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Le Second Empire : 1852-1870

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Created on January 28, 2026

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Transcript

Le Second Empire : 1852-1870

INTRODUCTION

PROBLÉMATIQUE

I/Une démocratie illibérale selon l'historien P.Rosanvallon

II/Les oppositions au second empire
III/Une politique de grandeur nationale

Benjamin Servant, Nelia Laggoune Elyas faradji, Tom Sagnier

CONCLUSION

Un régime non démocratiqueLe Second Empire est en apparence démocratique, mais lorsque nous prenons le temps d’étudier le système de la Constitution, nous remarquons que le pouvoir n’appartient pas réellement au peuple. L’empereur a la main mise sur les lois : il nomme le Conseil d’État, qui lui-même prépare les lois et les présente au Corps législatif (élu par le peuple), lequel vote les lois. Nous voyons donc que Napoléon III tire les ficelles dans l’ombre.L’empereur restreint peu à peu les libertés, notamment avec le décret du 17 février 1852, où la liberté de la presse est fortement réduite. De surcroît, la loi de sûreté générale garantit un certain contrôle sur la population, étant donné qu’elle permet de condamner les opposants politiques sans procès.Napoléon III est représenté portant des insignes militaires, avec une épée, la main de justice et le manteau d’hermine. Il a un regard perçant et une posture débordante d’assurance : il rassemble ainsi tous les pouvoirs entre ses mains. Seule la couronne est placée sur le côté, ce qui montre qu’il se place au-dessus des institutions. Le système de la candidature officielle assure quasiment que les personnes alliées au régime soient élues, ce qui permet de maintenir l’ordre en place sans éveiller les soupçons. Grâce à la circulaire du ministre de l’Intérieur, nous apprenons que cette réforme a été votée pour garantir l’ordre dans la société et éviter une révolution jugée inutile, causée par les « débris des gouvernements déchus » qui pourraient manipuler habilement la population.Un régime autoritaire : Le régime sous Napoléon III, empereur des Français, est autoritaire. Il est répressif et punit tous les opposants politiques. Les libertés publiques sont supprimées et la presse est contrôlée dès le 17 février 1852.Dès le 22 novembre 1852, la population est également manipulée par les autorités locales, notamment les maires, qui sont censés donner des indications orientées aux ouvriers afin de les mener à voter « oui » lors du plébiscite pour le retour à l’Empire.De plus, le 19 février 1858, la loi de sûreté générale est votée : c’est une loi qui donne de nouvelles armes de répression à l’empereur, qui concentre déjà tous les pouvoirs. Les gendarmes peuvent aussi vérifier les informations des ouvriers grâce à l’instauration du livret ouvrier. Si l’ouvrier ne le porte pas, il peut être condamné.Un suffrage universel masculin manipulé par le régime Le suffrage universel masculin est manipulé par le régime. Le ministre de l’Intérieur met en place des règles qui donnent un véritable avantage aux candidats alliés au gouvernement : c’est le système de la candidature officielle. En effet, les candidatures soutenues par le pouvoir sont mises en avant, tandis que les candidatures opposées au régime sont détruites ou déchirées par les gendarmes.De plus, l’État rétablit progressivement certaines libertés fondamentales, comme la liberté de la presse, ou encore promeut d’anciens républicains comme Émile Ollivier, afin de donner l’illusion d’un régime plus libéral et de manipuler l’opinion publique.

Sous le Second Empire, installé après le coup d’État de 1851, de nombreuses oppositions politiques apparaissent malgré la répression du pouvoir en place. Les opposants au régime sont contraints à l’exil via les proscriptions. C’est le cas de Victor Hugo, qui critique Napoléon III dans ses poèmes, notamment dans Les Châtiments, où il le ridiculise et dénonce son autoritarisme en le comparant à son oncle Napoléon Bonaparte. Depuis l’étranger, ces écrivains diffusent leurs écrits clandestinement en France, même si leur influence reste limitée car peu de personnes y ont accès.Des journaux comme La Lanterne d’Henri Rochefort constituent la presse d’opposition et attaquent violemment le régime, ce qui entraîne une censure sévère à leur égard malgré une libéralisation de la presse dès 1868. À l’intérieur du pays, l’opposition s’organise aussi progressivement. Le nombre de députés non officiels augmente fortement entre 1852 et 1869, ce qui montre un affaiblissement du soutien au pouvoir impérial. En 1863, l’ensemble des députés représentant la ville de Paris sont issus de l’opposition. L’empereur ne fait ainsi plus l’unanimité, même dans sa ville résidentielle.Certains choisissent des moyens plus radicaux, comme l’attentat d’Orsini en 1858 contre Napoléon III, qui provoque une forte réaction du gouvernement et l’adoption de la loi de sûreté générale, renforçant la répression.Dans les années 1860, une opposition républicaine plus structurée se développe autour de figures comme Léon Gambetta. Son programme proclamé à Belleville en 1869 réclame l’application complète du suffrage universel, la liberté de la presse, de réunion et d’association, l’abrogation de certaines lois jugées répressives, la séparation de l’Église et de l’État ainsi qu’une école laïque, gratuite et obligatoire. Ces revendications républicaines proposent une alternative démocratique claire au régime impérial.Ainsi, les oppositions au Second Empire prennent des formes variées grâce à la presse et aux différentes actions de lutte contre l’Empire. Malgré une libéralisation du pays, ces oppositions contribuent à déstabiliser et à affaiblir la figure de l’empereur Napoléon III.

Dans son discours de Bordeaux, le 9 octobre 1852, Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) annonce sa volonté de mener une politique de grandeur nationale. Il affirme que « L’Empire, c’est la paix », ce qui signifie qu’il souhaite renforcer la puissance et le prestige de la France en Europe et dans le monde, tout en maintenant l’ordre intérieur. Son objectif est de rendre à la France un rôle majeur sur la scène internationale, par la diplomatie mais aussi par l’intervention militaire si nécessaire. Sous le Second Empire, la France intervient fréquemment à l’étranger pour affirmer sa puissance, défendre ses intérêts et soutenir certains peuples. Guerre de Crimée (1854-1856) : intervention contre la Russie aux côtés du Royaume-Uni → but : limiter l’expansion russe et affirmer le rôle de la France en Europe. Italie (mai-juillet 1859) : soutenir les nationalités et affaiblir l’Autriche. Chine (octobre 1860) : ouvrir le commerce et défendre les intérêts français. Syrie (1860-1861) : rôle de protecteur des minorités chrétiennes. Mexique (1861-1867) : étendre l’influence française en Amérique (échec). Diplomatie : rôle important lors du traité de Paris (1856) qui met fin à la guerre de Crimée et renforce le prestige de Napoléon III. La politique de grandeur nationale de Napoléon III obtient des succès : la France retrouve un prestige international, elle joue un rôle diplomatique majeur en Europe. Mais le bilan est aussi négatif : certaines interventions sont des échecs, notamment au Mexique, la défaite contre la Prusse en 1870 provoque la chute du Second Empire. Conclusion : la politique extérieure de Napoléon III renforce d’abord la puissance française, mais ses échecs militaires fragilisent le régime et conduisent à sa fin.