Ruth goh
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j'ai choisi de faire ce Master. D'abord, je voulais avoir une certification pour accéder à plus d'emplois. Beaucoup de postes, surtout ceux qui sont mieux payés, exigent un diplôme en enseignement. Ensuite, je voulais approndir mes connaissances de l'enseignement pour mieux enseigner aux élèves. J'ai appris des choses au cours de mes expériences, mais c'était insuffisant. Finalement, venir en France pour m'installer a toujours été un rêve pour moi, parce que j'adore la langue et la culture françaises.
POURQUOI ce master
à propos
J’ai grandi dans une famille plurilingue. Mes parents me parlent en anglais, ils parlent entre eux en hokkien (une “dialecte” chinoise) et je parle avec ma grand-mère maternelle en mandarin. Mon grand-père paternel parlait avec mes parents en teochew (une autre “dialecte” chinoise). Ma famille allait aussi dans une église teochewphone. Par conséquent, depuis que je suis petite, j’ai été exposée à quatre langues. A l'école, j'étudiais l'anglais et le chinois. J'ai vécu 11 ans en Australie et 17 ans à Singapour. Maintenant, je réalise mon rêve de vivre en France depuis 6 mois.
Ruth goh
système éducatif
J’ai vécu 11 ans en tout en Australie - quatre ans quand j’étais petite, puis trois ans pour le lycée et cinq ans pour l’université. Je comprends bien les différences entre les systèmes éducatifs de ces deux pays où il y a à la fois des différences et des similitudes.
2015-2020
2010-2012
2000-2003
licence
collège
MATERNELLE
Australie
Singapour
Australie
2013-2014
2004-2009
2025-2027
école primaire
lycée
master
Australie
Singapour
France
Ruth goh
situation sociolinguistique à singapour
situation sociolinguistique en australie
Ruth goh
langues
ENSEIGNER l'ale aux français
enseigner le fle aux indiens
Hokkien - A2
Chinois (Mandarin) - C1
Français - C1
Anglais - native
Tamoul - A1
ale
En attendant une bonne opportunité de travail, je donnais des cours particuliers d’Anglais à des enfants d’expatriés français à Singapour. La connaissance du Français aidait à comprendre les fautes courantes des étudiants, c’est-à-dire, les faux-amis et les différences de syntaxe et de phonographie. Je comprenais mieux leur interlangue que quelqu’un qui n'avait pas d'expérience personnelle avec la langue française parce que je savais ce qu’ils voulaient dire et pourquoi ils utilisaient certaines tournures de phrases, par exemple. Quand ils ne trouvaient pas un mot en Anglais, ils étaient rassurés par le fait de pouvoir dire le mot en Français pour que je leur donne le mot en Anglais, ce qui leur permettait de prendre plus de risques linguistiques, et réduisait leur frustration en apprentissage.
J’avais aussi des étudiants qui ne parlaient pas du tout l’Anglais, donc c’était utile de pouvoir leur parler en Français pour donner des consignes et aussi pour les mettre à l’aise avec moi au début.
autres langues
Quant aux “dialectes” chinois, ils sont parlés principalement par les générations plus âgées, car le gouvernement avait fortement découragé leur usage dans les années 80. La musique et les émissions de télévision ne pouvait plus être diffusées en dialectes. Parmi les dialectes, c’est le Hokkien qui est le plus populaire. Malheureusement, très peu de jeunes sont capables de les parler.
FLE
Plus tard, j’ai décidé d’apprendre des bases du Tamoul, pour avoir une meilleure connexion avec les élèves. Comme dit le dicton, « Si vous parlez à un homme dans une langue qu'il comprend, cela lui parle à la raison. Si vous lui parlez dans sa langue, cela lui parle au cœur. » J’ai ainsi appris certains mots et phrases utiles pour les professeurs des écoles, tels que “Taisez-vous”, “Tu es sage” ou bien “Tu es très vilain”. Les élèves appréciaient le fait que je m’intéresse à leur langue, et surtout cela faisait un effet surprise la première fois qu’on m'entendait parler en Tamoul, et ils m’enseignaient plus de mots aussi. Parfois je faisais des comparaisons de syntaxe entre le français et le Tamoul, car les élèves eux-mêmes étaient plurilingues, pouvant parler au moins l’anglais, le français et leur langue maternelle (le Tamoul / le Télougou / l’Hindi / le Malayalam). Comprendre le Tamoul m'a aussi aidé à comprendre leur culture. Avant, j'étais vexé par les élèves et les parents qui étaient moins fort en Anglais utilisaient l'impératif quand ils voulaient quelque chose. Mais j'ai appris qu'en Tamoul, il n'y a pas de "s'il vous à plaît", c'est en changeant la conjugaison, que l'on montre la politesse.
introduction
Il y a quatres langues officielles à Singapour - l’Anglais, le Chinois (Mandarin), le Malais et le Tamoul. La langue de commerce et de scolarisation c’est l’Anglais. Il y a aussi plusieurs “dialectes” chinois, tels le Hokkien, le Teochew, le Cantonais, le Hakka, le Hainan ou encore le Foochow, qui y sont parlés.
Pourtant, ce n’est pas vrai que tout le monde parle toutes les langues mentionnées ci-dessous. À l’école, chaque élève apprend l’Anglais et sa “langue maternelle” qui correspond à son ethnicité. En effet, les Chinois apprennent le Chinois, les Malais apprennent le Malais et les Indiens apprennent le Tamoul. Mais le niveau de chaque langue de chaque personne varie d'une personne à une autre. En outre, toutes les matières comme les mathématiques, les sciences et cetera sont enseignées en Anglais.
Ruth goh
Ruth goh
C’est une histoire drôle, la raison pour laquelle j’ai commencé l’école en Australie. J’y vivais de l’âge de 1 an à l’âge de 5 ans. Quand j’avais environ 3 ans et demi, je suis allée à la crèche. Tous les jours, je creusais dans le bac à sable. Il y avait une activité qui s'appelait “Show and Tell”, où on amenait un objet pour le montrer et raconter à la classe. Je faisais cela tous les jours, jusqu’à ce qu'un jour la maîtresse me dise qu’il fallait laisser aux autres la chance de le faire aussi. J’ai donc dit à mes parents, "Je ne veux plus jouer, je veux apprendre." Par conséquent, ils m’ont inscrit à la maternelle à 4 ans, alors que généralement on va à la maternelle à 5 ans. Là, j'ai appris l'orthographe et la lecture. J’ai adoré.
maternelle
"singlish"
Dans le quotidien, dans les situations informelles, on parle souvent le “Singlish” - une sorte de créole anglais qui combine des mots de l’Anglais, du Chinois, du Malais, du Hokkien, et du Cantonais. Il ne s’agit pas d’une langue homogène, c’est-à-dire que la langage qu’une personne utilise se situe sur une échelle, avec le “Singlish” d'un côté et l’Anglais standard de l’autre. Effectivement, cela dépend du niveau socio-économique de l’individu, ceux de niveau plus élevé parlent plutôt l’Anglais standard. Le gouvernement singapourien essaie d'invisibiliser le “Singlish” notamment avec une campagne de la langue - le “Speak Good English Mouvement” (Bien Parler l’Anglais) où on encourage les gens à parler un Anglais grammaticalement correcte. Cette campagne est toujours active depuis 26 ans.
en australie
La langue officielle est l’Anglais et elle est la langue de scolarisation. Les Australiens ont aussi le choix d’une langue étrangère au lycée. Souvent ils font le Français, le Japonais ou l’Italien.
Il y a des populations d'aborigènes (Aboriginal and Torres Strait Island people) qui ont une multitude de langues, car ils viennent de différentes tribus et de différents territoires. Il existe plus de 216 langues indigènes, dont 192 qui sont en danger. Elles ne sont pas vraiment valorisées.
La langue des signes australienne est, au contraire, assez mise en avant.
lycée
J'étudiais dans un lycée préparatoire pendant deux ans. Ce genre de lycée est rare en Australie. Dans les lycées, il y a une vaste variété de matières parmi lesquelles on peut choisir, et qui sont examinables, dont le droit, le théâtre, l’histoire antique, l'économie, la psychologie, ce qui m’a étonné. J’ai choisi l’anglais, les maths “standard”, les maths avancées, la biologie, la chimie et la psychologie. Le certificat de baccalauréat et le système lycéen sont légèrement différents dans chaque état.
FLE
J’ai enseigné le Français langue étrangère dans trois écoles indiennes pendant un an et demi au total. Les élèves avaient de 5 à 13 ans.
Comme les élèves parlaient l’Anglais comme langue seconde et qu’ils avaient le niveau A1-A2 en français, la connaissance de l’anglais était utile et même nécessaire. Cela permettait de faire des liens entre l’Anglais et le Français, pour enseigner le lexique, et notamment pour expliquer les règles grammaticales et syntaxiques, qui sont plus abstraites.
N’étant pas une francophone native, je comprenais mieux les difficultés rencontrées par les apprenants, car je les avais moi-même rencontrées lorsque j’apprenais le Français.
collège
J’avais la chance de pouvoir entrer dans un collège assez prestigieux, d’héritage chinois. Tout est enseigné en anglais sauf la langue “maternelle”. Les collèges chinois ont en plus des cours ponctuels comme l’appréciation de la culture chinoise, la calligraphie chinoise, l’appréciation de thé chinois. Dans mon école, le chinois avancé était obligatoire. On devait aussi choisir une activité extrascolaire - j’avais choisi le théâtre anglais. Avant la troisième année, on devait choisir une “combinaison de sujets”. Il y a des sujets obligatoires pour tout le monde (dans le pays et dans mon collège; il y avait quelques différences) - l’anglais, les maths “standard”, les maths “avancées”, la langue “maternelle” (le chinois), la chimie, les “études sociales” (qui expliquent dans quelle mesure le gouvernement de Singapour est bien). En plus de cela, j’ai choisi la biologie, la littérature anglaise et la géographie.
À la fin des 4 ans de collège, il y a un autre examen national pour entrer au lycée, mais j’étais partie en Australie, donc je ne l’ai pas passé.
école primaire
L’école primaire commence à 7 ans. On y étudie l’anglais, les maths, la langue dite “maternelle” (pour moi, le chinois), l’éducation civique et morale, et bien sûr l’art, la musique et l’EPS. À partir de 10 ans, on apprend la science aussi. Si on a de bonnes notes dans la langue "maternelle", on avait aussi le choix de faire la langue “maternelle” avancée, chose que j’ai faite. Plus tard, cela m'a permis de voyager en Chine pour un échange. Les professeurs exigent souvent le silence, et ils ne veulent pas qu’on questionne une punition, par exemple. L’élève idéal est celui qui parle seulement quand le professeur s’adresse à lui, et qui obéit sans se poser de questions. La suppression de l’esprit critique et créatif se manifeste aussi dans l’apprentissage. Pour faire les essais créatifs d’anglais et de chinois, il fallait mémoriser “de bonnes/jolies phrases”. Même en science, on devait mémoriser les mots-clés pour avoir les points. C’était un système qui n’était pas adapté à ma personnalité et j’en ai souffert.
Il y a un examen national à la fin de l’école primaire qui rapporte beaucoup de stress aux enfants et à leurs parents, car cela décide dans quel collège on peut accéder. Le formule de calcul est obscure.
master
Une chose qui est différente est le fait que tous les modules à l’université n’ont pas le même coefficient et que les sujets peuvent se compenser entre eux. Il y a une chose que je n’apprécie pas dans les examens en France, c’est le marquage négatif, qui n’existe pas dans les universités australiennes. Je trouve cela pas du tout encourageant, car si on n’est pas absolument sûr de sa réponse, mieux vaut ne rien mettre. Je ne trouve pas du tout cela encourageant J’aime bien le fait qu’on puisse argumenter et justifier les réponses. Beaucoup de nos devoirs sont centrés sur l'analyse et la réflexion, plutôt que sur du vrai ou faux. Je trouve que cela va bien avec ma personnalité car j'aime expliquer ma façon de penser.
licence
À l’université en Australie, il fallait réussir tous les cours, sinon, il fallait rattraper. Tous les cours sont également importants et ne peuvent pas se compenser. La culture est assez informelle et détendue contrairement à en France. Les professeurs nous donnent des indices pour les examens, et on les appelle par leur prénom (je trouvais cela un peu bizarre). En Australie, les notes sont sur 100, et il sont classés “Haute Distinction”, “Distinction”, “Crédit”, “Réussi” et “Non-noté”. En Australie, on nous encourage à essayer d’écrire ce que l’on peut, car on pourrait avoir des points, car il n’y a rien à perdre. J'y faisais une double Licence en Pédicurie-Podologie et en Langues (Français), parce que les langues ont toujours été une passion et une fascination. J'ai pris des cours de A2 à B1, parce qu'avant, j'ai appris sur Duolingo, et après, j'ai continué à être autodidacte.
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Ruth Goh
Created on March 25, 2026
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Ruth goh
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j'ai choisi de faire ce Master. D'abord, je voulais avoir une certification pour accéder à plus d'emplois. Beaucoup de postes, surtout ceux qui sont mieux payés, exigent un diplôme en enseignement. Ensuite, je voulais approndir mes connaissances de l'enseignement pour mieux enseigner aux élèves. J'ai appris des choses au cours de mes expériences, mais c'était insuffisant. Finalement, venir en France pour m'installer a toujours été un rêve pour moi, parce que j'adore la langue et la culture françaises.
POURQUOI ce master
à propos
J’ai grandi dans une famille plurilingue. Mes parents me parlent en anglais, ils parlent entre eux en hokkien (une “dialecte” chinoise) et je parle avec ma grand-mère maternelle en mandarin. Mon grand-père paternel parlait avec mes parents en teochew (une autre “dialecte” chinoise). Ma famille allait aussi dans une église teochewphone. Par conséquent, depuis que je suis petite, j’ai été exposée à quatre langues. A l'école, j'étudiais l'anglais et le chinois. J'ai vécu 11 ans en Australie et 17 ans à Singapour. Maintenant, je réalise mon rêve de vivre en France depuis 6 mois.
Ruth goh
système éducatif
J’ai vécu 11 ans en tout en Australie - quatre ans quand j’étais petite, puis trois ans pour le lycée et cinq ans pour l’université. Je comprends bien les différences entre les systèmes éducatifs de ces deux pays où il y a à la fois des différences et des similitudes.
2015-2020
2010-2012
2000-2003
licence
collège
MATERNELLE
Australie
Singapour
Australie
2013-2014
2004-2009
2025-2027
école primaire
lycée
master
Australie
Singapour
France
Ruth goh
situation sociolinguistique à singapour
situation sociolinguistique en australie
Ruth goh
langues
ENSEIGNER l'ale aux français
enseigner le fle aux indiens
Hokkien - A2
Chinois (Mandarin) - C1
Français - C1
Anglais - native
Tamoul - A1
ale
En attendant une bonne opportunité de travail, je donnais des cours particuliers d’Anglais à des enfants d’expatriés français à Singapour. La connaissance du Français aidait à comprendre les fautes courantes des étudiants, c’est-à-dire, les faux-amis et les différences de syntaxe et de phonographie. Je comprenais mieux leur interlangue que quelqu’un qui n'avait pas d'expérience personnelle avec la langue française parce que je savais ce qu’ils voulaient dire et pourquoi ils utilisaient certaines tournures de phrases, par exemple. Quand ils ne trouvaient pas un mot en Anglais, ils étaient rassurés par le fait de pouvoir dire le mot en Français pour que je leur donne le mot en Anglais, ce qui leur permettait de prendre plus de risques linguistiques, et réduisait leur frustration en apprentissage. J’avais aussi des étudiants qui ne parlaient pas du tout l’Anglais, donc c’était utile de pouvoir leur parler en Français pour donner des consignes et aussi pour les mettre à l’aise avec moi au début.
autres langues
Quant aux “dialectes” chinois, ils sont parlés principalement par les générations plus âgées, car le gouvernement avait fortement découragé leur usage dans les années 80. La musique et les émissions de télévision ne pouvait plus être diffusées en dialectes. Parmi les dialectes, c’est le Hokkien qui est le plus populaire. Malheureusement, très peu de jeunes sont capables de les parler.
FLE
Plus tard, j’ai décidé d’apprendre des bases du Tamoul, pour avoir une meilleure connexion avec les élèves. Comme dit le dicton, « Si vous parlez à un homme dans une langue qu'il comprend, cela lui parle à la raison. Si vous lui parlez dans sa langue, cela lui parle au cœur. » J’ai ainsi appris certains mots et phrases utiles pour les professeurs des écoles, tels que “Taisez-vous”, “Tu es sage” ou bien “Tu es très vilain”. Les élèves appréciaient le fait que je m’intéresse à leur langue, et surtout cela faisait un effet surprise la première fois qu’on m'entendait parler en Tamoul, et ils m’enseignaient plus de mots aussi. Parfois je faisais des comparaisons de syntaxe entre le français et le Tamoul, car les élèves eux-mêmes étaient plurilingues, pouvant parler au moins l’anglais, le français et leur langue maternelle (le Tamoul / le Télougou / l’Hindi / le Malayalam). Comprendre le Tamoul m'a aussi aidé à comprendre leur culture. Avant, j'étais vexé par les élèves et les parents qui étaient moins fort en Anglais utilisaient l'impératif quand ils voulaient quelque chose. Mais j'ai appris qu'en Tamoul, il n'y a pas de "s'il vous à plaît", c'est en changeant la conjugaison, que l'on montre la politesse.
introduction
Il y a quatres langues officielles à Singapour - l’Anglais, le Chinois (Mandarin), le Malais et le Tamoul. La langue de commerce et de scolarisation c’est l’Anglais. Il y a aussi plusieurs “dialectes” chinois, tels le Hokkien, le Teochew, le Cantonais, le Hakka, le Hainan ou encore le Foochow, qui y sont parlés. Pourtant, ce n’est pas vrai que tout le monde parle toutes les langues mentionnées ci-dessous. À l’école, chaque élève apprend l’Anglais et sa “langue maternelle” qui correspond à son ethnicité. En effet, les Chinois apprennent le Chinois, les Malais apprennent le Malais et les Indiens apprennent le Tamoul. Mais le niveau de chaque langue de chaque personne varie d'une personne à une autre. En outre, toutes les matières comme les mathématiques, les sciences et cetera sont enseignées en Anglais.
Ruth goh
Ruth goh
C’est une histoire drôle, la raison pour laquelle j’ai commencé l’école en Australie. J’y vivais de l’âge de 1 an à l’âge de 5 ans. Quand j’avais environ 3 ans et demi, je suis allée à la crèche. Tous les jours, je creusais dans le bac à sable. Il y avait une activité qui s'appelait “Show and Tell”, où on amenait un objet pour le montrer et raconter à la classe. Je faisais cela tous les jours, jusqu’à ce qu'un jour la maîtresse me dise qu’il fallait laisser aux autres la chance de le faire aussi. J’ai donc dit à mes parents, "Je ne veux plus jouer, je veux apprendre." Par conséquent, ils m’ont inscrit à la maternelle à 4 ans, alors que généralement on va à la maternelle à 5 ans. Là, j'ai appris l'orthographe et la lecture. J’ai adoré.
maternelle
"singlish"
Dans le quotidien, dans les situations informelles, on parle souvent le “Singlish” - une sorte de créole anglais qui combine des mots de l’Anglais, du Chinois, du Malais, du Hokkien, et du Cantonais. Il ne s’agit pas d’une langue homogène, c’est-à-dire que la langage qu’une personne utilise se situe sur une échelle, avec le “Singlish” d'un côté et l’Anglais standard de l’autre. Effectivement, cela dépend du niveau socio-économique de l’individu, ceux de niveau plus élevé parlent plutôt l’Anglais standard. Le gouvernement singapourien essaie d'invisibiliser le “Singlish” notamment avec une campagne de la langue - le “Speak Good English Mouvement” (Bien Parler l’Anglais) où on encourage les gens à parler un Anglais grammaticalement correcte. Cette campagne est toujours active depuis 26 ans.
en australie
La langue officielle est l’Anglais et elle est la langue de scolarisation. Les Australiens ont aussi le choix d’une langue étrangère au lycée. Souvent ils font le Français, le Japonais ou l’Italien. Il y a des populations d'aborigènes (Aboriginal and Torres Strait Island people) qui ont une multitude de langues, car ils viennent de différentes tribus et de différents territoires. Il existe plus de 216 langues indigènes, dont 192 qui sont en danger. Elles ne sont pas vraiment valorisées. La langue des signes australienne est, au contraire, assez mise en avant.
lycée
J'étudiais dans un lycée préparatoire pendant deux ans. Ce genre de lycée est rare en Australie. Dans les lycées, il y a une vaste variété de matières parmi lesquelles on peut choisir, et qui sont examinables, dont le droit, le théâtre, l’histoire antique, l'économie, la psychologie, ce qui m’a étonné. J’ai choisi l’anglais, les maths “standard”, les maths avancées, la biologie, la chimie et la psychologie. Le certificat de baccalauréat et le système lycéen sont légèrement différents dans chaque état.
FLE
J’ai enseigné le Français langue étrangère dans trois écoles indiennes pendant un an et demi au total. Les élèves avaient de 5 à 13 ans. Comme les élèves parlaient l’Anglais comme langue seconde et qu’ils avaient le niveau A1-A2 en français, la connaissance de l’anglais était utile et même nécessaire. Cela permettait de faire des liens entre l’Anglais et le Français, pour enseigner le lexique, et notamment pour expliquer les règles grammaticales et syntaxiques, qui sont plus abstraites. N’étant pas une francophone native, je comprenais mieux les difficultés rencontrées par les apprenants, car je les avais moi-même rencontrées lorsque j’apprenais le Français.
collège
J’avais la chance de pouvoir entrer dans un collège assez prestigieux, d’héritage chinois. Tout est enseigné en anglais sauf la langue “maternelle”. Les collèges chinois ont en plus des cours ponctuels comme l’appréciation de la culture chinoise, la calligraphie chinoise, l’appréciation de thé chinois. Dans mon école, le chinois avancé était obligatoire. On devait aussi choisir une activité extrascolaire - j’avais choisi le théâtre anglais. Avant la troisième année, on devait choisir une “combinaison de sujets”. Il y a des sujets obligatoires pour tout le monde (dans le pays et dans mon collège; il y avait quelques différences) - l’anglais, les maths “standard”, les maths “avancées”, la langue “maternelle” (le chinois), la chimie, les “études sociales” (qui expliquent dans quelle mesure le gouvernement de Singapour est bien). En plus de cela, j’ai choisi la biologie, la littérature anglaise et la géographie. À la fin des 4 ans de collège, il y a un autre examen national pour entrer au lycée, mais j’étais partie en Australie, donc je ne l’ai pas passé.
école primaire
L’école primaire commence à 7 ans. On y étudie l’anglais, les maths, la langue dite “maternelle” (pour moi, le chinois), l’éducation civique et morale, et bien sûr l’art, la musique et l’EPS. À partir de 10 ans, on apprend la science aussi. Si on a de bonnes notes dans la langue "maternelle", on avait aussi le choix de faire la langue “maternelle” avancée, chose que j’ai faite. Plus tard, cela m'a permis de voyager en Chine pour un échange. Les professeurs exigent souvent le silence, et ils ne veulent pas qu’on questionne une punition, par exemple. L’élève idéal est celui qui parle seulement quand le professeur s’adresse à lui, et qui obéit sans se poser de questions. La suppression de l’esprit critique et créatif se manifeste aussi dans l’apprentissage. Pour faire les essais créatifs d’anglais et de chinois, il fallait mémoriser “de bonnes/jolies phrases”. Même en science, on devait mémoriser les mots-clés pour avoir les points. C’était un système qui n’était pas adapté à ma personnalité et j’en ai souffert. Il y a un examen national à la fin de l’école primaire qui rapporte beaucoup de stress aux enfants et à leurs parents, car cela décide dans quel collège on peut accéder. Le formule de calcul est obscure.
master
Une chose qui est différente est le fait que tous les modules à l’université n’ont pas le même coefficient et que les sujets peuvent se compenser entre eux. Il y a une chose que je n’apprécie pas dans les examens en France, c’est le marquage négatif, qui n’existe pas dans les universités australiennes. Je trouve cela pas du tout encourageant, car si on n’est pas absolument sûr de sa réponse, mieux vaut ne rien mettre. Je ne trouve pas du tout cela encourageant J’aime bien le fait qu’on puisse argumenter et justifier les réponses. Beaucoup de nos devoirs sont centrés sur l'analyse et la réflexion, plutôt que sur du vrai ou faux. Je trouve que cela va bien avec ma personnalité car j'aime expliquer ma façon de penser.
licence
À l’université en Australie, il fallait réussir tous les cours, sinon, il fallait rattraper. Tous les cours sont également importants et ne peuvent pas se compenser. La culture est assez informelle et détendue contrairement à en France. Les professeurs nous donnent des indices pour les examens, et on les appelle par leur prénom (je trouvais cela un peu bizarre). En Australie, les notes sont sur 100, et il sont classés “Haute Distinction”, “Distinction”, “Crédit”, “Réussi” et “Non-noté”. En Australie, on nous encourage à essayer d’écrire ce que l’on peut, car on pourrait avoir des points, car il n’y a rien à perdre. J'y faisais une double Licence en Pédicurie-Podologie et en Langues (Français), parce que les langues ont toujours été une passion et une fascination. J'ai pris des cours de A2 à B1, parce qu'avant, j'ai appris sur Duolingo, et après, j'ai continué à être autodidacte.