Sentiment d’impuissance Partie 4
À quoi nous confronte le sentiment d'impuissance ?
Objectifs d’apprentissage
Comprendre les paradoxes entre la solitude dans le vécu expérientiel de la souffrance et la nécessité de partager les difficultés rencontrées.
Comprendre les différentes résistances au sentiment d’impuissance et identifier nos propres stratégies de résistance à ce sentiment.
Explorer sa relation à la finitude, à la perte, à la souffrance.
Étapes parcourues
Quelles inspirations spirituelles ?
Que puis-je faire ?
À quoi nous confronte-t-il ?
Comment fonctionne- t-il ?
Qu’est-ce que le sentiment d’impuissance ?
La résistance à la non-toute-puissance
- Comment rester puissant dans l’incertitude, dans ce sentiment d’impuissance ?
- Stratégies d’évitement
Jean Bazaine 1964, Centre Pompidou, « Combat de Jacob avec l’ange »
Les plus « classiques » :
- La distanciation des affects
- La médicalisation (dont la médication)
- La diversification des interventions (« On va essayer…. »)
- La routine clinique : l’utilisation d’outils ou de guidelines derrière lesquels « on se cache »
- …
D’autres plus difficiles à identifier :
- La « performance » dans l’annoncede bonnes nouvelles
Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Éviter d’être déstabilisé, chercher à maîtriser la situation même lorsqu’elle nous échappe... Risques =>
- ne pas changer d’approche ou de point de vue,
- perdre la possibilité d’être plus créatif,
- manquer d’ouvertures dans la prise en soin.
Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Chausser les lunettes existentielles et spirituelles des autres
Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Le recours aux médecines alternatives :
- parfois soutiennent l’accompagnement, l’environnement, favorables pour accepter la situation;
- parfois peuvent constituer un refus de la finitude et un espoir encore possible de guérison « totale ».
Les médecines complémentaires poussent souvent sur les revers de la médecine classique. Lors de maladies chroniques et douloureuses, comme façon de redonner une maîtrise au patient, ce qui est une excellente chose. Lors de maladies graves, pour redonner un espoir d’action lorsque la médecine avoue son inefficacité. Mais ce faisant, elles favorisent le refus de la finitude. Davantage encore que la médecine scientifique, elles véhiculent un idéal de toute-puissance, incitent à la médicalisation de l’existence.
Bertrand Kiefer, La médecine scientifique, Quêtes de santé, entre soins médicaux et guérisons spirituelles, sous la direction de Nicole Gauthier, Ilario Rossi, Jörg Stolz, Labor et Fides
Le refus partiel d’une technologie médicale dont le pouvoir à la fois fascine et inquiète. Le besoin, face à ce pouvoir, de garder le contrôle de sa destinée. La nécessité, dans bien des cas, d’investir le vécu de la souffrance par une démarche de type religieux. La volonté, souvent, de donner un sens à la maladie, ce qui passe par la possibilité de faire vivre ses croyances, ses représentations de la maladie, de la douleur, de l’échec, de l’injustice, de la mort. Rien de plus essentiel que cet ensemble. Or la médecine classique reste volontairement en retrait.
Bertrand Kiefer, La médecine scientifique, Quêtes de santé, entre soins médicaux et guérisons spirituelles, sous la direction de Nicole Gauthier, Ilario Rossi, Jörg Stolz, Labor et Fides
Savoir faire la différence entre le possible et l'impossible, entre l'impuissance et l'impossible.
https://youtu.be/lsL5yWmvHQg
L’abandon au sentiment d’impuissance?
J-F Malherbe Finitude, incertitude, solitude
Le Cri, A. Rodin
(=> Choisir extraits textes cf script sur word)
Version pour les professionnels de la santé
https://youtu.be/nMrHc1ILVV0
Version pour les accompagnateurs spirituels
https://youtu.be/6bL7-m0G0uI
Lorsque l'homme est enfermé dans sa toute-puissance fantasmatique, il s'arcboute sur la certitude du savoir, en confondant exactitude et vérité. La certitude du savoir de l'homme ne cache jamais que l'incertitude de sa vie. Au cœur du savoir s'ouvre la faille de la vérité où il se perd alors même qu'il la cherche. La science ne cesse de se développer pour résoudre la question de l'homme : elle ne fait que la poser. (…) Dans sa quête de Vérité, l'homme est sans cesse confronté à ce qui ne peut que lui échapper toujours.
Denis Vasse, Le temps du désir, 1969
C'est-à-dire, à souffrir du "manque". L'impuissance est inhérente à l'humain. Comment accueillir la maladie si on ne passe pas par la reconnaissance de cette impuissance ? Cet endroit de fragilité est aussi une porte d'entrée. Ça s'ouvre quand on est dans la désespérance... de ne pas savoir. La vulnérabilité, c'est la rencontre de deux fragilités, et c'est au cœur de l'Accompagnement.
Denis Vasse, Le temps du désir, 1969
Conception
Serena Buchter, Infirmière, Dre en Sciences humaines et sociales de la médecine, MPH, coordinatrice et directrice scientifique du réseau RESSPIR, Institut de recherche RSCS, UCLouvain, Belgique.
Soutien
- Florence Hosteau, Dre en théologie, aumônière aux Cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain (Belgique).
- Anna Oszust, aumônière aux Cliniques universitaires St Luc, UCLouvain (Belgique).
- Pascale Cornette, Gériatre aux Cliniques Universitaires St Luc, UCLouvain (Belgique).
- Naïma el Makrini, Chercheuse-documentaliste au Centre de documentation sur l’islam contemporain CISMODOC, UCLouvain (Belgique).
En collaboration avec :
Mario Drouin, Responsable de l’enseignement du domaine Spirituel, Service d’aumônerie et CFO. Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse. Johanne Lessard, Chargée d’enseignement, adjointe à la Chaire Religion, Spiritualité et Santé, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval, Québec, Canada. Catherine Piguet, Infirmière, Dre en sciences de l’éducation et santé publique. Lausanne, Suisse. Etienne Gourdin, Infirmier SISU en unité de soins intensifs, formateur et animateur en éthique des soins de santé, CHU-UCL Namur Mont-Godinne, Belgique.
Interviews
- Morgan Gertsch, ergothérapeute clinicien spécialisé CHUV
- Annette Mayer, théologienne, accompagnante spirituelle CHUV
- Inès Moret, accompagnante spirituelle
- Mirana Ravalitera, infirmière cheffe de l’unité de soins palliatifs CHUV
- François Rouiller, théologien, accompagnant spirituel CHUV
- Dionys Rutz, physiothérapeute clinicien spécialisé CHUV
Conception graphique et animations
Sabine Norro, Kinésithérapeute et responsable de la mise en forme et de la conception graphique au sein du Réseau RESSPIR, UCLouvain, Belgique.
Un Projet
Réalisé par le Réseau Santé Soins et Spiritualités (RESSPIR) hébergé à l’institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’UCLouvain (Belgique)
En partenariat avec le service d'aumônerie oecuménique du CHUV (Centre hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse)
Soutenu par le fonds Adrienne Gommers (Fondation Cliniques universitaires St-Luc) et le fonds de développement pédagogique (FDP) de l’UCLouvain
Pour la formation initiale et continue en soins de santé, en open access pour des formateur·rices et en présentiel aux Cliniques universitaires St-Luc.
PPT 4 impuissance-Etudiants.pptx
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Sentiment d’impuissance Partie 4
À quoi nous confronte le sentiment d'impuissance ?
Objectifs d’apprentissage
Comprendre les paradoxes entre la solitude dans le vécu expérientiel de la souffrance et la nécessité de partager les difficultés rencontrées.
Comprendre les différentes résistances au sentiment d’impuissance et identifier nos propres stratégies de résistance à ce sentiment.
Explorer sa relation à la finitude, à la perte, à la souffrance.
Étapes parcourues
Quelles inspirations spirituelles ?
Que puis-je faire ?
À quoi nous confronte-t-il ?
Comment fonctionne- t-il ?
Qu’est-ce que le sentiment d’impuissance ?
La résistance à la non-toute-puissance
Jean Bazaine 1964, Centre Pompidou, « Combat de Jacob avec l’ange »
Les plus « classiques » :
- La distanciation des affects
- La médicalisation (dont la médication)
- La diversification des interventions (« On va essayer…. »)
- La routine clinique : l’utilisation d’outils ou de guidelines derrière lesquels « on se cache »
- …
D’autres plus difficiles à identifier :Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Éviter d’être déstabilisé, chercher à maîtriser la situation même lorsqu’elle nous échappe... Risques =>
Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Chausser les lunettes existentielles et spirituelles des autres
Stratégies d’évitement du sentiment d’impuissance
Le recours aux médecines alternatives :
Les médecines complémentaires poussent souvent sur les revers de la médecine classique. Lors de maladies chroniques et douloureuses, comme façon de redonner une maîtrise au patient, ce qui est une excellente chose. Lors de maladies graves, pour redonner un espoir d’action lorsque la médecine avoue son inefficacité. Mais ce faisant, elles favorisent le refus de la finitude. Davantage encore que la médecine scientifique, elles véhiculent un idéal de toute-puissance, incitent à la médicalisation de l’existence.
Bertrand Kiefer, La médecine scientifique, Quêtes de santé, entre soins médicaux et guérisons spirituelles, sous la direction de Nicole Gauthier, Ilario Rossi, Jörg Stolz, Labor et Fides
Le refus partiel d’une technologie médicale dont le pouvoir à la fois fascine et inquiète. Le besoin, face à ce pouvoir, de garder le contrôle de sa destinée. La nécessité, dans bien des cas, d’investir le vécu de la souffrance par une démarche de type religieux. La volonté, souvent, de donner un sens à la maladie, ce qui passe par la possibilité de faire vivre ses croyances, ses représentations de la maladie, de la douleur, de l’échec, de l’injustice, de la mort. Rien de plus essentiel que cet ensemble. Or la médecine classique reste volontairement en retrait.
Bertrand Kiefer, La médecine scientifique, Quêtes de santé, entre soins médicaux et guérisons spirituelles, sous la direction de Nicole Gauthier, Ilario Rossi, Jörg Stolz, Labor et Fides
Savoir faire la différence entre le possible et l'impossible, entre l'impuissance et l'impossible.
https://youtu.be/lsL5yWmvHQg
L’abandon au sentiment d’impuissance?
J-F Malherbe Finitude, incertitude, solitude
Le Cri, A. Rodin
(=> Choisir extraits textes cf script sur word)
Version pour les professionnels de la santé
https://youtu.be/nMrHc1ILVV0
Version pour les accompagnateurs spirituels
https://youtu.be/6bL7-m0G0uI
Lorsque l'homme est enfermé dans sa toute-puissance fantasmatique, il s'arcboute sur la certitude du savoir, en confondant exactitude et vérité. La certitude du savoir de l'homme ne cache jamais que l'incertitude de sa vie. Au cœur du savoir s'ouvre la faille de la vérité où il se perd alors même qu'il la cherche. La science ne cesse de se développer pour résoudre la question de l'homme : elle ne fait que la poser. (…) Dans sa quête de Vérité, l'homme est sans cesse confronté à ce qui ne peut que lui échapper toujours.
Denis Vasse, Le temps du désir, 1969
C'est-à-dire, à souffrir du "manque". L'impuissance est inhérente à l'humain. Comment accueillir la maladie si on ne passe pas par la reconnaissance de cette impuissance ? Cet endroit de fragilité est aussi une porte d'entrée. Ça s'ouvre quand on est dans la désespérance... de ne pas savoir. La vulnérabilité, c'est la rencontre de deux fragilités, et c'est au cœur de l'Accompagnement.
Denis Vasse, Le temps du désir, 1969
Conception
Serena Buchter, Infirmière, Dre en Sciences humaines et sociales de la médecine, MPH, coordinatrice et directrice scientifique du réseau RESSPIR, Institut de recherche RSCS, UCLouvain, Belgique.
Soutien
En collaboration avec :
Mario Drouin, Responsable de l’enseignement du domaine Spirituel, Service d’aumônerie et CFO. Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse. Johanne Lessard, Chargée d’enseignement, adjointe à la Chaire Religion, Spiritualité et Santé, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval, Québec, Canada. Catherine Piguet, Infirmière, Dre en sciences de l’éducation et santé publique. Lausanne, Suisse. Etienne Gourdin, Infirmier SISU en unité de soins intensifs, formateur et animateur en éthique des soins de santé, CHU-UCL Namur Mont-Godinne, Belgique.
Interviews
Conception graphique et animations
Sabine Norro, Kinésithérapeute et responsable de la mise en forme et de la conception graphique au sein du Réseau RESSPIR, UCLouvain, Belgique.
Un Projet
Réalisé par le Réseau Santé Soins et Spiritualités (RESSPIR) hébergé à l’institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’UCLouvain (Belgique)
En partenariat avec le service d'aumônerie oecuménique du CHUV (Centre hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse)
Soutenu par le fonds Adrienne Gommers (Fondation Cliniques universitaires St-Luc) et le fonds de développement pédagogique (FDP) de l’UCLouvain
Pour la formation initiale et continue en soins de santé, en open access pour des formateur·rices et en présentiel aux Cliniques universitaires St-Luc.