamment du fait d’un manque de cohésion parmi les choristes. Il aura manqué à ces phalanges davantage de variations dans les nuances et les tempi pour provoquer des éclats plus intenses. Finalement, le public passe tout de même une très belle soirée (il accueille d’ailleurs aux saluts les interprètes par un beau tintamarre), mais garde l’impression que le potentiel de l’œuvre n’est pas totalement révélé.

Un Chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche, mise en scène Gilbert Rouvière La légende raconte qu’à l’issue de la première représentation d’ Un chapeau de paille d’Italie un spectateur fut trouvé mort, de rire. Les légendes sont souvent trompeuses. Plus que du rire Labiche nous donne à voir du théâtre. Un théâtre libre et léger, construit sur le texte et pour les acteurs.Un chapeau de paille d’Italie annonce les surréalistes, Lewis Caroll et Mary Poppins.Labiche dans la fluidité des mots et l’anachronisme des situations nous balance dans un univers onirique. Il nous fait voyager dans l’inconscient. Il n’y a plus de pensée (si ce n’est celle du spectateur). Il n’y a qu’actions, situations, dont l’accumulation explosive nous fait dériver dans le cauchemar. Le monde est frénétique, accidenté, chaotique. En apnée. Les personnages sont dépassés, avalés par cette histoire à dormir debout : Un chapeau de paille d’Italie, plus qu’un éclat de rire, un éclat de rêve.Gilbert ROUVIÈRE Sur scène c’est un massacre, un carnage. Dans ce théâtre, qui semble si facile, si simple, il y a un mouvement perpétuel entre rêve et réalité, entre pensée et inconscient. Aucune compassion, aucun jugement. Il laisse aller ses personnages, sans complaisance ni pitié.Humains! Trop humains! Ils sont tous pris dans des masques rigides. Ils étouffent d’eux-même. Il n’y a que mensonge, hypocrisie, orgueil, vanité, égoïsme, superficialité, infidélité, ils sont emportés dans un tourbillon. Dans le mouvement perpétuel. Il y a de la fatigue, de la dépense, de la peur aussi. Leurs peurs enfantines réapparaissent. Ils disent plus qu’ils ne pensent. Les mots sont catapultés, éructés, les idées, les niveaux de conscience, l’inconscient, tout veut sortir par la bouche. Souvent les objets s’en mêlent, ils sont capables de repousser les personnages. Les corps aussi sont maladroits, ils se cognent, se heurtent, s’effrayent. Ces superpositions traduisent des états de dégradation avancée. Faut-il le dire, Labiche est à mourir de rire. De ce rire incandescent et destructeur. Rire des autres, bien sûr, si férocement que l’on oublie qu’au même instant, notre voisin rit lui aussi, férocement, mais de nous-même. Un chapeau de paille d’Italie est un cauchemar onirique. Tout s’y déroule étrangement mais est inéluctable. C’est le cauchemar de Fadinard. Fadinard avec ses peurs d’enfants. Avant de se marier, il rêve son mariage, comme un catastrophe… Il est au bord du vertige permanent.

Histoire de l'oeuvre : Seul sur scène, Massimo Schuster revisite à un rythme débridé ce classique du théâtre de boulevard. Les marionnettes sont l'oeuvre des frères Di Rosa, plasticiens qui travaillaient pour la première fois avec un homme de théâtre. Leurs figures-sculptures, richement colorées, évoquent une version humoristique du cubisme de Picasso. Posées sur une table, certaines munies de roulettes, elles sont manipulées toutes à la fois par Massimo Schuster qui leur prête la parole, contrefaisant une vingtaine de voix, de la soubrette au vieux gâteux.