Les pleurs et les colères du jeune enfant
PRESENTATIONS
- Si la formation devait me permettre 1 chose laquelle?
- Attente pour un bon déroulement de formation
OBJECTIFS DE FORMATION
- développer des compétences bientraitantes autour de l'accompagnement des pleurs et des colères du jeune enfant,
- comprendre les raisons des pleurs du bébé à la lecture des neurosciences affectives,
- travailler sur les croyances éducatives relatives aux pleurs et colères du jeune enfant.
ACTIVITé de groupe
« Quand un enfant pleure ou se met en colère, pour moi c’est surtout… »
complétez cette phrase sur le post it
Selon vous qu'est ce qui déclenche les pleurs et colères du jeune enfant
Ce qui déclenche les pleurs du jeune enfant
Ce qui déclenche les 2
Ce qui déclenche les colères du jeune enfant
Elements de psychologie de l'enfant
La psychologie de l'enfant est très récente au regard de l'histoire de l'humanité. C'est principalement après la seconde guerre mondiale qu'elle s'est développée de manière importante. Avant cela, du fait de l'amnésie infantile, il était courant de penser que l'enfant n'avait pas d'émotions, de sentiments, voir même ne possedait pas d'esprit... Les choses ont beaucoup changé depuis, à la fois grâce aux recherches menées dans ce domaine mais également du fait de la légalisation de la contraception et de l'avortement : avoir un enfant n'est plus une "fatalité" mais un choix. 2 AXES FONDAMENTAUX :
- Le développement intellectuel : Piaget en est le précurseur. Il cherche à comprendre la construction et la formation de l'intelligence et en quoi elle influe sur le fonctionnement mental et le comportement de l'enfant. C'est une psychologie expérimentale issue de tests et expériences réalisés auprès des enfants (manipulation d'objets, analyse du discours de l'enfant).
- Le développement psychoaffectif : Freud en est le précurseur. Il cherche à comprendre comment l'enfant éprouve et ressent. Il centre ses travaux sur la théorie des pulsions, comment l'énergie psychique s'organise et évolue selon les "stades de la libido". Ses recherches partent avant tout du discours de l'adulte. Ses successeurs ont davantage travaillé auprès de l'enfant : Winicott pour ses reherches sur le rôle maternel, l'objet transitionnel, le jeu Spitz pour ses recherches sur le "non" et sur la relation à l'objet Mais aussi : Mélanie Klein, Anna Freud, Bruno Bettelheim, Jacques Lacan...
Les stades du développement intellectuel
Piaget définit 4 grands stades : - le stade sensori-moteur de la naissance à 2 ans : le développement de l'enfant est étroitement rattaché aux activités sensorielles et mortices. Il procède par essai-erreur et permet la résolution de problèmes pratiques. - le stade préopératoire de 2 à 7 ans : l'enfant acquiert peu à peu la représentation mentale, il peut évoquer des objets non présents, des situations à venir. Cette période est caractérisée par l'égocentrisme de la pensée : son point de vue prédomine, il ne parvient pas à se mettre à la place de l'autre. - le stade opératoire concret de 7 à 12 ans : apparition du raisonnement logique, emergence d'une pensée plus réflexive, régression de l'égocentrisme - le stade opératoire formel de 12 à 16 ans : la réflexion ne porte plus uniquement sur des objets concrets mais sur des idées, théories, conceptions.
Les stades du développement psychoaffectif
Freud définit 5 grands stades : - le stade oral de la naissance à 1 an : le bébé a une activité orale compulsive, pour le bébé, la succion est à la fois source de plaisir et investigation. - le stade anal de 1 à 3 ans : selon Freud, l'enfant retire un plaisir important à déféquer ou retenir ses selles, l'acquisition de la propreté représente un élément determinant pour la structuration psychique de l'enfant. - le stade phallique et la phase oedipienne de 3 à 6 ans : selon la théorie de Freud, il se caractérise par la curiosité sexuelle de l'enfant, l'enfant se demande d'où il vient, comment sont fabriqués les bébés. Il prend également conscience de la différence des sexes. - la période de latence : le corps qui était jusqu'ici investi passe au second plan. L'enfant assimile les valeurs morales. - la puberté et l'adolescence : changements corporels et transformations psychologiques intenses.
CROYANCES ET EVOLUTION DE LA PENSée
Activité : formez 6 groupes de 3 personnes. Temps d'échange autour des 2 documents distribués. compléter la partie "aujourd'hui". Dans un second temps présentation de la croyance au groupe entier, ce que vous en avez pensé puis votre idée de "aujourd'hui"
Elements de neurosciences : développement du cerveau
Constat et consensus
CERVEAU SUPERIEUR/NEOCORTEX
CORTEX PREFRONTAL = CENTRE DE REGULATION DES EMOTIONS
CERVEAU LIMBIQUE/ EMOTIONNEL
CERVEAU REPTILIEN/ARCHAÏQUE
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Les neurosciences affectives et sociales : vers une compréhension scientifique de l’enfant Les neurosciences affectives et sociales sont un champ scientifique récent (développé surtout ces dernières décennies), qui étudie ce qui se passe dans le cerveau humain lorsqu’on vit des émotions et qu’on est en relation avec d’autres. Ces découvertes ont des conséquences concrètes sur la manière d’accompagner les enfants, en particulier les tout-petits, dans leur développement affectif et social. Pour les professionnels, cela signifie : ✔ sortir des interprétations morales des comportements (ex. « il fait un caprice ») ✔ comprendre les enfants dans leurs mécanismes neurologiques ✔ ajuster sa posture en conséquence
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Le cerveau de l’enfant : fragile, immature et en construction ➡ Le cerveau est hautement plastique (il change avec l’expérience) et immature longtemps : Il n’est pleinement mature que vers 25-30 ans . Les premières années (0–6 ans) sont cruciales pour le développement émotionnel et affectif. ➡ Les structures qui régulent les émotions (comme le cortex préfrontal) ne sont pas encore fonctionnelles chez le jeune enfant. Il n’a donc pas la capacité d’autorégulation émotionnelle d’un adulte. Conséquence pour les professionnels : les pleurs et colères ne sont pas des “manipulations” mais des réactions normales à une surcharge émotionnelle ou à un besoin non satisfait.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Importance de la relation adulte-enfant Une relation structurante Les neurosciences montrent que la qualité de la relation est un des facteurs majeurs du développement optimal du cerveau de l’enfant. Une relation : ✔ chaleureuse ✔ empathique ✔ contenant ✔ soutenante a un effet très favorable sur l’organisation des circuits cérébraux impliqués dans, l’attention, la régulation émotionnelle, l’empathie, la capacité à apprendre Cela met au centre du développement non pas ce que l’enfant fait, mais ce qu’il vit au niveau affectif.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Émotions et apprentissages Les émotions ne sont pas séparées de l’intellect : - un enfant qui est en état de stress fort n’est pas en capacité d’apprendre et d’explorer sereinement. - au contraire, une atmosphère affective positive active les zones cérébrales favorables à l’apprentissage. ➡ Cela a des implications directes pour la gestion des pleurs, colères, frustrations. Réguler l’émotion AVANT d’expliquer une règle ou d’enseigner un comportement.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
De la punition à la coopération La transformation du rapport éducatif : De la punition et la peur ➡ l’explication, la coopération, la réparation Les neurosciences montrent que : la coopération développe l’autonomie bien plus que la punition la réparation est un apprentissage social et émotionnel puissant l’enfant a besoin d’un accompagnant intérieur progressif, pas d’un contrôleur externe permanent
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Les émotions comme langage et l'accompagnement à la régulation - les émotions ne sont pas un comportement à supprimer, mais un langage du cerveau émotionnel. Chez les enfants, ce langage est plus expressif parce que : ils n’ont pas encore accès au langage verbal sophistiqué leur cortex préfrontal est immature leur cerveau émotionnel est très réactif L'accompagnement des professionnels : - accueillir les émotions - aider à les nommer - accompagner la régulation plutôt que l’éviter
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Conséquences pour les pratiques professionnelles Voici les points clés à retenir pour une approche professionnelle : - l'émotionnel avant le cognitif : on apaise d’abord l’affect avant d’expliquer ou de corriger. - l'attitude bienveillante ≠ laxisme : poser un cadre reste nécessaire, mais avec empathie, cohérence, et écoute. la régulation externe d’abord : les enfants apprennent progressivement à s’autoréguler dans la relation. - la coopération est plus efficace que la punition : former à la réparation plutôt qu’infliger des sanctions arbitraires. - Ecouter, nommer, accompagner : ces trois verbes décrivent la dynamique éducative la plus efficace selon les neurosciences.
LES PLEURS DU BEBE ET DU JEUNE ENFANT
COMPRENDRE LE PHENOMENE Les pleurs relèvent d’un fonctionnement neurodéveloppemental immature : - le système limbique (traitement émotionnel) est fonctionnel précocement, tandis que le cortex préfrontal (inhibition, contrôle, planification) est encore en construction. - Le bébé et le jeune enfant sont donc dans une incapacité neurobiologique à réguler seuls leurs états internes (stress, frustration, surcharge sensorielle).
FONCTION DES PLEURS Les pleurs ont une double fonction : communication primaire et décharge physiologique et émotionnelle Ils signalent : - un besoin physiologique - une frustration - une insécurité - une surcharge sensorielle - une fatigue neuropsychique
LES PLEURS DU BEBE ET DU JEUNE ENFANT
RÔLE DU PROFESSIONNEL Le professionnel agit comme un régulateur externe : - par la présence physique - par la contenance relationnelle - par la mise en mots de l’expérience émotionnelle Cette co-régulation permet : - une diminution de l’activation émotionnelle - une sécurisation affective - une structuration progressive des compétences d’auto-régulation
ENJEU PROFESSIONNEL Une posture d’accompagnement ajustée permet : - la prévention de l’escalade émotionnelle - la réduction des comportements agressifs secondaires - la prévention du stress toxique Elle participe au développement : - des compétences socio-émotionnelles - de l’attachement sécure - des capacités futures d’auto-apaisement
CADRE EDUCATIF ET ACCOMPAGNEMENT Accueillir les pleurs ne signifie pas renoncer au cadre éducatif.Il s’agit de poser des limites claires sans disqualification émotionnelle,sans isolement relationnel. Le cadre sécurise, la relation régule.
LES COLERES DU JEUNE ENFANT
COMPRENDRE LE PHENOMENE La colère est une émotion primaire adaptative, liée à l’entrave d’un besoin ou d’un but (frustration, séparation, fatigue, limite posée). Chez le jeune enfant, elle s’inscrit dans un fonctionnement neurodéveloppemental immature : hyper-réactivité du système limbique immaturité des fonctions exécutives (inhibition, flexibilité cognitive, planification) La crise de colère traduit une incapacité neurobiologique temporaire à mobiliser des stratégies alternatives.
FONCTION DE LA COLERE La colère a pour fonction : - de signaler une frustration - de mobiliser l’organisme pour l’action - de protéger l’intégrité psychique Chez le jeune enfant, elle se manifeste souvent par des cris, des pleurs, de l'agitation motrice, des gestes agressifs non intentionnels.
LES COLERES DU JEUNE ENFANT
RÔLE DU PROFESSIONNEL Le professionnel est un agent de régulation externe : - présence stable - contenance corporelle et relationnelle - verbalisation des états internes Cette co-régulation favorise : - la baisse de l’activation émotionnelle - la reprise du contrôle comportemental - l’intégration progressive de compétences d’auto-régulation
ENJEU PROFESSIONNEL Une posture d’accompagnement ajustée permet : - la prévention de l’escalade émotionnelle - la réduction des comportements agressifs secondaires - la prévention du stress toxique Elle participe au développement : - des compétences socio-émotionnelles - de l’attachement sécure - des capacités futures d’auto-apaisement
CADRE EDUCATIF ET ACCOMPAGNEMENT Accueillir la colère ≠ valider le passage à l’acte. Il s’agit de reconnaître l’émotion, contenir les comportements inadaptés, proposer des alternatives motrices et verbales, Le cadre posé avec constance sécurise et soutient la régulation.
Ces besoins répertoriés sont le fruit d'une réflexion de l'Institut d'Anthropologie Clinique en lien avec le rapport remis au ministère des familles, de l'enfance et des droits des femmes le 28 février 2017.
LES BESOINS FONDAMENTAUX DE L'ENFANT EN LIEN AVEC LE RAPPORT DE SYNTHESE DU DOCTEUR MARTIN BLACHAIS
BESOINS DE SECURITE BESOINS D'EXPERIENCE ET D'EXPLORATION BESOINS D'IDENTITE BESOINS DE CADRES, DE REGLES ET DE LIMITES BESOINS D'ESTIME DE SOI ET DE VALORISATION DE SOI
Besoin physiologique et de santé Besoin de protection Besoin de sécurité affective et relationnelle
Beson d'ouverture à soi et au monde Besoin d'expression et de communication Besoin d'apprendre et de s'instruire
Besoin de se situer dans son histoire Besoin d'affirmer sa singularité
Besoin de cadres repérants pour devenir autonome Besoin de régulation émotionnelle Besoin de pouvoir compter sur l'adulte
Besoin d'être apprécié pour soi-même Besoin d'estime de soi
Colères et pleurs du jeune enfant comprendre, agir, mais aussi prévenir
Par groupe de 3, lister les différentes façon de prévenir et/ou réduire les colères et pleurs du jeune enfant
QUIZ JOURNEE 1
Anne Marie Fontaine l'adulte phare et les mouettes
L'adulte phare : ce professionnel "éclaire" l'espace de jeux libres par sa présence et son regard attentif dans l'espace. Les enfants sont rassurés par cette présence stable et disponible qui leur permet de se sentir sécurisés.
Les mouettes : ces professionnels sont en mouvement dans l'espace pour répondre aux besoins des enfants (sommeil, change...), accueillir les familles...
- Plusieurs phares et une mouette Pendant les jeux libres et ateliers, la plupart des adultes présents peuvent se poser en phares et se répartir dans les espaces de jeu. Pour qu’ils restent stables un professionnel peut être désigné comme mouette pour répondre à tous les besoins ponctuels. - Plusieurs mouettes et au moins un phare
Pendant les moments de soin où les adultes sont dans la salle de change, ou pendant les repas. Ce phare-là a besoin d’être bien éblouissant, avec des jeux autour de lui.
Les différents types de phares
Le phare allumé : adulte présent qui regarde les enfants jouer, observe, verbalise et accompagne les émotions des enfants. C'est un phare sécurisant
Le phare éteint : l'adulte qui est parti, qui a quitté l'espace ou l'adulte qui est absent aux enfants, tout en étant présent physiquement.
Le phare clignotant : l'adulte qui fait plusieurs choses en même temps, qui regardent l'enfant, tout en faisant autre chose. Ce n'est pas un phare posé et sécurisant, il est discontinu.
Un quatrième type de phare peut être ajouté : Le phare éblouissant : l'adulte présent à l'extrême, interventionniste. Il interrompt l'enfant, l'empêche de faire pas lui même, ce qui est source de frustration pour l'enfant.
Les phares éteints, clignotants ou éblouissants sont propices aux manifestations agressives des enfants. Insécurité et inconfort sont source de stress pour l'enfant et peu propices aux relations.
Aménagement de l'espace comme outil de prévention. Exemple d'aménagement comme soutien à la sécurité affective.
Postulat de départ : comment sortir d'une spirale dysfonctionnelle dans la gestion d'un groupe "difficile" chez 2-3 ans . Mise en relief de l'intérêt d'un espace bien pensé pour encadrer un groupe d'enfants en collectivité. Accompagnement au réaménagement, création de conditions favorables à l'emergence de jeux constituant les conditions favorables à la sécurité intérieure de l'enfant.
Repenser l'espace de jeu pour soutenir le plaisir, l'autonomie et la dynamique ludique des enfants- Plan de la salle (surface à disposition, portes, zones de déplacement - définition de 4 zones de jeu spatieuses (construction, transvasage, dinette, poupées) - définition de la place de l'adulte
Possibilité pour les enfants de faire des grands mouvements, jouer en bougeant et surtout possibilité de s'imiter en utilisant des jeux identiques Les zones de jeu proposent des jeux de couleurs identiques
Quid de l'aménagement de l'espace
Les indispensables : - permettre à l'enfant d'être autonome en proposant suffisamment de jeux - éviter les jeux rangés hors de la portée des enfants et visibles - permettre l'imitation synchrone en porposant des jeux identiques (couleur, forme...) - définir le positionnement de l'adulte dans l'espace - penser en équipe le nombre d'enfants adapté dans un même espace - rendre repérant l'aménagement, zonage : marques au sol, délimitations - rendre posssible le déplacement d'un territoire à l'autre pour se rencontrer, échanger, s'imiter, passer peu à peu de jouer seul parmi les autres à jouer avec les autres. - penser l'aménagement en terme de moment de la journée, faire évoluer au fil de la journée, de la semaine, du mois, de l'année... - Ne pas oublier l'espace extérieur qui est tout aussi important à penser.
Finalement aménager l'espace c'est permettre à l'enfant de se passer de notre intervention pour créer, découvrir, expérimenter, inventer et bénéficier de notre attention, regard, empathie pour évoluer en toute sérénité
Emmi Pikler, pédiatre hongroise, a développé dans les années 1960 le concept de motricité libre. Elle défend l’idée que l’enfant doit pouvoir se mouvoir librement, sans aide ni stimulation forcée, dans un environnement sûr et adapté.
La motricité libre comme réponse aux besoins de l'enfant
La motricité libre consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements, sans l’aider à adopter des postures qu’il ne maîtrise pas encore par lui-même.
Rôle du professionnel : Observer sans intervenir Aménager un environnement sûr, stimulant et adapté Respecter le rythme et les capacités individuelles Accompagner les familles
Objectifs : Développement moteur à l'initiative de l'enfant Confiance en soi et estime de soi Autonomie et initiative Exploration sensorielle et créativité
Bonnes pratiques : Mettre l’enfant au sol sur un tapis ferme, pieds nus Éviter trotteurs, transats, coussins... choisir des jouets simples, sensoriels et permettant l'éveil et la découverte Adapter le mobilier au fur et à mesure de l'évolution des enfants
L'observation
L'OBSERVATION PROFESSIONNELLE
Rôle préventif
Chaque année, en France, près de 10 % des enfants naissent avec
un trouble du neuro-développement.
Votre rôle est important pour ces enfants afin de participer à
l’évaluation de leur situation et mieux les accompagner dans
leurs parcours de vie.
L'observation que vous effectuez est un support qui vous permet d'adapter votre pratique et de l'individualiser lorsque c'est nécessaire
Faire évoluer sa pratique
L’observation fait partie intégrante des pratiques des professionnels de l’accueil du jeune enfant. Spontanée ou en mode observation-projet [...] , elle permet aux pros de mieux connaître les enfants accueillis, de repérer leurs difficultés ou souffrances, de découvrir leurs modes de fonctionnement et ainsi d’adapter son attitude à leurs besoins ou demandes. L’observation, c’est vraiment le point de départ et la clef d’un accueil réussi. A vivre en équipe et à partager avec les parents.L'observation : la clé d'un accueil réussi Journal des professionnels de la petite enfance
Être en observation ne signifie pas être passif ou inactif. Elle incite même à repenser sa place dans l'espace et même l'aménagement de l'espace
Adapter son positionnement
C’est au croisement des regards que se construit le travail d’équipe. Partager les observations, c’est se donner la possibilité de la surprise, de penser différemment, d’être au plus proche des besoins du tout-petit. Observer, c’est ouvrir un espace de pensée.
Enrichir le travail et la cohésion d'équipe
l'OBSERVATION PROJET
L'observation projet c'est regarder ce qu'il se passe en se mettant du point de vue de l'enfant. Regarder à la fois ce qui va et ce qui ne va pas afin de prendre du recul, faire un pas de côté pour pouvoir aider l'enfant.
Trouver la question de l'observation projet : Repérer la problématique, émettre des hypotheses... Qui, qu'est ce qu'il faut savoir? Questions simples : qui, quand, avec qui... Determiner une durée d'observation puis analyser les observations effectuées.
EXEMPLE DE TABLEAU
OBSERVATION ET PREVENTIONS
SOUTIEN ET ACCOMPAGNEMENT à LA PARENTALITE Observer c'est aussi accompagner la fonction parentale. Les observations dont on fait part aux familles leurs permettent parfois de s'adapter à l'évolution de leur enfant
MALTRAITANCE Réforme NORMA : protocole conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l'enfant Observations nécessaires pour croiser les regards, se questionner, prévenir, signaler (CRIP)
DETECTION DES TND Accompagnés des supports adaptés, mener des observations ciblées permettant de repérer des troubles neuro-développementaux précocément afin d'orienter les familles
Sensibiliser les parents et construire un discours commun
Par groupe reflechir a : comment transmettre ces informations aux parents quoi leur dire ? quand ? comment ?
TRAVAIL DE GROUPE
• Quelle est l’émotion de l’enfant ? • Que cherche l’adulte ? • L’émotion est-elle reconnue ? • Le cadre est-il posé ? • Que modifier ?
TRAVAIL DE GROUPE à PARTIR DE VOS SITUATIONS
• Quelle est l’émotion de l’enfant ? • Que cherche l’adulte ? • L’émotion est-elle reconnue ? • Le cadre est-il posé ? • Que modifier ? • QuELLE PREVENTION METTRE EN PLACE ?
QUIZ JOURNEE 2
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
Les pleurs et les colères du jeune enfant
Gatimel
Created on January 29, 2026
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Les pleurs et les colères du jeune enfant
PRESENTATIONS
OBJECTIFS DE FORMATION
- développer des compétences bientraitantes autour de l'accompagnement des pleurs et des colères du jeune enfant, - comprendre les raisons des pleurs du bébé à la lecture des neurosciences affectives, - travailler sur les croyances éducatives relatives aux pleurs et colères du jeune enfant.
ACTIVITé de groupe
« Quand un enfant pleure ou se met en colère, pour moi c’est surtout… »
complétez cette phrase sur le post it
Selon vous qu'est ce qui déclenche les pleurs et colères du jeune enfant
Ce qui déclenche les pleurs du jeune enfant
Ce qui déclenche les 2
Ce qui déclenche les colères du jeune enfant
Elements de psychologie de l'enfant
La psychologie de l'enfant est très récente au regard de l'histoire de l'humanité. C'est principalement après la seconde guerre mondiale qu'elle s'est développée de manière importante. Avant cela, du fait de l'amnésie infantile, il était courant de penser que l'enfant n'avait pas d'émotions, de sentiments, voir même ne possedait pas d'esprit... Les choses ont beaucoup changé depuis, à la fois grâce aux recherches menées dans ce domaine mais également du fait de la légalisation de la contraception et de l'avortement : avoir un enfant n'est plus une "fatalité" mais un choix. 2 AXES FONDAMENTAUX :
- Le développement intellectuel : Piaget en est le précurseur. Il cherche à comprendre la construction et la formation de l'intelligence et en quoi elle influe sur le fonctionnement mental et le comportement de l'enfant. C'est une psychologie expérimentale issue de tests et expériences réalisés auprès des enfants (manipulation d'objets, analyse du discours de l'enfant).
- Le développement psychoaffectif : Freud en est le précurseur. Il cherche à comprendre comment l'enfant éprouve et ressent. Il centre ses travaux sur la théorie des pulsions, comment l'énergie psychique s'organise et évolue selon les "stades de la libido". Ses recherches partent avant tout du discours de l'adulte. Ses successeurs ont davantage travaillé auprès de l'enfant : Winicott pour ses reherches sur le rôle maternel, l'objet transitionnel, le jeu Spitz pour ses recherches sur le "non" et sur la relation à l'objet Mais aussi : Mélanie Klein, Anna Freud, Bruno Bettelheim, Jacques Lacan...
Les stades du développement intellectuel
Piaget définit 4 grands stades : - le stade sensori-moteur de la naissance à 2 ans : le développement de l'enfant est étroitement rattaché aux activités sensorielles et mortices. Il procède par essai-erreur et permet la résolution de problèmes pratiques. - le stade préopératoire de 2 à 7 ans : l'enfant acquiert peu à peu la représentation mentale, il peut évoquer des objets non présents, des situations à venir. Cette période est caractérisée par l'égocentrisme de la pensée : son point de vue prédomine, il ne parvient pas à se mettre à la place de l'autre. - le stade opératoire concret de 7 à 12 ans : apparition du raisonnement logique, emergence d'une pensée plus réflexive, régression de l'égocentrisme - le stade opératoire formel de 12 à 16 ans : la réflexion ne porte plus uniquement sur des objets concrets mais sur des idées, théories, conceptions.
Les stades du développement psychoaffectif
Freud définit 5 grands stades : - le stade oral de la naissance à 1 an : le bébé a une activité orale compulsive, pour le bébé, la succion est à la fois source de plaisir et investigation. - le stade anal de 1 à 3 ans : selon Freud, l'enfant retire un plaisir important à déféquer ou retenir ses selles, l'acquisition de la propreté représente un élément determinant pour la structuration psychique de l'enfant. - le stade phallique et la phase oedipienne de 3 à 6 ans : selon la théorie de Freud, il se caractérise par la curiosité sexuelle de l'enfant, l'enfant se demande d'où il vient, comment sont fabriqués les bébés. Il prend également conscience de la différence des sexes. - la période de latence : le corps qui était jusqu'ici investi passe au second plan. L'enfant assimile les valeurs morales. - la puberté et l'adolescence : changements corporels et transformations psychologiques intenses.
CROYANCES ET EVOLUTION DE LA PENSée
Activité : formez 6 groupes de 3 personnes. Temps d'échange autour des 2 documents distribués. compléter la partie "aujourd'hui". Dans un second temps présentation de la croyance au groupe entier, ce que vous en avez pensé puis votre idée de "aujourd'hui"
Elements de neurosciences : développement du cerveau
Constat et consensus
CERVEAU SUPERIEUR/NEOCORTEX
CORTEX PREFRONTAL = CENTRE DE REGULATION DES EMOTIONS
CERVEAU LIMBIQUE/ EMOTIONNEL
CERVEAU REPTILIEN/ARCHAÏQUE
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Les neurosciences affectives et sociales : vers une compréhension scientifique de l’enfant Les neurosciences affectives et sociales sont un champ scientifique récent (développé surtout ces dernières décennies), qui étudie ce qui se passe dans le cerveau humain lorsqu’on vit des émotions et qu’on est en relation avec d’autres. Ces découvertes ont des conséquences concrètes sur la manière d’accompagner les enfants, en particulier les tout-petits, dans leur développement affectif et social. Pour les professionnels, cela signifie : ✔ sortir des interprétations morales des comportements (ex. « il fait un caprice ») ✔ comprendre les enfants dans leurs mécanismes neurologiques ✔ ajuster sa posture en conséquence
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Le cerveau de l’enfant : fragile, immature et en construction ➡ Le cerveau est hautement plastique (il change avec l’expérience) et immature longtemps : Il n’est pleinement mature que vers 25-30 ans . Les premières années (0–6 ans) sont cruciales pour le développement émotionnel et affectif. ➡ Les structures qui régulent les émotions (comme le cortex préfrontal) ne sont pas encore fonctionnelles chez le jeune enfant. Il n’a donc pas la capacité d’autorégulation émotionnelle d’un adulte. Conséquence pour les professionnels : les pleurs et colères ne sont pas des “manipulations” mais des réactions normales à une surcharge émotionnelle ou à un besoin non satisfait.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Importance de la relation adulte-enfant Une relation structurante Les neurosciences montrent que la qualité de la relation est un des facteurs majeurs du développement optimal du cerveau de l’enfant. Une relation : ✔ chaleureuse ✔ empathique ✔ contenant ✔ soutenante a un effet très favorable sur l’organisation des circuits cérébraux impliqués dans, l’attention, la régulation émotionnelle, l’empathie, la capacité à apprendre Cela met au centre du développement non pas ce que l’enfant fait, mais ce qu’il vit au niveau affectif.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Émotions et apprentissages Les émotions ne sont pas séparées de l’intellect : - un enfant qui est en état de stress fort n’est pas en capacité d’apprendre et d’explorer sereinement. - au contraire, une atmosphère affective positive active les zones cérébrales favorables à l’apprentissage. ➡ Cela a des implications directes pour la gestion des pleurs, colères, frustrations. Réguler l’émotion AVANT d’expliquer une règle ou d’enseigner un comportement.
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
De la punition à la coopération La transformation du rapport éducatif : De la punition et la peur ➡ l’explication, la coopération, la réparation Les neurosciences montrent que : la coopération développe l’autonomie bien plus que la punition la réparation est un apprentissage social et émotionnel puissant l’enfant a besoin d’un accompagnant intérieur progressif, pas d’un contrôleur externe permanent
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Les émotions comme langage et l'accompagnement à la régulation - les émotions ne sont pas un comportement à supprimer, mais un langage du cerveau émotionnel. Chez les enfants, ce langage est plus expressif parce que : ils n’ont pas encore accès au langage verbal sophistiqué leur cortex préfrontal est immature leur cerveau émotionnel est très réactif L'accompagnement des professionnels : - accueillir les émotions - aider à les nommer - accompagner la régulation plutôt que l’éviter
Les travaux de Catherine Gueguen en neurosciences affectives et sociales
Conséquences pour les pratiques professionnelles Voici les points clés à retenir pour une approche professionnelle : - l'émotionnel avant le cognitif : on apaise d’abord l’affect avant d’expliquer ou de corriger. - l'attitude bienveillante ≠ laxisme : poser un cadre reste nécessaire, mais avec empathie, cohérence, et écoute. la régulation externe d’abord : les enfants apprennent progressivement à s’autoréguler dans la relation. - la coopération est plus efficace que la punition : former à la réparation plutôt qu’infliger des sanctions arbitraires. - Ecouter, nommer, accompagner : ces trois verbes décrivent la dynamique éducative la plus efficace selon les neurosciences.
LES PLEURS DU BEBE ET DU JEUNE ENFANT
COMPRENDRE LE PHENOMENE Les pleurs relèvent d’un fonctionnement neurodéveloppemental immature : - le système limbique (traitement émotionnel) est fonctionnel précocement, tandis que le cortex préfrontal (inhibition, contrôle, planification) est encore en construction. - Le bébé et le jeune enfant sont donc dans une incapacité neurobiologique à réguler seuls leurs états internes (stress, frustration, surcharge sensorielle).
FONCTION DES PLEURS Les pleurs ont une double fonction : communication primaire et décharge physiologique et émotionnelle Ils signalent : - un besoin physiologique - une frustration - une insécurité - une surcharge sensorielle - une fatigue neuropsychique
LES PLEURS DU BEBE ET DU JEUNE ENFANT
RÔLE DU PROFESSIONNEL Le professionnel agit comme un régulateur externe : - par la présence physique - par la contenance relationnelle - par la mise en mots de l’expérience émotionnelle Cette co-régulation permet : - une diminution de l’activation émotionnelle - une sécurisation affective - une structuration progressive des compétences d’auto-régulation
ENJEU PROFESSIONNEL Une posture d’accompagnement ajustée permet : - la prévention de l’escalade émotionnelle - la réduction des comportements agressifs secondaires - la prévention du stress toxique Elle participe au développement : - des compétences socio-émotionnelles - de l’attachement sécure - des capacités futures d’auto-apaisement
CADRE EDUCATIF ET ACCOMPAGNEMENT Accueillir les pleurs ne signifie pas renoncer au cadre éducatif.Il s’agit de poser des limites claires sans disqualification émotionnelle,sans isolement relationnel. Le cadre sécurise, la relation régule.
LES COLERES DU JEUNE ENFANT
COMPRENDRE LE PHENOMENE La colère est une émotion primaire adaptative, liée à l’entrave d’un besoin ou d’un but (frustration, séparation, fatigue, limite posée). Chez le jeune enfant, elle s’inscrit dans un fonctionnement neurodéveloppemental immature : hyper-réactivité du système limbique immaturité des fonctions exécutives (inhibition, flexibilité cognitive, planification) La crise de colère traduit une incapacité neurobiologique temporaire à mobiliser des stratégies alternatives.
FONCTION DE LA COLERE La colère a pour fonction : - de signaler une frustration - de mobiliser l’organisme pour l’action - de protéger l’intégrité psychique Chez le jeune enfant, elle se manifeste souvent par des cris, des pleurs, de l'agitation motrice, des gestes agressifs non intentionnels.
LES COLERES DU JEUNE ENFANT
RÔLE DU PROFESSIONNEL Le professionnel est un agent de régulation externe : - présence stable - contenance corporelle et relationnelle - verbalisation des états internes Cette co-régulation favorise : - la baisse de l’activation émotionnelle - la reprise du contrôle comportemental - l’intégration progressive de compétences d’auto-régulation
ENJEU PROFESSIONNEL Une posture d’accompagnement ajustée permet : - la prévention de l’escalade émotionnelle - la réduction des comportements agressifs secondaires - la prévention du stress toxique Elle participe au développement : - des compétences socio-émotionnelles - de l’attachement sécure - des capacités futures d’auto-apaisement
CADRE EDUCATIF ET ACCOMPAGNEMENT Accueillir la colère ≠ valider le passage à l’acte. Il s’agit de reconnaître l’émotion, contenir les comportements inadaptés, proposer des alternatives motrices et verbales, Le cadre posé avec constance sécurise et soutient la régulation.
Ces besoins répertoriés sont le fruit d'une réflexion de l'Institut d'Anthropologie Clinique en lien avec le rapport remis au ministère des familles, de l'enfance et des droits des femmes le 28 février 2017.
LES BESOINS FONDAMENTAUX DE L'ENFANT EN LIEN AVEC LE RAPPORT DE SYNTHESE DU DOCTEUR MARTIN BLACHAIS
BESOINS DE SECURITE BESOINS D'EXPERIENCE ET D'EXPLORATION BESOINS D'IDENTITE BESOINS DE CADRES, DE REGLES ET DE LIMITES BESOINS D'ESTIME DE SOI ET DE VALORISATION DE SOI
Besoin physiologique et de santé Besoin de protection Besoin de sécurité affective et relationnelle
Beson d'ouverture à soi et au monde Besoin d'expression et de communication Besoin d'apprendre et de s'instruire
Besoin de se situer dans son histoire Besoin d'affirmer sa singularité
Besoin de cadres repérants pour devenir autonome Besoin de régulation émotionnelle Besoin de pouvoir compter sur l'adulte
Besoin d'être apprécié pour soi-même Besoin d'estime de soi
Colères et pleurs du jeune enfant comprendre, agir, mais aussi prévenir
Par groupe de 3, lister les différentes façon de prévenir et/ou réduire les colères et pleurs du jeune enfant
QUIZ JOURNEE 1
Anne Marie Fontaine l'adulte phare et les mouettes
L'adulte phare : ce professionnel "éclaire" l'espace de jeux libres par sa présence et son regard attentif dans l'espace. Les enfants sont rassurés par cette présence stable et disponible qui leur permet de se sentir sécurisés.
Les mouettes : ces professionnels sont en mouvement dans l'espace pour répondre aux besoins des enfants (sommeil, change...), accueillir les familles...
- Plusieurs phares et une mouette Pendant les jeux libres et ateliers, la plupart des adultes présents peuvent se poser en phares et se répartir dans les espaces de jeu. Pour qu’ils restent stables un professionnel peut être désigné comme mouette pour répondre à tous les besoins ponctuels. - Plusieurs mouettes et au moins un phare Pendant les moments de soin où les adultes sont dans la salle de change, ou pendant les repas. Ce phare-là a besoin d’être bien éblouissant, avec des jeux autour de lui.
Les différents types de phares
Le phare allumé : adulte présent qui regarde les enfants jouer, observe, verbalise et accompagne les émotions des enfants. C'est un phare sécurisant
Le phare éteint : l'adulte qui est parti, qui a quitté l'espace ou l'adulte qui est absent aux enfants, tout en étant présent physiquement.
Le phare clignotant : l'adulte qui fait plusieurs choses en même temps, qui regardent l'enfant, tout en faisant autre chose. Ce n'est pas un phare posé et sécurisant, il est discontinu.
Un quatrième type de phare peut être ajouté : Le phare éblouissant : l'adulte présent à l'extrême, interventionniste. Il interrompt l'enfant, l'empêche de faire pas lui même, ce qui est source de frustration pour l'enfant.
Les phares éteints, clignotants ou éblouissants sont propices aux manifestations agressives des enfants. Insécurité et inconfort sont source de stress pour l'enfant et peu propices aux relations.
Aménagement de l'espace comme outil de prévention. Exemple d'aménagement comme soutien à la sécurité affective.
Postulat de départ : comment sortir d'une spirale dysfonctionnelle dans la gestion d'un groupe "difficile" chez 2-3 ans . Mise en relief de l'intérêt d'un espace bien pensé pour encadrer un groupe d'enfants en collectivité. Accompagnement au réaménagement, création de conditions favorables à l'emergence de jeux constituant les conditions favorables à la sécurité intérieure de l'enfant.
Repenser l'espace de jeu pour soutenir le plaisir, l'autonomie et la dynamique ludique des enfants- Plan de la salle (surface à disposition, portes, zones de déplacement - définition de 4 zones de jeu spatieuses (construction, transvasage, dinette, poupées) - définition de la place de l'adulte
Possibilité pour les enfants de faire des grands mouvements, jouer en bougeant et surtout possibilité de s'imiter en utilisant des jeux identiques Les zones de jeu proposent des jeux de couleurs identiques
Quid de l'aménagement de l'espace
Les indispensables : - permettre à l'enfant d'être autonome en proposant suffisamment de jeux - éviter les jeux rangés hors de la portée des enfants et visibles - permettre l'imitation synchrone en porposant des jeux identiques (couleur, forme...) - définir le positionnement de l'adulte dans l'espace - penser en équipe le nombre d'enfants adapté dans un même espace - rendre repérant l'aménagement, zonage : marques au sol, délimitations - rendre posssible le déplacement d'un territoire à l'autre pour se rencontrer, échanger, s'imiter, passer peu à peu de jouer seul parmi les autres à jouer avec les autres. - penser l'aménagement en terme de moment de la journée, faire évoluer au fil de la journée, de la semaine, du mois, de l'année... - Ne pas oublier l'espace extérieur qui est tout aussi important à penser.
Finalement aménager l'espace c'est permettre à l'enfant de se passer de notre intervention pour créer, découvrir, expérimenter, inventer et bénéficier de notre attention, regard, empathie pour évoluer en toute sérénité
Emmi Pikler, pédiatre hongroise, a développé dans les années 1960 le concept de motricité libre. Elle défend l’idée que l’enfant doit pouvoir se mouvoir librement, sans aide ni stimulation forcée, dans un environnement sûr et adapté.
La motricité libre comme réponse aux besoins de l'enfant
La motricité libre consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements, sans l’aider à adopter des postures qu’il ne maîtrise pas encore par lui-même.
Rôle du professionnel : Observer sans intervenir Aménager un environnement sûr, stimulant et adapté Respecter le rythme et les capacités individuelles Accompagner les familles
Objectifs : Développement moteur à l'initiative de l'enfant Confiance en soi et estime de soi Autonomie et initiative Exploration sensorielle et créativité
Bonnes pratiques : Mettre l’enfant au sol sur un tapis ferme, pieds nus Éviter trotteurs, transats, coussins... choisir des jouets simples, sensoriels et permettant l'éveil et la découverte Adapter le mobilier au fur et à mesure de l'évolution des enfants
L'observation
L'OBSERVATION PROFESSIONNELLE
Rôle préventif
Chaque année, en France, près de 10 % des enfants naissent avec un trouble du neuro-développement. Votre rôle est important pour ces enfants afin de participer à l’évaluation de leur situation et mieux les accompagner dans leurs parcours de vie.
L'observation que vous effectuez est un support qui vous permet d'adapter votre pratique et de l'individualiser lorsque c'est nécessaire
Faire évoluer sa pratique
L’observation fait partie intégrante des pratiques des professionnels de l’accueil du jeune enfant. Spontanée ou en mode observation-projet [...] , elle permet aux pros de mieux connaître les enfants accueillis, de repérer leurs difficultés ou souffrances, de découvrir leurs modes de fonctionnement et ainsi d’adapter son attitude à leurs besoins ou demandes. L’observation, c’est vraiment le point de départ et la clef d’un accueil réussi. A vivre en équipe et à partager avec les parents.L'observation : la clé d'un accueil réussi Journal des professionnels de la petite enfance
Être en observation ne signifie pas être passif ou inactif. Elle incite même à repenser sa place dans l'espace et même l'aménagement de l'espace
Adapter son positionnement
C’est au croisement des regards que se construit le travail d’équipe. Partager les observations, c’est se donner la possibilité de la surprise, de penser différemment, d’être au plus proche des besoins du tout-petit. Observer, c’est ouvrir un espace de pensée.
Enrichir le travail et la cohésion d'équipe
l'OBSERVATION PROJET
L'observation projet c'est regarder ce qu'il se passe en se mettant du point de vue de l'enfant. Regarder à la fois ce qui va et ce qui ne va pas afin de prendre du recul, faire un pas de côté pour pouvoir aider l'enfant.
Trouver la question de l'observation projet : Repérer la problématique, émettre des hypotheses... Qui, qu'est ce qu'il faut savoir? Questions simples : qui, quand, avec qui... Determiner une durée d'observation puis analyser les observations effectuées.
EXEMPLE DE TABLEAU
OBSERVATION ET PREVENTIONS
SOUTIEN ET ACCOMPAGNEMENT à LA PARENTALITE Observer c'est aussi accompagner la fonction parentale. Les observations dont on fait part aux familles leurs permettent parfois de s'adapter à l'évolution de leur enfant
MALTRAITANCE Réforme NORMA : protocole conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l'enfant Observations nécessaires pour croiser les regards, se questionner, prévenir, signaler (CRIP)
DETECTION DES TND Accompagnés des supports adaptés, mener des observations ciblées permettant de repérer des troubles neuro-développementaux précocément afin d'orienter les familles
Sensibiliser les parents et construire un discours commun
Par groupe reflechir a : comment transmettre ces informations aux parents quoi leur dire ? quand ? comment ?
TRAVAIL DE GROUPE
• Quelle est l’émotion de l’enfant ? • Que cherche l’adulte ? • L’émotion est-elle reconnue ? • Le cadre est-il posé ? • Que modifier ?
TRAVAIL DE GROUPE à PARTIR DE VOS SITUATIONS
• Quelle est l’émotion de l’enfant ? • Que cherche l’adulte ? • L’émotion est-elle reconnue ? • Le cadre est-il posé ? • Que modifier ? • QuELLE PREVENTION METTRE EN PLACE ?
QUIZ JOURNEE 2
MERCI POUR VOTRE ATTENTION