Agilité digitale, éthique et sécurité
Les technologies de reconnaissance faciale peuvent-elles être éthiques ?
EM Normandie Business School
🎯 Objectifs
- Identifier les conditions minimales d’une utilisation éthiquement défendable.
- Distinguer usages acceptables / contestables / inacceptables.
- Construire une argumentation structurée (éthique + conformité + gouvernance).
EM Normandie Business School
Mise en situationUne ville française envisage de déployer un système de reconnaissance faciale (RF) dans deux contextes possibles :- Option A – Accès sécurisé : contrôle d’accès biométrique pour des zones sensibles (ex. centre de données municipal, labo, site critique), sur la base d’un opt-in explicite des agents habilités.
- Option B – Espace public : caméras dans une gare pour identifier automatiquement des personnes recherchées, à partir d’une base d’images fournie par différents services.
Le comité éthique vous demande une note courte : «Dans quelles conditions la RF peut-elle être éthique ?»
EM Normandie Business School
Classez chaque proposition dans une des deux catégories.
Inacceptable
Acceptable (sous conditions strictes)
Détection de “similitudes” pour retrouver une personne disparue, sur autorisation judiciaire et périmètre limité
Contrôle d’accès à un bâtiment sensible, sur liste fermée, opt-in, données stockées localement
Base d’images constituée par “aspiration” sur internet
Identification automatique en gare de toute personne filmée, en continu
Déverrouillage volontaire d’un smartphone (usage individuel)
Analyse des émotions d’élèves en classe par caméra
Mini-cas — Rédaction guidée autocorrective
Consigne : Rédigez une réponse en 10 lignes max : « La reconnaissance faciale peut-elle être éthique ? » en utilisant la structure suivante :
- Position (oui/non/ça dépend)
- 3 conditions non négociables
- 1 alerte majeure
- 1 alternative ou mesure de réduction du besoin
✅ Proposition de corrigé - La reconnaissance faciale ne peut être éthiquement défendable que dans des usages très ciblés et proportionnés : par exemple un contrôle d’accès à un site sensible sur base volontaire et liste fermée.
- Trois conditions non négociables : finalité strictement définie et limitée ; minimisation et sécurité des données (stockage et conservation réduits) ; redevabilité (traçabilité, audit, supervision humaine et voies de recours).
- Alerte majeure : le basculement vers l’identification en espace public crée un risque de surveillance de masse et d’erreurs discriminatoires.
- Alternative : privilégier des moyens moins intrusifs (badge, contrôle humain, authentification multi-facteurs) et réserver la biométrie à des cas où elle est nécessaire.
EM Normandie Business School
Feedback : Le cœur du sujet est le pouvoir d’identification et ses effets sur les libertés, la vie privée et l’autonomie.
Feedback : Le consentement ne corrige pas tout : il faut aussi proportionnalité, minimisation, contrôle, recours.
Feedback : Sans garde-fous, un usage limité devient facilement un usage généralisé.
Feedback : Une technologie “éthique” doit être contestable et redevable.
Feedback : Sans finalité claire et proportionnée, la RF glisse vers un usage extensif (function creep).
Feedback : Un faux positif en RF peut entraîner des conséquences graves (contrôle injustifié, suspicion, atteinte à la réputation).
Feedback : L’espace public + identification à large échelle change le régime de risques.
Feedback : La performance ne suffit pas : l’éthique examine la légitimité, les impacts et la gouvernance.
S3 Les technologies de reconnaissance faciale
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Created on February 24, 2026
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Agilité digitale, éthique et sécurité
Les technologies de reconnaissance faciale peuvent-elles être éthiques ?
EM Normandie Business School
🎯 Objectifs- Identifier les conditions minimales d’une utilisation éthiquement défendable.
- Distinguer usages acceptables / contestables / inacceptables.
- Construire une argumentation structurée (éthique + conformité + gouvernance).
EM Normandie Business School
Mise en situationUne ville française envisage de déployer un système de reconnaissance faciale (RF) dans deux contextes possibles :
- Option A – Accès sécurisé : contrôle d’accès biométrique pour des zones sensibles (ex. centre de données municipal, labo, site critique), sur la base d’un opt-in explicite des agents habilités.
- Option B – Espace public : caméras dans une gare pour identifier automatiquement des personnes recherchées, à partir d’une base d’images fournie par différents services.
Le comité éthique vous demande une note courte : «Dans quelles conditions la RF peut-elle être éthique ?»EM Normandie Business School
Classez chaque proposition dans une des deux catégories.
Inacceptable
Acceptable (sous conditions strictes)
Détection de “similitudes” pour retrouver une personne disparue, sur autorisation judiciaire et périmètre limité
Contrôle d’accès à un bâtiment sensible, sur liste fermée, opt-in, données stockées localement
Base d’images constituée par “aspiration” sur internet
Identification automatique en gare de toute personne filmée, en continu
Déverrouillage volontaire d’un smartphone (usage individuel)
Analyse des émotions d’élèves en classe par caméra
Mini-cas — Rédaction guidée autocorrective Consigne : Rédigez une réponse en 10 lignes max : « La reconnaissance faciale peut-elle être éthique ? » en utilisant la structure suivante :- Position (oui/non/ça dépend)
- 3 conditions non négociables
- 1 alerte majeure
- 1 alternative ou mesure de réduction du besoin
✅ Proposition de corrigé- La reconnaissance faciale ne peut être éthiquement défendable que dans des usages très ciblés et proportionnés : par exemple un contrôle d’accès à un site sensible sur base volontaire et liste fermée.
- Trois conditions non négociables : finalité strictement définie et limitée ; minimisation et sécurité des données (stockage et conservation réduits) ; redevabilité (traçabilité, audit, supervision humaine et voies de recours).
- Alerte majeure : le basculement vers l’identification en espace public crée un risque de surveillance de masse et d’erreurs discriminatoires.
- Alternative : privilégier des moyens moins intrusifs (badge, contrôle humain, authentification multi-facteurs) et réserver la biométrie à des cas où elle est nécessaire.
EM Normandie Business School
Feedback : Le cœur du sujet est le pouvoir d’identification et ses effets sur les libertés, la vie privée et l’autonomie.
Feedback : Le consentement ne corrige pas tout : il faut aussi proportionnalité, minimisation, contrôle, recours.
Feedback : Sans garde-fous, un usage limité devient facilement un usage généralisé.
Feedback : Une technologie “éthique” doit être contestable et redevable.
Feedback : Sans finalité claire et proportionnée, la RF glisse vers un usage extensif (function creep).
Feedback : Un faux positif en RF peut entraîner des conséquences graves (contrôle injustifié, suspicion, atteinte à la réputation).
Feedback : L’espace public + identification à large échelle change le régime de risques.
Feedback : La performance ne suffit pas : l’éthique examine la légitimité, les impacts et la gouvernance.