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Philo - La religion

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Transcript

Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel : La religion est une construction sociale qui maintient les dominés dans l’aliénation ; elle apaise la souffrance sans supprimer ses vraies causes

Étymologie : du latin religio, plusieurs interprétations : religare = « relier » ET relegere = « recueillir, relire avec soin »

Pascal, Pensées : On ne peut pas prouver rationnellement l’existence de Dieu, mais il est rationnel de « parier » sur lui car l’enjeu est infini alors que la perte est minime

« La religion est l’opium du peuple. »

la religion

Rousseau, Émile ou De l'éducation : L’homme possède en lui une religion naturelle fondée sur la conscience morale ; les religions révélées sont secondaires ou sources de divisions

« Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. »

Saint Augustin, Confessions : La foi précède et éclaire l’intelligence : c’est en croyant d’abord que l’on peut accéder à une véritable compréhension du divin

« La véritable religion est dans le cœur. »

Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse : La religion est un fait social : elle naît du groupe. Elle sert à créer du lien social et à maintenir la cohésion

Eliade, Le Sacré et le Profane : L’homme est un homo religiosus ; il organise le monde en fonction du sacré. Le sacré donne sens et orientation à la vie

« La religion est un fait social qui s’impose à l’individu de l’extérieur. »

« Si tu ne crois pas, tu ne comprendras pas. »

« Le sacré est un élément de la structure de la conscience. »

Mircea Eliade : l’homme est un homo religiosus : un être qui cherche le sacré

Pour Eliade, la religion naît du désir de l’homme d’accéder au sacré : ce qui apparaît comme puissant, porteur de sens. Le sacré n’est pas une idée abstraite mais il est vécu à travers des expériences (visions, rites, symboles) et des lieux sacrés (montagnes, sources, pierres). La religion ne se réduit pas à des croyances irrationnelles : elle est une structure anthropologique. L’être humain organise l’espace, le temps et son identité en fonction du sacré. Même dans les sociétés sécularisées, Eliade pense que des formes de sacré subsistent (mythes politiques, culte des héros, rituels de masse, fêtes collectives).

Le pari de Pascal : un raisonnement par calcul d’intérêt

Pascal constate que la raison humaine ne peut ni prouver l’existence de Dieu, ni la réfuter : Dieu est un “infini indémontrable”. Mais comme on ne peut pas rester neutre (on vit comme si Dieu existait ou n’existait pas), il faut choisir. Pascal propose un raisonnement inspiré du calcul des probabilités (qu’il a contribué à fonder) :

A. Parier que Dieu existe • Si Dieu existe → gain infini (salut, bonheur éternel). • Si Dieu n’existe pas → perte limitée (quelques plaisirs terrestres sacrifiés).

B. Parier que Dieu n’existe pas • Si Dieu existe → perte infinie (damnation, privation du salut). • Si Dieu n’existe pas → gain limité (quelques plaisirs terrestres).

👉 Conclusion : entre un gain infini et une perte limitée, la raison commande de parier sur Dieu. C’est un pari où l’espérance de gain est infiniment supérieure.

Émile Durkheim : La religion est un fait social

Pour Durkheim, la religion s’impose aux individus, qui la reçoivent de la société. La religion est collective avant d’être individuelle. Le rôle principal de la religion est de rassembler les individus en une communauté morale : • Les rites renforcent la cohésion du groupe • Les croyances communes créent un sentiment d’appartenance. • Le sacré symbolise les valeurs collectives. Quand les fidèles vénèrent un symbole religieux, c’est en réalité la société elle-même qu’ils vénèrent. C’est ce qu’il appelle le caractère social et symbolique du sacré.