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Vignette 23 - Conclusion

Idélia

Created on February 2, 2026

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Partie 1:

Conclusion vignette 23: Votre diagnostic Dr House ?

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

1. Définition et physiopathologie

Le syndrome d’activation macrophagique (SAM),

ou histiocytose hémophagocytaire acquise, est une urgence inflammatoire systémique causée par une activation excessive et incontrôlée du système macrophagique et lymphocytaire T cytotoxique.

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

1.Définition et physiopathologie

Normalement, les lymphocytes T cytotoxiques et les cellules NK détruisent les cellules infectées ou anormales. Dans le SAM, ce mécanisme est défaillant :

A. Les lymphocytes T restent activés de manière prolongée, sécrétant massivement des cytokines pro-inflammatoires (IL-1, IL-6, TNF-α, interféron-γ).

B. Cette hypercytokinémie, dite orage cytokinique, provoque une activation des macrophages, qui phagocytent les cellules sanguines dans la moelle, la rate et le foie.

C. Cette réponse auto-entretenue mène à une défaillance multiviscérale : hématologique, hépatique, neurologique, voire cardiorespiratoire.

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

2. Épidémiologie

Le SAM est rare : environ 1 cas pour 800 000 habitants/an, mais probablement sous-diagnostiqué.

Il touche l’enfant et l’adulte jeune, mais aussi les sujets immunodéprimés.

Deux formes principales :

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Primitive (génétique)
Secondaire (acquise)

La mortalité reste élevée (20–40 %) sans traitement rapide.

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

3. Clinique typique

Les symptômes sont souvent progressifs mais rapidement graves :

  • Fièvre prolongée élevée, résistante aux antipyrétiques, souvent > 39°C.
  • Altération importante de l’état général, asthénie, anorexie.
  • Hépatosplénomégalie fréquente (70–90 % des cas).

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

3. Clinique typique

  • Atteinte cutanée : rash maculo-papuleux rosé, parfois érythrodermie ou purpura.
  • Adénopathies généralisées possibles.
  • Atteinte neurologique dans 20–30 % des cas : confusion, convulsions, coma.
  • Autres signes : ictère, saignements muco-cutanés, signes d’insuffisance hépatique ou de coagulation.

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

4. Diagnostics différentiels

De nombreuses pathologies peuvent mimer un SAM, notamment :

  • Infections sévères : sepsis bactérien, choc toxique, leishmaniose viscérale.
  • Hémopathies malignes : leucémie aiguë, lymphome.
  • Maladies auto-immunes : lupus systémique, maladie de Still, Kawasaki.
  • Syndromes hyperinflammatoires médicamenteux (DRESS, HLH post-immunothérapie).

La distinction repose sur les anomalies biologiques typiques et le contexte étiologique.

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La Scarlatine

Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

5. Examens complémentaires

Cliquez sur les cartes pour voir les examens complémentaires

Rechercher la cause

Examens biologiques

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La Scarlatine

Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

6. Prise en charge

Le SAM est une urgence thérapeutique nécessitant une hospitalisation immédiate, souvent en réanimation.
Objectifs : stopper l’orage cytokinique, traiter la cause, prévenir les défaillances viscérales.

Cliquez sur les points pour voir la prise en charge

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La Scarlatine

Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

7. Prévention et éviction
Aucune prévention primaire spécifique.
Pour les formes secondaires :

Dépistage précoce chez les patients à risque (auto-immunité, infection sévère).

Surveillance étroite des enfants présentant une fièvre prolongée avec cytopénies.

Éducation des médecins de premier recours : toute fièvre inexpliquée persistante avec anomalies hématologiques doit faire évoquer un SAM.
Les formes génétiques nécessitent un conseil génétique familial.

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Syndrome d’activation macrophagique (SAM)

8. Évolution et prognostic

Sans traitement : mortalité proche de 50 %.Sous traitement adapté : amélioration en 48–72 h dans les formes post-infectieuses.

Critères de mauvais pronostic

  • Retard diagnostic > 8 jours.
  • Cytopénies profondes.
  • Atteinte neurologique ou hépatique sévère.
  • SAM secondaire à une hémopathie.

Risque de rechute : fréquent dans les formes auto-immunes (Still, lupus).

Suivi prolongé : hémogramme, ferritine, bilan hépatique et surveillance spécialisée pendant plusieurs mois.

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Vignette 23

À retenir

  • Le SAM est une urgence inflammatoire vitale.
  • Devant une fièvre prolongée + cytopénies + hyperferritinémie, il faut agir vite.
  • Corticothérapie IV et orientation immédiate en milieu spécialisé.
  • Les principales causes sont infectieuses (EBV), auto-immunes (lupus, Still) et néoplasiques.
  • La reconnaissance précoce par le médecin traitant est essentielle pour le pronostic.

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La vignette 23

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Traitement de la cause :

  • Antiviral (ganciclovir dans le cas d’EBV ou CMV).
  • Immunosuppresseur (Still, lupus).
  • Chimiothérapie dans les formes malignes.

Corticothérapie IV à forte dose : traitement de première intention.

Secondaire (acquise)

La plus fréquente, liée à une infection virale (notamment EBV, CMV, grippe, parvovirus B19), à une maladie auto-immune (lupus, Still) ou à une hémopathie maligne.

Support intensif : remplissage, transfusion, nutrition, oxygénothérapie.

Primitive (génétique)

Forme rare du nourrisson liée à un déficit des protéines du système cytotoxique (PRF1, MUNC13-4, STX11…).

Rechercher la cause
  • Sérologies virales (EBV, CMV, HIV, parvovirus B19).
  • Bilan auto-immun (ANA, anti-DNA, ferritine glycosylée).
  • Hémopathie (imagerie, biopsie).

Un traitement précoce conditionne le pronostic vital.

Examens biologiques

Les examens biologiques montrent un profil inflammatoire paradoxal :

  • Pancytopénie : anémie, leucopénie, thrombopénie (par hémophagocytose médullaire).
  • Ferritine > 10 000 µg/L : marqueur le plus évocateur, corrélé à la gravité.
  • Hypertriglycéridémie > 3 g/L, hypofibrinogénémie < 1,5 g/L.
  • Cytolyse hépatique, hyponatrémie, élévation de la LDH.
  • Myélogramme : macrophages phagocytant les cellules sanguines (hémophagocytose), non spécifique mais évocatrice.
  • Autres tests utiles : élévation du sCD25 (récepteur soluble de l’IL-2), diminution de l’activité des cellules NK.

Si échec ou récidive :

  • Etoposide (VP16) : inhibe la prolifération des lymphocytes activés.
  • Ciclosporine A : immunosuppresseur anti-lymphocytaire.
  • IgIV : selon contexte post-infectieux ou auto-immun.