- Décryptage de messages et manipulations
Analyse de cas de pression de groupe
- Exercices de fact-checking
Honte
Manipulation
Ne parlez pas de vos expériences personnelles. On respecte la sensibilité de tous et toutes.
Chantage
Toxicité
NO
NO
Quelques phrases
"Tu es dramatique."
« Si tu m’aimais vraiment, tu le ferais. » « Tous les couples le font. » « Si tu refuses, c’est que tu ne me fais pas confiance. » « Tu exagères toujours. » « C’est de ta faute si je suis énervé. » Questions : Qu’est-ce qui pose problème ? Pourquoi ces phrases mettent la pression ?
"Tu réfléchis trop, je disais pas ça dans ce sens"
"Tu es trop sensible."
"Tu es parano."
NO
NO
1. Le gaslighting :
2. La projection et l’identification projective : 3. La victimisation : 4. Le langage flou :
Il s'agit d'une mise en doute des perceptions de l'autre. Ex. « Tu es trop sensible. Tu vois le mal partout ». Le but est de décridibiliser la parole de l'autre pour la faire passer pour quelqu'un qui ne sait pas ce qu'il/elle dit
Ex. « tu es trop méfiante. Je m’inquiète de te voir si agressive ». La perversion narcissique fait vivre à la victime ce qui est nié chez un individu présentant cette pathologie : sa haine, sa tristesse, sa peur, son honte, sa culpabilité, …etc. Le pervers narcissique adopte le rôle de victime pour se faire plaindre et protéger par l’entourage, pour susciter l’empathie de sa proie. Ex. « A cause de toi, je me sens mal ». « Tu me fais faire des choses que j'aime pas » Attention aussi à la pression de groupe « Sa copine à lui au moins elle accepte » Le recours au langage flou permet au pervers narcissique de ne pas donner d'information sur lui et de ne pas être démasqué.
Les biais cognitifs ... c'est quoi?
Un biais cognitif est une erreur de raisonnement que notre cerveau fait sans s’en rendre compte.
Le consentement doit être :
Donné librement : la personne concernée doit être en capacité de donner son consentement sans contrainte extérieure (menaces, manipulation, pression ou peur, ni donné par un tiers). Diverses circonstances empêchent une personne de pouvoir donner son consentement : être endormi ou inconscient, une consommation excessive d’alcool ou de stupéfiants, ne pas avoir la capacité mentale de consentir. Éclairé : une relation sexuelle n’est pas consentie si l’une des personnes ment, dissimule ou omet délibérément certaines intentions. Les partenaires doivent mutuellement s’informer des pratiques (ex : enlever le préservatif, pratiquer certains actes, etc).
Spécifique : consentir à certains actes n’implique pas forcément consentir à d’autres. Il est important de s’écouter. En cas de doute sur l’envie de son partenaire, il faut poser la question, être à l’écoute, et respecter ses limites.
Réversible : le consentement peut être retiré à tout moment. Ainsi, on peut changer d’avis la veille pour le lendemain comme au milieu d’une relation sexuelle.
Enthousiaste : la question n’est pas de savoir si une personne dit “non”, mais plutôt si elle dit “oui”. La relation doit être désirée et non obligée. Il faut donc un grand “oui” Pas de réponse = NON. Je ne sais pas = NON. Hésitation = NON. Personne visiblement mal à l'aise = NON
1. Biais de conformité On pense quelque chose parce que tout le monde le pense. Exemple : « Tout le monde dans la classe a déjà fait ça. » 2. Biais de confirmation On cherche seulement les infos qui confirment ce qu’on pense déjà. 3. Biais d’autorité On croit quelqu’un parce qu’il a de l’influence.
Ce qui peut influencer le consentement d'ailleurs
que peut causer une relation malsaine ?
Administratives
Les 6 types de violences
Psychologiques
Economiques
Physique
Sexuelles
Gynécologiques
Exemples
Alex : Franchement je comprends pas pourquoi tu refuses. Sam : Refuse quoi ? Alex : Envoyer une photo. Tout le monde le fait maintenant. Sam : Je ne suis pas à l’aise avec ça. Alex : Dans ma classe, tous les couples le font. Tu veux vraiment être la seule personne coincée ? Sam : Je ne sais pas… Alex : Si tu veux qu’on soit un vrai couple, il faut arrêter de faire comme si c’était grave.
Léo : Tu ne veux toujours pas venir dormir chez moi ? Maya : Non, je préfère attendre un peu. Léo : Super… merci. Moi qui pensais que tu tenais à moi Maya : Mais si, je tiens à toi. Léo : Alors pourquoi tu me fais sentir rejeté comme ça ? Franchement ça me fait vraiment de la peine. Maya : Ce n’est pas ce que je voulais… Léo : Si tu m’aimais vraiment, tu me ferais confiance.
Exemples
Noah : Tu sais que j’ai déjà eu plein de relations. Emma : Oui mais moi je ne suis pas prête. Noah : Tu sais, j’ai beaucoup plus d’expérience que toi. Je sais comment ça se passe. Emma : Peut-être mais… Noah : Fais-moi confiance. Je sais ce que je fais. Tu vas voir, tu vas aimer. Emma : Je ne sais pas… Noah : Tu devrais écouter quelqu’un qui a plus d’expérience.
Qu'en est-il de la
et
pression de groupe ?
1. Le groupe valide le contrôle Le copain dit devant ses amis : “Moi je laisse pas ma copine sortir seule, c’est normal.” Ses amis répondent : “Ouais t’as raison, sinon elle fait n’importe quoi.” 2. Pression sur la tenue Une fille arrive avec une robe. Les amis de son copain disent : “Ah ouais, tu sors comme ça ?” “Tu cherches les problèmes là…”
3. Normalisation du contrôle du téléphone Dans un groupe, plusieurs garçons disent : “Moi j’ai le code du téléphone de ma copine.” “Si elle refuse, c’est qu’elle cache quelque chose.”
02
4. Pression pour rester dans la relation Une fille se confie à ses amies :“Mon copain est jaloux, ça me fait peur.” Réponses du groupe :“Mais non, il tient à toi.”“Tous les mecs sont comme ça.”
5. Isolement encouragé Le copain dit à ses amis :“Ses copines sont bizarres, je veux pas qu’elle les voie.” Les amis répondent :“T’as raison, elles vont la monter contre toi.”
6. Pression sur la jalousie Un garçon dit :“Moi si ma copine parle à un autre mec, ça passe pas.” Les autres :“Normal, faut se respecter.”
7. Pression pour accepter des comportements toxiques Une personne dit :“Il m’a crié dessus.” Réponse :“Ça arrive, t’abuses.” (La violence est banalisée.)
8. Pression dans les soirées En soirée, un groupe pousse une fille :“Allez, reste avec lui, il t’adore !” “Fais pas ta compliquée.”
9. Pression pour pardonner Après une dispute :“Franchement il s’est excusé, t’abuses si tu le quittes.”
10. Pression entre garçons (masculinité) Un garçon dit qu’il fait confiance à sa copine. Ses amis répondent :“Tu te fais marcher dessus.”“Contrôle un peu.”
Résumé :
L’emprise ne vient pas seulement du partenaire. Elle est souvent renforcée par le groupe et les normes sociales. C’est ça qui la rend plus difficile à identifier et à quitter ...
Que dire à des personnes victime de manipulation ?
Tu n’y es pour rien,
C’est lui le coupable, pour remettre la culpabilité au bon endroit,
Tu as bien fait de m’en parler, pour la revaloriser,
Je te crois, pour inverser l’isolement,
La loi l’interdit,
Je peux t’aider.
et enfin,
Exercice de
FactChecking
Thank you
Décryptage manipulations Analyse de pression & fact-checking
Antoine Toussaint
Created on March 10, 2026
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- Décryptage de messages et manipulations
Analyse de cas de pression de groupe
- Exercices de fact-checking
Honte
Manipulation
Ne parlez pas de vos expériences personnelles. On respecte la sensibilité de tous et toutes.
Chantage
Toxicité
NO
NO
Quelques phrases
"Tu es dramatique."
« Si tu m’aimais vraiment, tu le ferais. » « Tous les couples le font. » « Si tu refuses, c’est que tu ne me fais pas confiance. » « Tu exagères toujours. » « C’est de ta faute si je suis énervé. » Questions : Qu’est-ce qui pose problème ? Pourquoi ces phrases mettent la pression ?
"Tu réfléchis trop, je disais pas ça dans ce sens"
"Tu es trop sensible."
"Tu es parano."
NO
NO
1. Le gaslighting : 2. La projection et l’identification projective : 3. La victimisation : 4. Le langage flou :
Il s'agit d'une mise en doute des perceptions de l'autre. Ex. « Tu es trop sensible. Tu vois le mal partout ». Le but est de décridibiliser la parole de l'autre pour la faire passer pour quelqu'un qui ne sait pas ce qu'il/elle dit Ex. « tu es trop méfiante. Je m’inquiète de te voir si agressive ». La perversion narcissique fait vivre à la victime ce qui est nié chez un individu présentant cette pathologie : sa haine, sa tristesse, sa peur, son honte, sa culpabilité, …etc. Le pervers narcissique adopte le rôle de victime pour se faire plaindre et protéger par l’entourage, pour susciter l’empathie de sa proie. Ex. « A cause de toi, je me sens mal ». « Tu me fais faire des choses que j'aime pas » Attention aussi à la pression de groupe « Sa copine à lui au moins elle accepte » Le recours au langage flou permet au pervers narcissique de ne pas donner d'information sur lui et de ne pas être démasqué.
Les biais cognitifs ... c'est quoi?
Un biais cognitif est une erreur de raisonnement que notre cerveau fait sans s’en rendre compte.
Le consentement doit être : Donné librement : la personne concernée doit être en capacité de donner son consentement sans contrainte extérieure (menaces, manipulation, pression ou peur, ni donné par un tiers). Diverses circonstances empêchent une personne de pouvoir donner son consentement : être endormi ou inconscient, une consommation excessive d’alcool ou de stupéfiants, ne pas avoir la capacité mentale de consentir. Éclairé : une relation sexuelle n’est pas consentie si l’une des personnes ment, dissimule ou omet délibérément certaines intentions. Les partenaires doivent mutuellement s’informer des pratiques (ex : enlever le préservatif, pratiquer certains actes, etc). Spécifique : consentir à certains actes n’implique pas forcément consentir à d’autres. Il est important de s’écouter. En cas de doute sur l’envie de son partenaire, il faut poser la question, être à l’écoute, et respecter ses limites. Réversible : le consentement peut être retiré à tout moment. Ainsi, on peut changer d’avis la veille pour le lendemain comme au milieu d’une relation sexuelle. Enthousiaste : la question n’est pas de savoir si une personne dit “non”, mais plutôt si elle dit “oui”. La relation doit être désirée et non obligée. Il faut donc un grand “oui” Pas de réponse = NON. Je ne sais pas = NON. Hésitation = NON. Personne visiblement mal à l'aise = NON
1. Biais de conformité On pense quelque chose parce que tout le monde le pense. Exemple : « Tout le monde dans la classe a déjà fait ça. » 2. Biais de confirmation On cherche seulement les infos qui confirment ce qu’on pense déjà. 3. Biais d’autorité On croit quelqu’un parce qu’il a de l’influence.
Ce qui peut influencer le consentement d'ailleurs
que peut causer une relation malsaine ?
Administratives
Les 6 types de violences
Psychologiques
Economiques
Physique
Sexuelles
Gynécologiques
Exemples
Alex : Franchement je comprends pas pourquoi tu refuses. Sam : Refuse quoi ? Alex : Envoyer une photo. Tout le monde le fait maintenant. Sam : Je ne suis pas à l’aise avec ça. Alex : Dans ma classe, tous les couples le font. Tu veux vraiment être la seule personne coincée ? Sam : Je ne sais pas… Alex : Si tu veux qu’on soit un vrai couple, il faut arrêter de faire comme si c’était grave.
Léo : Tu ne veux toujours pas venir dormir chez moi ? Maya : Non, je préfère attendre un peu. Léo : Super… merci. Moi qui pensais que tu tenais à moi Maya : Mais si, je tiens à toi. Léo : Alors pourquoi tu me fais sentir rejeté comme ça ? Franchement ça me fait vraiment de la peine. Maya : Ce n’est pas ce que je voulais… Léo : Si tu m’aimais vraiment, tu me ferais confiance.
Exemples
Noah : Tu sais que j’ai déjà eu plein de relations. Emma : Oui mais moi je ne suis pas prête. Noah : Tu sais, j’ai beaucoup plus d’expérience que toi. Je sais comment ça se passe. Emma : Peut-être mais… Noah : Fais-moi confiance. Je sais ce que je fais. Tu vas voir, tu vas aimer. Emma : Je ne sais pas… Noah : Tu devrais écouter quelqu’un qui a plus d’expérience.
Qu'en est-il de la
et
pression de groupe ?
1. Le groupe valide le contrôle Le copain dit devant ses amis : “Moi je laisse pas ma copine sortir seule, c’est normal.” Ses amis répondent : “Ouais t’as raison, sinon elle fait n’importe quoi.” 2. Pression sur la tenue Une fille arrive avec une robe. Les amis de son copain disent : “Ah ouais, tu sors comme ça ?” “Tu cherches les problèmes là…”
3. Normalisation du contrôle du téléphone Dans un groupe, plusieurs garçons disent : “Moi j’ai le code du téléphone de ma copine.” “Si elle refuse, c’est qu’elle cache quelque chose.”
02
4. Pression pour rester dans la relation Une fille se confie à ses amies :“Mon copain est jaloux, ça me fait peur.” Réponses du groupe :“Mais non, il tient à toi.”“Tous les mecs sont comme ça.”
5. Isolement encouragé Le copain dit à ses amis :“Ses copines sont bizarres, je veux pas qu’elle les voie.” Les amis répondent :“T’as raison, elles vont la monter contre toi.”
6. Pression sur la jalousie Un garçon dit :“Moi si ma copine parle à un autre mec, ça passe pas.” Les autres :“Normal, faut se respecter.”
7. Pression pour accepter des comportements toxiques Une personne dit :“Il m’a crié dessus.” Réponse :“Ça arrive, t’abuses.” (La violence est banalisée.)
8. Pression dans les soirées En soirée, un groupe pousse une fille :“Allez, reste avec lui, il t’adore !” “Fais pas ta compliquée.”
9. Pression pour pardonner Après une dispute :“Franchement il s’est excusé, t’abuses si tu le quittes.”
10. Pression entre garçons (masculinité) Un garçon dit qu’il fait confiance à sa copine. Ses amis répondent :“Tu te fais marcher dessus.”“Contrôle un peu.”
Résumé :
L’emprise ne vient pas seulement du partenaire. Elle est souvent renforcée par le groupe et les normes sociales. C’est ça qui la rend plus difficile à identifier et à quitter ...
Que dire à des personnes victime de manipulation ?
Tu n’y es pour rien, C’est lui le coupable, pour remettre la culpabilité au bon endroit,
Tu as bien fait de m’en parler, pour la revaloriser,
Je te crois, pour inverser l’isolement,
La loi l’interdit,
Je peux t’aider.
et enfin,
Exercice de
FactChecking
Thank you