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Discours de la servitude volontaire

celine.pouilly

Created on March 20, 2026

contextualisation

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Transcript

Contextualiser le

Discours de la servitude volontaire

Un texte d'Etienne de La Boetie, probablement écrit vers 1548

Un document créé pour vous par Céline Pouilly

Pensez à prendre des notes!!

Sommaire

(Cliquez sur votre mission)

Mission 2: la renaissance et l'humanisme

Mission 1: le contexte historique

Mission 3: l'homme et son texte

  • Noémie
  • Lorenzo
  • Sarah
  • Manal
  • Théo J
  • Clément
  • Nino
  • Théo C.
  • Paul
  • Louis
  • Noa
  • Roméo
  • Julian
  • Olivier
  • Khaled
  • Victor

Répartissez-vous le travail!

Mission 1

Le XVIe: tensions religieuses et politiques

Doc 1: votre livre p 4 et 5

Doc 2:

Martin Luther et la réforme (vidéo proposée dans votre livre en association avec le doc 1)

Doc 3: Erasme, "Folie des rois", Eloge de la folie, chap 55, 1511

Doc 4 : gravure de Franz Hogenberg, Massacre de Vassy en 1562

Doc 5 : les guerres de religion

Doc 6 : la révolte des Pitauds

Travail à rendre

Répartissez-vous le travail!

Mission 2

Renaissance et humanisme

Doc 1: votre livre p 6-7

Doc 2: vidéo de la page 7: L'invention de l'imprimerie

Doc 3: Qu'est-ce que la renaissance?

Doc 4 : Qu'est-ce que l'humanisme?

Doc 5 : L'abbaye de Thélème, symbole de l'humanisme

Travail à rendre

Répartissez-vous le travail!

Mission 3

Connaitre l'auteur et l'histoire de la publication du Discours de la servitude volontaire

Doc 1: votre livre p 8 et 9

Doc 2: l'amitié La Boetie - Montaigne

Doc 3: Extrait des Essais, où Montaigne évoque sa séparation de La Boétie

Doc 4 : podcast France culture

Doc 5 : diffusion des idées (et donc du DSV...)

Travail à rendre

Les princes laissent aux Dieux l’arrangement des affaires, mènent une vie de mollesse et ne veulent écouter que ceux qui savent leur parler agréablement et chasser tout souci des âmes. Ils croient remplir pleinement la fonction royale, s’ils vont assidûment à la chasse, entretiennent de beaux chevaux, trafiquent à leur gré des magistratures et des commandements, inventent chaque jour de nouvelles manières de faire absorber par leur fisc la fortune des citoyens, découvrent les prétextes habiles qui couvriront d’un semblant de justice la pire iniquité. Ils y joignent, pour se les attacher, quelques flatteries aux masses populaires. Représentez-vous maintenant le Prince tel qu’il est fréquemment. Il ignore les lois, est assez hostile au bien général, car il n’envisage que le sien ; il s’adonne aux plaisirs, hait le savoir, l’indépendance et la vérité, se moque du salut public et n’a d’autres règles que ses convoitises et son égoïsme. 1. Fisc: administration chargée des impôts 2. Iniquité: injustice 3. Se les attacher: les attirer

François Rabelais, "L'abbaye de Thélème", Gargantua, 1534

Dans cet extrait, Rabelais imagine une abbaye utopique appelée Thélème, fondée par le géant Gargantua à la fin du roman. Contrairement aux monastères traditionnels du Moyen Âge, l’abbaye de Thélème est un lieu de liberté, de culture et d’épanouissement personnel. À travers cette utopie, Rabelais critique les institutions religieuses rigides de son époque et célèbre les valeurs humanistes de la Renaissance.

Toute leur vie était organisée non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur vouloir et franc arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait; nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire ni à manger, ni à faire autre chose. Ainsi l'avait établi Gargantua. En leur règle n'était que cette clause : "Fais ce que voudras" parce que les gens libres, bien nés, bien instruits, conversant en compagnie honnête, ont par nature un instinct et un aiguillon, qui toujours les pousse à accomplir des faits vertueux et les éloigne du vice, aiguillon qu'ils nommaient honneur. [...] Ils étaient si noblement instruits qu'il n'y en avait aucun qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments de musique, parler cinq ou six langues et composer en ces langues autant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, de si belle allure, si adroits à pied et à cheval [...]. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins acariâtres, plus adroites aux travaux manuels, à la broderie, et à toute occupation conve­nant à une femme honnête et libre.

1. franc arbitre: libre choix 2. aiguillon: stimulant (un aiguillon est, au sens propre, un bâton pointu ou armé d'une pointe métallique qui sert à piquer les bêtes de trait ou de somme 3. preux: courageux 4. acariâtres: fâcheuses, désagréables

Michel de Montaigne, dans un passage des Essais évoque son amitié avec Étienne de La Boétie, rencontré à Bordeaux probablement en 1558. Malheureusement, dès 1563, la mort vient les séparer. Le décès de La Boétie reste une perte irréparable dans la vie de Montaigne. Elle joue un rôle déterminant dans la rédaction des Essais.

"Ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont que [sympathies] et familiarités nouées par quelque [hasard] ou commodité par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l’une en l’autre d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi. […] Et à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l’un à l’autre […] À la vérité, si je compare tout le reste de ma vie […] aux quatre années, qu’il m’a été donné de jouir de la douce compagnie et société de ce personnage, ce n’est que fumée, ce n’est qu’une nuit obscure et ennuyeuse. Depuis le jour que je le perdis, je ne fais que traîner languissant, et les plaisirs mêmes qui s’offrent à moi, au lieu de me consoler, me redoublent le regret de sa perte. Nous étions à moitié de tout, il me semble que je lui dérobe sa part […] J’étais déjà si fait et accoutumé à être deuxième partout, qu’il me semble n’être plus qu’à demi. »

Podcast France Culture

N'écoutez que les 14 premières minutes

Franz Hogenberg, Massacre de Vassy en 1562

Le 1ᵉʳ mars 1562, dans la petite ville de Wassy en Champagne, les troupes du duc de Guise attaquent un groupe de protestants réunis dans une grange pour pratiquer leur culte. En quelques heures, l’affrontement fait plus de 50 morts et une centaine de blessés parmi les protestants. Cet événement sanglant marque le début officiel des guerres de Religion en France entre catholiques et protestants. Ce massacre précède celui de la Saint Barthélémy, en 1572, où les Catholiques ont tué plusieurs milliers de protestants à PAris avant que cela ne s'étende à plusieurs villes de France.

Bravo! Votre découverte s'achève!Il faut maintenant préparer vos supports

Pour rappel, il faut: - Une carte mentale ou une frise qui résume efficacement les informations qui vous ont été données - Une réponse à la question de synthèse

Vous pouvez bien sûr aller découvrir les autres documents des missions qui ne vous concernaient pas...

Dès que c'est prêt, allez poster votre travail dans le padlet de notre séquence
Cliquez ici

N'écoutez pas "servilement": demandez-vous sur quelle(s) preuve(s) s'appuie Paul Guth... et comparez avec ce qui se dit dans un de vos autres documents!!!