Thème 3. L’État à l’époque moderne : France et Angleterre
Chapitre 1. L’affirmation de l’État dans le royaume de France
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Avant de démarrer le cours, réactivez ce que vous avez appris au collège à l'aide d'un petit quizz.
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Objectifs du cours:
Repères temporels à maîtriser
Repères géographiques à maîtriser
Notions à connaître
Évaluation à préparer
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Problématique : Comment l’État a-t-il renforcé son emprise sur le territoire et les populations ?
I. L’unification du royaume de France
II. L’affirmation de la puissance de l’État
III. La mise en place de la monarchie absolue
A. La mise en place d’une administration centralisée L’administration centrale Au XVIe siècle, l’affirmation du pouvoir royal passe par une réforme de la justice et de l’administration qui impose l’usage du français dans les actes administratifs et juridiques. Le roi gouverne à l’aide de conseils où siègent les Grands du royaume, c’est-à-dire les membres de la famille royale et les principaux nobles. Toutefois, ils sont progressivement écartés au cours du XVIe siècle au profit d’hommes de confiance du souverain qui deviennent ses ministres.
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L’administration provinciale Les décisions prises par le roi et l’administration centrale sont relayées en province par des agents dont le nombre est multiplié par 9 entre 1515 et 1661. Parmi ces agents, certains sont propriétaires d’une charge comme les officiers qui siègent dans les parlements tandis que d’autres sont nommés et révoqués par le roi comme les commissaires. Les commissaires les plus importants sont les intendants dont l'envoi se généralise dans les provinces à partir de 1635.
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Maintenant, vous pouvez compléter vos connaissances en réalisant une des deux activités suivantes, selon vos préférences:
L'ordonnance de Villers-Cotterêts
Le rôle des intendants
L'ordonnance de Villers-Cotterêts
Doc. 2, p. 168
Doc. 5, p. 169
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Le rôle des intendants
Doc. 2, p. 167
Doc. 3, p. 167
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Maintenant, vous allez pouvoir compléter le cours sur votre cahier, l'approfondir et réviser.
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B. La pacification du royaume Le souverain est aussi le garant de l'ordre et de la défense du royaume et se présente comme le seul détenteur légitime de la force. Jusque dans les représentations artistiques, le roi choisit de se montrer comme le seul capable de garantir la paix et d'unifier le royaume. La pacification et la protection de celui-ci passent cependant par des mesures à la fois concrètes et diverses.
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Pour mettre fin aux guerres de Religion entre catholiques et protestants qui déchirent le royaume dans la seconde moitié du XVIe siècle, Henri IV fait le choix de la tolérance et autorise le culte protestant, sans pour autant réussir à mettre fin aux tensions qui subsistent jusqu'au début du XVIIe siècle. A contrario, Louis XIV estime que la pacification du royaume ne peut se faire que par la pratique d'une seule et même religion. Il impose alors le catholicisme et contraint les protestants à se convertir ou à quitter le royaume pour échapper à cette conversion forcée.
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Au XVIe et au XVIIe siècle, le royaume s'agrandit et annexe de nouveaux territoires, que ce soit par le biais de conquêtes ou de mariages royaux. La stabilisation des frontières s'accompagne par la construction ou le remaniement de plus de cent cinquante fortifications par Vauban. En plus de cela, une ordonnance royale de Louis XIV instaure la milice afin de compléter les effectifs de l'armée royale en cas de besoin. La milice est levée par l'intendant et chaque paroisse est alors tenue de fournir un homme et de financer son équipement. Toutefois, en temps de guerre, les hommes de la milice reçoivent une solde du roi. Malgré cette prise en charge par l'État, le financement de la milice incombe essentiellement aux sociétés rurales sur lesquelles elle pèse durement.
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Maintenant, vous pouvez compléter vos connaissances en réalisant une activité sur l'Édit de Nantes à partir de la vidéo suivante:
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Problématique : Comment l’État a-t-il renforcé son emprise sur le territoire et les populations ?
I. L’unification du royaume de France
II. L’affirmation de la puissance de l’État
III. La mise en place de la monarchie absolue
I. L'affirmation de la puissance de l'État En parallèle de la mise en place d’une administration efficace et de la volonté de pacifier les territoires qui se trouvent sous son contrôle, le roi peut aussi se servir de son rapport avec les autres nations européennes pour affirmer sa puissance au-delà des frontières du royaume.
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A. Le rôle du commerce dans l’affirmation du pouvoir royal Dès les débuts du XVIIe siècle, l’État intervient de plus en plus dans l’économie du royaume. Henri IV et son ministre Sully en soutiennent alors différents secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou encore l’industrie. Sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, des ministres comme le cardinal de Richelieu et Jean-Baptiste Colbert estiment que l’enrichissement du royaume n’est possible que par l’accumulation de métaux précieux. C’est ce que l’on appelle le mercantilisme. Comme la quantité d’or et d’argent disponible à l’échelle mondiale varie peu, attirer ces métaux précieux en France revient à appauvrir d’autres États. Les puissances européennes se retrouvent ainsi en concurrence sur le plan économique. C’est pourquoi la politique du souverain en matière d’économie se présente comme un moyen d’affirmer sa puissance à l’échelle de toute l’Europe.
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Dans le cadre de cette politique, l’État cherche à favoriser l’industrie et le commerce tout en augmentant les droits de douanes. Le mercantilisme, particulièrement répandu au XVIe et au XVIIe siècle, va de pair avec la mise en place des empires coloniaux par les puissances européennes mais il se développe de manière différente selon les pays. En France, on parle de colbertisme d’après le nom du ministre des finances de Louis XIV. Le colbertisme cherche notamment à faire de l’État le principal promoteur du commerce et de l’industrie. Cette politique économique interventionniste passe par la création de compagnies de commerce qui regroupent des négociants. Ces négociants reçoivent du roi le droit de coloniser un territoire étranger et d’y créer un comptoir. Ils disposent également du monopole des échanges avec ce dernier. Pour l’industrie, l’État soutient la création et le fonctionnement d’entreprises industrielles qui se spécialisent dans la fabrication d’un produit en particulier. C'est ce que l'on appelle des manufactures. Colbert cherche également à attirer les ouvriers qualifiés étrangers en leur accordant des privilèges considérables. L’idée est de produire en France ce qui était jusque là importé de l'étranger. C’est aussi pour cette raison que le ministre augmente les frais de douane, afin de limiter les importations et de favoriser les exportations.
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Maintenant, vous pouvez compléter vos connaissances en réalisant une activité sur Pondichéry:
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La création de la Compagnie des Indes orientales en 1664
Principales compagnies de commerce
Carte de l'Inde
Carte de Pondichéry
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Jadins avec cultures
Bazars
Fortifications
Pagodes
Bureau des droits
Fort du gouverneur
Maison des missionnaires jésuites
Village d'artisans
Quartier des tisserands
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Maintenant, vous allez pouvoir compléter le cours sur votre cahier, l'approfondir et réviser.
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Compagnie du Levant
Compagnie des Indes orientales
Compagnie des Indes occidentales
Compagnie du Sénégal
Compagnie du
B. Le rôle de la guerre dans l’affirmation du pouvoir royal En tant que garant de l’ordre et de la défense du royaume, le souverain se présente comme le seul détenteur légitime de la force, chose que nous avons déjà évoqué précédemment. De fait, le roi peut aussi bien chercher à pacifier son royaume qu’à l’engager dans une guerre contre des puissances étrangères dans le but de faire de la France la première puissance européenne. Le roi est lui-même présent sur le champ de bataille et aime s’y faire représenter dans les œuvres d’art, que ce soit en sculpture et en peinture. Afin d’atteindre ses objectifs, le roi est même prêt à renoncer à certains de ses principes et à faire des alliances inattendues. L’intérêt de l’État est en plus important que les principes politiques, moraux ou religieux pourtant fixés par le souverain lui-même. C’est ce que l’on appelle la raison d’État. Là encore, les souverains peuvent faire des choses contradictoires, tout en ayant en tête un même objectif.
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Ainsi, dans le cadre de la guerre de Trente ans, entre 1635 et 1648, Louis XIII s’allie avec des pays protestants comme l’Angleterre ou les Provinces Unies pour affaiblir l’Espagne catholique dirigée par les Habsbourg. À l’échelle du royaume, Louis XIII et son ministre Richelieu mènent une politique hostile aux protestants mais, si la France rejoint la guerre contre l’Espagne et le Saint-Empire, tous deux dirigés par les Habsbourg, c’est pour d’autres motifs que la religion. Au nom de la raison d’État, la France peut donc enfreindre ses propres principes pour se protéger de l’expansion de ses voisins. Cette guerre de la France contre ses voisins européens pèse lourdement sur la population du royaume et notamment sur les populations rurales. Les impôts sont en effet augmentés et le montant de la taille triple en 1635 lorsque la France entre dans le conflit. De plus, cette guerre est appelée « guerres des partisans » ou « guerre des brigands » car de nombreux mercenaires sont engagés et beaucoup de soldats détruisent les récoltes et pillent les villages. Les vols et les violences à l’encontre de la population sont condamnées par le roi mais le royaume ressort malgré tout affaibli de cette guerre.
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ouis XIV engage à son tour de nombreux conflits avec les puissances européennes en décidant toutefois de combattre ses anciens alliés protestants qui sont devenus des rivaux sur le plan commercial. Il considère en effet que ces puissances étrangères entravent le développement économique de la France à l’échelle de l’Europe.
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Problématique : Comment l’État a-t-il renforcé son emprise sur le territoire et les populations ?
I. L’unification du royaume de France
II. L’affirmation de la puissance de l’État
III. La mise en place de la monarchie absolue
A. Les fondements et la mise en scène de l'absolutisme Dès la fin du XVIe siècle, des penseurs comme Jean Bodin affirment que la souveraineté, c'est-à-dire le pouvoir de commander et de gouverner un État, ne se partage pas et appartient au roi seul. Au XVIIe siècle, l'évêque Bossuet théorise le pouvoir absolu de droit divin : le roi tire son autorité de Dieu seul et ne rend compte qu'à lui. On utilise le terme d'absolutisme désigne ce régime politique dans lequel le roi concentre entre ses mains la totalité des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sans être contrôlé par aucune autre institution.
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Henri IV organise ainsi systématiquement des lits de justice pour contraindre les parlements à enregistrer ses lois. Il s'agit de séances du parlement tenues en présence du roi, lors desquelles ce dernier impose l'enregistrement forcé de ses ordonnances. En 1661, Louis XIV choisit de gouverner seul, sans premier ministre. Son pouvoir reste cependant limité par les lois fondamentales du royaume. Le roi doit ainsi être un homme, catholique et il est dans l'obligation de conserver l'intégrité du royaume. Pour asseoir ce pouvoir, le souverain recourt à la mise en scène. Les cérémonies publiques manifestent le caractère quasi divin du pouvoir royal. En s'installant à Versailles en 1682, Louis XIV fait du château un instrument politique : tous les arts y illustrent la puissance royale, et les fêtes de cour mettent en scène la soumission de la noblesse. L'image du roi est diffusée dans tout le royaume par des statues, des médailles et des gravures, tandis que les lettres de cachet, des ordres d'arrestation signés du roi pour emprisonner ou exiler quelqu'un sans jugement, permettent de faire taire ceux qui critiquent le pouvoir.
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B. La contestation de l'absolutisme L'affirmation de l'absolutisme ne se fait pas sans résistances. En 1648, la monarchie est affaiblie car Louis XIV n'a que dix ans : sa mère et le cardinal de Mazarin assurent la régence. Les membres du parlement de Paris en profitent pour dénoncer l'absolutisme et réclamer la suppression des intendants et l'interdiction des arrestations sans jugement. Leur rébellion dégénère en une guerre civile appelée la Fronde (1648-1653), à laquelle se joignent une partie de la population et de grands nobles. Louis XIV et la cour doivent fuir Paris en janvier 1649. Cependant, Mazarin parvient à diviser les frondeurs, c'est-à-dire les participants à la Fronde, et la monarchie sort victorieuse du conflit en 1652. Si l'absolutisme ne s'impose pas uniquement par la force, c'est parce qu'une partie de la noblesse y trouve son compte : le roi distribue des faveurs, des places dans l'armée et réduit certains impôts pour s'assurer de sa fidélité. La soumission des sujets à l'obéissance est donc autant consentie qu'imposée.
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Évaluation
Réponse à une question problématisée et questions de connaissances.
Notions
- Centralisation
- Officiers/commissaires/intendants
- Parlements
- États généraux
- Compagnie de commerce
- Manufacture
- Mercantilisme
- Raison d’État
- Absolutisme
- Lettre de cachet
- Lit de justice
Repères géographiques
Les lieux du pouvoir royal:
- Paris
- Villers-Cotterêts
- Fontainebleau
- Versailles
Repères temporels
1533 : François Ier charge Le Rosso de décorer la galerie du château de Fontainebleau
1539 : ordonnance de Villers-Cotterêts
1598 : édit de Nantes
1635-1648 : guerre de Trente Ans 1648-1653 : La Fronde 1661 : Début du règne personnel de Louis XIV 1664 : création de la Compagnie des Indes orientales 1682 : Louis XIV se fixe au château de Versailles 1685 : révocation de l’édit de Nantes
Chapitre 1
Sarah Anel
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Thème 3. L’État à l’époque moderne : France et Angleterre
Chapitre 1. L’affirmation de l’État dans le royaume de France
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Avant de démarrer le cours, réactivez ce que vous avez appris au collège à l'aide d'un petit quizz.
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Objectifs du cours:
Repères temporels à maîtriser
Repères géographiques à maîtriser
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Problématique : Comment l’État a-t-il renforcé son emprise sur le territoire et les populations ?
I. L’unification du royaume de France
II. L’affirmation de la puissance de l’État
III. La mise en place de la monarchie absolue
A. La mise en place d’une administration centralisée L’administration centrale Au XVIe siècle, l’affirmation du pouvoir royal passe par une réforme de la justice et de l’administration qui impose l’usage du français dans les actes administratifs et juridiques. Le roi gouverne à l’aide de conseils où siègent les Grands du royaume, c’est-à-dire les membres de la famille royale et les principaux nobles. Toutefois, ils sont progressivement écartés au cours du XVIe siècle au profit d’hommes de confiance du souverain qui deviennent ses ministres.
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L’administration provinciale Les décisions prises par le roi et l’administration centrale sont relayées en province par des agents dont le nombre est multiplié par 9 entre 1515 et 1661. Parmi ces agents, certains sont propriétaires d’une charge comme les officiers qui siègent dans les parlements tandis que d’autres sont nommés et révoqués par le roi comme les commissaires. Les commissaires les plus importants sont les intendants dont l'envoi se généralise dans les provinces à partir de 1635.
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L'ordonnance de Villers-Cotterêts
Le rôle des intendants
L'ordonnance de Villers-Cotterêts
Doc. 2, p. 168
Doc. 5, p. 169
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Le rôle des intendants
Doc. 2, p. 167
Doc. 3, p. 167
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B. La pacification du royaume Le souverain est aussi le garant de l'ordre et de la défense du royaume et se présente comme le seul détenteur légitime de la force. Jusque dans les représentations artistiques, le roi choisit de se montrer comme le seul capable de garantir la paix et d'unifier le royaume. La pacification et la protection de celui-ci passent cependant par des mesures à la fois concrètes et diverses.
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Pour mettre fin aux guerres de Religion entre catholiques et protestants qui déchirent le royaume dans la seconde moitié du XVIe siècle, Henri IV fait le choix de la tolérance et autorise le culte protestant, sans pour autant réussir à mettre fin aux tensions qui subsistent jusqu'au début du XVIIe siècle. A contrario, Louis XIV estime que la pacification du royaume ne peut se faire que par la pratique d'une seule et même religion. Il impose alors le catholicisme et contraint les protestants à se convertir ou à quitter le royaume pour échapper à cette conversion forcée.
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Au XVIe et au XVIIe siècle, le royaume s'agrandit et annexe de nouveaux territoires, que ce soit par le biais de conquêtes ou de mariages royaux. La stabilisation des frontières s'accompagne par la construction ou le remaniement de plus de cent cinquante fortifications par Vauban. En plus de cela, une ordonnance royale de Louis XIV instaure la milice afin de compléter les effectifs de l'armée royale en cas de besoin. La milice est levée par l'intendant et chaque paroisse est alors tenue de fournir un homme et de financer son équipement. Toutefois, en temps de guerre, les hommes de la milice reçoivent une solde du roi. Malgré cette prise en charge par l'État, le financement de la milice incombe essentiellement aux sociétés rurales sur lesquelles elle pèse durement.
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I. L’unification du royaume de France
II. L’affirmation de la puissance de l’État
III. La mise en place de la monarchie absolue
I. L'affirmation de la puissance de l'État En parallèle de la mise en place d’une administration efficace et de la volonté de pacifier les territoires qui se trouvent sous son contrôle, le roi peut aussi se servir de son rapport avec les autres nations européennes pour affirmer sa puissance au-delà des frontières du royaume.
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A. Le rôle du commerce dans l’affirmation du pouvoir royal Dès les débuts du XVIIe siècle, l’État intervient de plus en plus dans l’économie du royaume. Henri IV et son ministre Sully en soutiennent alors différents secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou encore l’industrie. Sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, des ministres comme le cardinal de Richelieu et Jean-Baptiste Colbert estiment que l’enrichissement du royaume n’est possible que par l’accumulation de métaux précieux. C’est ce que l’on appelle le mercantilisme. Comme la quantité d’or et d’argent disponible à l’échelle mondiale varie peu, attirer ces métaux précieux en France revient à appauvrir d’autres États. Les puissances européennes se retrouvent ainsi en concurrence sur le plan économique. C’est pourquoi la politique du souverain en matière d’économie se présente comme un moyen d’affirmer sa puissance à l’échelle de toute l’Europe.
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Dans le cadre de cette politique, l’État cherche à favoriser l’industrie et le commerce tout en augmentant les droits de douanes. Le mercantilisme, particulièrement répandu au XVIe et au XVIIe siècle, va de pair avec la mise en place des empires coloniaux par les puissances européennes mais il se développe de manière différente selon les pays. En France, on parle de colbertisme d’après le nom du ministre des finances de Louis XIV. Le colbertisme cherche notamment à faire de l’État le principal promoteur du commerce et de l’industrie. Cette politique économique interventionniste passe par la création de compagnies de commerce qui regroupent des négociants. Ces négociants reçoivent du roi le droit de coloniser un territoire étranger et d’y créer un comptoir. Ils disposent également du monopole des échanges avec ce dernier. Pour l’industrie, l’État soutient la création et le fonctionnement d’entreprises industrielles qui se spécialisent dans la fabrication d’un produit en particulier. C'est ce que l'on appelle des manufactures. Colbert cherche également à attirer les ouvriers qualifiés étrangers en leur accordant des privilèges considérables. L’idée est de produire en France ce qui était jusque là importé de l'étranger. C’est aussi pour cette raison que le ministre augmente les frais de douane, afin de limiter les importations et de favoriser les exportations.
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La création de la Compagnie des Indes orientales en 1664
Principales compagnies de commerce
Carte de l'Inde
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Maison des missionnaires jésuites
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Compagnie du Levant
Compagnie des Indes orientales
Compagnie des Indes occidentales
Compagnie du Sénégal
Compagnie du
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Ainsi, dans le cadre de la guerre de Trente ans, entre 1635 et 1648, Louis XIII s’allie avec des pays protestants comme l’Angleterre ou les Provinces Unies pour affaiblir l’Espagne catholique dirigée par les Habsbourg. À l’échelle du royaume, Louis XIII et son ministre Richelieu mènent une politique hostile aux protestants mais, si la France rejoint la guerre contre l’Espagne et le Saint-Empire, tous deux dirigés par les Habsbourg, c’est pour d’autres motifs que la religion. Au nom de la raison d’État, la France peut donc enfreindre ses propres principes pour se protéger de l’expansion de ses voisins. Cette guerre de la France contre ses voisins européens pèse lourdement sur la population du royaume et notamment sur les populations rurales. Les impôts sont en effet augmentés et le montant de la taille triple en 1635 lorsque la France entre dans le conflit. De plus, cette guerre est appelée « guerres des partisans » ou « guerre des brigands » car de nombreux mercenaires sont engagés et beaucoup de soldats détruisent les récoltes et pillent les villages. Les vols et les violences à l’encontre de la population sont condamnées par le roi mais le royaume ressort malgré tout affaibli de cette guerre.
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1533 : François Ier charge Le Rosso de décorer la galerie du château de Fontainebleau 1539 : ordonnance de Villers-Cotterêts 1598 : édit de Nantes 1635-1648 : guerre de Trente Ans 1648-1653 : La Fronde 1661 : Début du règne personnel de Louis XIV 1664 : création de la Compagnie des Indes orientales 1682 : Louis XIV se fixe au château de Versailles 1685 : révocation de l’édit de Nantes