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La politique de grandeur sous le Second Empire (1852-1870)

sanchez

Created on January 28, 2026

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La politique de grandeur sous le Second Empire (1852-1870)

Consigne : explorer la politique de Napoléon III visant à renforcer la grandeur de la France. Choisissez un axe parmi les deux suivants :
  • Grands travaux et grands spectacles : la France de Napoléon III
  • Prestige et puissance : Napoléon III à l’étranger
Travaillez en binôme sur un des deux axes dans l'objectif de réaliser un compte-rendu de travail, à présenter à la classe (article, carte mentale...) L'étude des documents sélectionnés doit guider votre travail. Des recherches complémentaires ciblées sont possibles. Etape 1 : exploiter les documents pour construire une démonstration. Il faut relier les documents au sujet.

Grands travaux et grands spectacles : la France de Napoléon III

Prestige et puissance : Napoléon III à l’étranger

La Guerre de Crimée et le rôle de la France

La guerre qui oppose la Russie à une coalition réunissant, autour de l'Empire ottoman, la France, le Royaume-Uni et la Sardaigne est à la fois un conflit européen et un choc entre les deux empires russe et ottoman, ennemis pluriséculaires. Au-delà des combats, concentrés en Crimée, des enjeux militaires ou géopolitiques, ce sont les sociétés qui furent le plus bouleversées. Première guerre moderne, avec ses gros navires cuirassés, avec les bombardements d'artillerie massifs de Sébastopol, assiégée pendant onze mois (1854-1855), avec sa logistique mondiale ou ses photographies, la guerre de Crimée est aussi une victoire de prestige pour Napoléon III, qui l'inscrit dans la géographie de Paris, du pont de l'Alma au boulevard de Sébastopol. Premier ébranlement majeur du « concert européen » établi au congrès de Vienne en 1815 après la chute de Napoléon Ier, elle occupe une place de choix dans l'histoire des relations internationales de l'Europe au XIXe siècle. source : L'Histoire, février 2025

« Les alliés » : de gauche à droite le sultan Abdülmecid Ier, la reine Victoria et l'Empereur Napoléon III.

1860 : la première intervention « humanitaire » de l’histoire moderne ? En 1860, le Liban et la Syrie actuels appartiennent à l’Empire ottoman. Les événements prennent naissance dans la région du Mont-Liban où de fortes tensions entre communautés chrétienne maronite et druze (communauté religieuse issue d'une branche de l'islam chiite) débouchent sur un affrontement armé, la débâcle des chrétiens et des massacres de ces derniers qui s’étendent jusqu’à Damas. Le bilan s’élève à plusieurs milliers de morts, des villages entiers rasés, des dizaines de milliers de réfugiés. La France de Napoléon III prend fait et cause pour les chrétiens d’Orient, par solidarité confessionnelle mais aussi par calcul géopolitique, afin de renforcer son influence dans cette zone située aux portes de l’Europe. Elle le fait aussi sous pression d’un « nouvel acteur-clé de l’ingérence humanitaire : l’opinion ». Le milieu du XIXe siècle marque en effet l’émergence de la presse et d’éditorialistes influents, les « publicistes » comme on les appelait à l’époque. Un corps expéditionnaire français est donc envoyé au Liban en 1860. Les soldats français arrivent au Liban et sont accueillis en libérateurs par des chrétiens traumatisés et ruinés par les massacres. Ces derniers regardent alors la France comme leur « protectrice » naturelle. Pendant leur séjour de plusieurs mois, les Français ne se battront pas, ils se contenteront de se montrer, pour rassurer les chrétiens et tenter d’impressionner les druzes, les sunnites et les autres communautés. L’objectif est de modifier le rapport de force. Ils n’y parviendront qu’en partie (notamment en raison de l’action de sabotage en sous-main des Britanniques, protecteurs des druzes) Pierre Haski, article extait de Rue89, 2013

Italie
L'expédition du Mexique : 1861 - 1867

"Nous avons intérêt à ce que la République des États‑Unis soit puissante et prospère ; mais nous n’en avons aucun à ce qu’elle s’empare de tout le golfe du Mexique, domine de là les Antilles et l’Amérique du Sud et soit la seule dispensatrice des produits du Nouveau Monde. Maîtresse du Mexique et, par conséquent, de l’Amérique centrale et du passage entre les Deux‑Mers, il n’y aurait plus désormais d’autre puissance en Amérique que celle des États‑Unis. Si, au contraire, le Mexique conquiert son indépendance et maintient l’intégrité de son territoire, si un gouvernement stable s’y constitue par les armes de la France, nous aurons posé une digue infranchissable aux empiétements des États‑Unis, nous aurons maintenu l’indépendance de nos colonies des Antilles et celles de l’ingrate Espagne : nous aurons étendu notre influence bienfaisante au centre de l’Amérique et cette influence rayonnera au Nord comme au Midi, créera des débouchés immenses à notre commerce et procurera les matières indispensables à notre industrie."

Archives de Napoléon III (Archives nationales, fonds 400 AP).