LA CONTENTION PHYSIQUE DE
LA PERSONNE
BLOC3 INFORMATION ET ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES ET LEUR ENTOURAGE , DES PROFESSIONNELS ET DES APPRENANTS MODULE6 RELATION ET COMMUNICATION AVEC LES PERSONNES ET LEUR ENTOURAGE
VOS REPRÉSENTATIONS
Qu’est-ce pour vous une contention ?
QUESTIONNEMENT ETHIQUE
Quand le soignant, se rend disponible et qu’il peut agir sur le moment que vit le patient de manière apaisée, la contention ne pose pas problème. Le soignant se trouve
dans le soin relationnel. Le soignant peut être heurté dans ses valeurs du soin. La contention est une contrainte, une suppression de liberté notamment en psychiatrie lorsqu’on l’impose Forcer, immobiliser, ou enfermer autrui s’oppose à un idéal de soin. L’argument est de rendre légitime la contrainte de la contention par la nécessité de soigner ou de protéger le patient contre lui-même( risque de chute, éviter l’épuisement lors des déambulations, auto-agressivité …) ou de protéger les autres patients de ses
• •
comportements (hétéro-agressivité). La contention est mise certes contre la volonté du patient mais pour son bien dans
un but thérapeutique.
QUESTIONNEMENT ÉTHIQUE VÉCU DES SOIGNANTS
• Anxiété, frustration, et culpabilité/respect de l’autonomie et de la • Atteinte à la liberté d’aller et venir • Vécu comme une maltraitance • Impact sur la famille , l’entourage difficile à vivre • Le fait de contentionner : impression de charge de travail moins
dignité
importante
PLAN
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. SURVEILLANCE SPECIFIQUE EN PSYCHIATRIE 11. LES ALTERNATIVES A LA CONTENTION
DEFINITION MOTIFS DE LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE AGEE LES DIFFERENTS MOYENS DE CONTENTION LES DIFFERENTS TYPES DE CONTENTION MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE AGEE LES RISQUES LIES A L’USAGE D’UNE CONTENTION
LA SURVEILLANCE ET EN PSYCHIATRIE ? ISOLEMENT ET CONTENTION EN PSYCHIATRIE
12. QUESTIONNAIRE
DEFINITION
• ETHYMOLOGIE • Le terme contention vient de l’ancien français (début XIIIe) contençon, lui-même issu du latin contentio qui signifie « tendre avec force, entièrement ».
• La spécialisation médicale du terme en dérive, à la fin du XVIIIe, avmédical contentio ou contentus (participe passé de continere « contenir ») qui signifie « tension, fait de serrer, de maintenir » (1771).
ec le latin
DEFINITION
• SELON la Haute Autorité de Santé : La contention physique est l’utilisation de tous moyens, méthodes, matériels ou vêtements qui empêchent ou limitent les capacités de mobilisation volontaire de tout ou partie du corps, dans le seul but d’obtenir de la sécurité pour une personne qui présente un comportement estimé dangereux ou mal
adapté.
Crainte de la chute du résident
MOTIFS DE LA MISE EN PLACE
Période de grande agitation
DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNES
Administration de soins
ÂGÉE
Réduction d’une période de
déambulation
LES DIFFÉRENTS MOYENS DE CONTENTIONS
• •
Physique Pharmacologique (administration de sédatifs pour réduire la mobilité , pour réduire un état d’agitation principalement des benzodiapézines) Relationnelle ou psychologique : verbale ou non, c’est une attitude ou propos qui incite le résident à rester tranquille (mise en garde, conseil insistant, voire ordre) Architecturale : limitation des déplacements dans un espace (ex : isolement septique,
secteur fermé) Toute forme de matériel détourné de son usage(ex: drap) Tout moyen de limitation de la mobilisation comme le verrouillage extérieur de la
• •
chambre
LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTENTION
• Gilets et sangles de maintien • Ceinture pelvienne • Attaches de poignets et de chevilles • Fauteuils gériatriques
• Sécuridrap • Barrières de lit
TYPES DE CONTENTION
Gilet de maintien Ceinture pelvienne ou abdominale
sécuridrap
TYPES DE CONTENTIONS
• Barrières de lit • Fauteuil gériatrique • Fauteuil avec adaptable
MOYENS DE CONTENTION EN PSYCHIATRIE
• Contention des chevilles • Contention des poignets • Lit fixé au sol avec contentions en chambre d’ isolement
LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE
LÉGISLATION
L’article L311-3 du code de l’action sociale et des familles rappelle que « l’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et
services sociaux et médico-sociaux » L’article 3 de la charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante stipule que « toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer
et de participer à la vie en société » Loi du 4mars 2002 : Art. L. 1110-5. « Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice
escompté » Art 3 de la déclaration universelle des droits de l’ homme : « Tout individu a droit à la vie, à la
liberté et à la sûreté de sa personne »
LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE
Elle doit avoir fait l’objet d’une réflexion en équipe pluridisciplinaire
La pose doit répondre à la Ø La sécurité du patient et/ou de son entourage La contention est légitime uniquement lorsqu’il y a une prescription établie dans l’intérêt du patient ou des autres patients pour assurer leur sécurité. La réévaluation doit en être régulière. Ø La contention doit être analysée comme un acte médical, c’est-à-dire devant répondre à une nécessité thérapeutique.
MISE EN PLACE DE LA CONTENTION BALANCE BÉNÉFICE –RISQUE
ARBRE DÉCISIONNEL POUR LA MISE EN CONTENTION
Sur prescription médicale
Quelle que soit la contention sa mise en place est un acte soumis à une prescription médicale Elle doit être motivée et contenir :
MISE EN PLACE DE LA CONTENTION
– –
Le motif (résultat bénéfice -risque) Durée prévisible et fréquences de sa réévaluation (levée de la mesure dès que celle-ci n’est plus justifiée) Risques à prévenir
CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE PRESCRIPTION
– – – Matériel
Surveillance
Etouffement par strangulation
symptômes psychique repli agression
chutes
RISQUES DANS L’USAGE DE
Perte d’autonomie
Confusion et agitation
risques
LA CONTENTION
Syndrome d’immobilisation
Sentiment de mise à l’écart , sentiment d’emprisonnement
Etat grabataire
RISQUES
Augmentation du risque de chute grave Majoration ou apparition d’une confusion ou d’une agitation Complications physiques liés à l’immobilisation (incontinence urinaire et fécale, encombrement bronchique, régression psychomotrice, dénutrition et déshydratation, anxiété , peur, agressivité,
• • •
inconfort, troubles du sommeil) Perte d’autonomie et augmentation de la durée d’hospitalisation et de la mortalité Risques psychologiques avec le repli sur soi ou perte de confiance envers les soignants Risques liés à la mauvaise mise en place du matériel (blessure, rougeurs ++ du à la fragilité de la
• • •
peau, …)
LA SURVEILLANCE
Il est important qu’une surveillance écrite et programmée à intervalles
réguliers soit réalisée. Les modalités de surveillance sont établies au regard des risques à gérer liés à la contention, des besoins et des risques spécifiques liés à l'état de santé du
sujet. Les paramètres physiques : effectuer un contrôle au moins toutes les heures de l'existence ou non de symptômes concernant :
• la fonction respiratoire • l'état cutané au niveau des points d'attaches et des points d'appui
• l'hydratation • la continence Ecoute active pour repérer le sentiment de peur, d’humiliation, ou l’état
d’agitation.
ET EN PSYCHIATRIE ? LÉGISLATION
L’article L. 3211-3 du Code de Santé Publique encadre de manière générale la prise en charge des personnes hospitalisées en soins psychiatriques. À ce titre, il précise que les restrictions à l'exercice des libertés individuelles doivent être « adaptées, nécessaires et proportionnées » à l’état mental du patient et à la mise en œuvre du traitement requis. « En toutes circonstances, la dignité de la personne doit être respectée et sa
réinsertion recherchée. »
Nouveau décret 2021-537 du 30 avril 2021 qui renforce les droits des patients et précise les modalités d’isolement et de mise en place des contentions
L’ISOLEMENT ET LA CONTENTION EN
PSYCHIATRIE
Ø Isolement et contention en dernier recours Ø Pour protéger le patient ou protéger les autres Ø Mesures d’isolement et de contention concernent uniquement les patients en hospitalisation complète sans consentement
L’ISOLEMENT ET LA CONTENTION EN
PSYCHIATRIE
Décision motivée par le psychiatre (compte rendu) Pour l’isolement d’une durée de 12h renouvelable pour une durée maximale par période de 12h dans la limite d’une durée de 48H au total Pour la contention d’une durée maximale 6h renouvelable par période de 6h dans la
limite de 24h A titre exceptionnel renouvelable au-delà de la durée maximale dans ce cas doivent être informés
Le JLD par le Directeur d’établissement La famille en priorité le conjoint ou personne identifiée par le patient
• • Surveillance somatique obligatoire de l’isolement et de la contention : attention traçabilité
En psychiatrie il est recommandé de prévoir une tenue confortable sans point de compression ou
un pyjama jetable
UNE SURVEILLANCE SPÉCIFIQUE EN PSYCHIATRIE
Une prescription du suivi est consignée dans le
dossier du patient
Une visite médicale à la mise en isolement pour évaluer l’état psychique, émotionnel et physique
dans les 2h
2 visites médicales obligatoire /24h avec évaluation cardiaque et respiratoire
SURVEILLANCE (SUITE)
Surveillance soignant Surveillance de l’état psychique 1x/heure Surveillance des paramètres selon prescription (TA, fréquence cardiaque, saturation en oxygène, altération de la peau aux points de contention)
• •
Surveillance de l’état cutanée
• • • • • • • •
Hydratation Alimentation Surveillance de l ’élimination Surveillance des effets de traitements médicamenteux (ex : benzodiazépines)
Être a l’écoute Observer Avoir une communication adaptée : ne pas répondre à l’agressivité , expliquer au patient pourquoi il est en isolement, rester à distance (cours sur l’agressivité)
LES ALTERNATIVES
Être a son écoute , rassurer
LES ALTERNATIVES
Lit en position très basse
Approche occupationnelle : proposer à la personne âgée de participer aux animations, lui confier une tache comme plier les chamex
A LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE
Positionner le patient près d’une salle de soins avec d’autres résidents ou patients pour créer du lien et permettre une surveillance
Agir sur le facteur de risque de chute en mettant en place de précautions (campagne « Pare à chute »)
• Chaussage adaptée, port des lunettes • Nutrition et hydratation en quantité suffisante • Révision et pertinence des prescriptions • Utilisation d’aides techniques adaptées et accompagnement à la mobilité
AGÉE
• Sécurisation de l’environnement
Nouvelles techniques qui permettent de détecter de manière automatique une chute ou un levé
LES ALTERNATIVES A LA CONTENTION
En psychiatrie
Technique de désamorçage: ( cours sur l’agressivité ) manifester de l’intérêt et de la compassion par des attitudes de respect et d’empathie Avoir une communication verbale et non verbale adaptée, rétablir le lien avec le patient et
• • •
reconnaitre ce qui lui est insupportable Impliquer le patient pour l’aider à trouver des ressources internes pour réguler sa violence Ne pas entrer dans une relation en miroir : savoir se décaler, ne pas prendre cela pour soi, avoir conscience de ses propres émotions pour pouvoir les réguler
• •
La chambre ou l’espace d’apaisement
L’espace d’apaisement est un lieu dont la porte n’est pas fermée à clé et conçu pour procurer un espace de faible stimulation afin de permettre une diminution de la tension interne d’un patient. Il est utilisé de façon volontaire, le plus souvent sur demande du patient ou sur suggestion de l’équipe soignante, dans le respect d’un cadre défini pour son
utilisation Il peut contenir des matelas, du matériel pour écouter de la musique, des fauteuils confortables, des livres, des lumières douces, un ours en peluche
QU’AVEZ-VOUS RETENU?
MERCI !
LA CONTENTION PHYSIQUE DE
Franck
Created on February 24, 2026
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Essential Business Proposal
View
Project Roadmap Timeline
View
Step-by-Step Timeline: How to Develop an Idea
View
Artificial Intelligence History Timeline
View
Piñata
View
Microlearning: When to Use Chat, Meetings or Email
View
Magazine dossier
Explore all templates
Transcript
LA CONTENTION PHYSIQUE DE
LA PERSONNE
BLOC3 INFORMATION ET ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES ET LEUR ENTOURAGE , DES PROFESSIONNELS ET DES APPRENANTS MODULE6 RELATION ET COMMUNICATION AVEC LES PERSONNES ET LEUR ENTOURAGE
VOS REPRÉSENTATIONS
Qu’est-ce pour vous une contention ?
QUESTIONNEMENT ETHIQUE
Quand le soignant, se rend disponible et qu’il peut agir sur le moment que vit le patient de manière apaisée, la contention ne pose pas problème. Le soignant se trouve
dans le soin relationnel. Le soignant peut être heurté dans ses valeurs du soin. La contention est une contrainte, une suppression de liberté notamment en psychiatrie lorsqu’on l’impose Forcer, immobiliser, ou enfermer autrui s’oppose à un idéal de soin. L’argument est de rendre légitime la contrainte de la contention par la nécessité de soigner ou de protéger le patient contre lui-même( risque de chute, éviter l’épuisement lors des déambulations, auto-agressivité …) ou de protéger les autres patients de ses
• •
comportements (hétéro-agressivité). La contention est mise certes contre la volonté du patient mais pour son bien dans
un but thérapeutique.
QUESTIONNEMENT ÉTHIQUE VÉCU DES SOIGNANTS
• Anxiété, frustration, et culpabilité/respect de l’autonomie et de la • Atteinte à la liberté d’aller et venir • Vécu comme une maltraitance • Impact sur la famille , l’entourage difficile à vivre • Le fait de contentionner : impression de charge de travail moins
dignité
importante
PLAN
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. SURVEILLANCE SPECIFIQUE EN PSYCHIATRIE 11. LES ALTERNATIVES A LA CONTENTION
DEFINITION MOTIFS DE LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE AGEE LES DIFFERENTS MOYENS DE CONTENTION LES DIFFERENTS TYPES DE CONTENTION MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE AGEE LES RISQUES LIES A L’USAGE D’UNE CONTENTION
LA SURVEILLANCE ET EN PSYCHIATRIE ? ISOLEMENT ET CONTENTION EN PSYCHIATRIE
12. QUESTIONNAIRE
DEFINITION
• ETHYMOLOGIE • Le terme contention vient de l’ancien français (début XIIIe) contençon, lui-même issu du latin contentio qui signifie « tendre avec force, entièrement ».
• La spécialisation médicale du terme en dérive, à la fin du XVIIIe, avmédical contentio ou contentus (participe passé de continere « contenir ») qui signifie « tension, fait de serrer, de maintenir » (1771).
ec le latin
DEFINITION
• SELON la Haute Autorité de Santé : La contention physique est l’utilisation de tous moyens, méthodes, matériels ou vêtements qui empêchent ou limitent les capacités de mobilisation volontaire de tout ou partie du corps, dans le seul but d’obtenir de la sécurité pour une personne qui présente un comportement estimé dangereux ou mal
adapté.
Crainte de la chute du résident
MOTIFS DE LA MISE EN PLACE
Période de grande agitation
DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNES
Administration de soins
ÂGÉE
Réduction d’une période de
déambulation
LES DIFFÉRENTS MOYENS DE CONTENTIONS
• •
Physique Pharmacologique (administration de sédatifs pour réduire la mobilité , pour réduire un état d’agitation principalement des benzodiapézines) Relationnelle ou psychologique : verbale ou non, c’est une attitude ou propos qui incite le résident à rester tranquille (mise en garde, conseil insistant, voire ordre) Architecturale : limitation des déplacements dans un espace (ex : isolement septique,
secteur fermé) Toute forme de matériel détourné de son usage(ex: drap) Tout moyen de limitation de la mobilisation comme le verrouillage extérieur de la
• •
chambre
LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTENTION
• Gilets et sangles de maintien • Ceinture pelvienne • Attaches de poignets et de chevilles • Fauteuils gériatriques
• Sécuridrap • Barrières de lit
TYPES DE CONTENTION
Gilet de maintien Ceinture pelvienne ou abdominale
sécuridrap
TYPES DE CONTENTIONS
• Barrières de lit • Fauteuil gériatrique • Fauteuil avec adaptable
MOYENS DE CONTENTION EN PSYCHIATRIE
• Contention des chevilles • Contention des poignets • Lit fixé au sol avec contentions en chambre d’ isolement
LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE
LÉGISLATION
L’article L311-3 du code de l’action sociale et des familles rappelle que « l’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et
services sociaux et médico-sociaux » L’article 3 de la charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante stipule que « toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer
et de participer à la vie en société » Loi du 4mars 2002 : Art. L. 1110-5. « Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice
escompté » Art 3 de la déclaration universelle des droits de l’ homme : « Tout individu a droit à la vie, à la
liberté et à la sûreté de sa personne »
LA MISE EN PLACE DE LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE
Elle doit avoir fait l’objet d’une réflexion en équipe pluridisciplinaire
La pose doit répondre à la Ø La sécurité du patient et/ou de son entourage La contention est légitime uniquement lorsqu’il y a une prescription établie dans l’intérêt du patient ou des autres patients pour assurer leur sécurité. La réévaluation doit en être régulière. Ø La contention doit être analysée comme un acte médical, c’est-à-dire devant répondre à une nécessité thérapeutique.
MISE EN PLACE DE LA CONTENTION BALANCE BÉNÉFICE –RISQUE
ARBRE DÉCISIONNEL POUR LA MISE EN CONTENTION
Sur prescription médicale
Quelle que soit la contention sa mise en place est un acte soumis à une prescription médicale Elle doit être motivée et contenir :
MISE EN PLACE DE LA CONTENTION
– –
Le motif (résultat bénéfice -risque) Durée prévisible et fréquences de sa réévaluation (levée de la mesure dès que celle-ci n’est plus justifiée) Risques à prévenir
CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE PRESCRIPTION
– – – Matériel
Surveillance
Etouffement par strangulation
symptômes psychique repli agression
chutes
RISQUES DANS L’USAGE DE
Perte d’autonomie
Confusion et agitation
risques
LA CONTENTION
Syndrome d’immobilisation
Sentiment de mise à l’écart , sentiment d’emprisonnement
Etat grabataire
RISQUES
Augmentation du risque de chute grave Majoration ou apparition d’une confusion ou d’une agitation Complications physiques liés à l’immobilisation (incontinence urinaire et fécale, encombrement bronchique, régression psychomotrice, dénutrition et déshydratation, anxiété , peur, agressivité,
• • •
inconfort, troubles du sommeil) Perte d’autonomie et augmentation de la durée d’hospitalisation et de la mortalité Risques psychologiques avec le repli sur soi ou perte de confiance envers les soignants Risques liés à la mauvaise mise en place du matériel (blessure, rougeurs ++ du à la fragilité de la
• • •
peau, …)
LA SURVEILLANCE
Il est important qu’une surveillance écrite et programmée à intervalles
réguliers soit réalisée. Les modalités de surveillance sont établies au regard des risques à gérer liés à la contention, des besoins et des risques spécifiques liés à l'état de santé du
sujet. Les paramètres physiques : effectuer un contrôle au moins toutes les heures de l'existence ou non de symptômes concernant :
• la fonction respiratoire • l'état cutané au niveau des points d'attaches et des points d'appui
• l'hydratation • la continence Ecoute active pour repérer le sentiment de peur, d’humiliation, ou l’état
d’agitation.
ET EN PSYCHIATRIE ? LÉGISLATION
L’article L. 3211-3 du Code de Santé Publique encadre de manière générale la prise en charge des personnes hospitalisées en soins psychiatriques. À ce titre, il précise que les restrictions à l'exercice des libertés individuelles doivent être « adaptées, nécessaires et proportionnées » à l’état mental du patient et à la mise en œuvre du traitement requis. « En toutes circonstances, la dignité de la personne doit être respectée et sa
réinsertion recherchée. »
Nouveau décret 2021-537 du 30 avril 2021 qui renforce les droits des patients et précise les modalités d’isolement et de mise en place des contentions
L’ISOLEMENT ET LA CONTENTION EN
PSYCHIATRIE
Ø Isolement et contention en dernier recours Ø Pour protéger le patient ou protéger les autres Ø Mesures d’isolement et de contention concernent uniquement les patients en hospitalisation complète sans consentement
L’ISOLEMENT ET LA CONTENTION EN
PSYCHIATRIE
Décision motivée par le psychiatre (compte rendu) Pour l’isolement d’une durée de 12h renouvelable pour une durée maximale par période de 12h dans la limite d’une durée de 48H au total Pour la contention d’une durée maximale 6h renouvelable par période de 6h dans la
limite de 24h A titre exceptionnel renouvelable au-delà de la durée maximale dans ce cas doivent être informés
Le JLD par le Directeur d’établissement La famille en priorité le conjoint ou personne identifiée par le patient
• • Surveillance somatique obligatoire de l’isolement et de la contention : attention traçabilité
En psychiatrie il est recommandé de prévoir une tenue confortable sans point de compression ou
un pyjama jetable
UNE SURVEILLANCE SPÉCIFIQUE EN PSYCHIATRIE
Une prescription du suivi est consignée dans le
dossier du patient
Une visite médicale à la mise en isolement pour évaluer l’état psychique, émotionnel et physique
dans les 2h
2 visites médicales obligatoire /24h avec évaluation cardiaque et respiratoire
SURVEILLANCE (SUITE)
Surveillance soignant Surveillance de l’état psychique 1x/heure Surveillance des paramètres selon prescription (TA, fréquence cardiaque, saturation en oxygène, altération de la peau aux points de contention)
• •
Surveillance de l’état cutanée
• • • • • • • •
Hydratation Alimentation Surveillance de l ’élimination Surveillance des effets de traitements médicamenteux (ex : benzodiazépines)
Être a l’écoute Observer Avoir une communication adaptée : ne pas répondre à l’agressivité , expliquer au patient pourquoi il est en isolement, rester à distance (cours sur l’agressivité)
LES ALTERNATIVES
Être a son écoute , rassurer
LES ALTERNATIVES
Lit en position très basse
Approche occupationnelle : proposer à la personne âgée de participer aux animations, lui confier une tache comme plier les chamex
A LA CONTENTION CHEZ LA PERSONNE
Positionner le patient près d’une salle de soins avec d’autres résidents ou patients pour créer du lien et permettre une surveillance
Agir sur le facteur de risque de chute en mettant en place de précautions (campagne « Pare à chute »)
• Chaussage adaptée, port des lunettes • Nutrition et hydratation en quantité suffisante • Révision et pertinence des prescriptions • Utilisation d’aides techniques adaptées et accompagnement à la mobilité
AGÉE
• Sécurisation de l’environnement
Nouvelles techniques qui permettent de détecter de manière automatique une chute ou un levé
LES ALTERNATIVES A LA CONTENTION
En psychiatrie
Technique de désamorçage: ( cours sur l’agressivité ) manifester de l’intérêt et de la compassion par des attitudes de respect et d’empathie Avoir une communication verbale et non verbale adaptée, rétablir le lien avec le patient et
• • •
reconnaitre ce qui lui est insupportable Impliquer le patient pour l’aider à trouver des ressources internes pour réguler sa violence Ne pas entrer dans une relation en miroir : savoir se décaler, ne pas prendre cela pour soi, avoir conscience de ses propres émotions pour pouvoir les réguler
• •
La chambre ou l’espace d’apaisement
L’espace d’apaisement est un lieu dont la porte n’est pas fermée à clé et conçu pour procurer un espace de faible stimulation afin de permettre une diminution de la tension interne d’un patient. Il est utilisé de façon volontaire, le plus souvent sur demande du patient ou sur suggestion de l’équipe soignante, dans le respect d’un cadre défini pour son
utilisation Il peut contenir des matelas, du matériel pour écouter de la musique, des fauteuils confortables, des livres, des lumières douces, un ours en peluche
QU’AVEZ-VOUS RETENU?
MERCI !