Rédiger un mémoire de fin d'études
Ecrire
Guide méthodologique
Table des matières
Introduction
Sémantique
Construire
Fluidité
Grammaire
Intelligence Artificielle
Rédiger un mémoire de fin d'études
Objectifs
Rédiger pour construire un sens infirmier
Vérifier sa grammaire
Utiliser son esprit critique
Construire un raisonement à l'écrit
Reformuler un texte
Introduction
Durant les 3 années de formation en soins infirmiers, et même une fois diplômé.e, l’écrit aura une large place dans votre fonction d’infirmier.e. Ce petit guide se veut être une aide à consulter afin d’élaborer vos écrits académiques (APP, MFE, etc.). Cette formation relève d'un niveau licence, ce qui implique un niveau d’écriture universitaire adapté.
L'ulitisation de dictionnaire permet d'éviter le contre sens, d'utiliser des synonymes Notez les termes professionnels afin de faciliter la construction de votre identidité professionnelle infirmier-ière. Ce vocabulaire vous sera indispensable durant la formation, mais aussi durant l’ensemble de votre carrière.
Ce travail d’écriture évoluera au fil des différentes unités d’enseignement, de vos Analyses de Pratique Professionnelle et aboutira à l’initiation à la recherche et au Mémoire de Fin d’Etudes. Il sera renforcé par les travaux de recherche documentaire.
Construire
L’écriture permet de transmettre des informations, de structurer une pensée et de rendre compte d’une situation professionnelle de manière compréhensible pour autrui. Pourtant, écrire ne se limite pas à aligner des mots : cela suppose de maîtriser certaines règles fondamentales qui permettent de rendre un texte clair, précis et cohérent. Parmi ces règles, la construction de la phrase et l’organisation en paragraphes occupent une place centrale.
- Une phrase débute par une majuscule et se termine par un point. Entre ces deux repères se déploie une idée. La phrase constitue donc l’unité de base de l’écriture. Elle permet d’exprimer une information, une observation ou une réflexion. Pour être comprise facilement, la phrase repose généralement sur une structure simple associant un sujet, un verbe et un complément. Cette organisation facilite la lecture et correspond aux attentes de nombreux écrits professionnels. Elle permet de transmettre une information de manière directe et sans ambiguïté. Toutefois, l’ordre des mots peut parfois être modifié afin de mettre en valeur un élément particulier ou d’insister sur un aspect jugé important dans la description d’une situation.
- Au-delà de la phrase, l’écriture s’organise en paragraphes. Un paragraphe regroupe plusieurs phrases qui développent une même idée et qui s’articulent autour d’une unité de sens. Il permet au lecteur de suivre la progression de la pensée et d’identifier les différentes étapes du raisonnement. Chaque paragraphe constitue ainsi un ensemble cohérent qui contribue à structurer l’ensemble du texte. Cette organisation facilite la compréhension et donne au lecteur des repères dans la lecture.
Vous consustruisez
La ponctuation joue un rôle déterminant dans la lisibilité d’un écrit. Elle permet de rythmer le texte et de préciser les relations entre les différents éléments de la phrase. La virgule, par exemple, sert à séparer des mots ou des groupes de mots et peut introduire une précision ou une incise. Bien utilisée, elle contribue à clarifier le propos et à éviter les ambiguïtés. Placée immédiatement après le mot qu’elle suit, elle est elle-même suivie d’un espace, conformément aux règles typographiques. Ainsi, la maîtrise des règles de base de l’écriture ne relève pas seulement d’une exigence formelle. Elle participe à la qualité de la communication écrite et à la rigueur du raisonnement. Dans un contexte de formation ou de pratique professionnelle, savoir construire une phrase, organiser un paragraphe et utiliser correctement la ponctuation constitue un préalable essentiel pour produire des écrits clairs, structurés et compréhensibles.
Vous consustruisez
Au-delà de la construction correcte de la phrase et de l’organisation en paragraphes, la qualité d’un écrit repose également sur l’attention portée aux erreurs de langage susceptibles d’altérer la clarté du propos. Dans les écrits professionnels, certaines maladresses doivent être particulièrement évitées, car elles peuvent nuire à la précision de l’information ou donner une impression d’imprécision. Par exemple: • Le pléonasme: correspond à l’utilisation de deux mots ayant un sens proche ou identique, ce qui entraîne une répétition inutile. Cette redondance alourdit la phrase sans apporter d’information supplémentaire. Dans les écrits professionnels, il est préférable de privilégier des formulations simples et précises. Exemples : « prévoir à l’avance », « collaborer ensemble », « répéter encore une fois ».
• La double négation :peut apparaître lorsque l’on cherche à produire une phrase plus soutenue, mais elle aboutit souvent à une construction incorrecte ou ambiguë. Elle peut également créer un contresens qui complique la compréhension du lecteur. Exemples : « je n’ai pas rien compris » au lieu de « je n’ai rien compris » ; « je ne vois pas aucun changement » au lieu de « je ne vois aucun changement ». • La surdétermination : correspond à l’ajout de pronoms ou de déterminants inutiles qui alourdissent la phrase. Cette répétition grammaticale n’apporte aucune précision supplémentaire et peut nuire à la fluidité du texte. Exemples : « il s’est cassé sa jambe » au lieu de « il s’est cassé la jambe » ; « elle s’est lavé ses mains » au lieu de « elle s’est lavé les mains ».
Grammaire
La relecture de règles grammaticales de base constitue une étape importante. Certaines erreurs sont fréquentes parce qu’elles reposent sur des distinctions qui ne s’entendent pas toujours à l’oral. Prendre le temps de vérifier ces points permet de sécuriser son écriture, d’éviter des fautes courantes et d’améliorer la qualité globale du texte, par exemple: • L’accord du verbe avec le sujet: Le verbe s’accorde en nombre avec le sujet de la phrase. Pour identifier correctement le sujet, il est utile de se poser la question « Qui est-ce qui… ? » ou « Qu’est-ce qui… ? » devant le verbe. exemples :
Une file de voitures bloque la rue. → Qui est-ce qui bloque ? Une file.
Plusieurs étudiants arrivent en retard au cours. → Qui est-ce qui arrivent ? Plusieurs étudiants.
Lorsque deux sujets sont reliés par « et », le verbe se met généralement au pluriel. Exemple : La pluie et le vent perturbent la circulation.
Sémantique
La sémantique linguistique correspond à l’étude de la signification des mots et des expressions dans une langue. Le registre lexical doit être adapté au contexte social et professionnel dans lequel s’inscrit l’écrit. Utiliser un langage clair, précis et adapté permet d’éviter les malentendus et de transmettre une information de manière rigoureuse, par exemple:.
• Adapter le registre de langage au contexte professionnel
Certains mots appartiennent à des registres anciens, familiers ou grossiers et ne sont pas adaptés aux écrits professionnels. Il convient de privilégier un vocabulaire neutre et précis.Exemples : « Sapristi ! » ou « Parbleu ! », expressions peut-être trop datées.
« C’est nul » ou « ça m’énerve », expressions un peu trop familières. • Utiliser les conjonctions de coordination avec mesure
Les conjonctions de coordination (et, ou, ni, mais, or, car, donc) permettent de relier les idées et d’organiser le raisonnement. Toutefois, un usage excessif peut alourdir la phrase. Il est donc préférable de les utiliser avec parcimonie afin de conserver un texte fluide et lisible.
Fluidité
Pour améliorer la lisibilité d’un texte et rendre l’écriture plus fluide, il est utile de prêter attention au choix des mots. La richesse du vocabulaire permet d’éviter les répétitions, de préciser le sens des phrases. Trois notions linguistiques sont particulièrement utiles pour travailler le style : les homonymes, les synonymes et les antonymes. • Les homonymes :mots qui se prononcent de la même manière mais qui possèdent des orthographes et des significations différentes. Leur utilisation correcte dépend du contexte de la phrase. Une attention particulière permet d’éviter des erreurs qui peuvent modifier le sens du texte. Exemple :la mer, la mère, le maire • Les synonymes : mots différents qui possèdent un sens proche ou équivalent. Ils permettent d’éviter les répétitions et d’enrichir le vocabulaire tout en conservant la même idée. Exemple :Synonymes de rapide : rapide, prompt, vif, immédiat • Les antonymes : mots dont le sens est opposé. Ils permettent de préciser une idée ou de mieux mettre en évidence une différence. Exemple :Antonyme de calme : agité
Fluidité, suite
Les articulateurs ou connecteurs logiques jouent un rôle essentiel dans la rédaction. Ils permettent de relier les idées entre elles, d’organiser le raisonnement et de rendre le texte plus clair pour le lecteur. Leur utilisation contribue ainsi à améliorer la cohérence et la fluidité d’un écrit. Exemples: • Pour introduire une idée: d’abord; tout d’abord; en premier lieu... • Pour renforcer ou compléter une idée :de plus; également; par ailleurs... • Pour organiser ou énumérer des idées : ensuite, puis, enfin... • Pour assurer une transition entre deux idées: ainsi; de ce fait... • Pour expliquer une idée : en effet; car; puisque; c’est-à-dire... • Pour illustrer une idée: par exemple; notamment; entre autres... • Pour marquer une opposition : cependant; toutefois; au contraire; néanmoins... • Pour résumer ou reformuler: en somme; autrement dit; en résumé; dans l’ensemble • Pour conclure: en conclusion : finalement; en définitive... • Pour exprimer une conséquence : ainsi; par conséquent; c’est pourquoi...
Fluidité, suite
Les connecteurs logiques permettent également de nuancer ou de préciser un raisonnement. Exemples:
• Ajouter une idée: de plus: par ailleurs; également; d’autre part • Atténuer une idée : du moins; en partie; dans une certaine mesure • Attirer l’attention du lecteur: notamment; en particulier; au sujet de; en ce qui concerne • Concéder une idée : certes; bien que; même si • Corriger ou préciser une idée : en réalité; en fait; plus précisément • Exprimer une réserve: toutefois; cependant; néanmoins
Intelligence Artificielle
L'utilisation de l'Intelligence Artificielle nécessite des repères orthographiques acquis, une réflexion critique portant sur la vérification de la mésinformation. Contrôler la construction de sa pensée afin de la formaliser à l'écrit définit l'intelligence humaine. L’usage d’un agent conversationnel d’IA peut être utile pour explorer un sujet, clarifier des notions, mais il nécessite une vigilance méthodologique et éthique : 1. Vérifier les informations obtenues Les agents conversationnels peuvent produire des réponses inexactes. Les informations proposées doivent toujours être vérifiées dans des sources scientifiques fiables : articles scientifiques, recommandations professionnelles, ouvrages académiques ou sites institutionnels.
2. Ne pas utiliser l’IA comme source scientifique
Une IA n’est pas une source scientifique et ne doit pas être citée comme référence principale dans un travail universitaire. Les références doivent provenir de bases documentaires reconnues (revues scientifiques, organismes de santé, recommandations officielles).
Intelligence Artificielle, suite
3. Contrôler les références proposées: Les agents conversationnels peuvent parfois inventer ou mélanger des références bibliographiques. Il est indispensable de vérifier l’existence réelle des articles! 4. Conserver un esprit critique: L’IA propose plutôt des réponses synthétiques simplifiant des notions complexes. Gardez une posture critique. 5. Respecter l’éthique et l’intégrité académique : L’utilisation d’un agent conversationnel ne doit pas conduire à copier-coller dans le mémoire... 6. Protéger les données sensibles: Dans le domaine de la santé, il est essentiel de ne jamais transmettre de données personnelles ou médicales concernant un patient à un agent conversationnel. Le respect du secret professionnel et de la confidentialité des données est impératif. 7. Utiliser l’IA comme outil d’appui, pas comme substitut à la recherche: L’IA peut aider à formuler une question de recherche, comprendre une notion ou structurer un plan, mais elle ne remplace jamais la démarche de recherche qui consiste à analyser et croiser des sources scientifiques.
Des ressources à consulter
Dico+ : Base de donées virtuelle afin de créer un plan de concept à partir des mots clés d ela relation soignant-soigné: https://www.editions-setes.com/dicoplus/ Conventions d'écriture : Portail académique: https://pedagogie.ac-montpellier.fr/conventions-decriture
Rappel des étapes de la recherche documentaire
Etat des lieux des ressources
Question de départ
Bases de données
Articles
Ouvrages
Littérature grise
Citation
Bibliographie
Rédaction
Relecture
Bonne rédaction
Bravo pour votre participation
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Christine Paillard
Created on March 17, 2026
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Guide méthodologique
Table des matières
Introduction
Sémantique
Construire
Fluidité
Grammaire
Intelligence Artificielle
Rédiger un mémoire de fin d'études
Objectifs
Rédiger pour construire un sens infirmier
Vérifier sa grammaire
Utiliser son esprit critique
Construire un raisonement à l'écrit
Reformuler un texte
Introduction
Durant les 3 années de formation en soins infirmiers, et même une fois diplômé.e, l’écrit aura une large place dans votre fonction d’infirmier.e. Ce petit guide se veut être une aide à consulter afin d’élaborer vos écrits académiques (APP, MFE, etc.). Cette formation relève d'un niveau licence, ce qui implique un niveau d’écriture universitaire adapté.
L'ulitisation de dictionnaire permet d'éviter le contre sens, d'utiliser des synonymes Notez les termes professionnels afin de faciliter la construction de votre identidité professionnelle infirmier-ière. Ce vocabulaire vous sera indispensable durant la formation, mais aussi durant l’ensemble de votre carrière. Ce travail d’écriture évoluera au fil des différentes unités d’enseignement, de vos Analyses de Pratique Professionnelle et aboutira à l’initiation à la recherche et au Mémoire de Fin d’Etudes. Il sera renforcé par les travaux de recherche documentaire.
Construire
L’écriture permet de transmettre des informations, de structurer une pensée et de rendre compte d’une situation professionnelle de manière compréhensible pour autrui. Pourtant, écrire ne se limite pas à aligner des mots : cela suppose de maîtriser certaines règles fondamentales qui permettent de rendre un texte clair, précis et cohérent. Parmi ces règles, la construction de la phrase et l’organisation en paragraphes occupent une place centrale. - Une phrase débute par une majuscule et se termine par un point. Entre ces deux repères se déploie une idée. La phrase constitue donc l’unité de base de l’écriture. Elle permet d’exprimer une information, une observation ou une réflexion. Pour être comprise facilement, la phrase repose généralement sur une structure simple associant un sujet, un verbe et un complément. Cette organisation facilite la lecture et correspond aux attentes de nombreux écrits professionnels. Elle permet de transmettre une information de manière directe et sans ambiguïté. Toutefois, l’ordre des mots peut parfois être modifié afin de mettre en valeur un élément particulier ou d’insister sur un aspect jugé important dans la description d’une situation. - Au-delà de la phrase, l’écriture s’organise en paragraphes. Un paragraphe regroupe plusieurs phrases qui développent une même idée et qui s’articulent autour d’une unité de sens. Il permet au lecteur de suivre la progression de la pensée et d’identifier les différentes étapes du raisonnement. Chaque paragraphe constitue ainsi un ensemble cohérent qui contribue à structurer l’ensemble du texte. Cette organisation facilite la compréhension et donne au lecteur des repères dans la lecture.
Vous consustruisez
La ponctuation joue un rôle déterminant dans la lisibilité d’un écrit. Elle permet de rythmer le texte et de préciser les relations entre les différents éléments de la phrase. La virgule, par exemple, sert à séparer des mots ou des groupes de mots et peut introduire une précision ou une incise. Bien utilisée, elle contribue à clarifier le propos et à éviter les ambiguïtés. Placée immédiatement après le mot qu’elle suit, elle est elle-même suivie d’un espace, conformément aux règles typographiques. Ainsi, la maîtrise des règles de base de l’écriture ne relève pas seulement d’une exigence formelle. Elle participe à la qualité de la communication écrite et à la rigueur du raisonnement. Dans un contexte de formation ou de pratique professionnelle, savoir construire une phrase, organiser un paragraphe et utiliser correctement la ponctuation constitue un préalable essentiel pour produire des écrits clairs, structurés et compréhensibles.
Vous consustruisez
Au-delà de la construction correcte de la phrase et de l’organisation en paragraphes, la qualité d’un écrit repose également sur l’attention portée aux erreurs de langage susceptibles d’altérer la clarté du propos. Dans les écrits professionnels, certaines maladresses doivent être particulièrement évitées, car elles peuvent nuire à la précision de l’information ou donner une impression d’imprécision. Par exemple: • Le pléonasme: correspond à l’utilisation de deux mots ayant un sens proche ou identique, ce qui entraîne une répétition inutile. Cette redondance alourdit la phrase sans apporter d’information supplémentaire. Dans les écrits professionnels, il est préférable de privilégier des formulations simples et précises. Exemples : « prévoir à l’avance », « collaborer ensemble », « répéter encore une fois ». • La double négation :peut apparaître lorsque l’on cherche à produire une phrase plus soutenue, mais elle aboutit souvent à une construction incorrecte ou ambiguë. Elle peut également créer un contresens qui complique la compréhension du lecteur. Exemples : « je n’ai pas rien compris » au lieu de « je n’ai rien compris » ; « je ne vois pas aucun changement » au lieu de « je ne vois aucun changement ». • La surdétermination : correspond à l’ajout de pronoms ou de déterminants inutiles qui alourdissent la phrase. Cette répétition grammaticale n’apporte aucune précision supplémentaire et peut nuire à la fluidité du texte. Exemples : « il s’est cassé sa jambe » au lieu de « il s’est cassé la jambe » ; « elle s’est lavé ses mains » au lieu de « elle s’est lavé les mains ».
Grammaire
La relecture de règles grammaticales de base constitue une étape importante. Certaines erreurs sont fréquentes parce qu’elles reposent sur des distinctions qui ne s’entendent pas toujours à l’oral. Prendre le temps de vérifier ces points permet de sécuriser son écriture, d’éviter des fautes courantes et d’améliorer la qualité globale du texte, par exemple: • L’accord du verbe avec le sujet: Le verbe s’accorde en nombre avec le sujet de la phrase. Pour identifier correctement le sujet, il est utile de se poser la question « Qui est-ce qui… ? » ou « Qu’est-ce qui… ? » devant le verbe. exemples : Une file de voitures bloque la rue. → Qui est-ce qui bloque ? Une file. Plusieurs étudiants arrivent en retard au cours. → Qui est-ce qui arrivent ? Plusieurs étudiants. Lorsque deux sujets sont reliés par « et », le verbe se met généralement au pluriel. Exemple : La pluie et le vent perturbent la circulation.
Sémantique
La sémantique linguistique correspond à l’étude de la signification des mots et des expressions dans une langue. Le registre lexical doit être adapté au contexte social et professionnel dans lequel s’inscrit l’écrit. Utiliser un langage clair, précis et adapté permet d’éviter les malentendus et de transmettre une information de manière rigoureuse, par exemple:.
• Adapter le registre de langage au contexte professionnel Certains mots appartiennent à des registres anciens, familiers ou grossiers et ne sont pas adaptés aux écrits professionnels. Il convient de privilégier un vocabulaire neutre et précis.Exemples : « Sapristi ! » ou « Parbleu ! », expressions peut-être trop datées. « C’est nul » ou « ça m’énerve », expressions un peu trop familières. • Utiliser les conjonctions de coordination avec mesure Les conjonctions de coordination (et, ou, ni, mais, or, car, donc) permettent de relier les idées et d’organiser le raisonnement. Toutefois, un usage excessif peut alourdir la phrase. Il est donc préférable de les utiliser avec parcimonie afin de conserver un texte fluide et lisible.
Fluidité
Pour améliorer la lisibilité d’un texte et rendre l’écriture plus fluide, il est utile de prêter attention au choix des mots. La richesse du vocabulaire permet d’éviter les répétitions, de préciser le sens des phrases. Trois notions linguistiques sont particulièrement utiles pour travailler le style : les homonymes, les synonymes et les antonymes. • Les homonymes :mots qui se prononcent de la même manière mais qui possèdent des orthographes et des significations différentes. Leur utilisation correcte dépend du contexte de la phrase. Une attention particulière permet d’éviter des erreurs qui peuvent modifier le sens du texte. Exemple :la mer, la mère, le maire • Les synonymes : mots différents qui possèdent un sens proche ou équivalent. Ils permettent d’éviter les répétitions et d’enrichir le vocabulaire tout en conservant la même idée. Exemple :Synonymes de rapide : rapide, prompt, vif, immédiat • Les antonymes : mots dont le sens est opposé. Ils permettent de préciser une idée ou de mieux mettre en évidence une différence. Exemple :Antonyme de calme : agité
Fluidité, suite
Les articulateurs ou connecteurs logiques jouent un rôle essentiel dans la rédaction. Ils permettent de relier les idées entre elles, d’organiser le raisonnement et de rendre le texte plus clair pour le lecteur. Leur utilisation contribue ainsi à améliorer la cohérence et la fluidité d’un écrit. Exemples: • Pour introduire une idée: d’abord; tout d’abord; en premier lieu... • Pour renforcer ou compléter une idée :de plus; également; par ailleurs... • Pour organiser ou énumérer des idées : ensuite, puis, enfin... • Pour assurer une transition entre deux idées: ainsi; de ce fait... • Pour expliquer une idée : en effet; car; puisque; c’est-à-dire... • Pour illustrer une idée: par exemple; notamment; entre autres... • Pour marquer une opposition : cependant; toutefois; au contraire; néanmoins... • Pour résumer ou reformuler: en somme; autrement dit; en résumé; dans l’ensemble • Pour conclure: en conclusion : finalement; en définitive... • Pour exprimer une conséquence : ainsi; par conséquent; c’est pourquoi...
Fluidité, suite
Les connecteurs logiques permettent également de nuancer ou de préciser un raisonnement. Exemples: • Ajouter une idée: de plus: par ailleurs; également; d’autre part • Atténuer une idée : du moins; en partie; dans une certaine mesure • Attirer l’attention du lecteur: notamment; en particulier; au sujet de; en ce qui concerne • Concéder une idée : certes; bien que; même si • Corriger ou préciser une idée : en réalité; en fait; plus précisément • Exprimer une réserve: toutefois; cependant; néanmoins
Intelligence Artificielle
L'utilisation de l'Intelligence Artificielle nécessite des repères orthographiques acquis, une réflexion critique portant sur la vérification de la mésinformation. Contrôler la construction de sa pensée afin de la formaliser à l'écrit définit l'intelligence humaine. L’usage d’un agent conversationnel d’IA peut être utile pour explorer un sujet, clarifier des notions, mais il nécessite une vigilance méthodologique et éthique : 1. Vérifier les informations obtenues Les agents conversationnels peuvent produire des réponses inexactes. Les informations proposées doivent toujours être vérifiées dans des sources scientifiques fiables : articles scientifiques, recommandations professionnelles, ouvrages académiques ou sites institutionnels. 2. Ne pas utiliser l’IA comme source scientifique Une IA n’est pas une source scientifique et ne doit pas être citée comme référence principale dans un travail universitaire. Les références doivent provenir de bases documentaires reconnues (revues scientifiques, organismes de santé, recommandations officielles).
Intelligence Artificielle, suite
3. Contrôler les références proposées: Les agents conversationnels peuvent parfois inventer ou mélanger des références bibliographiques. Il est indispensable de vérifier l’existence réelle des articles! 4. Conserver un esprit critique: L’IA propose plutôt des réponses synthétiques simplifiant des notions complexes. Gardez une posture critique. 5. Respecter l’éthique et l’intégrité académique : L’utilisation d’un agent conversationnel ne doit pas conduire à copier-coller dans le mémoire... 6. Protéger les données sensibles: Dans le domaine de la santé, il est essentiel de ne jamais transmettre de données personnelles ou médicales concernant un patient à un agent conversationnel. Le respect du secret professionnel et de la confidentialité des données est impératif. 7. Utiliser l’IA comme outil d’appui, pas comme substitut à la recherche: L’IA peut aider à formuler une question de recherche, comprendre une notion ou structurer un plan, mais elle ne remplace jamais la démarche de recherche qui consiste à analyser et croiser des sources scientifiques.
Des ressources à consulter
Dico+ : Base de donées virtuelle afin de créer un plan de concept à partir des mots clés d ela relation soignant-soigné: https://www.editions-setes.com/dicoplus/ Conventions d'écriture : Portail académique: https://pedagogie.ac-montpellier.fr/conventions-decriture
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