Escape Game :
L'héritier des Souvenirs
Durée: Entre 20 et 30 minutes
Commencer
Bonjour, je m'appelle David LEVI, j'ai 16 ans et je suis juif. Nous sommes le mardi 26 mai 1946, quelques mois après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et voici mon histoire :
Pendant la guerre, j'étais chez moi avec ma mère à Epinal. Mon père a été emmené quelques mois plus tôt et depuis on ne l'a plus jamais revu. On était terrés dans notre maison, la peur au ventre car nous étions traqués, puisque nous étions juifs. Un matin de mars 1944, on a toqué à la porte. C'étaient les SS qui étaient venus me chercher. Ils sont entrés et m'ont emmené de force dans un camion puis un train vers un camp de travail. Celui de Natzweiler-Struthof. J'y suis resté jusqu'en novembre 1944, où des soldats américains ont libéré le camp. J'ai été ensuite pris en charge et rapatrié quelques jours plus tard vers ma ville natale pour retrouver ma mère. À mon retour, elle était folle de joie. Quant à moi, c'était l'un des plus beaux jours de ma vie. J'ai vite compris que j'avais eu de la chance.
C'est alors que j'ai eu une idée : retranscrire ce qui s'est passé, ainsi que des témoignages de personnes qui ont vécu la même chose que moi pour ne pas oublier et rendre justice à ceux qui sont morts injustement.
Votre Mission :
Vous devez aider David LEVI à retranscrire, sur un carnet, les témoignages de trois personnes qui ont survécu à l'univers concentrationnaire nazi, ou à la Shoah, et qui essaient de se reconstruire.
Peux-tu m'aider à trouver un carnet dans lequel nous pourrons ensuite mettre les témoignages de 3 survivants ?
Oui, Avec plaisir !
Non, Je ne veux pas t'aider !
OU
Dommage, tu rates une occasion d'en apprendre plus sur la Shoah et l'univers concentrationnaire nazi entre 1944 et 1948.
La partie se joue en deux parties. Pour commencer le jeux, cliquez sur le cadenas de la partie 1.
Partie 2:
Partie 1:
Les Témoignages
Le Carnet
Tout d'abord, je dois trouver un carnet dans lequel nous pourrions ensuite mettre les témoignages. Je me rappelle que Mme Marta possédait, dans sa boutique, avant la guerre, des carnets de notes. Seulement, je ne me rappelle plus quel est le nom de la rue dans laquelle se trouve cette boutique. Peux-tu m'aider ?
Le chemin de la mémoire :
Résous cette énigme (les propositions sont à la page suivante) :
Je me souviens…
- ... que le nom de cette rue est une personnalité connue de la résistance française lors de la Deuxième Guerre mondiale
- … que le prénom de ce résistant, commençant par un J, est le même qu'un très grand poète du XVIIᵉ, que nous avions étudié dans mon école avant la guerre
- … que son nom de famille est assez drôle car c'est celui d'un célèbre monument de Paris dont la couleur est le rouge, et qui commence par un M
- … que c'était un homme très important, qui a aidé à rassembler les résistants, et dont je suis très admiratif.
Grâce à l'énigme précédente, peux-tu me dire quelle rue dois-je emprunter pour retrouver la boutique de Mme Marta ?
Rue Jules Meunier
Rue Jean Moulin
Dommage ! Tu arrives devant une impasse. Il faut faire demi-tour.
Tu empruntes donc la rue Jean Moulin et tu arrives enfin devant la boutique qui te semble un peu en désordre. C'est alors qu'une femme te fait signe de venir la voir devant ce qu'il reste de la porte d'entrée de la boutique.
Bonjour Mme Marta. Comment allez-vous ?
Seigneur ! David? Comme tu as grandi depuis la dernière fois. Si tu savais comme cela me fait plaisir de te revoir. Il m'est arrivé tellement de choses depuis la dernière fois. Mais, assez parlé de moi. Qu'est-ce qui t'amène ici ?
Eh bien, je voulais savoir s'il restait un carnet dans votre boutique, que je pourrais utiliser. Seulement, je n'ai pas d'argent. Est-il possible de vous en échanger un contre un service ?
Oh non, ne t'inquiète pas pour cela. Le simple fait de te revoir me suffit amplement. Tu peux te servir dans ma boutique, si tu veux. Mais, je dois te prévenir, la boutique a été durement touchée durant la guerre et je ne sais pas s'il en reste encore un.
Merci beaucoup Mme Marta, je ne sais comment vous remercier pour votre gentillesse… À bientôt et portez-vous bien…
Merci mon petit David. Si tu savais comme cela m'a fait plaisir de te revoir sain et sauf après ce que nous avons vécu… À bientôt et fais bien attention à toi.
Tu décides donc de rentrer dans la boutique par la porte d'entrée, et après quelques enjambées, tu parviens à y rentrer.
Aide-moi à fouiller la boutique !
Un carnet se trouve surement dans ce cageot…
Déplace les éléments dans le cageot pour trouver le carnet. Puis sélectionne-le pour continuer l'aventure.
Bien Joué ! Maintenant, tu peux commencer la partie 2.
Partie 2:
Partie 1:
Les Témoignages
Le Carnet
Maintenant que nous avons notre carnet, il est temps de le remplir. Justement, je connais un homme, dans la trentaine, qui a survécu aux "chemins de la mort" et qui serait peut-être d'accord pour que je puisse réécrire son témoignage. Il se trouve généralement dans le bar, dans le même coin de rue que la papeterie. Allons-y tout de suite. C'est partie !
Tu entres alors dans le bar et tu te diriges vers le fond, où se trouve un homme trapu et au visage sombre.
Bonjour, M. KLEIN. Je m'appelle David LEVI et je cherche des gens qui pourraient m'aider à remplir mon carnet de témoignages J'ai entendu dire que vous aviez survécu aux "chemins de la mort" d'Auschwitz-Birkenau. C'est pourquoi je vous demande s'il serait possible de me raconter votre histoire ?
B'jour mon p'tit. J' vois ... Et pourquoi je d'vrais t'aider et t'raconté mon h'stoire. Et puis j' n'ais pas très envie. D'mande à quelqu'un d'autre…
Monsieur, c'est très important pour moi. Je comprends que c'est difficile, voire impossible, de décrire la vérité, ce qui s'est réellement passé… mais, pensez à ceux qui sont morts… Et pour notre génération future… Ils ont le droit aussi de savoir ce qui s'est produit pour éviter de faire les mêmes erreurs.
Bon… très bien… si tu insistes tellement… J'vais t'raconter c'que j'ai vécu…
Voici le récit de M. KLEIN. Le problème, c'est que, comme tu l'as vu avant, il mâche parfois ses mots et je ne comprends pas tout. Peux-tu m'aider à reconstituer une partie du récit de M. KLEIN pour que je puisse le réécrire dans le carnet ?
Partie II
Partie I
Merci beaucoup de m'avoir aidé. Voila le résultat final ! Continuons ainsi !
– Lors de son transfert vers la prison de Montluc, il a profité d’un moment d’inattention des gardiens pour se jeter de la voiture en marche. Il a couru sous les tirs, et est parvenu à se cacher dans les ruelles de Lyon. - Pour les immigrés juifs, la Résistance représente à la fois une question de survie et de dignité. - Lui n’a rien, mais il possède une détermination sans faille : celle de défendre son pays d’accueil et de préserver l’honneur de la France.
Joseph KLEIN
43 ans Arrêté le 23 mars 1943, place du Pont à Lyon.
– Le jour de son arrestation, il avait déjà une idée de ce qui l'attendait, car personne ne revenait après son arrestation. Il a connu des amis qui ont vécu le même sort. - Il a été conduit au siège de la Gestapo, installé à l’École de santé militaire, où se trouvait Klaus Barbie. Son interrogatoire a été extrêmement violent, mais il a tenu bon et n'a rien révélé : ni les noms de ses camarades, ni l’emplacement des caches d’armes. - Ce qui l'a sauvé, c’est son audace.
Notes: Cette expérience l'a tromatisé comme beaucoup d'entre nous et le retour à une vie normale, pour lui, est impossible
Lors de son récit, M. KLEIN M'a parlé d'une jeune femme qui fait partie d'une association dans la prise en charge des survivants de la Shoah et des camps. Je lui ai demandé où je pouvais la trouver pour pouvoir l'interroger. Il m'a répondu que je le trouverais sûrement dans la rue de la Liberté, dans l'ancienne gare de notre ville, qui a été changée en centre d'accueil. Nous nous dirigeons donc dans cette rue pour notre deuxième témoignage.
Tu arrives devant la gare. C'est alors que tu vis une dame à côté d'un homme, qu'elle est en train de soigner. Tu t'approches pour l'interpeler.
Bonjour. Je m'appelle David LEVI et je cherche Mme ROBIN. On m'a dit qu'elle pourrait m'aider à réaliser mon objectif qui est de remplir mon carnet de témoignages. J'ai entendu dire qu'elle avait pris soin de rescapés des camps de concentration nazis Je me suis donc dit que ce serait bien qu'elle puisse témoigner en tant que volontaire.
Bonjour. Oui c'est moi. Je vois... Très bien, je veux t'aider à remplire ton carnet. Je vais te raconté toute mon histoire. Et si tu veux, je peux même détailler sur la prise en charge des rescapés .
Sérieusement ! Ce serait génial. Merci !
Ilda m'a expliqué le parcours que font les anciens déportés, mais je ne sais plus quel est l'ordre du parcours. Le connais-tu ? Déplace les éléments pour les remettre dans l'ordre.
Et de deux. Voilà le résultat ! Elle m'a aussi donné des photos pour accompagner son témoignage. Génial, il ne nous en reste plus qu'un !
— Ses collègues et elle ont tout fait pour les maintenir en vie, mais certains préféraient se laisser mourir plutôt que de revenir à une vie normale. - Elle a déjà aidé des gens trop faibles pour s’habiller. - Elles les accompagnent dans leur reconstruction. Parfois, ils se confiaient à elles, mais la plupart restaient silencieux, comme vidés de toute âme. - Elles essayent de les aider à retrouver leur famille ou leurs proches, dans l’espoir de leur offrir un peu de réconfort face à ce qu’ils ont traversé. - Malgré tout, elle sait qu'elle continuera à les aider, jusqu’au bout.
IIda ROBIN
32 ans
Résistante pendant la guerre depuis septembre 1943
Bénévole de décembre 1945
— Lorsqu'elle était résistante, elle a accompli plusieurs missions, toutes menées avec succès, sans jamais être arrêtée. - Sa raison pour devenir bénévole, c’était le désir d’aider ceux qui ont survécu à l’horreur, mais aussi de rendre fière sa famille de ce que j’ai accompli. - Son père et son frère ont été exécutés comme otages au Mont-Valérien. Elle a vu passer des visages sombres, marqués par le chagrin, des corps affaiblis par la maladie et la faim. - Malgré les dispositifs sanitaires, certains succombent encore, et c’était souvent le plus difficile à supporter.
Notes: C'est une femme déterminée et qui est fière de ce qu'elle fait.
Dans la gare, je vois un garçon, plus jeune que moi, je dirais qu'il a dans les 10 ans, et qui regarde dans le vide, seul, assis sur un lit de camp qu'on avait installé pour les rescapés C'est alors que Mme ROBIN me surprit en train de le regarder Elle me dit que ce garçon n'a plus de famille et qu'il est complètement brisé. Je me dirige alors vers lui et décide de l'aider à ma manière…
Tu t'approches de lui doucement pour ne pas l'effrayer.
Salut, tu t'appelles Simon c'est ça ? Mon nom est David. Moi aussi j'ai été déporté. A Auschwitz-Birkenau. Et toi ?
Bonjour… Moi aussi, mais je ne veux pas en parler.
Je comprends ce que tu ressens, mais tu sais, si tu me dis ce qu'il s'est passé, peut-être que cela te permettrait d'avancer et d'aller de l'avant, comme moi. Qu'en penses-tu ?
D'accord, je veux bien mais je n'ai pas grand-chose à dire…
Voici son histoire. Attention, à la page suivante, tu as quelques questions sur son récit, alors retiens bien ce qu'il dit !
"– Mon histoire commence en février 1944 où j’étais dans un wagon… Je me sentais tout petit… Je me cachais derrière le manteau de maman. À l'arrivée à Auschwitz-Birkenau, tout est devenu noir. Le bruit, les cris… et puis leurs mains qui lâchent la mienne. On m'a dit plus tard qu'ils avaient été assassinés dès le premier jour. Moi, je ne comprenais pas. Je les attendais, assis sur ma couchette. Je ne parlais à personne, j'avais trop peur de déranger le silence. Puis, je suis tombé malade. J'ai passé plusieurs mois à l'infirmerie, couché sur une planche. La fièvre me faisait oublier la faim mais pas la tristesse. Je fixais le plafond en répétant leurs noms dans ma tête pour ne pas les perdre aussi. Je suis sorti de là avec un numéro sur le bras et un grand vide dans le cœur. À dix ans, je n'avais plus de voix, juste des souvenirs trop lourds."
Pour savoir si tu as, toi aussi, bien suivi son récit voici quelques questions :
2.
1.
3.
4.
Et de trois. Voilà le résultat final ! Super, nous avons réussi notre objectif !
– La fièvre lui faisait oublier la faim mais pas la tristesse. - Il fixait le plafond en répétant leurs noms dans ma tête pour ne pas les perdre aussi. (il parle de tous ces gens qui l'ont aidé à survivre, mais surtout de ses parents). - À la libération du camp, il est sorti de là avec un numéro sur le bras et un grand vide dans son cœur. À dix ans, il n'a plus de voix, seulement des souvenirs trop lourds.
Simon Mayer
10 ans Déporté en février 1944
– Lors de sa déportation, même si ses parents étaient avec lui, il avait très peur. - À l'arrivée à Auschwitz-Birkenau, il a été séparé de ses parents et c'est plus tard qu'il a appris qu'ils ont été assassinés dès le premier jour. - Ses conditions de détention étaient très dures, mais ce qui l'a sauvé, c'est le fait que les gens avec qui il était le protégeaient, même s'il ne parlait pas beaucoup. - Il est ensuite tombé malade et il a passé plusieurs mois à l'infirmerie, couché sur une planche.
Notes: Il est très timide mais au fond, il est très courageux. Il me ressemble un peu.
Fin
Bravo, tu as réussi la mission. Tu as rassemblé trois témoignages différents. Suite à cela, tu rassembles de plus en plus de témoignages que tu transmets ensuite au tribunal de Nuremberg, où ton carnet a été très utile. Tu reçois même la Légion d'honneur. Ta mère est tellement fière de toi. Merci à toi qui m'as aidé. Mais, connais-tu réellement l'univers concentrationnaire nazi et la Shoah ? Si tu veux continuer à t'amuser et en apprendre toujours plus, clique sur l'autre le lien, dans la clé, pour continuer.
Créé par :
cannecu capucine (mise en page) linnot--taunay fabien (Le témoignage de Ilda) carpentier Tom (le témoignage de Joseph) Miranto (Le témoignage de Simon) LENS Adrien (le petit Quizz) DEMANGE Nathan (Le petit Quizz)
Ce jeux a été inspiré de fait réel, même si l'histoire de David n'est que fictive.
Le fond de la boutique :
Tu te trouves devant une grille fermée par un cadenas.Tu n'as pas le temps de chercher la clé et il vaudrait mieux ne pas endommager ce qu'il reste de la boutique.Tu dois donc chercher ailleurs.
Le comptoir :
Tu fouilles dans les tiroirs du comptoir et dans la caisse, mais tu ne trouves qu'un billet de dix francs et quelques pièces. Ce n'est pas ce qui t'intéresse. Tu dois donc chercher ailleurs.
Les étagères :
Tu regardes sur les étagères restantes mais tu ne trouves que des feuilles et des carnets à moitié en cendre. Ce n'est pas ce que tu cherches. Tu dois donc chercher ailleurs.
Le carnet :
Bravo !!
Tu as trouvé un carnet assez propre et complet. Grâce à ça, nous allons pouvoir écrire le récit de différents survivants de la guerre. De plus, tu trouves aussi un vieux crayon à papier, qui va très bien avec le carnet.
L'héritier des Souvenirs
Capucine
Created on March 18, 2026
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Escape Game :
L'héritier des Souvenirs
Durée: Entre 20 et 30 minutes
Commencer
Bonjour, je m'appelle David LEVI, j'ai 16 ans et je suis juif. Nous sommes le mardi 26 mai 1946, quelques mois après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et voici mon histoire :
Pendant la guerre, j'étais chez moi avec ma mère à Epinal. Mon père a été emmené quelques mois plus tôt et depuis on ne l'a plus jamais revu. On était terrés dans notre maison, la peur au ventre car nous étions traqués, puisque nous étions juifs. Un matin de mars 1944, on a toqué à la porte. C'étaient les SS qui étaient venus me chercher. Ils sont entrés et m'ont emmené de force dans un camion puis un train vers un camp de travail. Celui de Natzweiler-Struthof. J'y suis resté jusqu'en novembre 1944, où des soldats américains ont libéré le camp. J'ai été ensuite pris en charge et rapatrié quelques jours plus tard vers ma ville natale pour retrouver ma mère. À mon retour, elle était folle de joie. Quant à moi, c'était l'un des plus beaux jours de ma vie. J'ai vite compris que j'avais eu de la chance.
C'est alors que j'ai eu une idée : retranscrire ce qui s'est passé, ainsi que des témoignages de personnes qui ont vécu la même chose que moi pour ne pas oublier et rendre justice à ceux qui sont morts injustement.
Votre Mission :
Vous devez aider David LEVI à retranscrire, sur un carnet, les témoignages de trois personnes qui ont survécu à l'univers concentrationnaire nazi, ou à la Shoah, et qui essaient de se reconstruire.
Peux-tu m'aider à trouver un carnet dans lequel nous pourrons ensuite mettre les témoignages de 3 survivants ?
Oui, Avec plaisir !
Non, Je ne veux pas t'aider !
OU
Dommage, tu rates une occasion d'en apprendre plus sur la Shoah et l'univers concentrationnaire nazi entre 1944 et 1948.
La partie se joue en deux parties. Pour commencer le jeux, cliquez sur le cadenas de la partie 1.
Partie 2:
Partie 1:
Les Témoignages
Le Carnet
Tout d'abord, je dois trouver un carnet dans lequel nous pourrions ensuite mettre les témoignages. Je me rappelle que Mme Marta possédait, dans sa boutique, avant la guerre, des carnets de notes. Seulement, je ne me rappelle plus quel est le nom de la rue dans laquelle se trouve cette boutique. Peux-tu m'aider ?
Le chemin de la mémoire :
Résous cette énigme (les propositions sont à la page suivante) :
Je me souviens…
Grâce à l'énigme précédente, peux-tu me dire quelle rue dois-je emprunter pour retrouver la boutique de Mme Marta ?
Rue Jules Meunier
Rue Jean Moulin
Dommage ! Tu arrives devant une impasse. Il faut faire demi-tour.
Tu empruntes donc la rue Jean Moulin et tu arrives enfin devant la boutique qui te semble un peu en désordre. C'est alors qu'une femme te fait signe de venir la voir devant ce qu'il reste de la porte d'entrée de la boutique.
Bonjour Mme Marta. Comment allez-vous ?
Seigneur ! David? Comme tu as grandi depuis la dernière fois. Si tu savais comme cela me fait plaisir de te revoir. Il m'est arrivé tellement de choses depuis la dernière fois. Mais, assez parlé de moi. Qu'est-ce qui t'amène ici ?
Eh bien, je voulais savoir s'il restait un carnet dans votre boutique, que je pourrais utiliser. Seulement, je n'ai pas d'argent. Est-il possible de vous en échanger un contre un service ?
Oh non, ne t'inquiète pas pour cela. Le simple fait de te revoir me suffit amplement. Tu peux te servir dans ma boutique, si tu veux. Mais, je dois te prévenir, la boutique a été durement touchée durant la guerre et je ne sais pas s'il en reste encore un.
Merci beaucoup Mme Marta, je ne sais comment vous remercier pour votre gentillesse… À bientôt et portez-vous bien…
Merci mon petit David. Si tu savais comme cela m'a fait plaisir de te revoir sain et sauf après ce que nous avons vécu… À bientôt et fais bien attention à toi.
Tu décides donc de rentrer dans la boutique par la porte d'entrée, et après quelques enjambées, tu parviens à y rentrer.
Aide-moi à fouiller la boutique !
Un carnet se trouve surement dans ce cageot…
Déplace les éléments dans le cageot pour trouver le carnet. Puis sélectionne-le pour continuer l'aventure.
Bien Joué ! Maintenant, tu peux commencer la partie 2.
Partie 2:
Partie 1:
Les Témoignages
Le Carnet
Maintenant que nous avons notre carnet, il est temps de le remplir. Justement, je connais un homme, dans la trentaine, qui a survécu aux "chemins de la mort" et qui serait peut-être d'accord pour que je puisse réécrire son témoignage. Il se trouve généralement dans le bar, dans le même coin de rue que la papeterie. Allons-y tout de suite. C'est partie !
Tu entres alors dans le bar et tu te diriges vers le fond, où se trouve un homme trapu et au visage sombre.
Bonjour, M. KLEIN. Je m'appelle David LEVI et je cherche des gens qui pourraient m'aider à remplir mon carnet de témoignages J'ai entendu dire que vous aviez survécu aux "chemins de la mort" d'Auschwitz-Birkenau. C'est pourquoi je vous demande s'il serait possible de me raconter votre histoire ?
B'jour mon p'tit. J' vois ... Et pourquoi je d'vrais t'aider et t'raconté mon h'stoire. Et puis j' n'ais pas très envie. D'mande à quelqu'un d'autre…
Monsieur, c'est très important pour moi. Je comprends que c'est difficile, voire impossible, de décrire la vérité, ce qui s'est réellement passé… mais, pensez à ceux qui sont morts… Et pour notre génération future… Ils ont le droit aussi de savoir ce qui s'est produit pour éviter de faire les mêmes erreurs.
Bon… très bien… si tu insistes tellement… J'vais t'raconter c'que j'ai vécu…
Voici le récit de M. KLEIN. Le problème, c'est que, comme tu l'as vu avant, il mâche parfois ses mots et je ne comprends pas tout. Peux-tu m'aider à reconstituer une partie du récit de M. KLEIN pour que je puisse le réécrire dans le carnet ?
Partie II
Partie I
Merci beaucoup de m'avoir aidé. Voila le résultat final ! Continuons ainsi !
– Lors de son transfert vers la prison de Montluc, il a profité d’un moment d’inattention des gardiens pour se jeter de la voiture en marche. Il a couru sous les tirs, et est parvenu à se cacher dans les ruelles de Lyon. - Pour les immigrés juifs, la Résistance représente à la fois une question de survie et de dignité. - Lui n’a rien, mais il possède une détermination sans faille : celle de défendre son pays d’accueil et de préserver l’honneur de la France.
Joseph KLEIN
43 ans Arrêté le 23 mars 1943, place du Pont à Lyon.
– Le jour de son arrestation, il avait déjà une idée de ce qui l'attendait, car personne ne revenait après son arrestation. Il a connu des amis qui ont vécu le même sort. - Il a été conduit au siège de la Gestapo, installé à l’École de santé militaire, où se trouvait Klaus Barbie. Son interrogatoire a été extrêmement violent, mais il a tenu bon et n'a rien révélé : ni les noms de ses camarades, ni l’emplacement des caches d’armes. - Ce qui l'a sauvé, c’est son audace.
Notes: Cette expérience l'a tromatisé comme beaucoup d'entre nous et le retour à une vie normale, pour lui, est impossible
Lors de son récit, M. KLEIN M'a parlé d'une jeune femme qui fait partie d'une association dans la prise en charge des survivants de la Shoah et des camps. Je lui ai demandé où je pouvais la trouver pour pouvoir l'interroger. Il m'a répondu que je le trouverais sûrement dans la rue de la Liberté, dans l'ancienne gare de notre ville, qui a été changée en centre d'accueil. Nous nous dirigeons donc dans cette rue pour notre deuxième témoignage.
Tu arrives devant la gare. C'est alors que tu vis une dame à côté d'un homme, qu'elle est en train de soigner. Tu t'approches pour l'interpeler.
Bonjour. Je m'appelle David LEVI et je cherche Mme ROBIN. On m'a dit qu'elle pourrait m'aider à réaliser mon objectif qui est de remplir mon carnet de témoignages. J'ai entendu dire qu'elle avait pris soin de rescapés des camps de concentration nazis Je me suis donc dit que ce serait bien qu'elle puisse témoigner en tant que volontaire.
Bonjour. Oui c'est moi. Je vois... Très bien, je veux t'aider à remplire ton carnet. Je vais te raconté toute mon histoire. Et si tu veux, je peux même détailler sur la prise en charge des rescapés .
Sérieusement ! Ce serait génial. Merci !
Ilda m'a expliqué le parcours que font les anciens déportés, mais je ne sais plus quel est l'ordre du parcours. Le connais-tu ? Déplace les éléments pour les remettre dans l'ordre.
Et de deux. Voilà le résultat ! Elle m'a aussi donné des photos pour accompagner son témoignage. Génial, il ne nous en reste plus qu'un !
— Ses collègues et elle ont tout fait pour les maintenir en vie, mais certains préféraient se laisser mourir plutôt que de revenir à une vie normale. - Elle a déjà aidé des gens trop faibles pour s’habiller. - Elles les accompagnent dans leur reconstruction. Parfois, ils se confiaient à elles, mais la plupart restaient silencieux, comme vidés de toute âme. - Elles essayent de les aider à retrouver leur famille ou leurs proches, dans l’espoir de leur offrir un peu de réconfort face à ce qu’ils ont traversé. - Malgré tout, elle sait qu'elle continuera à les aider, jusqu’au bout.
IIda ROBIN
32 ans
Résistante pendant la guerre depuis septembre 1943
Bénévole de décembre 1945
— Lorsqu'elle était résistante, elle a accompli plusieurs missions, toutes menées avec succès, sans jamais être arrêtée. - Sa raison pour devenir bénévole, c’était le désir d’aider ceux qui ont survécu à l’horreur, mais aussi de rendre fière sa famille de ce que j’ai accompli. - Son père et son frère ont été exécutés comme otages au Mont-Valérien. Elle a vu passer des visages sombres, marqués par le chagrin, des corps affaiblis par la maladie et la faim. - Malgré les dispositifs sanitaires, certains succombent encore, et c’était souvent le plus difficile à supporter.
Notes: C'est une femme déterminée et qui est fière de ce qu'elle fait.
Dans la gare, je vois un garçon, plus jeune que moi, je dirais qu'il a dans les 10 ans, et qui regarde dans le vide, seul, assis sur un lit de camp qu'on avait installé pour les rescapés C'est alors que Mme ROBIN me surprit en train de le regarder Elle me dit que ce garçon n'a plus de famille et qu'il est complètement brisé. Je me dirige alors vers lui et décide de l'aider à ma manière…
Tu t'approches de lui doucement pour ne pas l'effrayer.
Salut, tu t'appelles Simon c'est ça ? Mon nom est David. Moi aussi j'ai été déporté. A Auschwitz-Birkenau. Et toi ?
Bonjour… Moi aussi, mais je ne veux pas en parler.
Je comprends ce que tu ressens, mais tu sais, si tu me dis ce qu'il s'est passé, peut-être que cela te permettrait d'avancer et d'aller de l'avant, comme moi. Qu'en penses-tu ?
D'accord, je veux bien mais je n'ai pas grand-chose à dire…
Voici son histoire. Attention, à la page suivante, tu as quelques questions sur son récit, alors retiens bien ce qu'il dit !
"– Mon histoire commence en février 1944 où j’étais dans un wagon… Je me sentais tout petit… Je me cachais derrière le manteau de maman. À l'arrivée à Auschwitz-Birkenau, tout est devenu noir. Le bruit, les cris… et puis leurs mains qui lâchent la mienne. On m'a dit plus tard qu'ils avaient été assassinés dès le premier jour. Moi, je ne comprenais pas. Je les attendais, assis sur ma couchette. Je ne parlais à personne, j'avais trop peur de déranger le silence. Puis, je suis tombé malade. J'ai passé plusieurs mois à l'infirmerie, couché sur une planche. La fièvre me faisait oublier la faim mais pas la tristesse. Je fixais le plafond en répétant leurs noms dans ma tête pour ne pas les perdre aussi. Je suis sorti de là avec un numéro sur le bras et un grand vide dans le cœur. À dix ans, je n'avais plus de voix, juste des souvenirs trop lourds."
Pour savoir si tu as, toi aussi, bien suivi son récit voici quelques questions :
2.
1.
3.
4.
Et de trois. Voilà le résultat final ! Super, nous avons réussi notre objectif !
– La fièvre lui faisait oublier la faim mais pas la tristesse. - Il fixait le plafond en répétant leurs noms dans ma tête pour ne pas les perdre aussi. (il parle de tous ces gens qui l'ont aidé à survivre, mais surtout de ses parents). - À la libération du camp, il est sorti de là avec un numéro sur le bras et un grand vide dans son cœur. À dix ans, il n'a plus de voix, seulement des souvenirs trop lourds.
Simon Mayer
10 ans Déporté en février 1944
– Lors de sa déportation, même si ses parents étaient avec lui, il avait très peur. - À l'arrivée à Auschwitz-Birkenau, il a été séparé de ses parents et c'est plus tard qu'il a appris qu'ils ont été assassinés dès le premier jour. - Ses conditions de détention étaient très dures, mais ce qui l'a sauvé, c'est le fait que les gens avec qui il était le protégeaient, même s'il ne parlait pas beaucoup. - Il est ensuite tombé malade et il a passé plusieurs mois à l'infirmerie, couché sur une planche.
Notes: Il est très timide mais au fond, il est très courageux. Il me ressemble un peu.
Fin
Bravo, tu as réussi la mission. Tu as rassemblé trois témoignages différents. Suite à cela, tu rassembles de plus en plus de témoignages que tu transmets ensuite au tribunal de Nuremberg, où ton carnet a été très utile. Tu reçois même la Légion d'honneur. Ta mère est tellement fière de toi. Merci à toi qui m'as aidé. Mais, connais-tu réellement l'univers concentrationnaire nazi et la Shoah ? Si tu veux continuer à t'amuser et en apprendre toujours plus, clique sur l'autre le lien, dans la clé, pour continuer.
Créé par :
cannecu capucine (mise en page) linnot--taunay fabien (Le témoignage de Ilda) carpentier Tom (le témoignage de Joseph) Miranto (Le témoignage de Simon) LENS Adrien (le petit Quizz) DEMANGE Nathan (Le petit Quizz)
Ce jeux a été inspiré de fait réel, même si l'histoire de David n'est que fictive.
Le fond de la boutique :
Tu te trouves devant une grille fermée par un cadenas.Tu n'as pas le temps de chercher la clé et il vaudrait mieux ne pas endommager ce qu'il reste de la boutique.Tu dois donc chercher ailleurs.
Le comptoir :
Tu fouilles dans les tiroirs du comptoir et dans la caisse, mais tu ne trouves qu'un billet de dix francs et quelques pièces. Ce n'est pas ce qui t'intéresse. Tu dois donc chercher ailleurs.
Les étagères :
Tu regardes sur les étagères restantes mais tu ne trouves que des feuilles et des carnets à moitié en cendre. Ce n'est pas ce que tu cherches. Tu dois donc chercher ailleurs.
Le carnet :
Bravo !!
Tu as trouvé un carnet assez propre et complet. Grâce à ça, nous allons pouvoir écrire le récit de différents survivants de la guerre. De plus, tu trouves aussi un vieux crayon à papier, qui va très bien avec le carnet.