Sentiment d’impuissance Partie 2
À quoi « sert » le sentiment d'impuissance ?
Objectifs d’apprentissage
Identifier quelques méfaits et les bienfaits du sentiment d’impuissance, pouvoir en décrire « l’utilité » en général et pour soi particulièrement.
Connaître les différences entre impuissance, toute puissance et non-toute-puissance.
Étapes parcourues
Quelles inspirations Spirituelles ?
Que puis-je faire ?
À quoi nous confronte-t-il ?
Comment fonctionne- t-il ?
Qu’est-ce que le sentiment d’impuissance ?
Nous nous plaignons de souffrir d’un sentiment d’impuissance lorsque nos fantasmes de toute-puissance se heurtent à la réalité.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
… Du coup, parler du sentiment d’impuissance nous engage sur une voie qui n’est pas sans risque, parce qu’elle oblige à faire un détour par la volonté de toute-puissance, qui est à la fois source et conséquence du sentiment d’impuissance.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
L’image idéalisée de moi-même
Moi (mon impuissance)
L’autre (son impuissance)
Voir l'extrait sur la dia suivante
https://youtu.be/uuATOejUC4A
https://youtu.be/5oyRQPFJhhw
https://youtu.be/YFOurjoFQ40
« Connaissance de soi, à sa juste mesure, - connaissance de ses capacités et de ses limites - elle est un juste milieu entre deux extrêmes qui empêchent l’action : juste milieu entre l’impuissance (qui paralyse, équivaut à l’inaction) et la toute-puissance (tentation toujours présente, forme de déni de la réalité). La reconnaissance de la « non-toute-puissance » favorise l’action ajustée à la situation, ajustée à autrui. »
Agata Zielinsky p.106
Toute-puissance
Non-Toute-Puissance
Impuissance
Connaissance de soi Favorise l’action ajustée à la situation
Effet de l’orgueil inconscient qui habite l’homme, la volonté de toute-puissance est une défense contre l’angoisse fondamentale de nous savoir mortels. Ce savoir, qui est le propre de l’homme, le constitue en même temps comme être de pensée et de langage.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Vulnérabilité
(…) le sentiment d’impuissance est à écouter en tant que symptôme d’un refus orgueilleux de reconnaître notre vulnérabilité.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie »
2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
La dimension éthique de la relation de soin consisterait à accepter de rencontrer l’autre à partir de sa vulnérabilité et non simplement à partir de sa puissance. (…)
Agata Zielinsky p.105
=> Citations complémentaires
Nombreuses autres possibilités dans le document word. Ou ci-dessous dans le PPT à choix et à év. illustrer en fonction
« même en soins palliatifs? »
Le sentiment d’impuissance est toujours le signe d’une insupportable blessure narcissique. Médecins, soignants et accompagnants se plaignent de l’éprouver dans la pratique des soins palliatifs et de l’accompagnement de la vie jusqu’à la mort, lorsque le « montage palliatif » s’avère décevant. Une désillusion qui fait chuter leurs fantasmes de toute-puissance médicale, en même temps que vole en éclats leur « prise en charge » imaginaire de la « fin de vie ».
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Depuis la nuit des temps, et sous toutes les latitudes, la mort fonde la culture. […] C’est la reconnaissance par l’espèce humaine du fait thanatique qui permet la distinction entre le sacré et le profane, […] toute culture n’est qu’une variation sur cette distinction-là. (Javeau, 1988)
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Lorsque l’homme est enfermé dans sa toute-puissance fantasmatique, il s’arcboute sur la certitude du savoir, en confondant exactitude et vérité. « La certitude du savoir de l’homme ne cache jamais que l’incertitude de sa vie. Au cœur du savoir s’ouvre la faille de la vérité où il se perd alors même qu’il la cherche. La science ne cesse de se développer pour résoudre la question de l’homme : elle ne fait que la poser. » (Vasse, 1969)
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Dans sa quête de Vérité, l’homme est sans cesse confronté à ce qui ne peut que lui échapper toujours. C’est-à‑dire, à souffrir du « manque ». L’impuissance est inhérente à l’humain. Comment accueillir la maladie si on ne passe pas par la reconnaissance de cette impuissance ? Cet endroit de fragilité est aussi une porte d’entrée. Ça s’ouvre quand on est dans la désespérance… de ne pas savoir. La vulnérabilité, c’est la rencontre de deux fragilités, et c’est au cœur de l’Accompagnement.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Les soignants, en lien avec leur histoire personnelle, peuvent par exemple être dans un certain fantasme de réparation : réparation de soi à travers les autres ou réparation d’un autre appartenant à leur histoire propre à travers le patient, tout cela pouvant donc parfois être accompagné de failles narcissiques et de culpabilité sous-jacente. Il est donc nécessaire de ne pas écarter d’emblée cette possibilité et d’être au fait de ce qui se trame derrière nos motivations, pour ne pas être débordés par certaines situations, notamment celles où nous ne pouvons pas « réparer » et ainsi ne pas coller à la pathologie du patient.
Le vécu d’impuissance chez le soignant : entre pertes et élan retrouvé Powerlessness and the caregiver : from loss to renewed enthusiasm, Séverine Delieutraz
Conception
Serena Buchter, Infirmière, Dre en Sciences humaines et sociales de la médecine, MPH, coordinatrice et directrice scientifique du réseau RESSPIR, Institut de recherche RSCS, UCLouvain, Belgique.
Soutien
- Florence Hosteau, Dre en théologie, aumônière aux Cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain (Belgique).
- Anna Oszust, aumônière aux Cliniques universitaires St Luc, UCLouvain (Belgique).
- Pascale Cornette, Gériatre aux Cliniques Universitaires St Luc, UCLouvain (Belgique).
- Naïma el Makrini, Chercheuse-documentaliste au Centre de documentation sur l’islam contemporain CISMODOC, UCLouvain (Belgique).
En collaboration avec :
Mario Drouin, Responsable de l’enseignement du domaine Spirituel, Service d’aumônerie et CFO. Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse. Johanne Lessard, Chargée d’enseignement, adjointe à la Chaire Religion, Spiritualité et Santé, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval, Québec, Canada. Catherine Piguet, Infirmière, Dre en sciences de l’éducation et santé publique. Lausanne, Suisse. Etienne Gourdin, Infirmier SISU en unité de soins intensifs, formateur et animateur en éthique des soins de santé, CHU-UCL Namur Mont-Godinne, Belgique.
Interviews
- Morgan Gertsch, ergothérapeute clinicien spécialisé CHUV
- Annette Mayer, théologienne, accompagnante spirituelle CHUV
- Inès Moret, accompagnante spirituelle
- Mirana Ravalitera, infirmière cheffe de l’unité de soins palliatifs CHUV
- François Rouiller, théologien, accompagnant spirituel CHUV
- Dionys Rutz, physiothérapeute clinicien spécialisé CHUV
Conception graphique et animations
Sabine Norro, Kinésithérapeute et responsable de la mise en forme et de la conception graphique au sein du Réseau RESSPIR, UCLouvain, Belgique.
Un Projet
Réalisé par le Réseau Santé Soins et Spiritualités (RESSPIR) hébergé à l’institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’UCLouvain (Belgique)
En partenariat avec le service d'aumônerie oecuménique du CHUV (Centre hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse)
Soutenu par le fonds Adrienne Gommers (Fondation Cliniques universitaires St-Luc) et le fonds de développement pédagogique (FDP) de l’UCLouvain
Pour la formation initiale et continue en soins de santé, en open access pour des formateur·rices et en présentiel aux Cliniques universitaires St-Luc.
PPT 2 impuissance-Etudiants.pptx
UCLOUVAIN Genius
Created on February 5, 2026
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Project Roadmap Timeline
View
Step-by-Step Timeline: How to Develop an Idea
View
Artificial Intelligence History Timeline
View
Museum Escape Room
View
Momentum: Onboarding Presentation
View
Urban Illustrated Presentation
View
3D Corporate Reporting
Explore all templates
Transcript
Sentiment d’impuissance Partie 2
À quoi « sert » le sentiment d'impuissance ?
Objectifs d’apprentissage
Identifier quelques méfaits et les bienfaits du sentiment d’impuissance, pouvoir en décrire « l’utilité » en général et pour soi particulièrement.
Connaître les différences entre impuissance, toute puissance et non-toute-puissance.
Étapes parcourues
Quelles inspirations Spirituelles ?
Que puis-je faire ?
À quoi nous confronte-t-il ?
Comment fonctionne- t-il ?
Qu’est-ce que le sentiment d’impuissance ?
Nous nous plaignons de souffrir d’un sentiment d’impuissance lorsque nos fantasmes de toute-puissance se heurtent à la réalité.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
… Du coup, parler du sentiment d’impuissance nous engage sur une voie qui n’est pas sans risque, parce qu’elle oblige à faire un détour par la volonté de toute-puissance, qui est à la fois source et conséquence du sentiment d’impuissance.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
L’image idéalisée de moi-même
Moi (mon impuissance)
L’autre (son impuissance)
Voir l'extrait sur la dia suivante
https://youtu.be/uuATOejUC4A
https://youtu.be/5oyRQPFJhhw
https://youtu.be/YFOurjoFQ40
« Connaissance de soi, à sa juste mesure, - connaissance de ses capacités et de ses limites - elle est un juste milieu entre deux extrêmes qui empêchent l’action : juste milieu entre l’impuissance (qui paralyse, équivaut à l’inaction) et la toute-puissance (tentation toujours présente, forme de déni de la réalité). La reconnaissance de la « non-toute-puissance » favorise l’action ajustée à la situation, ajustée à autrui. »
Agata Zielinsky p.106
Toute-puissance
Non-Toute-Puissance
Impuissance
Connaissance de soi Favorise l’action ajustée à la situation
Effet de l’orgueil inconscient qui habite l’homme, la volonté de toute-puissance est une défense contre l’angoisse fondamentale de nous savoir mortels. Ce savoir, qui est le propre de l’homme, le constitue en même temps comme être de pensée et de langage.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Vulnérabilité
(…) le sentiment d’impuissance est à écouter en tant que symptôme d’un refus orgueilleux de reconnaître notre vulnérabilité.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie » 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
La dimension éthique de la relation de soin consisterait à accepter de rencontrer l’autre à partir de sa vulnérabilité et non simplement à partir de sa puissance. (…)
Agata Zielinsky p.105
=> Citations complémentaires
Nombreuses autres possibilités dans le document word. Ou ci-dessous dans le PPT à choix et à év. illustrer en fonction
« même en soins palliatifs? »
Le sentiment d’impuissance est toujours le signe d’une insupportable blessure narcissique. Médecins, soignants et accompagnants se plaignent de l’éprouver dans la pratique des soins palliatifs et de l’accompagnement de la vie jusqu’à la mort, lorsque le « montage palliatif » s’avère décevant. Une désillusion qui fait chuter leurs fantasmes de toute-puissance médicale, en même temps que vole en éclats leur « prise en charge » imaginaire de la « fin de vie ».
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Depuis la nuit des temps, et sous toutes les latitudes, la mort fonde la culture. […] C’est la reconnaissance par l’espèce humaine du fait thanatique qui permet la distinction entre le sacré et le profane, […] toute culture n’est qu’une variation sur cette distinction-là. (Javeau, 1988)
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Lorsque l’homme est enfermé dans sa toute-puissance fantasmatique, il s’arcboute sur la certitude du savoir, en confondant exactitude et vérité. « La certitude du savoir de l’homme ne cache jamais que l’incertitude de sa vie. Au cœur du savoir s’ouvre la faille de la vérité où il se perd alors même qu’il la cherche. La science ne cesse de se développer pour résoudre la question de l’homme : elle ne fait que la poser. » (Vasse, 1969)
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Dans sa quête de Vérité, l’homme est sans cesse confronté à ce qui ne peut que lui échapper toujours. C’est-à‑dire, à souffrir du « manque ». L’impuissance est inhérente à l’humain. Comment accueillir la maladie si on ne passe pas par la reconnaissance de cette impuissance ? Cet endroit de fragilité est aussi une porte d’entrée. Ça s’ouvre quand on est dans la désespérance… de ne pas savoir. La vulnérabilité, c’est la rencontre de deux fragilités, et c’est au cœur de l’Accompagnement.
Laurence Bounon, Parler du Sentiment d’impuissance dans la pratique des soins palliatifs,Presses universitaires de Grenoble | « Jusqu’à la mort accompagner la vie », 2018/2 N° 133 | pages 15 à 26
Les soignants, en lien avec leur histoire personnelle, peuvent par exemple être dans un certain fantasme de réparation : réparation de soi à travers les autres ou réparation d’un autre appartenant à leur histoire propre à travers le patient, tout cela pouvant donc parfois être accompagné de failles narcissiques et de culpabilité sous-jacente. Il est donc nécessaire de ne pas écarter d’emblée cette possibilité et d’être au fait de ce qui se trame derrière nos motivations, pour ne pas être débordés par certaines situations, notamment celles où nous ne pouvons pas « réparer » et ainsi ne pas coller à la pathologie du patient.
Le vécu d’impuissance chez le soignant : entre pertes et élan retrouvé Powerlessness and the caregiver : from loss to renewed enthusiasm, Séverine Delieutraz
Conception
Serena Buchter, Infirmière, Dre en Sciences humaines et sociales de la médecine, MPH, coordinatrice et directrice scientifique du réseau RESSPIR, Institut de recherche RSCS, UCLouvain, Belgique.
Soutien
En collaboration avec :
Mario Drouin, Responsable de l’enseignement du domaine Spirituel, Service d’aumônerie et CFO. Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse. Johanne Lessard, Chargée d’enseignement, adjointe à la Chaire Religion, Spiritualité et Santé, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval, Québec, Canada. Catherine Piguet, Infirmière, Dre en sciences de l’éducation et santé publique. Lausanne, Suisse. Etienne Gourdin, Infirmier SISU en unité de soins intensifs, formateur et animateur en éthique des soins de santé, CHU-UCL Namur Mont-Godinne, Belgique.
Interviews
Conception graphique et animations
Sabine Norro, Kinésithérapeute et responsable de la mise en forme et de la conception graphique au sein du Réseau RESSPIR, UCLouvain, Belgique.
Un Projet
Réalisé par le Réseau Santé Soins et Spiritualités (RESSPIR) hébergé à l’institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’UCLouvain (Belgique)
En partenariat avec le service d'aumônerie oecuménique du CHUV (Centre hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse)
Soutenu par le fonds Adrienne Gommers (Fondation Cliniques universitaires St-Luc) et le fonds de développement pédagogique (FDP) de l’UCLouvain
Pour la formation initiale et continue en soins de santé, en open access pour des formateur·rices et en présentiel aux Cliniques universitaires St-Luc.