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Cuba 1962

Rick Marie

Created on February 6, 2026

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Transcript

Le danger ?

Réactions immédiates

La photo

JFK s'adresse aux américains

L'avion

L'URSS

Contexte

Mission

Vers une détente ?

Introduction

Tâche finale

La crise des missiles de Cuba - 1962

Dossier Eyes Only - Octobre 1962Vous êtes un analyste junior du renseignement américain. Nous sommes le 16 octobre 1962. Un avion espion U-2 vient de déposer des pellicules sur votre bureau. Vous devez analyser les preuves et informer le Président.

Situation géographique de Cuba

Mission N°1

Identifier les missiles sur les photos aériennes Tâche : Repérez 3 éléments suspects sur cette image.

Le 14 octobre 1962, un avion espion U-2 piloté par le commandant Richard S. Heyser photographia les sites d'installation des missiles. Le lendemain, la lecture des films révéla aux États-Unis que l'Union soviétique était en train d'installer des missiles SS-4 à tête nucléaire à Cuba. Des rampes de lancement, missiles, bombardiers, fusées et conseillers soviétiques sont repérés à Cuba. On identifia également 26 navires soviétiques transportant des ogives nucléaires (opérationnelles en 10 jours) en route vers l'île.

Vidéo d'un vol U2 dans la stratosphère.

Les photos

Photo aérienne d'un site de lancement prise le 17 octobre 1962 par un avion U2.Le lendemain, la lecture des films révéla aux États-Unis que l'Union soviétique était en train d'installer des missiles SS-4 à tête nucléaire à Cuba.

Carte de portées théoriques des missiles SS4

Avec une portée annoncée d'environ 2000Km, les missiles SS4 placés à Cuba sont des véhicules performants pour 1962.

Si les Soviétiques installent des missiles R-12, quelles villes sont menacées ?

À 43 ans, Kennedy devient le plus jeune président élu de l'histoire des États-Unis. Il incarne la jeunesse et le changement, mais ses ennemis le jugent inexpérimenté. Nikita Khrouchtchev, le chef de l'URSS, pense que Kennedy est faible et hésitant. Le jeune président est sous pression : il doit prouver sa fermeté face au communisme et rassurer ses propres généraux qui doutent de lui. La CIA organise une opération secrète pour renverser Castro : le débarquement de 1 400 exilés cubains anti-castristes dans la "Baie des Cochons". L'opération est un échec total. L'armée de Castro les attendait. Kennedy refuse d'envoyer l'aviation américaine en renfort pour ne pas déclencher une guerre ouverte. En 3 jours, les envahisseurs sont tués ou capturés. La conséquence directe : Castro est désormais persuadé que les États-Unis tenteront une nouvelle invasion, cette fois avec leur propre armée. Il demande secrètement à l'URSS une protection militaire nucléaire.

Contexte en 1962

La crise de Cuba, inévitable ?

En janvier 1959, Fidel Castro renverse le dictateur Batista, alors soutenu par les États-Unis. Washington voit d'un très mauvais œil ce changement de régime à moins de 200 km de la Floride. Les tensions montent rapidement : Castro nationalise les entreprises américaines présentes sur l'île. En représailles, les États-Unis déclarent un embargo total. Isolé économiquement, Cuba n'a plus qu'une option pour survivre : se tourner vers l'ennemi juré des Américains, l'URSS.

Les réactions

[Le mardi 16 octobre], le Président composa une lettre à l'intention de Khrouchtchev, lui demandant de bien vouloir observer le blocus […]. Personne ne voulait faire la guerre pour Cuba mais [il] était possible que l'on prît, d'un côté comme de l'autre, une décision qui – pour des raisons de « sécurité », d'« orgueil » ou de « dignité » – exigerait du camp opposé une réaction qui, à son tour, et pour les mêmes raisons […] entraînerait une réaction qui, pour finir, d'escalade en escalade, déclencherait un conflit armé. [...] Les navires russes continuaient d'avancer, ils approchaient de la barrière des 800 km. […] Le danger et l'anxiété que nous ressentions pesaient sur nous comme une chape de plomb, et spécialement sur le Président. […] Le monde était-il au bord de l'holocauste ? Par notre faute ? Avions-nous commis une erreur ? Y avait-il autre chose à faire ? Ou à ne pas faire ? […] Le moment décisif était arrivé […]. Je sentis que nous étions au bord du précipice sans aucun moyen de revenir en arrière. C'était maintenant que tout allait se jouer [...]. Le président Kennedy avait mis en marche la mécanique des événements, mais il ne la contrôlait plus. Il lui fallait attendre – il nous fallait tous attendre. [...] Puis il fut 10 h 25. On apporta un message […] « Monsieur le Président, nous venons de recevoir un rapport préliminaire qui semble indiquer que certains navires soviétiques ont stoppé net en pleine mer. » […] Chacun semblait être devenu un autre homme : pour un court instant, le monde s'était arrêté et maintenant, il tournait à nouveau. [...] Robert Kennedy 13 jours : la crise des missiles de Cuba, 1968.

Déclaration de JFK au peuple étatsunien

Extrait d’une série télévisée états-unienne mettant en scène la déclaration télévisée de JFK au peuple américain. Le personnage qui s’offusque de ces déclarations est Oswald, l’assassin de JFK en 1963.

Réaction de l'URSS

Hier soir le président des États-Unis, Kennedy, a […] établit en fait le blocus naval de la République de Cuba. [...] Le président des États-Unis cherche à justifier ces actions agressives sans précédent par des considérations selon lesquelles Cuba représenterait une menace à la sécurité nationale des États-Unis. […] La déclaration du président américain atteste que rien n'arrête les milieux impérialistes américains dans leurs tentatives d'étouffer un État souverain membre de l'Organisation des Nations unies. Ils sont prêts, pour atteindre ce but, à précipiter le monde dans le gouffre d'une catastrophe militaire. Les peuples de tous les pays doivent se représenter clairement qu'en entreprenant cette aventure les États-Unis d'Amérique font un pas dans la voie du déclenchement d'une guerre thermonucléaire mondiale. [...] En cette heure inquiétante, le gouvernement soviétique estime de son devoir de donner un grave avertissement au gouvernement des États-Unis, de le mettre en garde pour la grave responsabilité qu'il assume pour les destinées du monde en réalisant les mesures annoncées par le président Kennedy, en jouant de façon insensé avec le feu. Déclaration du gouvernement soviétique, 23 octobre 1962.

Vers une détente ?

J'ai accueilli avec respect et confiance votre message du 27 octobre 1962, dans lequel vous déclariez qu'il n'y aurait ni attaque ni invasion de Cuba, et cela ni de la part des États-Unis, ni de la part d'autres nations de l'hémisphère occidental. [...] C'est pour cette raison que nous avons donné l'ordre […] de mettre un terme à la construction des [armes que vous qualifiez d'offensives], pour les démanteler et pour les réexpédier en Union Soviétique. [...] Nous devons aussi veiller à ce qu'il ne naisse pas d'autres conflits dangereux, risquant d'aboutir à une catastrophe nucléaire mondiale. [...] Nous serions heureux de poursuivre notre échange de vues sur l'interdiction des armes atomiques et thermonucléaires, sur le désarmement général et autres problèmes visant à la détente internationale. Lettre de Nikita Khrouchtchev à John F. Kennedy, 28 octobre 1962.

Tâche finale

  • Pourquoi la crise des missiles de Cuba marque-t-elle l'apogée des tensions entre les États‑Unis et l'URSS ?

Rédigez un court paragraphe répondant à cette problématique en vous basant sur les données du corpus documentaire.