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Exposition_HGGSP

Edouard B.

Created on February 4, 2026

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La conquête spatiale (années 1950 → aujourd’hui) : rivalités, puissance, nouveaux acteurs

Problématique :

Comment les rivalités de puissance s’expriment-elles dans la course à l’espace ?

Depuis le début de la guerre froide, l’espace constitue un nouvel espace de conquête stratégique pour les États. Rendu accessible par les progrès scientifiques issus de la Seconde Guerre mondiale, notamment les fusées allemandes V2 et les technologies nucléaires, il devient rapidement un enjeu majeur dans les rivalités internationales. La conquête spatiale dépasse le simple cadre scientifique : elle permet d’affirmer une supériorité technologique, militaire et idéologique. Elle s’inscrit ainsi dans les logiques de puissance caractéristiques des relations internationales contemporaines. À partir des années 1950, la course à l’espace oppose d’abord les deux superpuissances, avant de s’élargir à de nouveaux États puis à des acteurs privés dans le cadre du New Space.

Plan de l’exposition :

  • 1) Rivalités politiques entre puissances : ressorts premiers de la conquête et de la maîtrise progressive de l’espace.
  • 2) L’espace devient un théâtre d’affrontements technologiques et idéologiques (guerre froide → médiatisation mondiale).
  • 3) Rôle croissant des entreprises privées : concurrence, baisse des coûts, enjeux juridiques et stratégiques.

• Hard power : puissance d’imposition (militaire, économique, scientifique). • Soft power : rayonnement / prestige / influence. • Smart power : combinaison pragmatique des deux selon les objectifs.

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1 • Edouard BAUDESSON, Keiwayn MAGREAU, Merlin BATAILLIE-WASSER

I — Rivalités politiques : moteur premier de la conquête spatiale

Idée directrice : l’espace est un instrument de puissance (hard + soft power) et un enjeu de souveraineté.

  • La conquête spatiale naît directement des rivalités politiques de la guerre froide. Les États-Unis et l’URSS s’opposent dans un affrontement global pour la domination mondiale. L’espace devient alors un prolongement stratégique de cette opposition.
  • Maîtriser l’espace signifie d’abord maîtriser les vecteurs nucléaires. Les fusées spatiales dérivent des missiles balistiques intercontinentaux capables de transporter des ogives nucléaires. Ainsi, la conquête spatiale est étroitement liée à la dissuasion nucléaire et au hard power.
  • Elle constitue également un enjeu de prestige international. Être la première puissance spatiale permet d’affirmer son rang mondial, d’impressionner ses alliés et d’intimider ses adversaires.
  • La conquête de l’espace est donc, dès son origine, un outil politique au service de la puissance.
  • Course aux armements + nucléaire (missiles balistiques + ogives).
  • Récupération des savoir-faire allemands (V2) : l’innovation militaire rend l’espace accessible et “militarise” indirectement les programmes civils.
  • La logique politique du “prestige” : être le premier (satellite, être vivant, homme, sortie extravéhiculaire, Lune…) = preuve de supériorité.
  • L’espace devient aussi un marqueur d’indépendance : la France (CNES, Astérix 1965) puis l’Europe (ESA 1975, Ariane) cherchent une autonomie stratégique.
  • Après la bipolarité : concurrence multipolaire (États-Unis / Russie / Europe / Chine / Inde) et coopérations ciblées (stations, missions).

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1 • Edouard BAUDESSON, Keiwayn MAGREAU, Merlin BATAILLIE-WASSER

I — Document 1 : Spoutnik (1957), “choc” géopolitique et démonstration de puissance

Doc. 1.1 • une de journal soviétique, Komsomolskaïa Pravda, organe de presse officiel lié au Parti communiste, publiée en octobre 1957, peu après le lancement du satellite Spoutnik par l’URSS.

Ce document montre que la conquête spatiale est tout d'abord un outil de politique. Le lancement de Spoutnik n’est pas présenté comme une simple avancée scientifique, mais comme une victoire nationale et idéologique. L’URSS cherche à démontrer qu’elle est capable de rivaliser avec les États-Unis, voire de les dépasser.Spoutnik symbolise la maîtrise des technologies des missiles balistiques intercontinentaux, essentielles dans le cadre de la dissuasion nucléaire. Ainsi, la conquête spatiale est directement liée à la souveraineté et à la sécurité nationale. La propagande soviétique utilise l’espace pour renforcer la cohésion interne et affirmer la puissance de l’État sur la scène internationale. Ce document illustre donc clairement que les rivalités politiques entre puissances sont le moteur initial et fondamental de la conquête de l’espace. Lien avec le cours : Ce document confirme que, dès les années 1950, l’espace devient un instrument de hard power, au service des rivalités de puissance entre États. Il montre que la maîtrise progressive de l’espace répond avant tout à des objectifs politiques et stratégiques.

Le satellite Spoutnik est représenté sous une forme humanisée et souriante, dominant la planète Terre. Le lancement est présenté comme un « grand succès » de la science soviétique. L’image simplifiée et caricaturale rend le message accessible à l’ensemble de la population.

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I — Document 2 : Le discours de Kennedy (1962), décision politique et mobilisation nationale

Doc. 1.2 • Extrait de discours politique (Rice University, 12 septembre 1962)

Extrait du document

“We choose to go to the Moon… not because [it is] easy, but because [it is] hard… and one which we intend to win.”

Contexte : début de course à l’espace marqué par les succès soviétiques (Spoutnik, Gagarine). Objectif : reprendre l’initiative et restaurer le prestige américain.

Dans ce discours (source primaire), Kennedy transforme la conquête spatiale en objectif politique national. Aller sur la Lune devient dès lors, un moyen de restaurer le prestige américain face aux succès soviétiques. L’espace est présenté comme une « nouvelle frontière », reprenant un élément central du mythe fondateur américain. Ce document montre que la course à l’espace relève aussi du soft power : il s’agit de convaincre les opinions publiques, de mobiliser la nation et de diffuser l’image d’une Amérique innovante, audacieuse et tournée vers l’avenir. La conquête spatiale devient donc un outil de communication politique et idéologique, au service de la rivalité entre les deux superpuissances.

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1 • Edouard BAUDESSON, Keiwayn MAGREAU, Merlin BATAILLIE-WASSER

II — L’espace, théâtre d’affrontements technologiques et idéologiques

Idée directrice : rivalité des “premiers”, propagande, médiatisation : la puissance se met en scène.

  • À partir des années 1950-1960, la conquête spatiale devient un affrontement technologique et idéologique global.
  • Chaque avancée scientifique sert à démontrer la supériorité d’un modèle politique. Les succès spatiaux sont instrumentalisés par la propagande et médiatisés à l’échelle mondiale.
  • Les vols habités, en particulier, deviennent des symboles de puissance. Ils incarnent la maîtrise technologique, l’excellence scientifique et la capacité industrielle.
  • La conquête spatiale mobilise donc à la fois le hard power (technologies, missiles, satellites militaires) et le soft power (prestige, influence, propagande).
  • Une compétition technologique totale : lanceurs, capsules, guidage, stations → transferts entre civil et militaire (surveillance, cartographie, missiles).
  • La logique des “premiers” (URSS puis USA) sert la propagande : chaque réussite devient un argument idéologique (modèle soviétique vs modèle américain).
  • L’opinion publique compte : la conquête devient un spectacle mondial (images, retransmissions). Cela construit du soft power et du prestige.
  • L’État investit massivement (ex. montée en puissance de la NASA dans les années 1960) pour rattraper / dépasser l’adversaire.
  • Détente relative ensuite (stations, missions conjointes), mais retour possible de tensions : l’espace reste un domaine stratégique.

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

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II — Document 3 : Gagarine (1961), héroïsation et prestige soviétique

Doc. 2.1 • Photographie (Yuri Gagarin, icône du programme soviétique)

12 avril 1961 : Youri Gagarine est le premier homme dans l’espace (Vostok 1). L’URSS met en scène l’exploit comme preuve de supériorité.

Youri Gagarine incarne le triomphe soviétique dans la conquête spatiale. Son vol est exploité comme un immense succès idéologique par l’URSS, qui affirme ainsi la supériorité du modèle communiste. L’événement est largement diffusé dans le monde entier, renforçant le prestige soviétique, notamment dans les pays du tiers-monde. Ce document illustre l’utilisation de la conquête spatiale comme instrument de soft power et de propagande. Cependant, cette réussite renforce aussi la compétition avec les États-Unis, qui intensifient alors leurs investissements dans la recherche spatiale.

Le document représente le cosmonaute soviétique Youri Gagarine après son vol spatial en avril 1961.

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

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II — Document 4 : Apollo 11 (1969), victoire américaine et “événement-monde”

Doc. 2.2 • Photographie (Buzz Aldrin sur la Lune, prise par Neil Armstrong)

« Un petit pas pour [un] homme, [mais] un bond de géant pour l’humanité. » (Armstrong, 1969) — L’alunissage devient une démonstration planétaire.

Contexte : programme Apollo lancé pour dépasser l’URSS ; la mission concrétise une volonté politique et un investissement massif lancé après le discours de Kennedy en 1962, précedemment étudié.L’alunissage de 1969 constitue une victoire idéologique totale pour les États-Unis. L’événement est retransmis en direct dans le monde entier, montrant la supériorité technologique et organisationnelle américaine. Les images de la Lune deviennent un outil de soft power, diffusant les valeurs américaines de progrès, de liberté et de conquête. Cette réussite marque le dépassement définitif de l’URSS dans la course à l’espace. Ce document illustre parfaitement l’espace comme théâtre d’affrontement technologique et idéologique.

AS11-40-5903 : Buzz Aldrin sur la Lune (20 juillet 1969).

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

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III — Le rôle croissant des entreprises privées, reflet des dynamiques du monde actuel

Idée directrice : privatisation partielle, baisse des coûts, mais les États restent centraux (contrats, droit, stratégie).

Depuis les années 2000, la conquête spatiale connaît une nouvelle évolution avec l’émergence du New Space. Les États ne sont plus les seuls acteurs : des entreprises privées jouent un rôle croissant dans l’exploration et l’exploitation de l’espace.

Cette évolution reflète les dynamiques du monde actuel, marquées par la mondialisation, la recherche de rentabilité et la mise en concurrence des acteurs. L’espace devient un secteur économique stratégique.
Cependant, malgré cette privatisation apparente, les États conservent un rôle central dans la régulation, le financement et l’orientation des activités spatiales.
Old Space vs New Space : continuité (espace = outil de puissance), mais diversification des acteurs et des objectifs (économiques, commerciaux).
Nouveaux enjeux : communications (orbite basse), navigation (GPS / Galileo / GLONASS / BeiDou), exploration (Lune/Mars).
Montée des acteurs privés (SpaceX, etc.) : “low cost” spatial, réutilisation, mise en concurrence → baisse des coûts et accélération des lancements.
Les États restent décisionnaires : commandes publiques (NASA, Défense), régulation, et responsabilité juridique (droit spatial).Tensions juridiques : l’espace comme “bien commun” (droit international) vs. textes nationaux favorisant l’exploitation commerciale.

HGGSP Terminale • Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête • Axe 1

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III — Document 5 : Space Act (États-Unis, 2015) — vers l’exploitation commerciale des ressources

Doc. 3.1 • Extrait juridique (Title IV — Space Resource Exploration and Utilization Act of 2015)

Le texte américain encadre l’“exploration et l’exploitation commerciale” des ressources spatiales : il formalise une orientation pro-marché et soulève des débats avec le droit international (espace = bien commun).

  • Le Space Act marque un tournant juridique majeur. Les États-Unis autorisent leurs entreprises à exploiter les ressources spatiales.
  • Cette décision remet en cause le principe de l’espace comme bien commun défini par le traité de 1967.
  • Elle montre que l’espace devient un enjeu économique stratégique. Les ressources lunaires ou astéroïdales sont envisagées comme des richesses exploitables.
  • Ce document illustre l’émergence d’un capitalisme spatial, caractéristique du New Space et reflet de la mondialisation.
  • Enjeux géopolitiques : “faire la règle” = puissance normative ; compétition pour la maîtrise des futures ressources (Lune, astéroïdes).

Extrait du texte compilé (GovInfo) : “TITLE IV—SPACE RESOURCE EXPLORATION AND UTILIZATION”.

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III — Document 6 : Falcon 9 réutilisable — compétition, baisse des coûts et puissance américaine

Doc. 3.2 • Photographie (1er étage Falcon 9 récupéré)

NASA (2014) : la sélection de SpaceX et Boeing pour transporter des équipages vise à “ramener les lancements en Amérique” et à réduire la dépendance aux Soyouz.

  • SpaceX incarne la révolution industrielle du spatial. La réutilisation des fusées réduit fortement les coûts de lancement.
  • Cette innovation bouleverse la hiérarchie mondiale du secteur spatial, marquant la naissance du « low cost spatial ».
  • Cependant, SpaceX dépend largement des contrats publics de la NASA et du Pentagone. L’État reste donc le décideur stratégique.
  • Ce document montre que les entreprises privées renforcent la puissance américaine : elles sont des instruments du smart power national.
  • Contexte : New Space ; réutilisation → baisse des coûts ; mise en concurrence ; accélération du rythme des lancements.
  • Enjeu de puissance : l’innovation privée devient un levier de souveraineté (accès autonome à l’orbite) et de leadership industriel américain.

Falcon 9 : premier étage récupéré à Landing Zone 1 (22 décembre 2015).

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Conclusion : Une rivalité permanente, des formes qui évoluent

Réponse à la problématique

Les rivalités de puissance s’expriment dans la course à l’espace par : (1) la décision politique (objectifs, budgets, institutions) ; (2) la compétition technologique (lanceurs, satellites, exploration) ; (3) la mise en scène idéologique et médiatique (prestige des “premiers”) ; (4) aujourd’hui, par la compétition économique et normative, avec l’entrée d’acteurs privés. La forme évolue (bipolaire → multipolaire ; Old Space → New Space), mais la logique de puissance demeure : contrôler l’accès à l’orbite et les infrastructures spatiales, c’est consolider hard power et soft power.

Ouverture :

  • Le droit de l’espace : jusqu’où va l’appropriation (ressources) dans un espace pensé comme bien commun ?
  • La sécurisation de l’orbite (satellites, débris) : vers une militarisation / conflictualité accrue ?
  • La “nouvelle frontière” (Lune/Mars) : symbole politique autant que défi scientifique.

ISS : symbole de coopération …sur fond de rivalités.

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