Carnet de BordLecteur-Spectateur
Clara Botkine (22309516)
INTRODUCTION
Le plus difficile en spectacle vivant est de perpétuer la mémoire d'une oeuvre vécue sur le moment, sans pouvoir avec certitude la reproduire. En Danse baroque la reproduction des gestes de génération en génération a pu conserver le principal de ce qu'elle était à sa base. Quant à la danse médiévale, ce sentiment est d'autant plus présent tant les témoignages sont précieux, et disséminés au détour de textes ou iconographies n'ayant parfois rien à voir avec cette dernière. Ainsi, le travail du chercheur et des pratiquants est capital tant il vise à réfléchir à retrouver des gestes perdus, modifiés, transposés au fil des siècles, ce qui nous rend, en soi, pas si différent d'un archéologue. Ce dossier sarticulera d'abord sur de mon expérience autour de la découverte de la danse Baroque, de l'apprentissage des pas jusqu'aux effets ressentis dans mon corps. Je me concentrerai ensuite sur notre interprétation d'une danse "disparue" à l'aide des différents supports montrés en classe, les textes comme les icônographies.
Les différentes positions
patience et concentration sont de mise !
Si 'lon me demandait les règles d'or du baroque, je dirais qu'elles sont : l'équilibre, la souplesse et la précision. Ici, les deux premières positions alignent verticalement notre corps, répartissant le poids également des deux côtés. Mais en revanche, la troisième et quatrième position nécessitent de s'appuyer plutôt sur le talon du pied devant. La cinquième position est celle qui mobilise le plus la souplesse de la cheville et l'équilibre de notre corps. Ces dernières se faisant presque face obligeraient à relever la plante intérieure des pieds, or, en les décollant du sol ce serait la chute assurée.
Ce qui m'a frappé ici, fut la pesanteur de mon corps. Notamment lors de l'apprentissage des pirouettes et relevés, quelle difficulté de rester immobile, naturelle dans le mouvement ! Le bas du corps requierait une vraie musculature surtout au niveau des mollets et de la voûte plantaire. Je ne pensais pas qu'un mouvement de rotation aussi simple amenait une telle technicité.
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Ce travail est bien plus ardu que reproduire des mouvements faits par le professeur, puisqu'il faut accepter d'être inexact. En effet, il y a des indices quant aux mouvements effectués dans les images et textes, pourtant il y a surtout une grande part d'interprétation personnelle. Sur l'image du haut il est clair que les danseuses font la ronde en se tenant la main, mais il y a tout un pan de la danse que l'on ignore : faisaient-elles des mouvements de pieds ? Combien de temps durait la danse ? La procession en ronde constituait-elle toute la danse, ou seulement une partie ?
à chacun son interprétation de la source
Ces images m'ont un peu fait penser à ce passage de Barbie et les 12 princesses : Comme quoi, les références culturelles contemporaines peuvent elles aussi ramener à des références d'il y a des siècles !
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Voici un exemple de ce qu'en groupe nous avions interprété pour ce haut de colonne sculpté :
Nous tenions la pose mais il était alors beaucoup plus compliqué d'imaginer le mouvement sans paraître infidèle à la danse représentée.
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Concernant les textes, il nous donnaient beaucoup plus de précisions quant au déroulement de ces danses. Les verbes d'action et les métaphores décrivent bien plus que des images comment ont dansait à l'époque. Les lire fut la confirmation de ce que beaucoup d'images ont montré jusqu'ici. Nous avions donc seulement à les répertorier par ordre chronologique dans un texte donné pour pouvoir les reproduire ensuite.
Mais la chose d'autant plus fascinante est lorsque les auteurs mentionnaient des accrobaties, jonglages, des révérences, sauts, intruments et choeurs. Bien que les instruments et jonglages sont bien présents dans les iconographies, les textes permettent de se rendre compte de l'ambiance sonore de la danse, et ainsi, de ne pas l'oublier dans notre représentation. Certains de mes camarades ont donc constitué un choeur tandis qu'un camarade seul faisait des saltos avant.
Certes, il y a toujours une interprétation du groupe quant aux textes, sachant que les références étant parfois religieuses, il fallait laisser quelques aspects de côté pour se concentrer sur l'aspect festif des danses.
Qu'ai-je appris ? Qu'est-ce que ces leçons ont changé dans mon rapport à la danse ?
Premièrement, le travail de groupe montre des idées diverses, et permet d'élargir sa pensée pour ne pas rester seulement sur sa première impression d'un geste. L'observation permet également de comprendre que malgré la description d'un mouvement chacun aura sa façon de l'effectuer spontanément. Un geste de bras par exemple n'aura jamais la même intensité, ni vitesse d'une personne à une autre si il est fait spontanément. Ainsi l'observation des autres, est, dans la recherche et la création une vraie mine d'or de créativité. Enfin, j'ai appris l'exigence de la danse baroque, qui m'a demandé de travailler chaque muscle de façon précise.
c'était aussi pratique de travailler en groupe pour se motiver dès le matin...
EN CONCLUSION
La grande tragédie et poésie du spectacle vivant se trouve dans la matérialisation d'un moment unique suspendu lors d'une représentation. Cet art de l'immédiat, laisse alors si peu de traces, qu'il est nécessaire d'utiliser les pratiques contenues dans ce cours de lecteur spectateur afin de se rapprocher le plus possible de ces danses perdues qui ont un jour tant animé des corps/coeurs. Toujours est-il qu'elles ne sont pas si disparues que cela au vu du nombre de références modernes qui les mettent à l'honneur.
Merci de m'avoir lu !
Carnet de Bord Lecteur-Spectateur
Clara Botkine
Created on March 11, 2026
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Carnet de BordLecteur-Spectateur
Clara Botkine (22309516)
INTRODUCTION
Le plus difficile en spectacle vivant est de perpétuer la mémoire d'une oeuvre vécue sur le moment, sans pouvoir avec certitude la reproduire. En Danse baroque la reproduction des gestes de génération en génération a pu conserver le principal de ce qu'elle était à sa base. Quant à la danse médiévale, ce sentiment est d'autant plus présent tant les témoignages sont précieux, et disséminés au détour de textes ou iconographies n'ayant parfois rien à voir avec cette dernière. Ainsi, le travail du chercheur et des pratiquants est capital tant il vise à réfléchir à retrouver des gestes perdus, modifiés, transposés au fil des siècles, ce qui nous rend, en soi, pas si différent d'un archéologue. Ce dossier sarticulera d'abord sur de mon expérience autour de la découverte de la danse Baroque, de l'apprentissage des pas jusqu'aux effets ressentis dans mon corps. Je me concentrerai ensuite sur notre interprétation d'une danse "disparue" à l'aide des différents supports montrés en classe, les textes comme les icônographies.
Les différentes positions
patience et concentration sont de mise !
Si 'lon me demandait les règles d'or du baroque, je dirais qu'elles sont : l'équilibre, la souplesse et la précision. Ici, les deux premières positions alignent verticalement notre corps, répartissant le poids également des deux côtés. Mais en revanche, la troisième et quatrième position nécessitent de s'appuyer plutôt sur le talon du pied devant. La cinquième position est celle qui mobilise le plus la souplesse de la cheville et l'équilibre de notre corps. Ces dernières se faisant presque face obligeraient à relever la plante intérieure des pieds, or, en les décollant du sol ce serait la chute assurée.
Ce qui m'a frappé ici, fut la pesanteur de mon corps. Notamment lors de l'apprentissage des pirouettes et relevés, quelle difficulté de rester immobile, naturelle dans le mouvement ! Le bas du corps requierait une vraie musculature surtout au niveau des mollets et de la voûte plantaire. Je ne pensais pas qu'un mouvement de rotation aussi simple amenait une telle technicité.
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Ce travail est bien plus ardu que reproduire des mouvements faits par le professeur, puisqu'il faut accepter d'être inexact. En effet, il y a des indices quant aux mouvements effectués dans les images et textes, pourtant il y a surtout une grande part d'interprétation personnelle. Sur l'image du haut il est clair que les danseuses font la ronde en se tenant la main, mais il y a tout un pan de la danse que l'on ignore : faisaient-elles des mouvements de pieds ? Combien de temps durait la danse ? La procession en ronde constituait-elle toute la danse, ou seulement une partie ?
à chacun son interprétation de la source
Ces images m'ont un peu fait penser à ce passage de Barbie et les 12 princesses : Comme quoi, les références culturelles contemporaines peuvent elles aussi ramener à des références d'il y a des siècles !
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Voici un exemple de ce qu'en groupe nous avions interprété pour ce haut de colonne sculpté :
Nous tenions la pose mais il était alors beaucoup plus compliqué d'imaginer le mouvement sans paraître infidèle à la danse représentée.
Approche de la recherche : reproduire les danses médiévales grâce aux sources historiques
Concernant les textes, il nous donnaient beaucoup plus de précisions quant au déroulement de ces danses. Les verbes d'action et les métaphores décrivent bien plus que des images comment ont dansait à l'époque. Les lire fut la confirmation de ce que beaucoup d'images ont montré jusqu'ici. Nous avions donc seulement à les répertorier par ordre chronologique dans un texte donné pour pouvoir les reproduire ensuite.
Mais la chose d'autant plus fascinante est lorsque les auteurs mentionnaient des accrobaties, jonglages, des révérences, sauts, intruments et choeurs. Bien que les instruments et jonglages sont bien présents dans les iconographies, les textes permettent de se rendre compte de l'ambiance sonore de la danse, et ainsi, de ne pas l'oublier dans notre représentation. Certains de mes camarades ont donc constitué un choeur tandis qu'un camarade seul faisait des saltos avant.
Certes, il y a toujours une interprétation du groupe quant aux textes, sachant que les références étant parfois religieuses, il fallait laisser quelques aspects de côté pour se concentrer sur l'aspect festif des danses.
Qu'ai-je appris ? Qu'est-ce que ces leçons ont changé dans mon rapport à la danse ?
Premièrement, le travail de groupe montre des idées diverses, et permet d'élargir sa pensée pour ne pas rester seulement sur sa première impression d'un geste. L'observation permet également de comprendre que malgré la description d'un mouvement chacun aura sa façon de l'effectuer spontanément. Un geste de bras par exemple n'aura jamais la même intensité, ni vitesse d'une personne à une autre si il est fait spontanément. Ainsi l'observation des autres, est, dans la recherche et la création une vraie mine d'or de créativité. Enfin, j'ai appris l'exigence de la danse baroque, qui m'a demandé de travailler chaque muscle de façon précise.
c'était aussi pratique de travailler en groupe pour se motiver dès le matin...
EN CONCLUSION
La grande tragédie et poésie du spectacle vivant se trouve dans la matérialisation d'un moment unique suspendu lors d'une représentation. Cet art de l'immédiat, laisse alors si peu de traces, qu'il est nécessaire d'utiliser les pratiques contenues dans ce cours de lecteur spectateur afin de se rapprocher le plus possible de ces danses perdues qui ont un jour tant animé des corps/coeurs. Toujours est-il qu'elles ne sont pas si disparues que cela au vu du nombre de références modernes qui les mettent à l'honneur.
Merci de m'avoir lu !