La coopération en classe : vers plus d'autonomie
Collège Jean Rous de Pia 14/04/26
Matthieu Brabant Alexandra Lacroix
Accueil
Objectifs de la journée
- expérimenter et vivre un dispositif de la coopération : le marché de connaissances
- fédérer l'équipe en échangeant sur ses pratiques
- réfléchir à la transférabilité d'un dispositif auprès des élèves
- personnaliser les apprentissages
- intégrer l'apport des CPS dans son enseignement
- avoir des outils concrets pour faire coopérer les élèves, les motiver, les enrôler
Déroulement de la journée
Accueil - Rôles - QDN
9h - 9h30
Marché de connaissances
9h30 - 11h00
10h10 - 10h20
11h00- 12h00
Analyse et point théorique
13h00 - 14h00
Ateliers : PDT - Conseil coopératif
13h - 15h00
15h00 - 15h15
15h15 - 15h45
Analyse et échanges
15h45 - 16h00
Bilan et perspectives
Missions
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent choisir un post-it pour se saisir d'une mission
- Gardien.ne du temps
- 10 mots ou idées à retenir
- Illustrateur.ice
- Rapporteur.euse objectif.ve et/ou subjectif.ve
- Les gros mots (sigles, références biblio...)
Le pad de l'équipe
Quoi de neuf ?
Petit temps pour dire chacun.e ce qu'on attend de cette journée, ou tout simplement pour partager quelque chose avec le groupe
L'animateur ou l'animatrice note et distribue les tours de parole
Chacun.e respecte la parole de l'autre, sans l'interrompre
15 minutes
Marché de connaissances
Expérimentons un dispositif
Définition
Le marché de connaissances est un lieu d'échanges de savoirs où chacun.e peut offrir ses connaissances à celles et ceux qui le demandent et, dans le même temps, chercher à en acquérir de nouvelles. C’est un lieu d’apprentissage vécu coopérativement, où l’on donne et l’on reçoit. Ce moment riche vise à faire évoluer le rapport au savoir des élèves.
+ info
Le marché de connaissances
Intérêts
- Valoriser tous les élèves- Leur donner confiance
Favoriser les échanges et la communication entre nos élèves
Apprendre avec et grâce aux autres
Objectifs
rendre explicite une connaissance personnelle, conscientiser des savoirs spontanés, entrer dans une réflexion métacognitive ; acquérir et utiliser un vocabulaire adapté pour transmettre un savoir-faire ; planifier, organiser un temps d’apprentissage (aspects temporels et matériels) ; se décentrer, prendre en compte l’autre.
Etape 1 : Inventorier les stands
Il s’agit de constituer la liste des savoir-faire qui seront enseignés. Pour cela, il existe grossièrement deux manières de faire, que l’on peut également combiner.
Soit on part des demandes des élèves que l’on recueille (j’aimerais savoir … ), et ensuite on cherche des élèves à même de répondre aux demandes d’apprentissage.
Soit on part des offres des élèves (je peux apprendre à …). A ce stade le(s) enseignant.e(s) de la (ou des) classe(s) examinent la liste prévisionnelle des stands et si nécessaire l’adapte(nt), la complète(ent), suggère(nt) de nouvelles thématiques, réoriente(nt), au gré d’objectifs peut-être plus spécifiques.
Des exemples d’ateliers : apprendre à faire des origamis, apprendre à dribbler, se servir d’un traitement de texte, faire une rosace, …
Etape 2 : Préparer les enseignements
Les élèves « professeur.es » ou « passeurs/passeuses » disposent de temps pour préparer leur atelier d’apprentissage. C’est un temps extrêmement important, au cœur de la réussite du marché de connaissances. Avec l’aide de l’enseignant.e de la classe, des autres élèves , ceux et celles-ci tentent de se projeter dans le marché de connaissances : que veut-il ou elle enseigner ? Qu’auront appris les élèves à l’issue du stand ? Comment s’assurer de ce qu’ils et elles savent ? De quel matériel aura-t-il ou elle besoin ? Comment s’y prendre, par quelles étapes passera l’apprentissage ?
Etape 3 : Déroulement du marché
Les modalités sont très diverses pour le marché de connaissances : liste pré-établie des participant.es aux ateliers (professeur.es et élèves), ouverture libre des stands (professeur.es fixes et élèves circulant) combinaison des deux. Le fait est qu’au jour dit, les élèves professeur.es ont leur fiche de préparation, leur matériel prêt et accueillent des élèves pour conduire leur enseignement. Celui-ci dure entre 20 et 30 minutes, en tenant compte du fait qu’il réclame une grande concentration de la part de l’élève professeur.e. On peut effectuer une rotation pour proposer une deuxième série de stands, en intervertissant les rôles par exemple. Un marché de connaissances nécessite de l’espace pour permettre une installation confortable de chaque stand.
Etape 4 : Evaluer enseignements et apprentissages
A l’issue du marché de connaissances, nous préconisons de consacrer un temps d’analyse sur ce qu’il vient de se passer. Chaque élève peut remplir une fiche qui récapitule ce qu’il ou elle pense des activités proposées, du travail du ou de la professeur.e qu’il ou elle a eu.e, des apprentissages effectifs. Cette phase a de multiples intérêts pour tou.tes : enseignant.es de l’établissement, élèves professeur.es, élèves. Elle permet à chacun.e de s’interroger sur ce qu’il vient de se passer, de ce qui est réussi, ce qui l’est moins. Ceci servira de base à l’organisation du futur marché.
Ressources
Organisation du marché de connaissances
Le bingo : marché de connaissances à long terme
Fiche de préparation
Marché de connaissances
Vous pouvez mettre vos ressources sur le pad ici
pad
Retour d'expérience
Comment avez-vous vécu l'expérience ? Comment pourriez-vous transférer ce dispositif à vos classes ? Quelles adaptations ?
Relation symétrique
Travail en groupe
Entraide
Coopération
Cadre informel
Cadre formel
Tutorat
Aide
Carte conceptuelle de la coopération
Relation dissymétrique
Référence externe
Travail en groupe
Travail de groupe
Objectif de production
Objectif d'apprentissage
Travail en équipe
Travail d'équipe
+ INFO
Référence interne
ATELIERS
Nous vous proposons 2 ateliers de 50 minutes chacun
2 ateliers de 50 mn
Plan de travail
Conseil coopératif
Alexandra
Matthieu
Un outil
Le plan de travail
Définition du PDT
Un plan de travail peut se définir comme un document adapté à chaque élève, sur lequel celui-ci planifie ses activités à partir de ce qu’il souhaite et peut réaliser, et de ce qu’il a à acquérir et maitriser au terme de son cycle. Il note la réalisation des travaux, évalue l’ensemble en fin de période de validité du plan afin d’élaborer le plan de travail à venir. La planification du travail s’effectue à partir de supports et de matériels qui proposent une progressivité : pour un même domaine, les élèves n’en sont pas tous aux mêmes étapes.
Un plan de travail se présente donc comme un outil de différenciation pédagogique.
Différentes déclinaisons du PDT
+ info
Ressources PDT
+ info
Ressources PDT
Réflexion et PDT en maths
PDT en HG, maths, français
Site de l'ICEM34
Site du Lycée Feyder
+ info
Bibliographie
Retour sur les missions
- 10 mots ou idées à retenir
- Illustrateur.ice
- Rapporteur.euse objectif.ve et/ou subjectif.ve
- Les gros mots (sigles, références biblio...)
Bilan et perspectives
Un mot pour qualifier la journée
Pour accéder au nuage de mots : - sélectionner "Qui est mon employeur ?" - répondre "EN"
Merci pour votre IMPLICation
A bientôt !
Alexandra, Matthieu
Un « Quoi de neuf ? » est un dispositif d’échanges au sein d’un groupe de personnes autour de sujets que des volontaires présentent. Ces sujets peuvent être de tous ordres, ce qui constitue la principale richesse de ce moment, en mesure de pouvoir libérer une parole qui fait l’objet d’écoute et d’attention de la part de son groupe d’appartenance. Cette ouverture est particulièrement utile en période difficile, pour que chacun puisse constater la présence d’un collectif solidaire.
Cet espace sécurisé et démocratique de discussion est utile pour affermir les liens de ce collectif (pour que chacun s’en sente membre à part entière), pour qu’une parole soit prononcée sur des émotions ou des perceptions contenues et, éventuellement, pour récupérer du matériau de vie des élèves afin d’alimenter des situations didactiques (sous forme de supports d’activités, d’énoncés de problèmes ou d’occasions de conduire des recherches).
Un « Quoi de neuf ? » est animé par un président de séance, qui utilise des maitres-mots comme phrases rituelles (cela permet de faire tourner les élèves volontaires pour occuper cette fonction).
Un « Quoi de neuf ? » est un dispositif d’échanges au sein d’un groupe de personnes autour de sujets que des volontaires présentent. Ces sujets peuvent être de tous ordres, ce qui constitue la principale richesse de ce moment, en mesure de pouvoir libérer une parole qui fait l’objet d’écoute et d’attention de la part de son groupe d’appartenance. Cette ouverture est particulièrement utile en période difficile, pour que chacun puisse constater la présence d’un collectif solidaire.
Cet espace sécurisé et démocratique de discussion est utile pour affermir les liens de ce collectif (pour que chacun s’en sente membre à part entière), pour qu’une parole soit prononcée sur des émotions ou des perceptions contenues et, éventuellement, pour récupérer du matériau de vie des élèves afin d’alimenter des situations didactiques (sous forme de supports d’activités, d’énoncés de problèmes ou d’occasions de conduire des recherches).
Un « Quoi de neuf ? » est animé par un président de séance, qui utilise des maitres-mots comme phrases rituelles (cela permet de faire tourner les élèves volontaires pour occuper cette fonction).
Le rôle du président d’un « Quoi de neuf ? » est multiple : énoncer et faire respecter les règles de fonctionnement, garantir la sécurisation de l’espace de parole (par l’intermédiaire de ces règles), gérer le temps et distribuer la parole. C’est lui (ou elle) qui veille à ce que les interventions des écoutants ne soient ni de nature à juger ce qui a été dit, ni visant à ramener le sujet à ses propres préoccupations. Souvent, ces réponses à une présentations sont des paroles empathiques ou des demandes de précisions.
PIA J2 2026 - La coopération en classe : vers plus d'autonomie
Théatre des 13 vents
Created on March 15, 2026
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La coopération en classe : vers plus d'autonomie
Collège Jean Rous de Pia 14/04/26
Matthieu Brabant Alexandra Lacroix
Accueil
Objectifs de la journée
Déroulement de la journée
Accueil - Rôles - QDN
9h - 9h30
Marché de connaissances
9h30 - 11h00
10h10 - 10h20
11h00- 12h00
Analyse et point théorique
13h00 - 14h00
Ateliers : PDT - Conseil coopératif
13h - 15h00
15h00 - 15h15
15h15 - 15h45
Analyse et échanges
15h45 - 16h00
Bilan et perspectives
Missions
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent choisir un post-it pour se saisir d'une mission
Le pad de l'équipe
Quoi de neuf ?
Petit temps pour dire chacun.e ce qu'on attend de cette journée, ou tout simplement pour partager quelque chose avec le groupe
L'animateur ou l'animatrice note et distribue les tours de parole
Chacun.e respecte la parole de l'autre, sans l'interrompre
15 minutes
Marché de connaissances
Expérimentons un dispositif
Définition
Le marché de connaissances est un lieu d'échanges de savoirs où chacun.e peut offrir ses connaissances à celles et ceux qui le demandent et, dans le même temps, chercher à en acquérir de nouvelles. C’est un lieu d’apprentissage vécu coopérativement, où l’on donne et l’on reçoit. Ce moment riche vise à faire évoluer le rapport au savoir des élèves.
+ info
Le marché de connaissances
Intérêts
- Valoriser tous les élèves- Leur donner confiance
Favoriser les échanges et la communication entre nos élèves
Apprendre avec et grâce aux autres
Objectifs
rendre explicite une connaissance personnelle, conscientiser des savoirs spontanés, entrer dans une réflexion métacognitive ; acquérir et utiliser un vocabulaire adapté pour transmettre un savoir-faire ; planifier, organiser un temps d’apprentissage (aspects temporels et matériels) ; se décentrer, prendre en compte l’autre.
Etape 1 : Inventorier les stands
Il s’agit de constituer la liste des savoir-faire qui seront enseignés. Pour cela, il existe grossièrement deux manières de faire, que l’on peut également combiner. Soit on part des demandes des élèves que l’on recueille (j’aimerais savoir … ), et ensuite on cherche des élèves à même de répondre aux demandes d’apprentissage. Soit on part des offres des élèves (je peux apprendre à …). A ce stade le(s) enseignant.e(s) de la (ou des) classe(s) examinent la liste prévisionnelle des stands et si nécessaire l’adapte(nt), la complète(ent), suggère(nt) de nouvelles thématiques, réoriente(nt), au gré d’objectifs peut-être plus spécifiques. Des exemples d’ateliers : apprendre à faire des origamis, apprendre à dribbler, se servir d’un traitement de texte, faire une rosace, …
Etape 2 : Préparer les enseignements
Les élèves « professeur.es » ou « passeurs/passeuses » disposent de temps pour préparer leur atelier d’apprentissage. C’est un temps extrêmement important, au cœur de la réussite du marché de connaissances. Avec l’aide de l’enseignant.e de la classe, des autres élèves , ceux et celles-ci tentent de se projeter dans le marché de connaissances : que veut-il ou elle enseigner ? Qu’auront appris les élèves à l’issue du stand ? Comment s’assurer de ce qu’ils et elles savent ? De quel matériel aura-t-il ou elle besoin ? Comment s’y prendre, par quelles étapes passera l’apprentissage ?
Etape 3 : Déroulement du marché
Les modalités sont très diverses pour le marché de connaissances : liste pré-établie des participant.es aux ateliers (professeur.es et élèves), ouverture libre des stands (professeur.es fixes et élèves circulant) combinaison des deux. Le fait est qu’au jour dit, les élèves professeur.es ont leur fiche de préparation, leur matériel prêt et accueillent des élèves pour conduire leur enseignement. Celui-ci dure entre 20 et 30 minutes, en tenant compte du fait qu’il réclame une grande concentration de la part de l’élève professeur.e. On peut effectuer une rotation pour proposer une deuxième série de stands, en intervertissant les rôles par exemple. Un marché de connaissances nécessite de l’espace pour permettre une installation confortable de chaque stand.
Etape 4 : Evaluer enseignements et apprentissages
A l’issue du marché de connaissances, nous préconisons de consacrer un temps d’analyse sur ce qu’il vient de se passer. Chaque élève peut remplir une fiche qui récapitule ce qu’il ou elle pense des activités proposées, du travail du ou de la professeur.e qu’il ou elle a eu.e, des apprentissages effectifs. Cette phase a de multiples intérêts pour tou.tes : enseignant.es de l’établissement, élèves professeur.es, élèves. Elle permet à chacun.e de s’interroger sur ce qu’il vient de se passer, de ce qui est réussi, ce qui l’est moins. Ceci servira de base à l’organisation du futur marché.
Ressources
Organisation du marché de connaissances
Le bingo : marché de connaissances à long terme
Fiche de préparation
Marché de connaissances
Vous pouvez mettre vos ressources sur le pad ici
pad
Retour d'expérience
Comment avez-vous vécu l'expérience ? Comment pourriez-vous transférer ce dispositif à vos classes ? Quelles adaptations ?
Relation symétrique
Travail en groupe
Entraide
Coopération
Cadre informel
Cadre formel
Tutorat
Aide
Carte conceptuelle de la coopération
Relation dissymétrique
Référence externe
Travail en groupe
Travail de groupe
Objectif de production
Objectif d'apprentissage
Travail en équipe
Travail d'équipe
+ INFO
Référence interne
ATELIERS
Nous vous proposons 2 ateliers de 50 minutes chacun
2 ateliers de 50 mn
Plan de travail
Conseil coopératif
Alexandra
Matthieu
Un outil
Le plan de travail
Définition du PDT
Un plan de travail peut se définir comme un document adapté à chaque élève, sur lequel celui-ci planifie ses activités à partir de ce qu’il souhaite et peut réaliser, et de ce qu’il a à acquérir et maitriser au terme de son cycle. Il note la réalisation des travaux, évalue l’ensemble en fin de période de validité du plan afin d’élaborer le plan de travail à venir. La planification du travail s’effectue à partir de supports et de matériels qui proposent une progressivité : pour un même domaine, les élèves n’en sont pas tous aux mêmes étapes. Un plan de travail se présente donc comme un outil de différenciation pédagogique.
Différentes déclinaisons du PDT
+ info
Ressources PDT
+ info
Ressources PDT
Réflexion et PDT en maths
PDT en HG, maths, français
Site de l'ICEM34
Site du Lycée Feyder
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Bibliographie
Retour sur les missions
Bilan et perspectives
Un mot pour qualifier la journée
Pour accéder au nuage de mots : - sélectionner "Qui est mon employeur ?" - répondre "EN"
Merci pour votre IMPLICation
A bientôt !
Alexandra, Matthieu
Un « Quoi de neuf ? » est un dispositif d’échanges au sein d’un groupe de personnes autour de sujets que des volontaires présentent. Ces sujets peuvent être de tous ordres, ce qui constitue la principale richesse de ce moment, en mesure de pouvoir libérer une parole qui fait l’objet d’écoute et d’attention de la part de son groupe d’appartenance. Cette ouverture est particulièrement utile en période difficile, pour que chacun puisse constater la présence d’un collectif solidaire. Cet espace sécurisé et démocratique de discussion est utile pour affermir les liens de ce collectif (pour que chacun s’en sente membre à part entière), pour qu’une parole soit prononcée sur des émotions ou des perceptions contenues et, éventuellement, pour récupérer du matériau de vie des élèves afin d’alimenter des situations didactiques (sous forme de supports d’activités, d’énoncés de problèmes ou d’occasions de conduire des recherches). Un « Quoi de neuf ? » est animé par un président de séance, qui utilise des maitres-mots comme phrases rituelles (cela permet de faire tourner les élèves volontaires pour occuper cette fonction).
Un « Quoi de neuf ? » est un dispositif d’échanges au sein d’un groupe de personnes autour de sujets que des volontaires présentent. Ces sujets peuvent être de tous ordres, ce qui constitue la principale richesse de ce moment, en mesure de pouvoir libérer une parole qui fait l’objet d’écoute et d’attention de la part de son groupe d’appartenance. Cette ouverture est particulièrement utile en période difficile, pour que chacun puisse constater la présence d’un collectif solidaire. Cet espace sécurisé et démocratique de discussion est utile pour affermir les liens de ce collectif (pour que chacun s’en sente membre à part entière), pour qu’une parole soit prononcée sur des émotions ou des perceptions contenues et, éventuellement, pour récupérer du matériau de vie des élèves afin d’alimenter des situations didactiques (sous forme de supports d’activités, d’énoncés de problèmes ou d’occasions de conduire des recherches). Un « Quoi de neuf ? » est animé par un président de séance, qui utilise des maitres-mots comme phrases rituelles (cela permet de faire tourner les élèves volontaires pour occuper cette fonction).
Le rôle du président d’un « Quoi de neuf ? » est multiple : énoncer et faire respecter les règles de fonctionnement, garantir la sécurisation de l’espace de parole (par l’intermédiaire de ces règles), gérer le temps et distribuer la parole. C’est lui (ou elle) qui veille à ce que les interventions des écoutants ne soient ni de nature à juger ce qui a été dit, ni visant à ramener le sujet à ses propres préoccupations. Souvent, ces réponses à une présentations sont des paroles empathiques ou des demandes de précisions.