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Philo - La nature

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Transcript

Étymologie : du latin natura : dérivé du verbe nasci, qui signifie « naître »

Montaigne, Essais : La nature est plus sage que les constructions artificielles humaines. Elle représente une référence authentique à laquelle il faudrait parfois revenir

Rousseau, Émile ou De l’éducation : L’homme est bon par nature et c’est la société qui le corrompt. La nature représente un état d’harmonie, de liberté et d’égalité

« La nature est un doux guide, mais non pas plus doux que prudent et juste. »

la Nature

Bacon, Novum Organum : La nature doit être étudiée scientifiquement pour être maîtrisée et mise au service de l’homme grâce à la méthode expérimentale

« Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme. »

Spinoza, Éthique : La nature n’est pas un ensemble créé par Dieu, mais Dieu lui-même : une substance unique dont tout découle

« On ne commande à la nature qu’en lui obéissant. »

Hobbes, Léviathan : L’« état de nature » est un état de guerre de chacun contre chacun, où règne l’insécurité. C’est pour en sortir que les hommes créent l’État

Lévi-Strauss, Anthropologie structurale : L’homme est un être de culture, qui travaille la nature mais n’en sort jamais totalement

« Dieu, c’est-à-dire la Nature. »

« L’homme est un loup pour l’homme. » (Locution latine Homo homini lupus)

« La culture n’est pas autre chose que la nature transformée par l’homme. »

Claude Lévi-Strauss : La nature comme universel, la culture comme variable

Pour Lévi-Strauss, la différence nature / culture est fondamentale :• La nature renvoie à ce qui est universel, inné, biologique.• La culture renvoie à ce qui est acquis, variable, normé par des règles. Mais sa pensée montre aussi que la frontière entre les deux n’est jamais totalement nette : les sociétés humaines transforment constamment la nature en culture (ex. règles de parenté, interdits alimentaires).

« L’homme est un loup pour l’homme » « Homo homini lupus »

L'expression « Homo homini lupus » apparaît chez Plaute, puis est reprise au fil des siècles par de nombreux auteurs : Érasme, Rabelais, Montaigne, Agrippa d’Aubigné, Bacon, puis Hobbes. Hobbes l’associe paradoxalement à l’idée inverse : l’homme peut être un dieu pour l’homme (dans De Cive), ce qui souligne l’ambivalence des relations humaines. La formule devient progressivement l’expression d’une vision pessimiste de la nature humaine, opposée à l’idée du « bon sauvage ». Freud en donne une lecture psychologique en affirmant que l’homme possède une agressivité instinctive. Plusieurs auteurs contestent cette vision : Sénèque affirme que « l’homme est une chose sacrée pour l’homme » et Spinoza, dans Éthique, réagit aussi à Hobbes : à « Homo homini lupus », il répond « Homo homini deus ». (« L’homme est un dieu pour l’homme. »)

Rousseau : La nature et l’homme

Rousseau défend l’idée que l’homme est naturellement bon, pacifique et libre. Selon lui, c’est la société qui corrompt l’homme en imposant des inégalités, des lois, des conventions et des désirs artificiels. Dans l’« état de nature », l’homme vit en harmonie avec lui-même et avec le monde : il est autonome, indépendant, et guidé par ses instincts naturels. Avec l’apparition de la société, des propriétés et hiérarchies apparaissent, et l’homme devient envieux, compétitif et dépendant.