Animation des images et interfaces de leur diffusion et de réception
SOMMAIRE
VOCABULAIRE
À CONNAITRE RÉFÉRENCES ARTISTIQUES
VOCABULAIRE À MAÎTRISER
machines optiques
RÉFÉRENCES CINÉMATOGRAPHIQUES
Conseil méthodologique :
travail à faire
points clés
Résumé détaillé
flascard
VOCABULAIRE
Animation des images et interfaces de leur diffusion et de réception. Liens entre arts plastiques et cinéma, animation, image de synthèse, jeu
vidéo
Relations aux lieux, projections, écrans
Immersion et interaction
Hans Holbein, Les
Ambassadeurs,
1533, 2 x 2m. Huile sur bois, Chêne (bois), National Gallery Londres
illusion de l’animation grâce au dispositif de présentation
illusion de l’animation grâce au dispositif de présentation
Carmontelle (1717-1806), Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres,
aquarelle, gouache
et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du
Domaine départemental
À CONNAITRE RÉFÉRENCES ARTISTIQUES
Marcel Duchamp, 1926, environ 7 minutes, film expérimental en noir et blanc composé de disques rotatifs filmés.
William Kentridge
artiste sud-africain connu pour ses films d’animation réalisés à partir de dessins au fusain qu’il modifie et efface progressivement. Son travail mêle dessin, animation et performance pour évoquer l’histoire, la mémoire et les questions politiques liées notamment à l’Afrique du Sud.
Anémic Cinéma est un court film expérimental réalisé par Marcel Duchamp. Le film montre une succession de disques qui tournent. Certains portent des motifs géométriques en spirale, d’autres des phrases écrites en spirale.
Ces disques en rotation créent une illusion optique : les formes semblent se transformer, se creuser ou se gonfler à mesure qu’elles tournent. Ces objets s’appellent des Rotoreliefs, que Duchamp avait inventés quelques années auparavant.
JEUx optiques avec persistance rétinienne
L'ANIMATION
ROTORELIEFS
William Kentridge – More Sweetly Play the Dance – Arles 2016
Nam June Paik
artiste coréen considéré comme le pionnier de l’art vidéo. Il utilise les téléviseurs, les caméras et les images électroniques pour créer des installations qui questionnent les médias, la technologie et la culture contemporaine.
LES dispositifs vidéo
Objets, postes TV, plexiglas, bois,
Installation électrique
186 x 93 x 157 cm Utilisation d'un synthétiseur vidéo,
afin de mixer les images en temps
réel
Electronic Superhighway”
EXPLICATION
Persistance rétinienne
dispositif de monstration
immatérialité des images projetées
décomposition du mouvement
expériences immersives
image fixe / animée, séquentielle ≠ mobile
chronophotographie
naissance de la photographie
naissance du cinéma
Naissance du premier dessin animé
naissance de la chronophotographie
VOCABULAIRE À MAÎTRISER
LES GRANDES INVENTIONS OPTIQUES ET CINÉTIQUES (liées au mouvement) des images
Le chinois Mo Ti observe que les rayons du soleil passant par un petit trou reproduisent une image inversée (principe de la chambre noire)
Découverte du principe de la chambre noire en Asie
450 Avant JC
machines optiques
380 Avant JC
Allégorie de la caverne de Platon
La République, Livre VII
Découverte du principe de la chambre noire en Europe
350 Avant JC
Aristote découvre à son tour le principe de la chambre noire. La chambre obscure qu’il utilisa n’était autre qu’une pièce privé de fenêtre, dans laquelle la lumière pénétrait uniquement par un objectif primaire, le sténopé, un simple trou pratiqué dans l’une des parois. Sur le mur d’en face, l’image du monde extérieur y apparaissait inversée. Il l’employa pour observer une éclipse solaire. Euclide rédige un traite d'Optique
se développe en Chine, Inde, Java et Bali. En Occident, le terme d'ombres chinoises est utilisé. Le théâtre d'ombres chinois est une forme de théâtre où des silhouettes colorées jouent des pièces traditionnelles derrière un écran en tissu rétro-éclairé. Les marionnettistes fabriquent les silhouettes en cuir ou en papier et les manipulent avec des tiges pour créer l'illusion d'images mobiles. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. Le théâtre d'ombres diffuse les connaissances, défend les valeurs culturelles et divertit la communauté. Cet art est classé au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO depuis 2011.
Le théatre d'ombre
121 Avant JC
Son traité contient les bases de la perspective linéaire utilisée à la Renaissance en Europe.
Ibn Al-Hazen, physicien arabe, décrit la camera obscura dans son Traité de l'Optique.
1015 — 1021
La lanterne magique est l'ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives
La lanterne magique déjà utilisée en Perse
121 Avant JC
amélioré par Etienne-Gaspard Robert à la fin du XVIIIème siècle
Lanterne magique du néerlandais Christian Huygens
La lanterne magique est l'ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives. Inventée au XVIIe siècle par le père Athanase Kircher en Allemagne et par le père De Châle en France, elle permet de projeter des images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif, via la lumière d'une chandelle ou d'une lampe à huile.
1798
La première séance s'est tenue le 22 janvier à 18 h au Pavillon de l'Echiquier.
Robertson propose un spectacle nommé "fantasmagorie"
1798
La notion de cadrage et d'échelle des plans est déjà fortement présente dans cet art, hérité de la peinture. Les peintres s'emparent dans un premier temps de la photographie.
Nicéphore Niépce met au point la photographie.
1822
C'est le Docteur Paris qui en le serait créateur. Il dessina deux objets différents des deux côtés d'un cercle en carton. En faisant tourner rapidement ces deux disques autour d'un diamètre comme axe, au moins quinze rotations seconde, il s'aperçut qu'une troisième image apparaissait provenant du mélange des deux dessins "enregistrés visuellement": la persistance des impressions lumineuses sur la rétine.
Le mot "Thaumatrope" vient du grec : "thauma" le prodige et de "tropion" tourner.
Jouet optique qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne. Lorsque la lumière atteint la rétine, les cellules photosensibles (cônes et bâtonnets) déclenchent une réaction chimique. La persistance d'une durée d'environ 50 ms laisse une "trace" au fond de la rétine. Si une autre image est perçue par l'œil dans ce laps de temps, notre cerveau aura l'illusion de voir les deux images en même temps.
1825
jouet optique donnant l'illusion du mouvement attribué à la persistance rétinienne. Il a été inventé par le Belge Joseph Plateau en 1832.Il comporte un disque en carton, percé de dix à douze fentes, sur lequel un mouvement est décomposé en une séquence d'images fixes, et un manche permettant son maintien pendant sa rotation. Pour percevoir le mouvement, le spectateur se place en face d'un miroir et met ses yeux au niveau des fentes du disque, du côté opposé aux dessins.
Joseph Plateau invente le phénakisticope
1832
jouet optique inventé simultanément en 1834 par William George Horner et Simon Stampfer. Se fondant sur la persistance rétinienne et l'effet phi, le zootrope permet de donner l'illusion de mouvement d'un personnage dessiné.Un tambour percé de dix à douze fentes sur sa moitié supérieure abrite à l'intérieur une bande de dessins décomposant un mouvement cyclique. Le tambour est fixé sur un axe à sa base inférieure, ce qui permet de le faire tourner. On perçoit en boucle les mouvements des séquences animées en les regardant à travers les fentes pendant la rotation.
Conçu par l'anglais W.G Horner, le Zootrope, du grec "zôon" l'animal et "tropion" tourner, fut commercialisé en 1867
1834
Ce procédé fut découvert par l'anglais Linnet. On inventa par la suite des machines à feuilleter à manivelle, le feuilletoscope ou encore le mutoscope qui était électrique.). C'est un petit livret de dessins ou de photographies qui représentent une scène en mouvement (par exemple, un personnage ou un animal). Feuilleté rapidement, un folioscope procure à l'œil l'illusion que le sujet représenté est en mouvement, illusion optique provoquée par la persistance rétinienne et l'effet phi.Les folioscopes sont essentiellement une forme primitive d'animation.
Folioscope vient du latin "folium" feuille et du grec "skopein" examiner.
1868
Il s’agit d’un tambour au centre duquel se trouve un prisme de miroirs, le tout tournant autour d’un axe central, muni d’un pied et agrémenté d’un bougeoir avec abat-jour. On installe à l’intérieur du tambour une bande lithographiée constituée d’une série de dessins décomposant un mouvement cyclique. Il y a autant de dessins qu’il y a de miroirs sur le prisme central et la bande est installée de manière à ce que chaque dessin se reflète dans le miroir qui se trouve en vis-à-vis. Lorsque l’observateur fait tourner l’ensemble, il peut voir les dessins se substituer les uns aux autres dans les miroirs et l’animation se réaliser.
Emile Reynaud invente le praxinoscope
1877
Ils décomposent le mouvement à l'aide d'une succession de photographies. Chrono = temps
Eadweard Muybridge et Etienne-Jules Marey : chronophotographie
1878 — 1880
Première représentation publique de l’ancêtre du dessin animé. Accompagnés par une musique originale spécifiquement composée par Gaston Paulin (première BO), ses dessins animés, qu'il nomme les Pantomimes lumineuses, sont présentés au musée Grévin.
Charles-Emile Reynaud projette sur écran, avec un praxinoscope de sa conception, des dessins animés qu'il a peint sur film souple.
1892
Synthèse du mouvement obtenue par un film de 35 mm perforé tournant dans une caisse en bois
Charles-Emile Reynaud projette sur écran, avec un praxinoscope de sa conception, des dessins animés qu'il a peint sur film souple.
1892
Louis et Antoine Lumière, d'origine lyonnaise et fils de l'industriel, peintre et photographe Antoine Lumière, trouvent la solution en s'inspirant des perforations servant de guide aux bandes de carton des métiers à tisser "Jacquard". En perforant de chaque côté les bandes de pellicule, pas encore appelées "film", ils réussissent à maintenir la cadence de seize images à la seconde grâce à deux griffes qui faisaient dérouler la pellicule dans un cadre. Le Cinématographe projeteur Lumière était né, imposant dès lors sa cadence qui restera celle du cinéma muet au XIXème siècle.
Le "kinétoscope de projection" devient le "cinématographe"
1895
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Les films d’animation utilisent les techniques cinématographiques de prise de vues image par image (stop motion, pixilation) pour créer artificiellement le mouvement. À la différence du cinéma de prise de vue réelle, où le mouvement est filmé en continu à l’aide d’une caméra, en animation chaque image est créée et photographiée séparément. C’est le défilement rapide des images qui crée l’illusion du mouvement.
La magie de cette illusion provient d’une imperfection de l’œil humain : la persistance rétinienne. En effet, lorsqu’on fait défiler rapidement des images devant notre œil, celui-ci n’est pas capable de les effacer immédiatement et finit par les superposer. En cinéma, il faut 24 images pour constituer une seconde de film. Mais l’animateur se contentera de fabriquer en moyenne 12 animations qui seront photographiées chacune deux fois sur une pellicule. On obtient bien alors les 24 images qui composent une seconde de film.
RÉFÉRENCES CINÉMATOGRAPHIQUES
Conseil méthodologique :
Pour bien mémoriser des informations nouvelles (références artistiques, problématiques, notions, vocabulaire, ...) il faut les relier à des informations que vous avez déjà en mémoire et que vous maîtrisez
Exemples : Vous découvrez une oeuvre en classe, lors d'une exposition, dans un livre, sur internet... cherchez avec quelle autre oeuvre vous pourriez la comparer et pourquoi.
Vous découvrez un mot nouveau, faite un texte de quelques lignes avec ce mot et d'autres mots de vocabulaire que vous connaissez. Vous pourrez me faire part de vos liens à tout moment, alors n'hésitez pas ! C'est ainsi que votre culture générale et artistique se développeront et se consolideront efficacement dans le temps...
Dispositifs, liés à des évolutions techniques, à différencier en 4 catégories
Dispositifs de représentation (faire image) : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (en lien avec Andreas Gursky)
dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
dispositifs de projection (projeter l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
dispositifs d'immersion (être dans l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
Prendre en note / 1 double page de vos carnets
travail à faire
Les lanternes magiques et les fantasmagories ont offert des expériences immersives et multisensorielles, marquant une étape importante dans l’évolution des spectacles visuels.
Le perspectographe de Dürer a simplifié et standardisé le processus de dessin, influençant l’art de la Renaissance et les développements techniques ultérieurs.
Les dispositifs de représentation comme la camera obscura et le sténopé ont évolué techniquement, influençant la perception et la réception des œuvres d’art.
La tavoletta de Brunelleschi a révolutionné la perspective en art, utilisant des techniques de mimesis et de ressemblance pour créer des images précises.
Les dispositifs de projection et d’immersion, tels que le zoetrope et le cinéma, ont conduit à l’émergence du cinéma moderne et des techniques d’animation.
Les pionniers de la photographie et du cinéma, comme Niépce et Marey, ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
points clés
Les Dispositifs de Représentation et leurs évolutions
Ce texte explore les différents dispositifs de représentation utilisés dans l’art et la photographie, en mettant l’accent sur leur évolution technique et leur impact sur la perception et la réception des œuvres. Il aborde des dispositifs comme la camera obscura, la tavoletta de Brunelleschi, le perspectographe de Dürer, et le sténopé, en soulignant leur rôle dans la création de perspectives et d’illusions visuelles. Le texte détaille également l’importance de ces dispositifs dans l’histoire de l’art, notamment leur influence sur la Renaissance et les développements ultérieurs en optique et en photographie.
La Tavoletta de Brunelleschi : Une Révolution Perspective
La tavoletta de Brunelleschi est présentée comme une innovation majeure dans l’histoire de la perspective. Ce dispositif permettait de créer des images en perspective précises, en utilisant un miroir pour vérifier l’exactitude de la représentation. Brunelleschi a ainsi démontré la valeur expressive de l’écart entre l’image et la réalité, en utilisant des techniques de mimesis et de ressemblance. Son expérience a marqué un tournant dans la manière dont les artistes percevaient et représentaient le monde réel.
Résumé détaillé
Le Perspectographe de Dürer : Entre Art et Technique
Albrecht Dürer est mis en avant pour ses contributions à la perspective et à la représentation artistique. Son perspectographe, un appareil permettant de tracer des perspectives linéaires, questionne le rôle du savoir-faire dans la création artistique. Dürer cherchait à simplifier et à standardiser le processus de dessin, en utilisant des grilles et des viseurs pour reproduire des images avec précision. Son approche a influencé non seulement l’art de la Renaissance, mais aussi les développements techniques ultérieurs.
Les Lanternes Magiques et les Fantasmagories : Illusions et Merveilles
Les lanternes magiques et les fantasmagories sont explorées comme des dispositifs de projection et d’animation qui ont captivé le public du XVIIIe siècle. Ces appareils utilisaient des plaques de verre peintes et des effets de lumière pour créer des illusions visuelles spectaculaires. Les fantasmagories, en particulier, combinaient des éléments de théâtre et de magie pour offrir des expériences immersives et multisensorielles, marquant une étape importante dans l’évolution des spectacles visuels.
Les Théâtres d’Ombres et les Dioramas : Scènes Animées et Immersion
Les théâtres d’ombres et les dioramas sont présentés comme des formes de divertissement visuel qui ont évolué au fil du temps. Les théâtres d’ombres, popularisés par Dominique Séraphin, utilisaient des silhouettes articulées pour raconter des histoires. Les dioramas, quant à eux, offraient des scènes animées et immersives, souvent accompagnées de musique et de narration. Ces dispositifs ont influencé les développements ultérieurs dans le cinéma et les installations artistiques.
Les Pionniers de la Photographie et du Cinéma : De Niépce à Marey
Les pionniers de la photographie et du cinéma, tels que Nicéphore Niépce et Étienne-Jules Marey, sont mis en lumière pour leurs contributions révolutionnaires. Niépce est crédité pour la première photographie permanente, tandis que Marey a développé la chronophotographie pour capturer le mouvement. Ces innovations ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
Les Théâtres d’Ombres et les Dioramas : Scènes Animées et Immersion
Les théâtres d’ombres et les dioramas sont présentés comme des formes de divertissement visuel qui ont évolué au fil du temps. Les théâtres d’ombres, popularisés par Dominique Séraphin, utilisaient des silhouettes articulées pour raconter des histoires. Les dioramas, quant à eux, offraient des scènes animées et immersives, souvent accompagnées de musique et de narration. Ces dispositifs ont influencé les développements ultérieurs dans le cinéma et les installations artistiques.
Les Pionniers de la Photographie et du Cinéma : De Niépce à Marey
Les pionniers de la photographie et du cinéma, tels que Nicéphore Niépce et Étienne-Jules Marey, sont mis en lumière pour leurs contributions révolutionnaires. Niépce est crédité pour la première photographie permanente, tandis que Marey a développé la chronophotographie pour capturer le mouvement. Ces innovations ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
Les Dispositifs de Création, de Projection et d’Immersion : Du Zootrope au Cinéma
Les dispositifs de projection et d’immersion, tels que le zootrope, le praxinoscope et le cinéma, sont explorés pour leur rôle dans la création d’illusions de mouvement. Ces appareils utilisaient des principes optiques pour animer des images fixes, offrant des expériences visuelles captivantes. Le développement de ces technologies a conduit à l’émergence du cinéma moderne et des techniques d’animation.
Les Installations Artistiques et les Boîtes Optiques : De Duchamp à Kentridge
Les installations artistiques et les boîtes optiques, telles que celles de Marcel Duchamp et William Kentridge, sont analysées pour leur capacité à créer des environnements immersifs et interactifs. Ces œuvres combinent des éléments de théâtre, de cinéma et de technologie pour offrir des expériences visuelles uniques. Les boîtes optiques, en particulier, permettent aux spectateurs de s’immerger dans des scènes animées et des narrations visuelles complexes
Les Techniques de Dessin Animé et de Pixilation : De Cohl à McLaren
Les techniques de dessin animé et de pixilation, développées par des artistes comme Émile Cohl et Norman McLaren, sont explorées pour leur impact sur le cinéma d’animation. Cohl est crédité pour avoir créé le premier dessin animé cinématographique, tandis que McLaren a utilisé la pixilation pour animer des personnes en chair et en os. Ces techniques ont ouvert la voie à des formes innovantes de narration visuelle et d’expression artistique.
Technique photographique qui capture plusieurs phases d'un mouvement en une seule image, souvent utilisée pour étudier le mouvement.
Chronophotographie
Title
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Subtitle
flascard
Dispositif mécanique qui utilise une manivelle pour faire défiler des illustrations, créant ainsi l'impression d'une scène en mouvement.
Mutoscope
Title
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Subtitle
Tablette avec un trou central utilisée par Brunelleschi pour démontrer les principes de la perspective linéaire, conique, à point de fuite.
Tavoletta
Title
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Subtitle
Dispositif optique qui utilise un miroir cylindrique et des images rémanentes pour créer l'illusion de mouvement.
Praxinoscope
Title
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Subtitle
Technique artistique permettant de représenter des objets en trois dimensions sur une surface plane, en utilisant des lignes de fuite et des points de convergence pour créer une illusion de profondeur.
Perspective
Title
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Subtitle
Peinture ou représentation visuelle qui offre une vue à 360 degrés d'un paysage ou d'une scène, souvent exposée dans une rotonde.
Panorama
Title
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Subtitle
Représentation visuelle réalisée à la main sur une surface plane, utilisant des techniques variées comme le crayon, l'encre ou la peinture, pour créer des images ou des illustrations.
Dessin
Title
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Subtitle
Petit livre dont les pages, feuilletées rapidement, donnent l'illusion de mouvement grâce à des dessins légèrement différents.
Folioscope
Title
Title
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Subtitle
Subtitle
Spectacle optique consistant à projeter et animer des tableaux miniatures peints sur des plaques de verre, créant des illusions visuelles et des effets spéciaux pour impressionner le public.
Fantasmagorie
Title
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Subtitle
Subtitle
Une oeuvre immersive place le spectateur en immersion. Il est immergé dans l’oeuvre, physiquement ou mentalement.Les grottes de Lascaux ou la grotte Chauvet pourraient être considérées comme des premiers exemples d’oeuvres immersives. Les peintures pariétales, rupestres, définissent et modifient un espace, leur espace, dans lequel le spectateur entre. Les fresques de la Renaissance comme celles présentes à la Villa Barbaro peintes par Véronèse dans toutes les pièces peuvent aussi être assimilées à des oeuvres qui immergent le spectateur.Dans l’art contemporain, les oeuvres immersives sont souvent plus que seulement visuelles, elles associent des environnements sonores, olfactifs (relatifs à l’odorat), haptiques (relatifs au toucher).Les arts immersifs peuvent être définis comme des dispositifs expérientiels où la place du spectateur dans l’environnement créé est central. Ces environnements modifient sa perception de l’espace, du temps et même parfois la vision et la conscience de son propre corps.
Immatérialitéqui s’oppose à la matérialité, qui n’est pas formé de matière, qu’on ne peut ni prendre ni toucher, ou qui ne concerne pas les sens.
La persistance rétienne désigne le fait que les cellules de la rétine gardent en mémoire une image pendant environ un dixième de seconde après son apparition. Ainsi, si l’on fait défiler très rapidement une séquence d’images, au rythme de 24 par seconde, l’œil a en permanence en mémoire les images et ne peut distinguer 2 images successives. Les cahiers cinétiques ou folioscopes inventés en 1820 ou les thaumatropes datant de 1826 sont des objets optiques et ludiques faisant appel à la persistance rétinienne.
La naissance de la photographie est généralement datée de 1839, année où le procédé est présenté officiellement à l’Académie des sciences à Paris.Le nom principal à citer est Louis Daguerre, inventeur du daguerréotype, premier procédé photographique rendu public. Il s’appuie sur les recherches de Nicéphore Niépce, qui avait réalisé la première photographie vers 1826. L’image, intitulée Point de vue du Gras, montre la vue depuis la fenêtre de sa maison à Saint-Loup-de-Varennes et est obtenue grâce à un procédé appelé héliographie, nécessitant plusieurs heures d’exposition
Relations aux lieux, projections, écrans : espaces et modalités dediffusion des images animées dans la création contemporaine,incidences du numérique sur l’affranchissement du rapport aux espaces ou aux supports…
Partant de la devise américaine « E pluribus unum », soit plus grossièrement « l’union fait la force », l’ensemble rassemble les cinquante États d’Amérique en une seule et même unité, dont la grandeur rend clairement hommage à celle constamment revendiquée des USA. L’installation, de très grand format (4,60 m de haut, 12,20 m de long, 1,20 m de profondeur), représente effectivement une carte des États-Unis dont les frontières intérieures sont délimitées par des néons de couleurs vives, semblables à ceux qui ont tant frappé Nam June Paik à son arrivée, tandis que des extraits vidéo rendant hommage à la culture américaine passent en boucle dans 313 moniteurs de télévision.
Si le rendu final est plus proche du joyeux bordel et de la confusion totale que de l’œuvre lisse et aboutie, tout devient plus clair lorsque l’on isole chaque Etat : l’Oklahoma est défini par des extraits du Magicien d’Oz, le Kentucky est représenté par le Kentucky Derby, le Mississippi par des images du mouvement des droits civiques, etc. Drôle, mais aussi politique, Electronic Superhighway continue ainsi de s’offrir comme un portrait fidèle de l’Amérique par elle-même, où les stéréotypes cohabitent sans conflit avec la réalité.
Immersion et interaction : dispositifs intégrant des projections et des écrans, implication ou interactivité avec un public
Le premier dessin animé de l’histoire est généralement daté de 1908 avec le film Fantasmagorie réalisé par Émile Cohl.Ce court métrage est constitué d’environ 700 dessins réalisés à la main, filmés image par image, donnant l’illusion du mouvement.
La monstration repose au minimum sur un montreur, un objet à montrer et un observateur pour le regarder, le voir. Le lieu, le contexte, l’objectif, ne sont pas définis.
Le dispositif de monstration désigne tout moyen mis en oeuvre pour montrer une réalisation artistique ou un objet. Le dispositif de monstration peut être déterminé par l’artiste (dans son atelier), le collectionneur privé (dans sa demeure), le cinéaste (séquence filmique), le journaliste (reproduction photographique ou video dans son article), le marchand, le critique d’art, le commissaire priseur … Le dispositif de monstration n’a pas nécessairement d’objectif expositionnel (lié à une exposition muséale), il peut être documentaire ou commercial ou publicitaire et n’a donc pas nécessairement avec portée artistique (dans choix du lieu, de l’objectif).
La chronophotographie apparaît dans les années 1870–1880. Elle consiste à décomposer un mouvement en une série d’images successives afin d’analyser ce que l’œil ne peut pas percevoir. 1878 : premières séries photographiques du mouvement d’un cheval par Eadweard Muybridge (The Horse in Motion).1882 : mise au point de la chronophotographie scientifique par Étienne-Jules Marey avec son fusil photographique capable de prendre plusieurs images par seconde Étienne-Jules Marey – invente la chronophotographie scientifique (1882).Eadweard Muybridge – séries photographiques du cheval au galop (1878).Pierre Jules César Janssen – invente en 1874 le revolver photographique qui inspire Marey.
La décomposition du mouvement consiste à diviser un mouvement en une série d’images fixes qui, lorsqu’elles sont projetées rapidement, donnent l’illusion, grâce à la persistance rétinienne, d’un mouvement continu.
Chronos = temps + photographie = écriture de lumièreSuccession de prises de vues réalisées sur différents supports sensibles (série d’images qui présentent différents instants d’un mouvement) ou sur un même support (les différents instants sont alors simultanément visibles au sein d’une même image). Cette technique permet de décomposer chronologiquement les phases d’un mouvement (humain ou animal). Elle a été mise au point par Étienne Jules Marey et Eadweard Muybridge, en 1882. Elle permettra le développement du cinématographe !Les artistes du Futurisme italien s’intéresseront beaucoup à cette décomposition du mouvement.
La naissance officielle du cinéma est généralement datée du 28 décembre 1895, lors de la première projection publique payante organisée à Paris par les Auguste Lumière et Louis Lumière au Salon Indien du Grand Café.Parmi les premiers films projetés figure La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, qui montre des ouvriers quittant l’usine familiale.
L’image est une représentation de quelque chose ou de quelqu’un par un procédé manuel (le crayon, la peinture, etc.) ou mécanique (l’appareil photographique, vidéo …). C’est aussi une représentation imprimée où ce qui est reproduit ou imité évoque quelque chose ou quelqu’un.On distingue deux grandes familles d’images : l’image fixe et l’image animée ou mobile.
Le principe des Rotoreliefs Les Rotoreliefs sont des disques imprimés avec des motifs circulaires.
Quand ils tournent rapidement sur un plateau (comme un tourne-disque), ils produisent un effet de relief visuel, donnant l’impression d’une profondeur en mouvement.
Dans le film, Duchamp filme ces disques en rotation afin de transformer une expérience optique en œuvre cinématographique.
Animation des images et interfaces de leur diffusion et de réception
virginie burgun
Created on March 9, 2026
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Animation des images et interfaces de leur diffusion et de réception
SOMMAIRE
VOCABULAIRE
À CONNAITRE RÉFÉRENCES ARTISTIQUES
VOCABULAIRE À MAÎTRISER
machines optiques
RÉFÉRENCES CINÉMATOGRAPHIQUES
Conseil méthodologique :
travail à faire
points clés
Résumé détaillé
flascard
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Animation des images et interfaces de leur diffusion et de réception. Liens entre arts plastiques et cinéma, animation, image de synthèse, jeu vidéo
Relations aux lieux, projections, écrans
Immersion et interaction
Hans Holbein, Les Ambassadeurs, 1533, 2 x 2m. Huile sur bois, Chêne (bois), National Gallery Londres
illusion de l’animation grâce au dispositif de présentation
illusion de l’animation grâce au dispositif de présentation
Carmontelle (1717-1806), Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres, aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du Domaine départemental
À CONNAITRE RÉFÉRENCES ARTISTIQUES
Marcel Duchamp, 1926, environ 7 minutes, film expérimental en noir et blanc composé de disques rotatifs filmés.
William Kentridge
artiste sud-africain connu pour ses films d’animation réalisés à partir de dessins au fusain qu’il modifie et efface progressivement. Son travail mêle dessin, animation et performance pour évoquer l’histoire, la mémoire et les questions politiques liées notamment à l’Afrique du Sud.
Anémic Cinéma est un court film expérimental réalisé par Marcel Duchamp. Le film montre une succession de disques qui tournent. Certains portent des motifs géométriques en spirale, d’autres des phrases écrites en spirale. Ces disques en rotation créent une illusion optique : les formes semblent se transformer, se creuser ou se gonfler à mesure qu’elles tournent. Ces objets s’appellent des Rotoreliefs, que Duchamp avait inventés quelques années auparavant.
JEUx optiques avec persistance rétinienne
L'ANIMATION
ROTORELIEFS
William Kentridge – More Sweetly Play the Dance – Arles 2016
Nam June Paik
artiste coréen considéré comme le pionnier de l’art vidéo. Il utilise les téléviseurs, les caméras et les images électroniques pour créer des installations qui questionnent les médias, la technologie et la culture contemporaine.
LES dispositifs vidéo
Objets, postes TV, plexiglas, bois, Installation électrique 186 x 93 x 157 cm Utilisation d'un synthétiseur vidéo, afin de mixer les images en temps réel
Electronic Superhighway”
EXPLICATION
Persistance rétinienne
dispositif de monstration
immatérialité des images projetées
décomposition du mouvement
expériences immersives
image fixe / animée, séquentielle ≠ mobile
chronophotographie
naissance de la photographie
naissance du cinéma
Naissance du premier dessin animé
naissance de la chronophotographie
VOCABULAIRE À MAÎTRISER
LES GRANDES INVENTIONS OPTIQUES ET CINÉTIQUES (liées au mouvement) des images
Le chinois Mo Ti observe que les rayons du soleil passant par un petit trou reproduisent une image inversée (principe de la chambre noire)
Découverte du principe de la chambre noire en Asie
450 Avant JC
machines optiques
380 Avant JC
Allégorie de la caverne de Platon
La République, Livre VII
Découverte du principe de la chambre noire en Europe
350 Avant JC
Aristote découvre à son tour le principe de la chambre noire. La chambre obscure qu’il utilisa n’était autre qu’une pièce privé de fenêtre, dans laquelle la lumière pénétrait uniquement par un objectif primaire, le sténopé, un simple trou pratiqué dans l’une des parois. Sur le mur d’en face, l’image du monde extérieur y apparaissait inversée. Il l’employa pour observer une éclipse solaire. Euclide rédige un traite d'Optique
se développe en Chine, Inde, Java et Bali. En Occident, le terme d'ombres chinoises est utilisé. Le théâtre d'ombres chinois est une forme de théâtre où des silhouettes colorées jouent des pièces traditionnelles derrière un écran en tissu rétro-éclairé. Les marionnettistes fabriquent les silhouettes en cuir ou en papier et les manipulent avec des tiges pour créer l'illusion d'images mobiles. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. Le théâtre d'ombres diffuse les connaissances, défend les valeurs culturelles et divertit la communauté. Cet art est classé au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO depuis 2011.
Le théatre d'ombre
121 Avant JC
Son traité contient les bases de la perspective linéaire utilisée à la Renaissance en Europe.
Ibn Al-Hazen, physicien arabe, décrit la camera obscura dans son Traité de l'Optique.
1015 — 1021
La lanterne magique est l'ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives
La lanterne magique déjà utilisée en Perse
121 Avant JC
amélioré par Etienne-Gaspard Robert à la fin du XVIIIème siècle
Lanterne magique du néerlandais Christian Huygens
La lanterne magique est l'ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives. Inventée au XVIIe siècle par le père Athanase Kircher en Allemagne et par le père De Châle en France, elle permet de projeter des images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif, via la lumière d'une chandelle ou d'une lampe à huile.
1798
La première séance s'est tenue le 22 janvier à 18 h au Pavillon de l'Echiquier.
Robertson propose un spectacle nommé "fantasmagorie"
1798
La notion de cadrage et d'échelle des plans est déjà fortement présente dans cet art, hérité de la peinture. Les peintres s'emparent dans un premier temps de la photographie.
Nicéphore Niépce met au point la photographie.
1822
C'est le Docteur Paris qui en le serait créateur. Il dessina deux objets différents des deux côtés d'un cercle en carton. En faisant tourner rapidement ces deux disques autour d'un diamètre comme axe, au moins quinze rotations seconde, il s'aperçut qu'une troisième image apparaissait provenant du mélange des deux dessins "enregistrés visuellement": la persistance des impressions lumineuses sur la rétine.
Le mot "Thaumatrope" vient du grec : "thauma" le prodige et de "tropion" tourner.
Jouet optique qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne. Lorsque la lumière atteint la rétine, les cellules photosensibles (cônes et bâtonnets) déclenchent une réaction chimique. La persistance d'une durée d'environ 50 ms laisse une "trace" au fond de la rétine. Si une autre image est perçue par l'œil dans ce laps de temps, notre cerveau aura l'illusion de voir les deux images en même temps.
1825
jouet optique donnant l'illusion du mouvement attribué à la persistance rétinienne. Il a été inventé par le Belge Joseph Plateau en 1832.Il comporte un disque en carton, percé de dix à douze fentes, sur lequel un mouvement est décomposé en une séquence d'images fixes, et un manche permettant son maintien pendant sa rotation. Pour percevoir le mouvement, le spectateur se place en face d'un miroir et met ses yeux au niveau des fentes du disque, du côté opposé aux dessins.
Joseph Plateau invente le phénakisticope
1832
jouet optique inventé simultanément en 1834 par William George Horner et Simon Stampfer. Se fondant sur la persistance rétinienne et l'effet phi, le zootrope permet de donner l'illusion de mouvement d'un personnage dessiné.Un tambour percé de dix à douze fentes sur sa moitié supérieure abrite à l'intérieur une bande de dessins décomposant un mouvement cyclique. Le tambour est fixé sur un axe à sa base inférieure, ce qui permet de le faire tourner. On perçoit en boucle les mouvements des séquences animées en les regardant à travers les fentes pendant la rotation.
Conçu par l'anglais W.G Horner, le Zootrope, du grec "zôon" l'animal et "tropion" tourner, fut commercialisé en 1867
1834
Ce procédé fut découvert par l'anglais Linnet. On inventa par la suite des machines à feuilleter à manivelle, le feuilletoscope ou encore le mutoscope qui était électrique.). C'est un petit livret de dessins ou de photographies qui représentent une scène en mouvement (par exemple, un personnage ou un animal). Feuilleté rapidement, un folioscope procure à l'œil l'illusion que le sujet représenté est en mouvement, illusion optique provoquée par la persistance rétinienne et l'effet phi.Les folioscopes sont essentiellement une forme primitive d'animation.
Folioscope vient du latin "folium" feuille et du grec "skopein" examiner.
1868
Il s’agit d’un tambour au centre duquel se trouve un prisme de miroirs, le tout tournant autour d’un axe central, muni d’un pied et agrémenté d’un bougeoir avec abat-jour. On installe à l’intérieur du tambour une bande lithographiée constituée d’une série de dessins décomposant un mouvement cyclique. Il y a autant de dessins qu’il y a de miroirs sur le prisme central et la bande est installée de manière à ce que chaque dessin se reflète dans le miroir qui se trouve en vis-à-vis. Lorsque l’observateur fait tourner l’ensemble, il peut voir les dessins se substituer les uns aux autres dans les miroirs et l’animation se réaliser.
Emile Reynaud invente le praxinoscope
1877
Ils décomposent le mouvement à l'aide d'une succession de photographies. Chrono = temps
Eadweard Muybridge et Etienne-Jules Marey : chronophotographie
1878 — 1880
Première représentation publique de l’ancêtre du dessin animé. Accompagnés par une musique originale spécifiquement composée par Gaston Paulin (première BO), ses dessins animés, qu'il nomme les Pantomimes lumineuses, sont présentés au musée Grévin.
Charles-Emile Reynaud projette sur écran, avec un praxinoscope de sa conception, des dessins animés qu'il a peint sur film souple.
1892
Synthèse du mouvement obtenue par un film de 35 mm perforé tournant dans une caisse en bois
Charles-Emile Reynaud projette sur écran, avec un praxinoscope de sa conception, des dessins animés qu'il a peint sur film souple.
1892
Louis et Antoine Lumière, d'origine lyonnaise et fils de l'industriel, peintre et photographe Antoine Lumière, trouvent la solution en s'inspirant des perforations servant de guide aux bandes de carton des métiers à tisser "Jacquard". En perforant de chaque côté les bandes de pellicule, pas encore appelées "film", ils réussissent à maintenir la cadence de seize images à la seconde grâce à deux griffes qui faisaient dérouler la pellicule dans un cadre. Le Cinématographe projeteur Lumière était né, imposant dès lors sa cadence qui restera celle du cinéma muet au XIXème siècle.
Le "kinétoscope de projection" devient le "cinématographe"
1895
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Les films d’animation utilisent les techniques cinématographiques de prise de vues image par image (stop motion, pixilation) pour créer artificiellement le mouvement. À la différence du cinéma de prise de vue réelle, où le mouvement est filmé en continu à l’aide d’une caméra, en animation chaque image est créée et photographiée séparément. C’est le défilement rapide des images qui crée l’illusion du mouvement. La magie de cette illusion provient d’une imperfection de l’œil humain : la persistance rétinienne. En effet, lorsqu’on fait défiler rapidement des images devant notre œil, celui-ci n’est pas capable de les effacer immédiatement et finit par les superposer. En cinéma, il faut 24 images pour constituer une seconde de film. Mais l’animateur se contentera de fabriquer en moyenne 12 animations qui seront photographiées chacune deux fois sur une pellicule. On obtient bien alors les 24 images qui composent une seconde de film.
RÉFÉRENCES CINÉMATOGRAPHIQUES
Conseil méthodologique :
Pour bien mémoriser des informations nouvelles (références artistiques, problématiques, notions, vocabulaire, ...) il faut les relier à des informations que vous avez déjà en mémoire et que vous maîtrisez
Exemples : Vous découvrez une oeuvre en classe, lors d'une exposition, dans un livre, sur internet... cherchez avec quelle autre oeuvre vous pourriez la comparer et pourquoi. Vous découvrez un mot nouveau, faite un texte de quelques lignes avec ce mot et d'autres mots de vocabulaire que vous connaissez. Vous pourrez me faire part de vos liens à tout moment, alors n'hésitez pas ! C'est ainsi que votre culture générale et artistique se développeront et se consolideront efficacement dans le temps...
Dispositifs, liés à des évolutions techniques, à différencier en 4 catégories
Dispositifs de représentation (faire image) : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (en lien avec Andreas Gursky)
dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
dispositifs de projection (projeter l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
dispositifs d'immersion (être dans l'image) : prendre en note 1 exemple de dispositif et 1 référence artistique avec date
Prendre en note / 1 double page de vos carnets
travail à faire
Les lanternes magiques et les fantasmagories ont offert des expériences immersives et multisensorielles, marquant une étape importante dans l’évolution des spectacles visuels.
Le perspectographe de Dürer a simplifié et standardisé le processus de dessin, influençant l’art de la Renaissance et les développements techniques ultérieurs.
Les dispositifs de représentation comme la camera obscura et le sténopé ont évolué techniquement, influençant la perception et la réception des œuvres d’art.
La tavoletta de Brunelleschi a révolutionné la perspective en art, utilisant des techniques de mimesis et de ressemblance pour créer des images précises.
Les dispositifs de projection et d’immersion, tels que le zoetrope et le cinéma, ont conduit à l’émergence du cinéma moderne et des techniques d’animation.
Les pionniers de la photographie et du cinéma, comme Niépce et Marey, ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
points clés
Les Dispositifs de Représentation et leurs évolutions
Ce texte explore les différents dispositifs de représentation utilisés dans l’art et la photographie, en mettant l’accent sur leur évolution technique et leur impact sur la perception et la réception des œuvres. Il aborde des dispositifs comme la camera obscura, la tavoletta de Brunelleschi, le perspectographe de Dürer, et le sténopé, en soulignant leur rôle dans la création de perspectives et d’illusions visuelles. Le texte détaille également l’importance de ces dispositifs dans l’histoire de l’art, notamment leur influence sur la Renaissance et les développements ultérieurs en optique et en photographie.
La Tavoletta de Brunelleschi : Une Révolution Perspective
La tavoletta de Brunelleschi est présentée comme une innovation majeure dans l’histoire de la perspective. Ce dispositif permettait de créer des images en perspective précises, en utilisant un miroir pour vérifier l’exactitude de la représentation. Brunelleschi a ainsi démontré la valeur expressive de l’écart entre l’image et la réalité, en utilisant des techniques de mimesis et de ressemblance. Son expérience a marqué un tournant dans la manière dont les artistes percevaient et représentaient le monde réel.
Résumé détaillé
Le Perspectographe de Dürer : Entre Art et Technique
Albrecht Dürer est mis en avant pour ses contributions à la perspective et à la représentation artistique. Son perspectographe, un appareil permettant de tracer des perspectives linéaires, questionne le rôle du savoir-faire dans la création artistique. Dürer cherchait à simplifier et à standardiser le processus de dessin, en utilisant des grilles et des viseurs pour reproduire des images avec précision. Son approche a influencé non seulement l’art de la Renaissance, mais aussi les développements techniques ultérieurs.
Les Lanternes Magiques et les Fantasmagories : Illusions et Merveilles
Les lanternes magiques et les fantasmagories sont explorées comme des dispositifs de projection et d’animation qui ont captivé le public du XVIIIe siècle. Ces appareils utilisaient des plaques de verre peintes et des effets de lumière pour créer des illusions visuelles spectaculaires. Les fantasmagories, en particulier, combinaient des éléments de théâtre et de magie pour offrir des expériences immersives et multisensorielles, marquant une étape importante dans l’évolution des spectacles visuels.
Les Théâtres d’Ombres et les Dioramas : Scènes Animées et Immersion
Les théâtres d’ombres et les dioramas sont présentés comme des formes de divertissement visuel qui ont évolué au fil du temps. Les théâtres d’ombres, popularisés par Dominique Séraphin, utilisaient des silhouettes articulées pour raconter des histoires. Les dioramas, quant à eux, offraient des scènes animées et immersives, souvent accompagnées de musique et de narration. Ces dispositifs ont influencé les développements ultérieurs dans le cinéma et les installations artistiques.
Les Pionniers de la Photographie et du Cinéma : De Niépce à Marey
Les pionniers de la photographie et du cinéma, tels que Nicéphore Niépce et Étienne-Jules Marey, sont mis en lumière pour leurs contributions révolutionnaires. Niépce est crédité pour la première photographie permanente, tandis que Marey a développé la chronophotographie pour capturer le mouvement. Ces innovations ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
Les Théâtres d’Ombres et les Dioramas : Scènes Animées et Immersion
Les théâtres d’ombres et les dioramas sont présentés comme des formes de divertissement visuel qui ont évolué au fil du temps. Les théâtres d’ombres, popularisés par Dominique Séraphin, utilisaient des silhouettes articulées pour raconter des histoires. Les dioramas, quant à eux, offraient des scènes animées et immersives, souvent accompagnées de musique et de narration. Ces dispositifs ont influencé les développements ultérieurs dans le cinéma et les installations artistiques.
Les Pionniers de la Photographie et du Cinéma : De Niépce à Marey
Les pionniers de la photographie et du cinéma, tels que Nicéphore Niépce et Étienne-Jules Marey, sont mis en lumière pour leurs contributions révolutionnaires. Niépce est crédité pour la première photographie permanente, tandis que Marey a développé la chronophotographie pour capturer le mouvement. Ces innovations ont jeté les bases pour le développement du cinéma et des techniques de représentation visuelle moderne.
Les Dispositifs de Création, de Projection et d’Immersion : Du Zootrope au Cinéma
Les dispositifs de projection et d’immersion, tels que le zootrope, le praxinoscope et le cinéma, sont explorés pour leur rôle dans la création d’illusions de mouvement. Ces appareils utilisaient des principes optiques pour animer des images fixes, offrant des expériences visuelles captivantes. Le développement de ces technologies a conduit à l’émergence du cinéma moderne et des techniques d’animation.
Les Installations Artistiques et les Boîtes Optiques : De Duchamp à Kentridge
Les installations artistiques et les boîtes optiques, telles que celles de Marcel Duchamp et William Kentridge, sont analysées pour leur capacité à créer des environnements immersifs et interactifs. Ces œuvres combinent des éléments de théâtre, de cinéma et de technologie pour offrir des expériences visuelles uniques. Les boîtes optiques, en particulier, permettent aux spectateurs de s’immerger dans des scènes animées et des narrations visuelles complexes
Les Techniques de Dessin Animé et de Pixilation : De Cohl à McLaren
Les techniques de dessin animé et de pixilation, développées par des artistes comme Émile Cohl et Norman McLaren, sont explorées pour leur impact sur le cinéma d’animation. Cohl est crédité pour avoir créé le premier dessin animé cinématographique, tandis que McLaren a utilisé la pixilation pour animer des personnes en chair et en os. Ces techniques ont ouvert la voie à des formes innovantes de narration visuelle et d’expression artistique.
Technique photographique qui capture plusieurs phases d'un mouvement en une seule image, souvent utilisée pour étudier le mouvement.
Chronophotographie
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Subtitle
flascard
Dispositif mécanique qui utilise une manivelle pour faire défiler des illustrations, créant ainsi l'impression d'une scène en mouvement.
Mutoscope
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Tablette avec un trou central utilisée par Brunelleschi pour démontrer les principes de la perspective linéaire, conique, à point de fuite.
Tavoletta
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Dispositif optique qui utilise un miroir cylindrique et des images rémanentes pour créer l'illusion de mouvement.
Praxinoscope
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Technique artistique permettant de représenter des objets en trois dimensions sur une surface plane, en utilisant des lignes de fuite et des points de convergence pour créer une illusion de profondeur.
Perspective
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Peinture ou représentation visuelle qui offre une vue à 360 degrés d'un paysage ou d'une scène, souvent exposée dans une rotonde.
Panorama
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Représentation visuelle réalisée à la main sur une surface plane, utilisant des techniques variées comme le crayon, l'encre ou la peinture, pour créer des images ou des illustrations.
Dessin
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Petit livre dont les pages, feuilletées rapidement, donnent l'illusion de mouvement grâce à des dessins légèrement différents.
Folioscope
Title
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Subtitle
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Spectacle optique consistant à projeter et animer des tableaux miniatures peints sur des plaques de verre, créant des illusions visuelles et des effets spéciaux pour impressionner le public.
Fantasmagorie
Title
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Subtitle
Subtitle
Une oeuvre immersive place le spectateur en immersion. Il est immergé dans l’oeuvre, physiquement ou mentalement.Les grottes de Lascaux ou la grotte Chauvet pourraient être considérées comme des premiers exemples d’oeuvres immersives. Les peintures pariétales, rupestres, définissent et modifient un espace, leur espace, dans lequel le spectateur entre. Les fresques de la Renaissance comme celles présentes à la Villa Barbaro peintes par Véronèse dans toutes les pièces peuvent aussi être assimilées à des oeuvres qui immergent le spectateur.Dans l’art contemporain, les oeuvres immersives sont souvent plus que seulement visuelles, elles associent des environnements sonores, olfactifs (relatifs à l’odorat), haptiques (relatifs au toucher).Les arts immersifs peuvent être définis comme des dispositifs expérientiels où la place du spectateur dans l’environnement créé est central. Ces environnements modifient sa perception de l’espace, du temps et même parfois la vision et la conscience de son propre corps.
Immatérialitéqui s’oppose à la matérialité, qui n’est pas formé de matière, qu’on ne peut ni prendre ni toucher, ou qui ne concerne pas les sens.
La persistance rétienne désigne le fait que les cellules de la rétine gardent en mémoire une image pendant environ un dixième de seconde après son apparition. Ainsi, si l’on fait défiler très rapidement une séquence d’images, au rythme de 24 par seconde, l’œil a en permanence en mémoire les images et ne peut distinguer 2 images successives. Les cahiers cinétiques ou folioscopes inventés en 1820 ou les thaumatropes datant de 1826 sont des objets optiques et ludiques faisant appel à la persistance rétinienne.
La naissance de la photographie est généralement datée de 1839, année où le procédé est présenté officiellement à l’Académie des sciences à Paris.Le nom principal à citer est Louis Daguerre, inventeur du daguerréotype, premier procédé photographique rendu public. Il s’appuie sur les recherches de Nicéphore Niépce, qui avait réalisé la première photographie vers 1826. L’image, intitulée Point de vue du Gras, montre la vue depuis la fenêtre de sa maison à Saint-Loup-de-Varennes et est obtenue grâce à un procédé appelé héliographie, nécessitant plusieurs heures d’exposition
Relations aux lieux, projections, écrans : espaces et modalités dediffusion des images animées dans la création contemporaine,incidences du numérique sur l’affranchissement du rapport aux espaces ou aux supports…
Partant de la devise américaine « E pluribus unum », soit plus grossièrement « l’union fait la force », l’ensemble rassemble les cinquante États d’Amérique en une seule et même unité, dont la grandeur rend clairement hommage à celle constamment revendiquée des USA. L’installation, de très grand format (4,60 m de haut, 12,20 m de long, 1,20 m de profondeur), représente effectivement une carte des États-Unis dont les frontières intérieures sont délimitées par des néons de couleurs vives, semblables à ceux qui ont tant frappé Nam June Paik à son arrivée, tandis que des extraits vidéo rendant hommage à la culture américaine passent en boucle dans 313 moniteurs de télévision. Si le rendu final est plus proche du joyeux bordel et de la confusion totale que de l’œuvre lisse et aboutie, tout devient plus clair lorsque l’on isole chaque Etat : l’Oklahoma est défini par des extraits du Magicien d’Oz, le Kentucky est représenté par le Kentucky Derby, le Mississippi par des images du mouvement des droits civiques, etc. Drôle, mais aussi politique, Electronic Superhighway continue ainsi de s’offrir comme un portrait fidèle de l’Amérique par elle-même, où les stéréotypes cohabitent sans conflit avec la réalité.
Immersion et interaction : dispositifs intégrant des projections et des écrans, implication ou interactivité avec un public
Le premier dessin animé de l’histoire est généralement daté de 1908 avec le film Fantasmagorie réalisé par Émile Cohl.Ce court métrage est constitué d’environ 700 dessins réalisés à la main, filmés image par image, donnant l’illusion du mouvement.
La monstration repose au minimum sur un montreur, un objet à montrer et un observateur pour le regarder, le voir. Le lieu, le contexte, l’objectif, ne sont pas définis.
Le dispositif de monstration désigne tout moyen mis en oeuvre pour montrer une réalisation artistique ou un objet. Le dispositif de monstration peut être déterminé par l’artiste (dans son atelier), le collectionneur privé (dans sa demeure), le cinéaste (séquence filmique), le journaliste (reproduction photographique ou video dans son article), le marchand, le critique d’art, le commissaire priseur … Le dispositif de monstration n’a pas nécessairement d’objectif expositionnel (lié à une exposition muséale), il peut être documentaire ou commercial ou publicitaire et n’a donc pas nécessairement avec portée artistique (dans choix du lieu, de l’objectif).
La chronophotographie apparaît dans les années 1870–1880. Elle consiste à décomposer un mouvement en une série d’images successives afin d’analyser ce que l’œil ne peut pas percevoir. 1878 : premières séries photographiques du mouvement d’un cheval par Eadweard Muybridge (The Horse in Motion).1882 : mise au point de la chronophotographie scientifique par Étienne-Jules Marey avec son fusil photographique capable de prendre plusieurs images par seconde Étienne-Jules Marey – invente la chronophotographie scientifique (1882).Eadweard Muybridge – séries photographiques du cheval au galop (1878).Pierre Jules César Janssen – invente en 1874 le revolver photographique qui inspire Marey.
La décomposition du mouvement consiste à diviser un mouvement en une série d’images fixes qui, lorsqu’elles sont projetées rapidement, donnent l’illusion, grâce à la persistance rétinienne, d’un mouvement continu.
Chronos = temps + photographie = écriture de lumièreSuccession de prises de vues réalisées sur différents supports sensibles (série d’images qui présentent différents instants d’un mouvement) ou sur un même support (les différents instants sont alors simultanément visibles au sein d’une même image). Cette technique permet de décomposer chronologiquement les phases d’un mouvement (humain ou animal). Elle a été mise au point par Étienne Jules Marey et Eadweard Muybridge, en 1882. Elle permettra le développement du cinématographe !Les artistes du Futurisme italien s’intéresseront beaucoup à cette décomposition du mouvement.
La naissance officielle du cinéma est généralement datée du 28 décembre 1895, lors de la première projection publique payante organisée à Paris par les Auguste Lumière et Louis Lumière au Salon Indien du Grand Café.Parmi les premiers films projetés figure La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, qui montre des ouvriers quittant l’usine familiale.
L’image est une représentation de quelque chose ou de quelqu’un par un procédé manuel (le crayon, la peinture, etc.) ou mécanique (l’appareil photographique, vidéo …). C’est aussi une représentation imprimée où ce qui est reproduit ou imité évoque quelque chose ou quelqu’un.On distingue deux grandes familles d’images : l’image fixe et l’image animée ou mobile.
Le principe des Rotoreliefs Les Rotoreliefs sont des disques imprimés avec des motifs circulaires. Quand ils tournent rapidement sur un plateau (comme un tourne-disque), ils produisent un effet de relief visuel, donnant l’impression d’une profondeur en mouvement. Dans le film, Duchamp filme ces disques en rotation afin de transformer une expérience optique en œuvre cinématographique.