le miroir de
medee
max rouquette
Adapté et mis en scène par Jasmine DZIADON
Sommaire
La pièce
Photos et vidéos
Affiche et informations
Photos
Résumé
Teaser
Pièce
Vos retours
Extrait
L'auteur
Dates de représentation
Mots de l'auteur
Au delà du spectacle
Biographie
Hommages à l'auteur
Amistats Max Rouquette
Médée à travers le temps
La mise en scène
Le mythe de la sorcière
Note de mise en scène
Décor
Cie Ong Dam
Conditions d'acceuil
Les interprètes
Remerciements
Jasmine Dziadon
Coordonnées
Jennifer Quillet
La pièce
Poésie poignante, tragique histoire imprimée dans le souffle des éléments, Médée, incandescente, au-delà du bien et du mal, elle est le vent sans visage, le temps sans mémoire.
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Le miroir de Médéede Max RouquetteTraduction française de l'auteurDepuis l’occitan Medelha THEATREAuteur : Max RouquetteMise en scène et adaptation : Jasmine DziadonInterprétation : Jasmine Dziadon et Jennifer QuilletCompositions, accompagnement musical et sonore : Jennifer QuilletEditeur : Editions Espaces 34Genre : Théâtre tout public - DrameDurée : 1h20 minutesCréation : Compagnie Ong Dam Année de création : 2026
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Résumé
Médée, petite-fille du Soleil, a tout abandonné pour Jason. Mais lui regarde déjà ailleurs, vers la belle porte sur la jeunesse, vers le beau retour du temps des rois. Médée est désormais seule, livrée au vide et à tous les vents de l'errance. Elle se sent étrangère pour toute la terre, gitane rejetée sur le bord du chemin, louve aux abois. L’amour fait place à la haine. Bientôt elle ne voit plus du monde que le venin, de l’herbe que le poison. Médée, maîtresse du temps, doit tout effacer, jusqu’à ses propres enfants, ses miroirs. De la fille sauvage qui se gardait des hommes, de la fille aux mains vertes qui savait la façon de guérir tout mal, Médée devient la sorcière aux mains rouges. Peut-être parce qu’il n’y a personne pour l’aimer...
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+résume par JC FORET
Médée de Max RouquetteTraduit de l’occitan par l’auteurEditions Espaces 34EAN : 9782847050554 13x21cm2013Collection Théâtre contemporain en traduction Depuis deux millénaires, le mythe de Médée fascine. Magicienne mais aussi femme, épouse, mère, Médée est une figure emblématique qui exprime en profondeur le problème du mal. Cette Médée de Max Rouquette « fut la révélation. Langue splendide, ampleur de l'inspiration, élan poétique, justesse bouleversante des notations, rigueur d'une construction audacieuse en scènes et psaumes avec chœur renouant par-delà le temps avec les plus grands tragiques de l'Antiquité ». (Armelle Heliot).
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Extraits
Et de moi que fais-tu ? Je peux t'offrir le choix : où veux-tu que j'aille ? Veux-tu que j'efface le chemin parcouru ? ... Veux-tu que j'anéantisse le passé ? ...Veux-tu que je recule jusqu'à la vierge Médée, veux-tu que, d'un port à l'autre, de vague en vague, remontant le chemin perdu,veux-tu que je recueille, un à un, les membres de mon frère jetés à la mer, jusqu'à ce que, rassemblés, ils me restituent ce frère et que, jeune, éblouissant et tendre, il ouvre ses bras à sa sœur, après une éclipse de sommeil et d'oubli ?Veux-tu que je remonte dans la lumière les marches du Palais, descendues avec toi dans l'ombre, tandis que la garde endormie poursuivait des songes semblables à ceux du grand serpent, en guirlande dans le cyprès ?J'ai encore dans le nez l'odeur de la bête, mêlée aux essences de l'arbre.Veux-tu que je remonte le temps ?Pour que rien n'ait été de ce qui fut ; pour que tout revienne à l'état originel, dans la paix, dans le repos premier ?Comme au temps où l'enfant Jason jouait avec des coquillages sur le sable, dans la molle ondulation de l'eau.Ou veux-tu au contraire, que je descende le cours du temps, m'éloignant à jamais de la rive de notre amour, du regard qui abolit le monde, des lèvres qui se mêlent dans l'ombre, des paupières abaissées, des mains qui, seules, ont un regard dans leur recherche au long d'un corps ? (…).
extraits en occitan
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L'auteur
« Et voici l'adaptation du drame par le merveilleux poète occitan Max Rouquette »« L’espace tragique est aussi ouverture sur la pensée et le mythe dans lesquels chaque humain puise assez de souffle pour continuer à avancer. »
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Max Rouquette
Max Rouquette lui-même présentait ainsi la genèse de sa version du drame dont Euripide fut le premier auteur :
« Alors, Médée, l’exilée trahie, deviendra l’héroïne trop humaine d’un crime passionnel. J’ai souvent rêvé en suivant la route qui, de La Boissière, descend sur Aniane, à un théâtre pour les gens de la contrée, simple et, peut-être, pas tellement onéreux. Il est déjà prêt : la terre, le ciel, les rochers, un ruisseau, l’ont dessiné. Nous n’aurions qu’à le faire théâtre.
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Il fait penser à ceux de la Grèce. Le ruisseau, sec l’été, entoure aux trois quarts, dans son cours sinueux, un relief qu’il serait vite fait d’aplanir et qui serait la scène. Pour les spectateurs, la pente de la colline, raide, qui encercle à demi le ruisseau courbe. On peut couper les chênes verts ; on peut disposer des dalles, les lauses, ici, ne manquent pas. Les gens s’assiéraient sur les pierres, les rochers, la terre, sur leurs vestes ou des coussins.Mais ce n’est peut-être qu’un beau songe.Et la pièce ? La pièce serait à l’image de ce théâtre, dans son esprit, pierreux, brutal, dur, sans ornements, mais parfois avec l’ampleur du vent, de la chaleur, de l’air, du ciel, de la nuit ; et aurait pourtant les reflets et les significations de la vie, de ses tourments, des tempêtes, des songes et de la souffrance de tout homme, dans tous les temps. »
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Rouquette Max / Roqueta Max (1908-2005)
Max Rouquette est né le 8 décembre 1908 à Argelliers, entre Montpellier et le causse du Larzac. Il se plaît à conter dans un récit fondateur le jour de son enfance où il entendit son père lui réciter des vers de Mistral. Dans ces vers de Mirèio, il découvre la dignité de la langue villageoise. Ainsi marqué par Mistral et le Félibrige, il en rejettera bientôt le passéisme et les poncifs.Docteur en médecine, il exerce à Aniane et Montpellier. Pendant ses études dans cette ville, il rencontre François Dezeuze l’Escoutaire, mais surtout le poète catalan Josep-Sebastià Pons, dont l’influence sera décisive. Entre les deux guerres, il participe activement à la Societat d’Estudis Occitans et devient rédacteur en chef de la revue Occitania. À la Libération, il fonde l’Institut d’Estudis Occitans avec Ismaël Girard et René Nelli et crée un peu plus tard le Pen-Club de langue d’oc. Il est rédacteur en chef de la revue OC pendant plusieurs années. Amateur passionné du jeu traditionnel de balle au tambourin, il lui a également consacré plusieurs ouvrages.Il s’est éteint à Montpellier le 24 juin 2005. Il laisse une œuvre immense, encore en cours de publication, Max Rouquette ayant écrit jusqu’à son dernier souffle. Il aura connu un début de reconnaissance publique après les premières traductions françaises de Verd Paradís, en 1981, qui avaient révélé au grand public cultivé la beauté de son univers littéraire.
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Rouquette Max / Roqueta Max (1908-2005)
L'auteur occitan
Dans son théâtre, qui comporte plus d’une quinzaine de pièces, Max Rouquette, dans une langue savoureuse, poétique et populaire, redonne la parole aux hommes et déplace de la nature à l’homme cette fascination devant l’énigme ontologique de l’être. On y ment beaucoup, on y trompe et se trompe dans des comédies mettant en jeu l’identité des personnages : Lo Jòc de la cabra (1979), Lo Miralhet (1981), Lo Glossari (1984, monté en 1998 en français à la Comédie française), Lo Pater als ases (1985), La Pastorala dels volurs (1957, inédit jusqu’en 1996, jouée en occitan en 2008, après la mort de son auteur), Aquel que non jamai dormís (1958, inédit). La Podra d’embòrnha (1984) est une fantaisie vénitienne et La Ròsa bengalina (1990, inédit) une féerie baroque sur le thème du rêve. Medelha/Médée (1989), la seule tragédie écrite par Max Rouquette, est sans doute le sommet de cette œuvre théâtrale trop peu jouée...
On doit à Max Rouquette d’avoir, grâce à l’univers de rêves qu’il a construit pour nous, montré la résistance obstinée de cette langue qu’il aimait tant et dans laquelle il décida d’écrire dès lors qu’il en eut découvert la beauté à travers les vers de Mistral.
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«Max Rouquette nous introduit par son œuvre aux mystère de notre présence au monde. Il relie le plus humble organisme vivant, brin d'herbe ou fourmi, au cycle cosmique qui nous entraîne tous dans le temps et le néant. Son œuvre n'est pas la célébration d'un terroir, elle est, à la lettre et dans tous les sens, un chant du monde. » (Jean-Claude Forêt)
« Max Rouquette est avant tout, et littéralement, un enchanteur : celui qui sait, à l'aide du seul pouvoir des mots, modifier en profondeur notre vision de la réalité quotidienne, et ouvrir grandes les portes du réel jusqu'aux abîmes qui les habitent. » (Philippe Gardy)
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La mise en scène
« J’espère mettre en valeur une Médée qui, au-delà du bien ou du mal, au-delà de la reine ou de la bohémienne, au-delà de la cruauté ou de la sensualité, est d’abord une femme, seule, qui se sent trahie, repoussée, errante, face au vide. J’espère faire vivre une atmosphère dans laquelle, sons singuliers et scénographie épurée, feront ressentir l’immensité du monde et les forces mystérieuses qui le meuvent. Et que le long chemin d’hier continue d’éclairer celui de demain et si possible pas en vain.. » Jasmine Dziadon
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Note de mise en scène
Le miroir de Médée, adaptation de Médée de Max Rouquette, pour une comédienne et une musicienne, est une traversée viscérale de la tragédie de Médée, revisitée par la puissance du langage et la poésie terrienne de l'Occitan Max Rouquette. Cette adaptation sera donnée en langue française et accompagnée de musiques et sons acoustiques pour en transcender « le chant profond ». Ainsi, l’âme lyrique de l’Occitanie qui traverse le texte français ne sera pas perdu. Il s’entendra dans les accents troubadour des complaintes d’accompagnement mais aussi dans l’étrangeté et la solitude des échos du vent, du désert, de la mer, des herbes folles des garrigues, des battements de cœur de la terre. Au-delà de l’occitan de Max Rouquette ou de la langue de Colchide de Médée, on entendra la langue de l’exil de tous les peuples et les forces agissantes de la nature.
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La Médée de Max Rouquette, bien que puisant ses racines dans un mythe antique, résonne avec une actualité saisissante, notamment grâce à la manière dont l'auteur occitan revisite les thèmes et les figures de la tragédie : l’étranger et l’exil, la trahison et l’abandon de la femme, le sacrifice et l’amour destructeur, le pouvoir et les droits bafoués, et au-delà la puissance de la nature, le long chemin que chacun doit prendre, l’impalpable éphémère qui nous attend, la magie, le néant. Et le souffle violent d’un drame personnel devient cri universel.
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La mise en scène ici propose une adaptation du texte fidèle et chronologique à l’œuvre, conservant les psaumes et le chœur, mais se centrant sur Médée, la façon dont elle se voit à travers son propre regard et à travers le regard des autres : bête mystérieuse ou sorcière pour les gens, déesse dans les yeux de ses enfants, ombre qui fera fuir les bergers et prier les femmes devant les feux, gitane pour Créon, race maudite qui ne sait que mordre pour l’opinion publique sédentaire et la morale de la cité, et sans doute le plus cruellement ressenti, effacée dans les yeux de Jason, celui qu’elle aime par-delà la raison, jusqu’à se voir elle-même reine sans visage.
Présents mais hors du champ de vue des spectateurs, Médée, elle, les voit : Créon, Jason, ses deux enfants, la mère, Salimonde,... chacun est le miroir dans lequel elle se perçoit, le miroir du monde, le monde qui la juge et la condamne. Et le miroir renvoie cruellement ce que peu à peu elle se destine à voir, aveugle à toute autre chose, les yeux noyés : « Je ne vois du monde que le venin. Et maintenant voici que je regarde mes enfants avec des yeux qui ne sont pas ceux d’une mère. »
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Médée invoque aussi la magie du miroir : « Miroir, œil du néant, rends moi la lune cruelle. Qu’elle vienne ! Médée l’appelle ! Médée l’attend. Miroir que je voie mon visage dans ton eau avant d’avoir clos les paupières : que mon regard la poursuive aux enfers. Miroir qui n’a jamais vu Médée promise, miroir qui ne me vit jamais en fiancée, miroir vierge encore, va t en vers la vierge et qu’elle se noie dans ta glace. » Le miroir, réel ou métaphore, devient l’outil cruel de l’introspection et aussi de la vengeance.Et dans le cycle de la vie, dans le courant fugitif des générations, ses enfants sont aussi ses miroirs. « Vous êtes l’image. Vous êtes mes miroirs. De Médée aucune image ne peut être enchainée. » « Venez miroirs à jamais du temps des dieux. » Dans le miroir de Médée, la tempête se lève, la mer se déchaîne, la haine éclot, l’annulation de tout s’impose. « L’eau sera plane quand j’aurais tout effacé, quand tout sera redevenu comme par le passé, je suis maîtresse du temps. ». Le public est face au miroir de Médée, le paysage mental d’une femme au bord du précipice, où les autres personnages deviennent les fantômes intérieurs, des échos amplifiés par la rage et l’abandon.
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Sur scène, deux interprètes, celle qui incarne Médée, le chœur, le texte et l’histoire, dans toute sa dimension charnelle et celle qui, presque dans la spontanéité de l’instant, habille de sons ou de mélodies, ce qui se joue, l’âme musicale incarnée du spectacle.
C’est ainsi que les répétitions ont pris corps, dans l’improvisation autour d’instruments du monde et de bruitages cachés dans « le sommeil de la matière ». Cette partition improvisée est le miroir sonore, brut et changeant, de ce qui traverse Médée. Certains psaumes chantés par Médée ont été mis en musique spécialement pour cette création. Médée porte les habits lourds de la terre, flamboyants du soleil, les voiles légers du vent, les bijoux de métal de l’étrangère. En contraste avec Médée, mais jouée par la même comédienne, celle qui incarne Salimonde, la mère et le chœur, porte des habits noirs, évoquant une sagesse sombre et avertie, une présence inquisitrice aussi parfois, celle des corbeaux de l’imaginaire de l’auteur. Enfin, la musicienne entourée de ses coussins et de ses instruments évoque le troubadour intemporel et universel, lo trobador o la trobairitz (entendez la femme troubadour).
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Le miroir de Médée n'est pas seulement un drame antique, c'est un drame social et politique sur l'exclusion, la peur de l'Autre, et la destruction causée par la raison d'État sur l'individu, particulièrement la femme, qui refuse de s'y soumettre. Médée est l'étrangère, la sorcière, la femme répudiée, elle est aussi un reflet de notre société. Son drame est le nôtre. Médée la magicienne est profondément humaine.
Drame social et politique sur l'exclusion
Le spectacle est construit sur le concept du "Miroir de Médée", où tous les échanges sont interprétés comme le percepteur subjectif de l'héroïne, son monologue intérieur, sa projection du regard des autres, ses hallucinations, soulignant son isolement et la dimension psychologique de son drame.
Laissez-vous emporter par cette plongée hypnotique, cette traversée lyrique ardente, ce voyage intérieur, où la sorcière n'est plus un monstre, mais l'image exacerbée de notre propre incapacité à accepter l'Autre.
Projection du regard des autres
Traversée lyrique et voyage intérieur
Médée sans fin, Médée éternelle, Médée sur le chemin sans fin. Mais pour le mortel au bout du chemin, il n’y a plus rien, que rien.Jasmine Dziadon.
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Décor en théâtre
Les tons beiges du désert, le coffre de la nomade apatride, l’eau du miroir où se noient les larmes de la mère et de l’amante, les étoffes qui constituent la masure sans porte ni fenêtre de la gitane, quelques herbes et arbres morts, la couverture rouge comme le sang, les instruments de musique du monde, et la musique, évoquent le paysage, la solitude et le vagabondage de Médée.
"ll n y a plus rien qu’une couverture rouge, rouge rouge..."
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Décor naturel
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Conditions d'accueil
Le spectacle peut être joué en intérieur ou en extérieurSurface nécessaire au minimum : 5m x 3mEléments de décor : fonds, habillage tissus, accessoires, instruments de musique Eléments techniques : éclairages selon le lieu, branchements électriques 220VTemps de montage et préparation : 3 heures technique incluse Durée du spectacle : 1h30
Obtention des droits : le 4/11/2025 Ayant droit : Monsieur Jean-Guilhem Rouquette Droit d’exploitation : à compter du 01/01/2026 Référence dossier : 788281
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Les interprètes
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Auteur, metteur en scène, comédienne, formée à l’école de théâtre de la Compagnie Maritime dirigée par Pierre Castagné, Jasmine Dziadon rejoint en 2002 l’équipe de la Compagnie de l’Echarpe blanche à Montpellier sous la direction de Jean-Louis Sol, et joue dans L’avare, Les femmes savantes, Tartuffe, Le songe d’une nuit d’été, L’Alouette, ainsi que Le Glossaire de Max Rouquette, Les singes savants de Jean-Pierre Pélaez et le Trésor des six reines de Lilian Bathelot, trois auteurs d’Occitanie. Elle a joué dans Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee et a assuré la direction d’acteur de Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg. En parallèle Jasmine anime des ateliers de théâtre pour tous les âges (Conservatoire de Beaucaire, CROUS de Montpellier, Ville de Pézenas…). Elle est éditée pour la première fois avec son récit pour enfant « L’effet papillon » aux éditions Le Manuscrit. Actuellement elle joue avec la Compagnie du Visage de Montpellier dans La thébaïde ou les frères ennemis de Racine, Le journal d’Anne Frank, Freud et ses souffrantes d’Avner Camus Perez. Elle écrit et crée des spectacles pour le jeune public. Elle met en scène, adapte et joue La femme perplexe de Gérard Levoyer, Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe, Fous de fêtes votives d’Antoine Martin, Misérable Fantine d’après Victor Hugo, Mer de Tino Caspanello. Elle participe à des tournages dans la région (La grande boucle, Barbecue, …). En voix off, elle a notamment collaboré avec Benjamins Media, créateur de livres sonores à Montpellier. C’est la deuxième fois qu’elle s’inscrit dans une pièce de Max Rouquette, un coup de cœur, notamment parce que ses paysages lui sont familiers depuis l’enfance.
Jasmine Dziadon
Comédienne
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Jennifer Quillet
Musicienne, professeure de musique, Jennifer Quillet enseigne depuis plus de 20 ans le piano, la musique actuelle, la formation musicale, l’accompagnement du chant et la composition. Elle a choisi le professorat par passion et adapte sa pédagogie à chaque élève. Elle a enseigné dans différentes structures (Conservatoire à Rayonnement Intercommunal d’Yvetot, de Vésinet… et actuellement à l’École de musique de la Vallée de l’Hérault). En tant qu’artiste et multi instrumentistes, elle se produit régulièrement dans le domaine des Musiques Actuelles, de la chanson française, des Orchestres symphoniques et d’Harmonies et des musiques de rue. Elle compose, arrange pour des ensembles à géométrie variable (du soliste à l’orchestre). Jasmine l’a d’abord contacté à titre personnel pour se parfaire au piano, à l’improvisation et à l’écriture musicale. De cette rencontre est née le travail sur le chant des Psaumes et leurs mises en musique puis l’envie d’aller plus loin dans la collaboration, la musique s’imposant peu à peu comme autre voix essentielle à la pièce. Jennifer a fait son mémoire d’organologie auprès de Jean-Jacques Lemêtre, musicien iconique du Théâtre du Soleil et elle construit l’univers musical de Médée selon la ligne directrice de ce grand créateur.
Musicienne
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Photos et extraits videos
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Photos
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Diaporama
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Vos retours
Je suis encore pleine de votre spectacle qui m'a emporté ! MAGNIFIQUE ! Une Médée aux registres multiples et contrastés, toujours crédible dans chacun de ces registres successifs... et si belle, et si forte, et si bouleversante aussi, le chant de la musicienne épouse parfaitement chaque sentiment. S Combe
Une excellente adaptation de la pièce aux contraintes dramaturgiques du "seule en scène", une énergie qui ne faiblit pas pour porter ce texte difficile et très littéraire pendant une heure et demie, un jeu juste qui vous rend habitée par le personnage de Médée, sans fausse note. JC Forêt
Cette première du « miroir de Médée » était un moment très fort. Vous avez réussi à condenser dans la performance théâtrale d'une seule actrice une vaste construction aux personnages multiples, vous vous êtes vraiment approprié l'âme de cette œuvre que vous restituez sur la scène avec une énergie bouleversante. Vous en avez concentré toute la puissance dramatique et émotionnelle. JF Brun
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Programmation
- Vendredi 27 mars 2026 à 20h30 au théâtre du Carré Rondelet à Montpellier
- Samedi 28 mars 2026 à 20h30 au théâtre du Carré Rondelet à Montpellier
- Dimanche 29 mars 2026 à 17h00 au théâtre du Carré Rondelet à Montpellier
- Dimanche 08 novembre 2026 au Télémac Théâtre à Nîmes
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en cours...
Au delà de la pièce
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L'association Amistats Max Rouquette
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Médée à travers le temps et les auteurs
ROUQUETTE
CORNEILLE
SENEQUE
EURIPIDE
ANOUILH
20XX
+4 JC
-400 JC
17 XVII
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Le mythe
La folie meutrière
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La compagnie
Au cœur de la vallée de l’Hérault, Jasmine Dziadon sous l’identité artistique de Compagnie Ong Dam, propose des créations théâtrales, répond aux demandes locales, tisse des synergies avec les artistes de la région et partage ce travail ici et ailleurs… De nouvelles collaborations émergent pour des propositions artistiques toujours originales et variées. Ong Dam propose ainsi du spectacle vivant autour de contes, textes classiques, auteurs contemporains, poésie, musique, magie.
jeune public
tout public
en partenariat
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Remerciements
- Jean-Guilhem Rouquette : pour sa confiance et son autorisation pour la création de la pièce - Association Amistats Max Rouquette : pour son soutien et les ressources documentaires en particulier Georges Souche (photographe), Jean-Claude Forêt (écrivain, dramatuge), Jean-Frederic Brun (écrivain français de langue occitane) - Kevin Lieber (@Khasis), photographe : pour la réalisation de l'affiche et du book photo du dossier, séance photos au Salagou, rives du Liausson, le 11 novembre 2025 - Avner Camus Perez et association Cabo Mundo : accueil de la création au théâtre du Carré Rondelet
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Coordonnées
Merci
Administration : Raison sociale de la compagnie : Association L’outil Numéro S.I.R.E.T : 444 679 997 00031 Code A.P.E : (Code Naf) : 9499Z Licences :2-013235 & 3-013251 Adresse : 7 avenue du Languedoc 11200 HOMPS Email : asso-outil@orange.fr
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Jasmine Dziadon 06 62 33 33 63 cieongdam@gmail.com www.ongdam.info
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Title
Administratif
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Title
Artistique
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Résumé par Jean-Claude Forêt :
Depuis qu'elle a trahi son père et son pays, allant jusqu'à tuer son propre frère pour aider Jason à s'emparer de la toison d’or, Médée n'a cessé d'errer avec lui et leurs deux enfants. Sa seule patrie est désormais Jason pour qui elle a commis des crimes inexpiables. Or voilà que cet homme se lasse de cette femme et de leur vagabondage sans fin. Il veut s'établir, épouser une femme plus jeune, renoncer à la vie nomade pour devenir à son tour roi de Corinthe. Max Rouquette a maintenu le chœur antique, mais a mis dans sa bouche des poèmes intitulés psaumes, qui prolongent tel ou tel thème des dialogues (psaume des chemins, de l'étranger, de l'abandon, de l'angoisse, puis du néant). Médée représente la vérité aveuglante et son éclat insoutenable, l'état d'incandescence où porte la passion à son paroxysme, quand les sentiments se confondent en un seul métal en fusion, amour, haine, mépris, jalousie, désir de vengeance, envie de meurtre. Comme la science ou la démence, Médée se situe au-delà du bien et du mal. Jean-Claude Forêt : Auteur occitan, ancien enseignant de langue et littérature occitane à l’Université Paul Valéry de Montpellier.
Créations jeune public : - 2011 La lune dans un seau, contes zen - 2011 L’effet papillon de Jasmine Dziadon, éditions Le Manuscrit - 2012 Turlutuune, la magicienne Lune, de Jasmine Dziadon - 2014 Cubéo et Bouliette, de Jasmine Dziadon - 2015 Le petit chat magicien, de Jasmine Dziadon - 2015 La fée des Trotte-Menu, de Jasmine Dziadon - 2016 La légende du pays des brumes, contes celtes - 2017 La grande Lili Flamingo, de Jasmine Dziadon - 2018 Tambour Océan, contes du monde - 2019 Petit clown in the moon, de Jasmine Dziadon - 2023 Une seule flèche, de Jasmine Dziadon
Créations tout public : - 2012 Le parfum du Jasmin, contes zen d’après Henri Brunel, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2014 La femme perplexe de Gérard Levoyer, mise en scène Jasmine Dziadon - 2016 Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2018 Fous de fêtes votives d’Antoine Martin, Editions Aux Diables Vauvert et Sedicom, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2020 Misérable Fantine d’après Victor Hugo, avec la compagnie du visage
- 2020 Le journal d’Anne Frank, d’Anne Frank, avec la compagnie du visage
- 2021 Mer de Tino Caspanello, Editions Espaces 34, mise en scène Jasmine Dziadon - 2026 Le miroir de Médée de Max Rouquette, Editions Espaces 34, mise en scène Jasmine Dziadon
Créations en partenariat avec d’autres compagnies : - 2011 L’ile de Silha avec la compagnie La part d’Eole- 2012 Le grand livre magique avec la compagnie La part d’Eole- 2013 Le grenier aux étoiles avec la compagnie La part d’Eole- 2015 La légende du pays des brumes avec la compagnie La part d'Eole- 2017 La Thébaïde de Racine avec la compagnie du visage - 2023 Freud et ses souffrantes avec la compagnie du visage
medee
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Le miroir de Médéede Max RouquetteTraduction française de l'auteurDepuis l’occitan Medelha THEATREAuteur : Max RouquetteMise en scène et adaptation : Jasmine DziadonInterprétation : Jasmine Dziadon et Jennifer QuilletCompositions, accompagnement musical et sonore : Jennifer QuilletEditeur : Editions Espaces 34Genre : Théâtre tout public - DrameDurée : 1h20 minutesCréation : Compagnie Ong Dam Année de création : 2026
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Médée, petite-fille du Soleil, a tout abandonné pour Jason. Mais lui regarde déjà ailleurs, vers la belle porte sur la jeunesse, vers le beau retour du temps des rois. Médée est désormais seule, livrée au vide et à tous les vents de l'errance. Elle se sent étrangère pour toute la terre, gitane rejetée sur le bord du chemin, louve aux abois. L’amour fait place à la haine. Bientôt elle ne voit plus du monde que le venin, de l’herbe que le poison. Médée, maîtresse du temps, doit tout effacer, jusqu’à ses propres enfants, ses miroirs. De la fille sauvage qui se gardait des hommes, de la fille aux mains vertes qui savait la façon de guérir tout mal, Médée devient la sorcière aux mains rouges. Peut-être parce qu’il n’y a personne pour l’aimer...
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Médée de Max RouquetteTraduit de l’occitan par l’auteurEditions Espaces 34EAN : 9782847050554 13x21cm2013Collection Théâtre contemporain en traduction Depuis deux millénaires, le mythe de Médée fascine. Magicienne mais aussi femme, épouse, mère, Médée est une figure emblématique qui exprime en profondeur le problème du mal. Cette Médée de Max Rouquette « fut la révélation. Langue splendide, ampleur de l'inspiration, élan poétique, justesse bouleversante des notations, rigueur d'une construction audacieuse en scènes et psaumes avec chœur renouant par-delà le temps avec les plus grands tragiques de l'Antiquité ». (Armelle Heliot).
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Extraits
Et de moi que fais-tu ? Je peux t'offrir le choix : où veux-tu que j'aille ? Veux-tu que j'efface le chemin parcouru ? ... Veux-tu que j'anéantisse le passé ? ...Veux-tu que je recule jusqu'à la vierge Médée, veux-tu que, d'un port à l'autre, de vague en vague, remontant le chemin perdu,veux-tu que je recueille, un à un, les membres de mon frère jetés à la mer, jusqu'à ce que, rassemblés, ils me restituent ce frère et que, jeune, éblouissant et tendre, il ouvre ses bras à sa sœur, après une éclipse de sommeil et d'oubli ?Veux-tu que je remonte dans la lumière les marches du Palais, descendues avec toi dans l'ombre, tandis que la garde endormie poursuivait des songes semblables à ceux du grand serpent, en guirlande dans le cyprès ?J'ai encore dans le nez l'odeur de la bête, mêlée aux essences de l'arbre.Veux-tu que je remonte le temps ?Pour que rien n'ait été de ce qui fut ; pour que tout revienne à l'état originel, dans la paix, dans le repos premier ?Comme au temps où l'enfant Jason jouait avec des coquillages sur le sable, dans la molle ondulation de l'eau.Ou veux-tu au contraire, que je descende le cours du temps, m'éloignant à jamais de la rive de notre amour, du regard qui abolit le monde, des lèvres qui se mêlent dans l'ombre, des paupières abaissées, des mains qui, seules, ont un regard dans leur recherche au long d'un corps ? (…).
extraits en occitan
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L'auteur
« Et voici l'adaptation du drame par le merveilleux poète occitan Max Rouquette »« L’espace tragique est aussi ouverture sur la pensée et le mythe dans lesquels chaque humain puise assez de souffle pour continuer à avancer. »
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Max Rouquette
Max Rouquette lui-même présentait ainsi la genèse de sa version du drame dont Euripide fut le premier auteur :
« Alors, Médée, l’exilée trahie, deviendra l’héroïne trop humaine d’un crime passionnel. J’ai souvent rêvé en suivant la route qui, de La Boissière, descend sur Aniane, à un théâtre pour les gens de la contrée, simple et, peut-être, pas tellement onéreux. Il est déjà prêt : la terre, le ciel, les rochers, un ruisseau, l’ont dessiné. Nous n’aurions qu’à le faire théâtre.
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Il fait penser à ceux de la Grèce. Le ruisseau, sec l’été, entoure aux trois quarts, dans son cours sinueux, un relief qu’il serait vite fait d’aplanir et qui serait la scène. Pour les spectateurs, la pente de la colline, raide, qui encercle à demi le ruisseau courbe. On peut couper les chênes verts ; on peut disposer des dalles, les lauses, ici, ne manquent pas. Les gens s’assiéraient sur les pierres, les rochers, la terre, sur leurs vestes ou des coussins.Mais ce n’est peut-être qu’un beau songe.Et la pièce ? La pièce serait à l’image de ce théâtre, dans son esprit, pierreux, brutal, dur, sans ornements, mais parfois avec l’ampleur du vent, de la chaleur, de l’air, du ciel, de la nuit ; et aurait pourtant les reflets et les significations de la vie, de ses tourments, des tempêtes, des songes et de la souffrance de tout homme, dans tous les temps. »
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Rouquette Max / Roqueta Max (1908-2005)
Max Rouquette est né le 8 décembre 1908 à Argelliers, entre Montpellier et le causse du Larzac. Il se plaît à conter dans un récit fondateur le jour de son enfance où il entendit son père lui réciter des vers de Mistral. Dans ces vers de Mirèio, il découvre la dignité de la langue villageoise. Ainsi marqué par Mistral et le Félibrige, il en rejettera bientôt le passéisme et les poncifs.Docteur en médecine, il exerce à Aniane et Montpellier. Pendant ses études dans cette ville, il rencontre François Dezeuze l’Escoutaire, mais surtout le poète catalan Josep-Sebastià Pons, dont l’influence sera décisive. Entre les deux guerres, il participe activement à la Societat d’Estudis Occitans et devient rédacteur en chef de la revue Occitania. À la Libération, il fonde l’Institut d’Estudis Occitans avec Ismaël Girard et René Nelli et crée un peu plus tard le Pen-Club de langue d’oc. Il est rédacteur en chef de la revue OC pendant plusieurs années. Amateur passionné du jeu traditionnel de balle au tambourin, il lui a également consacré plusieurs ouvrages.Il s’est éteint à Montpellier le 24 juin 2005. Il laisse une œuvre immense, encore en cours de publication, Max Rouquette ayant écrit jusqu’à son dernier souffle. Il aura connu un début de reconnaissance publique après les premières traductions françaises de Verd Paradís, en 1981, qui avaient révélé au grand public cultivé la beauté de son univers littéraire.
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Rouquette Max / Roqueta Max (1908-2005)
L'auteur occitan
Dans son théâtre, qui comporte plus d’une quinzaine de pièces, Max Rouquette, dans une langue savoureuse, poétique et populaire, redonne la parole aux hommes et déplace de la nature à l’homme cette fascination devant l’énigme ontologique de l’être. On y ment beaucoup, on y trompe et se trompe dans des comédies mettant en jeu l’identité des personnages : Lo Jòc de la cabra (1979), Lo Miralhet (1981), Lo Glossari (1984, monté en 1998 en français à la Comédie française), Lo Pater als ases (1985), La Pastorala dels volurs (1957, inédit jusqu’en 1996, jouée en occitan en 2008, après la mort de son auteur), Aquel que non jamai dormís (1958, inédit). La Podra d’embòrnha (1984) est une fantaisie vénitienne et La Ròsa bengalina (1990, inédit) une féerie baroque sur le thème du rêve. Medelha/Médée (1989), la seule tragédie écrite par Max Rouquette, est sans doute le sommet de cette œuvre théâtrale trop peu jouée...
On doit à Max Rouquette d’avoir, grâce à l’univers de rêves qu’il a construit pour nous, montré la résistance obstinée de cette langue qu’il aimait tant et dans laquelle il décida d’écrire dès lors qu’il en eut découvert la beauté à travers les vers de Mistral.
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«Max Rouquette nous introduit par son œuvre aux mystère de notre présence au monde. Il relie le plus humble organisme vivant, brin d'herbe ou fourmi, au cycle cosmique qui nous entraîne tous dans le temps et le néant. Son œuvre n'est pas la célébration d'un terroir, elle est, à la lettre et dans tous les sens, un chant du monde. » (Jean-Claude Forêt)
« Max Rouquette est avant tout, et littéralement, un enchanteur : celui qui sait, à l'aide du seul pouvoir des mots, modifier en profondeur notre vision de la réalité quotidienne, et ouvrir grandes les portes du réel jusqu'aux abîmes qui les habitent. » (Philippe Gardy)
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La mise en scène
« J’espère mettre en valeur une Médée qui, au-delà du bien ou du mal, au-delà de la reine ou de la bohémienne, au-delà de la cruauté ou de la sensualité, est d’abord une femme, seule, qui se sent trahie, repoussée, errante, face au vide. J’espère faire vivre une atmosphère dans laquelle, sons singuliers et scénographie épurée, feront ressentir l’immensité du monde et les forces mystérieuses qui le meuvent. Et que le long chemin d’hier continue d’éclairer celui de demain et si possible pas en vain.. » Jasmine Dziadon
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Note de mise en scène
Le miroir de Médée, adaptation de Médée de Max Rouquette, pour une comédienne et une musicienne, est une traversée viscérale de la tragédie de Médée, revisitée par la puissance du langage et la poésie terrienne de l'Occitan Max Rouquette. Cette adaptation sera donnée en langue française et accompagnée de musiques et sons acoustiques pour en transcender « le chant profond ». Ainsi, l’âme lyrique de l’Occitanie qui traverse le texte français ne sera pas perdu. Il s’entendra dans les accents troubadour des complaintes d’accompagnement mais aussi dans l’étrangeté et la solitude des échos du vent, du désert, de la mer, des herbes folles des garrigues, des battements de cœur de la terre. Au-delà de l’occitan de Max Rouquette ou de la langue de Colchide de Médée, on entendra la langue de l’exil de tous les peuples et les forces agissantes de la nature.
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La Médée de Max Rouquette, bien que puisant ses racines dans un mythe antique, résonne avec une actualité saisissante, notamment grâce à la manière dont l'auteur occitan revisite les thèmes et les figures de la tragédie : l’étranger et l’exil, la trahison et l’abandon de la femme, le sacrifice et l’amour destructeur, le pouvoir et les droits bafoués, et au-delà la puissance de la nature, le long chemin que chacun doit prendre, l’impalpable éphémère qui nous attend, la magie, le néant. Et le souffle violent d’un drame personnel devient cri universel.
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La mise en scène ici propose une adaptation du texte fidèle et chronologique à l’œuvre, conservant les psaumes et le chœur, mais se centrant sur Médée, la façon dont elle se voit à travers son propre regard et à travers le regard des autres : bête mystérieuse ou sorcière pour les gens, déesse dans les yeux de ses enfants, ombre qui fera fuir les bergers et prier les femmes devant les feux, gitane pour Créon, race maudite qui ne sait que mordre pour l’opinion publique sédentaire et la morale de la cité, et sans doute le plus cruellement ressenti, effacée dans les yeux de Jason, celui qu’elle aime par-delà la raison, jusqu’à se voir elle-même reine sans visage.
Présents mais hors du champ de vue des spectateurs, Médée, elle, les voit : Créon, Jason, ses deux enfants, la mère, Salimonde,... chacun est le miroir dans lequel elle se perçoit, le miroir du monde, le monde qui la juge et la condamne. Et le miroir renvoie cruellement ce que peu à peu elle se destine à voir, aveugle à toute autre chose, les yeux noyés : « Je ne vois du monde que le venin. Et maintenant voici que je regarde mes enfants avec des yeux qui ne sont pas ceux d’une mère. »
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Médée invoque aussi la magie du miroir : « Miroir, œil du néant, rends moi la lune cruelle. Qu’elle vienne ! Médée l’appelle ! Médée l’attend. Miroir que je voie mon visage dans ton eau avant d’avoir clos les paupières : que mon regard la poursuive aux enfers. Miroir qui n’a jamais vu Médée promise, miroir qui ne me vit jamais en fiancée, miroir vierge encore, va t en vers la vierge et qu’elle se noie dans ta glace. » Le miroir, réel ou métaphore, devient l’outil cruel de l’introspection et aussi de la vengeance.Et dans le cycle de la vie, dans le courant fugitif des générations, ses enfants sont aussi ses miroirs. « Vous êtes l’image. Vous êtes mes miroirs. De Médée aucune image ne peut être enchainée. » « Venez miroirs à jamais du temps des dieux. » Dans le miroir de Médée, la tempête se lève, la mer se déchaîne, la haine éclot, l’annulation de tout s’impose. « L’eau sera plane quand j’aurais tout effacé, quand tout sera redevenu comme par le passé, je suis maîtresse du temps. ». Le public est face au miroir de Médée, le paysage mental d’une femme au bord du précipice, où les autres personnages deviennent les fantômes intérieurs, des échos amplifiés par la rage et l’abandon.
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Sur scène, deux interprètes, celle qui incarne Médée, le chœur, le texte et l’histoire, dans toute sa dimension charnelle et celle qui, presque dans la spontanéité de l’instant, habille de sons ou de mélodies, ce qui se joue, l’âme musicale incarnée du spectacle.
C’est ainsi que les répétitions ont pris corps, dans l’improvisation autour d’instruments du monde et de bruitages cachés dans « le sommeil de la matière ». Cette partition improvisée est le miroir sonore, brut et changeant, de ce qui traverse Médée. Certains psaumes chantés par Médée ont été mis en musique spécialement pour cette création. Médée porte les habits lourds de la terre, flamboyants du soleil, les voiles légers du vent, les bijoux de métal de l’étrangère. En contraste avec Médée, mais jouée par la même comédienne, celle qui incarne Salimonde, la mère et le chœur, porte des habits noirs, évoquant une sagesse sombre et avertie, une présence inquisitrice aussi parfois, celle des corbeaux de l’imaginaire de l’auteur. Enfin, la musicienne entourée de ses coussins et de ses instruments évoque le troubadour intemporel et universel, lo trobador o la trobairitz (entendez la femme troubadour).
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Le miroir de Médée n'est pas seulement un drame antique, c'est un drame social et politique sur l'exclusion, la peur de l'Autre, et la destruction causée par la raison d'État sur l'individu, particulièrement la femme, qui refuse de s'y soumettre. Médée est l'étrangère, la sorcière, la femme répudiée, elle est aussi un reflet de notre société. Son drame est le nôtre. Médée la magicienne est profondément humaine.
Drame social et politique sur l'exclusion
Le spectacle est construit sur le concept du "Miroir de Médée", où tous les échanges sont interprétés comme le percepteur subjectif de l'héroïne, son monologue intérieur, sa projection du regard des autres, ses hallucinations, soulignant son isolement et la dimension psychologique de son drame.
Laissez-vous emporter par cette plongée hypnotique, cette traversée lyrique ardente, ce voyage intérieur, où la sorcière n'est plus un monstre, mais l'image exacerbée de notre propre incapacité à accepter l'Autre.
Projection du regard des autres
Traversée lyrique et voyage intérieur
Médée sans fin, Médée éternelle, Médée sur le chemin sans fin. Mais pour le mortel au bout du chemin, il n’y a plus rien, que rien.Jasmine Dziadon.
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Décor en théâtre
Les tons beiges du désert, le coffre de la nomade apatride, l’eau du miroir où se noient les larmes de la mère et de l’amante, les étoffes qui constituent la masure sans porte ni fenêtre de la gitane, quelques herbes et arbres morts, la couverture rouge comme le sang, les instruments de musique du monde, et la musique, évoquent le paysage, la solitude et le vagabondage de Médée.
"ll n y a plus rien qu’une couverture rouge, rouge rouge..."
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Décor naturel
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Conditions d'accueil
Le spectacle peut être joué en intérieur ou en extérieurSurface nécessaire au minimum : 5m x 3mEléments de décor : fonds, habillage tissus, accessoires, instruments de musique Eléments techniques : éclairages selon le lieu, branchements électriques 220VTemps de montage et préparation : 3 heures technique incluse Durée du spectacle : 1h30
Obtention des droits : le 4/11/2025 Ayant droit : Monsieur Jean-Guilhem Rouquette Droit d’exploitation : à compter du 01/01/2026 Référence dossier : 788281
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Les interprètes
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Auteur, metteur en scène, comédienne, formée à l’école de théâtre de la Compagnie Maritime dirigée par Pierre Castagné, Jasmine Dziadon rejoint en 2002 l’équipe de la Compagnie de l’Echarpe blanche à Montpellier sous la direction de Jean-Louis Sol, et joue dans L’avare, Les femmes savantes, Tartuffe, Le songe d’une nuit d’été, L’Alouette, ainsi que Le Glossaire de Max Rouquette, Les singes savants de Jean-Pierre Pélaez et le Trésor des six reines de Lilian Bathelot, trois auteurs d’Occitanie. Elle a joué dans Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee et a assuré la direction d’acteur de Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg. En parallèle Jasmine anime des ateliers de théâtre pour tous les âges (Conservatoire de Beaucaire, CROUS de Montpellier, Ville de Pézenas…). Elle est éditée pour la première fois avec son récit pour enfant « L’effet papillon » aux éditions Le Manuscrit. Actuellement elle joue avec la Compagnie du Visage de Montpellier dans La thébaïde ou les frères ennemis de Racine, Le journal d’Anne Frank, Freud et ses souffrantes d’Avner Camus Perez. Elle écrit et crée des spectacles pour le jeune public. Elle met en scène, adapte et joue La femme perplexe de Gérard Levoyer, Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe, Fous de fêtes votives d’Antoine Martin, Misérable Fantine d’après Victor Hugo, Mer de Tino Caspanello. Elle participe à des tournages dans la région (La grande boucle, Barbecue, …). En voix off, elle a notamment collaboré avec Benjamins Media, créateur de livres sonores à Montpellier. C’est la deuxième fois qu’elle s’inscrit dans une pièce de Max Rouquette, un coup de cœur, notamment parce que ses paysages lui sont familiers depuis l’enfance.
Jasmine Dziadon
Comédienne
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Jennifer Quillet
Musicienne, professeure de musique, Jennifer Quillet enseigne depuis plus de 20 ans le piano, la musique actuelle, la formation musicale, l’accompagnement du chant et la composition. Elle a choisi le professorat par passion et adapte sa pédagogie à chaque élève. Elle a enseigné dans différentes structures (Conservatoire à Rayonnement Intercommunal d’Yvetot, de Vésinet… et actuellement à l’École de musique de la Vallée de l’Hérault). En tant qu’artiste et multi instrumentistes, elle se produit régulièrement dans le domaine des Musiques Actuelles, de la chanson française, des Orchestres symphoniques et d’Harmonies et des musiques de rue. Elle compose, arrange pour des ensembles à géométrie variable (du soliste à l’orchestre). Jasmine l’a d’abord contacté à titre personnel pour se parfaire au piano, à l’improvisation et à l’écriture musicale. De cette rencontre est née le travail sur le chant des Psaumes et leurs mises en musique puis l’envie d’aller plus loin dans la collaboration, la musique s’imposant peu à peu comme autre voix essentielle à la pièce. Jennifer a fait son mémoire d’organologie auprès de Jean-Jacques Lemêtre, musicien iconique du Théâtre du Soleil et elle construit l’univers musical de Médée selon la ligne directrice de ce grand créateur.
Musicienne
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Photos et extraits videos
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Photos
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Diaporama
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Vos retours
Je suis encore pleine de votre spectacle qui m'a emporté ! MAGNIFIQUE ! Une Médée aux registres multiples et contrastés, toujours crédible dans chacun de ces registres successifs... et si belle, et si forte, et si bouleversante aussi, le chant de la musicienne épouse parfaitement chaque sentiment. S Combe
Une excellente adaptation de la pièce aux contraintes dramaturgiques du "seule en scène", une énergie qui ne faiblit pas pour porter ce texte difficile et très littéraire pendant une heure et demie, un jeu juste qui vous rend habitée par le personnage de Médée, sans fausse note. JC Forêt
Cette première du « miroir de Médée » était un moment très fort. Vous avez réussi à condenser dans la performance théâtrale d'une seule actrice une vaste construction aux personnages multiples, vous vous êtes vraiment approprié l'âme de cette œuvre que vous restituez sur la scène avec une énergie bouleversante. Vous en avez concentré toute la puissance dramatique et émotionnelle. JF Brun
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Programmation
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en cours...
Au delà de la pièce
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L'association Amistats Max Rouquette
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Médée à travers le temps et les auteurs
ROUQUETTE
CORNEILLE
SENEQUE
EURIPIDE
ANOUILH
20XX
+4 JC
-400 JC
17 XVII
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Le mythe
La folie meutrière
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La compagnie
Au cœur de la vallée de l’Hérault, Jasmine Dziadon sous l’identité artistique de Compagnie Ong Dam, propose des créations théâtrales, répond aux demandes locales, tisse des synergies avec les artistes de la région et partage ce travail ici et ailleurs… De nouvelles collaborations émergent pour des propositions artistiques toujours originales et variées. Ong Dam propose ainsi du spectacle vivant autour de contes, textes classiques, auteurs contemporains, poésie, musique, magie.
jeune public
tout public
en partenariat
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Remerciements
- Jean-Guilhem Rouquette : pour sa confiance et son autorisation pour la création de la pièce - Association Amistats Max Rouquette : pour son soutien et les ressources documentaires en particulier Georges Souche (photographe), Jean-Claude Forêt (écrivain, dramatuge), Jean-Frederic Brun (écrivain français de langue occitane) - Kevin Lieber (@Khasis), photographe : pour la réalisation de l'affiche et du book photo du dossier, séance photos au Salagou, rives du Liausson, le 11 novembre 2025 - Avner Camus Perez et association Cabo Mundo : accueil de la création au théâtre du Carré Rondelet
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Coordonnées
Merci
Administration : Raison sociale de la compagnie : Association L’outil Numéro S.I.R.E.T : 444 679 997 00031 Code A.P.E : (Code Naf) : 9499Z Licences :2-013235 & 3-013251 Adresse : 7 avenue du Languedoc 11200 HOMPS Email : asso-outil@orange.fr
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Jasmine Dziadon 06 62 33 33 63 cieongdam@gmail.com www.ongdam.info
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Title
Administratif
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Artistique
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Résumé par Jean-Claude Forêt :
Depuis qu'elle a trahi son père et son pays, allant jusqu'à tuer son propre frère pour aider Jason à s'emparer de la toison d’or, Médée n'a cessé d'errer avec lui et leurs deux enfants. Sa seule patrie est désormais Jason pour qui elle a commis des crimes inexpiables. Or voilà que cet homme se lasse de cette femme et de leur vagabondage sans fin. Il veut s'établir, épouser une femme plus jeune, renoncer à la vie nomade pour devenir à son tour roi de Corinthe. Max Rouquette a maintenu le chœur antique, mais a mis dans sa bouche des poèmes intitulés psaumes, qui prolongent tel ou tel thème des dialogues (psaume des chemins, de l'étranger, de l'abandon, de l'angoisse, puis du néant). Médée représente la vérité aveuglante et son éclat insoutenable, l'état d'incandescence où porte la passion à son paroxysme, quand les sentiments se confondent en un seul métal en fusion, amour, haine, mépris, jalousie, désir de vengeance, envie de meurtre. Comme la science ou la démence, Médée se situe au-delà du bien et du mal. Jean-Claude Forêt : Auteur occitan, ancien enseignant de langue et littérature occitane à l’Université Paul Valéry de Montpellier.
Créations jeune public : - 2011 La lune dans un seau, contes zen - 2011 L’effet papillon de Jasmine Dziadon, éditions Le Manuscrit - 2012 Turlutuune, la magicienne Lune, de Jasmine Dziadon - 2014 Cubéo et Bouliette, de Jasmine Dziadon - 2015 Le petit chat magicien, de Jasmine Dziadon - 2015 La fée des Trotte-Menu, de Jasmine Dziadon - 2016 La légende du pays des brumes, contes celtes - 2017 La grande Lili Flamingo, de Jasmine Dziadon - 2018 Tambour Océan, contes du monde - 2019 Petit clown in the moon, de Jasmine Dziadon - 2023 Une seule flèche, de Jasmine Dziadon
Créations tout public : - 2012 Le parfum du Jasmin, contes zen d’après Henri Brunel, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2014 La femme perplexe de Gérard Levoyer, mise en scène Jasmine Dziadon - 2016 Tic Tac d’amour d’après Boby Lapointe, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2018 Fous de fêtes votives d’Antoine Martin, Editions Aux Diables Vauvert et Sedicom, adaptation et mise en scène Jasmine Dziadon - 2020 Misérable Fantine d’après Victor Hugo, avec la compagnie du visage - 2020 Le journal d’Anne Frank, d’Anne Frank, avec la compagnie du visage - 2021 Mer de Tino Caspanello, Editions Espaces 34, mise en scène Jasmine Dziadon - 2026 Le miroir de Médée de Max Rouquette, Editions Espaces 34, mise en scène Jasmine Dziadon
Créations en partenariat avec d’autres compagnies : - 2011 L’ile de Silha avec la compagnie La part d’Eole- 2012 Le grand livre magique avec la compagnie La part d’Eole- 2013 Le grenier aux étoiles avec la compagnie La part d’Eole- 2015 La légende du pays des brumes avec la compagnie La part d'Eole- 2017 La Thébaïde de Racine avec la compagnie du visage - 2023 Freud et ses souffrantes avec la compagnie du visage