Personnellement, j'ai une collègue qui a une sclérose en plaques.
Micha - Empathetic, Bright and Inviting
J'ai vraiment envie de la soutenir mais j'ai peur d'être intrusif.
Alors je lui répète souvent : "Surtout, n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là".
C'est la bonne approche ?
C'est une intention très noble, et elle part d'un bon sentiment.
Mais mettons-nous à sa place une seconde : à votre avis, pourquoi ne vous sollicite-t-elle jamais ?
Parce qu'elle n'a pas besoin d'aide ? Ou peut-être qu'elle est très autonome ?
C'est possible.Mais pour beaucoup de personnes en situation de handicap invisible, demander de l'aide est un travail en soi.
Cela demande d'identifier une tâche, d'admettre une limite et de prendre le risque de "déranger".
Quand on est déjà épuisé par la maladie, on n'a souvent plus l'énergie pour élaborer cette demande.
Ah... donc en disant "n'hésite pas", je lui donne en fait une tâche supplémentaire : celle de venir vers moi ?
Exactement. C'est ce qu'on appelle la charge mentale de la demande.
Pour l'aider vraiment, vous devez inverser la vapeur.
Ne lui demandez pas de trouver une solution, proposez-lui une option.
Je vois l'idée. Mais comment faire sans paraître trop direct ?
Passez du mode ouvert au mode fermé.
Au lieu de "Tu as besoin de quelque chose ? " (ouvert/vague), dites "Je vais à la cafétéria, je te rapporte un café ou un thé ? " (fermé/précis).
Ou encore "J'ai fini mon dossier en avance, je peux m'occuper du classement de tes factures si tu veux".
En proposant un choix simple (Oui/Non), vous lui permettez d'accepter l'aide sans avoir à la construire elle-même. C'est beaucoup plus léger à recevoir.
C'est beaucoup plus clair. Je ne propose plus mon aide en général, je propose un service en particulier.
Parfaitement. C'est ainsi que l'on passe de la bienveillance polie à la solidarité efficace.
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Created on February 3, 2026
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Personnellement, j'ai une collègue qui a une sclérose en plaques.
Micha - Empathetic, Bright and Inviting
J'ai vraiment envie de la soutenir mais j'ai peur d'être intrusif.
Alors je lui répète souvent : "Surtout, n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là".
C'est la bonne approche ?
C'est une intention très noble, et elle part d'un bon sentiment.
Mais mettons-nous à sa place une seconde : à votre avis, pourquoi ne vous sollicite-t-elle jamais ?
Parce qu'elle n'a pas besoin d'aide ? Ou peut-être qu'elle est très autonome ?
C'est possible.Mais pour beaucoup de personnes en situation de handicap invisible, demander de l'aide est un travail en soi.
Cela demande d'identifier une tâche, d'admettre une limite et de prendre le risque de "déranger".
Quand on est déjà épuisé par la maladie, on n'a souvent plus l'énergie pour élaborer cette demande.
Ah... donc en disant "n'hésite pas", je lui donne en fait une tâche supplémentaire : celle de venir vers moi ?
Exactement. C'est ce qu'on appelle la charge mentale de la demande.
Pour l'aider vraiment, vous devez inverser la vapeur.
Ne lui demandez pas de trouver une solution, proposez-lui une option.
Je vois l'idée. Mais comment faire sans paraître trop direct ?
Passez du mode ouvert au mode fermé.
Au lieu de "Tu as besoin de quelque chose ? " (ouvert/vague), dites "Je vais à la cafétéria, je te rapporte un café ou un thé ? " (fermé/précis).
Ou encore "J'ai fini mon dossier en avance, je peux m'occuper du classement de tes factures si tu veux".
En proposant un choix simple (Oui/Non), vous lui permettez d'accepter l'aide sans avoir à la construire elle-même. C'est beaucoup plus léger à recevoir.
C'est beaucoup plus clair. Je ne propose plus mon aide en général, je propose un service en particulier.
Parfaitement. C'est ainsi que l'on passe de la bienveillance polie à la solidarité efficace.
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