Mon carnet de lecture de l'œuvre devraient l'aider.
J'espère que mon élève me sauvera...
4-2
4-1
Vous avez aidé Molière-1
Je commence à me rappeler ce qui m'a poussé à écrire cette pièce...
Je devrais approfondir le contexte historique dans ce cas...
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Vous avez aidé Molière-2
Ah, cela signifie qu'il faut que je présente une pièce au roi responsable de la censure de ma précédente œuvre ?
Cela lui a déplu, je vais lui exposer mes travaux sur le contexte culturel dans ce cas, il sera, je pense, moins énervé.
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Vous avez aidé Molière-3
L'intrigue commence à me revenir, mais je ne comprends pas certains mots comme "Baroque".
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Vous avez aidé Molière-4
Je devrai brosser le portrait de Sganarelle, son personnage, cela devrait lui rendre la mémoire.
Quelle analyse ! Elle me permet de me remémorer la majorité de mon texte. Il subsiste cependant quelques détails...
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Vous avez aidé Molière-5
Je comprend pourquoi j'ai perdu la mémoire ! J'ai du tomber sur la tête à la fin de mon argumentation désastreuse ! J'en ai encore trop fait sur le jeu de scène...
Il doit faire référence à la didascalie "Il se laisse tomber en tournant" Acte III, scène 1. Il est vrai que sa chute fait une très bonne conclusion à l'argumentation de Sganarelle.
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Vous avez aidé Molière-6
Merci infinement, grâce à toi, je peux représenter la pièce dans... Ho ! La représentation commence dans 5 minutes, je dois partir, et merci encore pour ton aide !
Il me remercie beaucoup mais j'espère qu'il me rajoutera des points bonus sur l'évalutation du Menteur...
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Analyse n°3
Le mouvement Baroque naît en Italie vers 1580. Son nom vient du Portugais « Barocco » qui signifie « perle irrégulière ». Il s’agit donc d’un terme étymologiquement péjoratif. Le courant littéraire quant à lui, se caractérise par les thèmes de l’illusion, de la métamorphose ou encore de l’exagération. Le Baroque découle d’un contexte historique particulier : les guerres de religions. Ce mouvement est donc la réponse des catholiques face à la réforme protestante, celle-ci a pour but d’affirmer leur puissance par un art splendide : le Baroque.
Comme mentionné rapidement au cours de la première question, Dom Juan ou le festin de pierre s’inscrit dans ce courant littéraire. Concentrons-nous maintenant sur un passage précis de l’œuvre, nous avons choisi la seconde scène de l’acte d’exposition (lignes 15 à 76). Au cours de celle-ci Dom Juan et Sganarelle conversent à propos de Done Elvire, femme à laquelle le personnage éponyme a promis le mariage. Ce dernier déclare qu’il aime une autre et délivre une argumentation promouvant l’infidélité. Cet extrait est en lien avec le mouvement Baroque car nous y retrouvons une grande partie des caractéristiques énumérés ci-dessus. Par exemple, la métamorphose va de pair avec l'opportunisme de Dom Juan. Il donne également l'illusion d'un mariage, ce qui s'accorde encore une fois avec ce courant littéraire. Pour finir, le personnage éponyme use de procédés d'exagération pour accentuer l'impact de son argumentation : "toutes les belles ont droit de nous charmer" L.44-45. Ici, nous remarquons l'hyperbole "charmer" de par l'étymologie du mot qui signifie littéralement "ensorceler". Dom Juan ou le festin de pierre possède aussi certaines caractéristiques du mouvement classique. Cepandant, le Baroque domine la pièce, c'est pourquoi nous nous sommes concentrés dessus.
Analyse n°1
Pour cette activité, nous avons choisi la pièce Dom Juan ou le festin de pierre de Molière (1665) pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, nous présentons un certain attachement pour le personnage éponyme. Celui-ci apporte en effet un esprit novateur au travers de ses argumentations et du courant libertin qu’il incarne malgré son manque de morale. De surcroît, l’écriture de cette œuvre est due à un évènement particulier : la censure multiple de la pièce Tartuffe ou l’imposteur (1664) de Molière. Le chef-d'œuvre du dramaturge possède donc une histoire qui la définie. Pour finir, cette pièce mélange deux grands courants littéraires scindant le XVIIème siècle : le Baroque et le Classicisme.Le titre Dom Juan ou le festin de pierre donne tout d’abord de l’importance au personnage éponyme. De plus, grâce au titre « Dom » (onomastique), nous pouvons déduire que le protagoniste est issu de la noblesse espagnole. Ensuite, le sous-titre fait référence à la fin de la pièce dans laquelle le libertin partage un repas avec une statue, allégorie du jugement divin. Celle-ci lui donne la mort, cependant, le maître de Sganarelle a choisi de tendre la main à la statue, déterminant donc son propre destin. Il s’agit donc d’une vengeance du dramaturge suite à la censure de la pièce Tartuffe ou l’imposteur. En ce qui concerne les autres lectures cursives, il était possible d’étudier Les fausses confidences de Marivaux (1737) ou encore Le mariage de Figaro ou la folle journée de Beaumarchais (1784). Cependant, Dom Juan ou le festin de pierre se rapprochait plus, de part son contexte, du Menteur de Corneille (1644) étudié en cours, que des autres œuvres caractérisés par le mouvement des Lumières. Cela nous permet donc d’approfondir d’avantage nos recherches. Deuxièmement, la pièce sélectionnée se démarque par sa genèse atypique (détaillée précédemment).
Analyse n°5
Sganarelle, valet de Dom Juan, est un personnage extrêmement complet de part son omniprésence et son rôle comique dans la pièce. Tout d'abord, grâce à l'onomastique (il porte un prénom populaire), nous pouvons déterminer que le domestique est issu de la plèbe. Cela se traduit également dans l'œuvre lorsqu'il essaie d'imiter son maître ayant un talent pour l'argumentation. Le personnage joué par Molière tente alors de prouver l'existance de Dieu, sujet impossible, en ne donnant que de simples exemples factuels sans strucure ni réflexion : "Cela n'est-il pas merveilleux que me voilà ici, et que j'ai quelque chose sur la tête qui pense cent choses" Acte III, scène 1, L.100-101. Le valet joue donc un rôle comique dans la pièce de par son oppositon à Dom Juan. De plus, le domestique incarne de nombreux stéréotypes. En effet, l'avidité est une caractéristique commune des domestiques. Nous pouvons le constater par exemple lors du dénouement dans lequel son maître meurt. Il se plaint alors de sa situation financière : "Mes gages, mes gages !" Acte V, scène 6, L.11. Pour finir, au fil de l'action, Sgnarelle s'étonne de plus en plus des actions de Dom Juan, il condamne sans cesse sa conduite et tente de le convaincre d'agir selon la moral de l'époque. Cela s'illustre durant la pièce, notamment lorqu'il s'oppose à la réaction de son maître qui suit le sermon de Dom Luis, père du personnage éponyme : "Ah ! Monsieur, vous avez tort" Acte IV, scène 5, L.5. Cependant, le personnage principal affirme son autorité en lui demandant à deux reprises : "J'ai tort ?" L.6 et 8. Le valet répond alors "Oui monsieur, vous avez tort d'avoir souffert ce qu'il vous a dit". Cela démontre l'infériorité de Sganarelle par rapport à Dom Juan (binôme maître-valet).
Analyse n°2
En 1661, le Cardinal Mazarin, régent du Royaume de France au côté de la reine Anne d’Autriche en l’absence de roi majeur, meurt de maladie. Cela laisse le champ libre à Louis XIV pour prendre le pouvoir en tant que monarque absolu légitime du pays. En effet, à la mort de son père Louis XIII en 1643, la seconde régence du siècle s’entame puisque Louis XIV, âgé de seulement cinq ans est trop jeune pour régner. Il s'ensuit en 1661 la monté du Roi Soleil sur le trône, il exerce une monarchie absolue de droit divin. Cela entraîne une forte répression, mais surtout une extrême censure, et, dans un pays où le christianisme est inscrit dans les racines profondes de la société, il n’y a aucune place pour les libertins. Ainsi, c’est dans ce contexte que Molière écrit et publie Dom Juan ou le Festin de Pierre en 1665. L’œuvre est très mal reçue par le pouvoir et de nombreuses fois censuré à cause du côté libertin incarné par le maître de Sganarelle et de la fin dans laquelle le personnage éponyme gagne publiquement lors des premières versions. Le dramaturge va donc réécrire la pièce en prenant soin de faire mourir son héros tout en le laissant gagner de manière très implicite. C’est dans la dernière scène de la pièce que Dom Juan trouve la mort châtié par le Ciel. Il est en présence de Sganarelle, son valet, et la Statue du Commandeur, le « représentant de Dieu sur Terre ». Juste avant le dénouement, Dom Juan rencontre un spectre ayant pour but lui insuffler la terreur de Dieu et le faire se repentir. Mais il refuse et attaque le fantôme. Le Commandeur survient alors et demande à Dom Juan de lui tendre la main. Celui-ci s'exécute de son plein gré. Alors, le héros est frappé par la foudre et envoyé au fin fond de l’enfer. Ainsi, le libertin est châtié par la puissance divine, mais fidèle à ses principes. Il s'agit donc d'une vengeance pour le personnage principal et Molière.
Analyse n°4-1
Nous avons choisi le thème du binôme maître-valet, un élément de comédie extrêmement présent qui revient dans de nombreuses scènes. En effet, lors d’une comédie, on retrouve très souvent un maître en position de force et le valet qui lui obéit, étant issu d’une classe sociale inférieure. A partir du XVIIIème, le valet devient plus intelligent que le maître. Ces binômes sont très utiles pour faire avancer l’action et donner des informations au spectateur, notamment dans l’incipit.
Molière s’approprie ce thème principalement pour critiquer la société de l’époque et y opposer une autre vision. En effet, le porte-parole de cette société soumise à l’absolutisme et au pouvoir de la religion est Sganarelle, le valet crédule et non éduqué. Le dramaturge lui confronte son maître, Dom Juan, très éloquent, instruit et doté d’une grande intelligence, qui soutient le libertinage. Effectivement, de nombreux débâts s’ouvrent entre les deux personnages tout au long de l’œuvre. (Suite dans le partie 2)
Analyse n°4-2
Les deux exemples les plus marquants de ces dialogues sont les scènes 2 des actes I et V. Dans la première, après le portrait dévalorisant que fait Sganarelle de son maître, nous découvrons le personnage pour la première fois. Après un court dialogue, le personnage éponyme exprime dans sa tirade son dégoût pour la fidélité et son envie de charmer, tout cela dans une argumentation extrêmement convaincante. Dans l’acte V, Dom Juan vient de feindre face à son père un changement d’état d’esprit que lui et Sganarelle croit en tout point. Dans la deuxième scène, il révèle à son valet son mensonge. S’ouvre alors un débat sur l’existence de Dieu et le vice de l’hypocrisie. le personnage principal se justifie en décrivant cette dernière comme un « vice à la mode » L.34 et réalise, en même temps une critique des membres du Clergé. Sganarelle tente à son tour une argumentation mais celle-ci ne comporte paradoxalalement aucun argument et entraîne le rire chez les spectateurs, appuyée par la réplique moqueuse de Don Juan « Ô le beau raisonnement ! » L.104. Nous trouvons que la manière d’utiliser ce binôme afin de faire passer son message et ses critiques est extrêmement bien tournée par Molière. Malgré tout, le binôme maître-valet rentre dans les codes classiques du théâtre montrant tout le talent du dramaturge français.
Analyse n°6
Activité Dom Juan Quentin et Mathieu 1°D
Quentin
Created on January 28, 2026
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J'espère que mon élève me sauvera...
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Je commence à me rappeler ce qui m'a poussé à écrire cette pièce...
Je devrais approfondir le contexte historique dans ce cas...
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Ah, cela signifie qu'il faut que je présente une pièce au roi responsable de la censure de ma précédente œuvre ?
Cela lui a déplu, je vais lui exposer mes travaux sur le contexte culturel dans ce cas, il sera, je pense, moins énervé.
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L'intrigue commence à me revenir, mais je ne comprends pas certains mots comme "Baroque".
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Quelle analyse ! Elle me permet de me remémorer la majorité de mon texte. Il subsiste cependant quelques détails...
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Je comprend pourquoi j'ai perdu la mémoire ! J'ai du tomber sur la tête à la fin de mon argumentation désastreuse ! J'en ai encore trop fait sur le jeu de scène...
Il doit faire référence à la didascalie "Il se laisse tomber en tournant" Acte III, scène 1. Il est vrai que sa chute fait une très bonne conclusion à l'argumentation de Sganarelle.
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Merci infinement, grâce à toi, je peux représenter la pièce dans... Ho ! La représentation commence dans 5 minutes, je dois partir, et merci encore pour ton aide !
Il me remercie beaucoup mais j'espère qu'il me rajoutera des points bonus sur l'évalutation du Menteur...
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Analyse n°3
Le mouvement Baroque naît en Italie vers 1580. Son nom vient du Portugais « Barocco » qui signifie « perle irrégulière ». Il s’agit donc d’un terme étymologiquement péjoratif. Le courant littéraire quant à lui, se caractérise par les thèmes de l’illusion, de la métamorphose ou encore de l’exagération. Le Baroque découle d’un contexte historique particulier : les guerres de religions. Ce mouvement est donc la réponse des catholiques face à la réforme protestante, celle-ci a pour but d’affirmer leur puissance par un art splendide : le Baroque. Comme mentionné rapidement au cours de la première question, Dom Juan ou le festin de pierre s’inscrit dans ce courant littéraire. Concentrons-nous maintenant sur un passage précis de l’œuvre, nous avons choisi la seconde scène de l’acte d’exposition (lignes 15 à 76). Au cours de celle-ci Dom Juan et Sganarelle conversent à propos de Done Elvire, femme à laquelle le personnage éponyme a promis le mariage. Ce dernier déclare qu’il aime une autre et délivre une argumentation promouvant l’infidélité. Cet extrait est en lien avec le mouvement Baroque car nous y retrouvons une grande partie des caractéristiques énumérés ci-dessus. Par exemple, la métamorphose va de pair avec l'opportunisme de Dom Juan. Il donne également l'illusion d'un mariage, ce qui s'accorde encore une fois avec ce courant littéraire. Pour finir, le personnage éponyme use de procédés d'exagération pour accentuer l'impact de son argumentation : "toutes les belles ont droit de nous charmer" L.44-45. Ici, nous remarquons l'hyperbole "charmer" de par l'étymologie du mot qui signifie littéralement "ensorceler". Dom Juan ou le festin de pierre possède aussi certaines caractéristiques du mouvement classique. Cepandant, le Baroque domine la pièce, c'est pourquoi nous nous sommes concentrés dessus.
Analyse n°1
Pour cette activité, nous avons choisi la pièce Dom Juan ou le festin de pierre de Molière (1665) pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, nous présentons un certain attachement pour le personnage éponyme. Celui-ci apporte en effet un esprit novateur au travers de ses argumentations et du courant libertin qu’il incarne malgré son manque de morale. De surcroît, l’écriture de cette œuvre est due à un évènement particulier : la censure multiple de la pièce Tartuffe ou l’imposteur (1664) de Molière. Le chef-d'œuvre du dramaturge possède donc une histoire qui la définie. Pour finir, cette pièce mélange deux grands courants littéraires scindant le XVIIème siècle : le Baroque et le Classicisme.Le titre Dom Juan ou le festin de pierre donne tout d’abord de l’importance au personnage éponyme. De plus, grâce au titre « Dom » (onomastique), nous pouvons déduire que le protagoniste est issu de la noblesse espagnole. Ensuite, le sous-titre fait référence à la fin de la pièce dans laquelle le libertin partage un repas avec une statue, allégorie du jugement divin. Celle-ci lui donne la mort, cependant, le maître de Sganarelle a choisi de tendre la main à la statue, déterminant donc son propre destin. Il s’agit donc d’une vengeance du dramaturge suite à la censure de la pièce Tartuffe ou l’imposteur. En ce qui concerne les autres lectures cursives, il était possible d’étudier Les fausses confidences de Marivaux (1737) ou encore Le mariage de Figaro ou la folle journée de Beaumarchais (1784). Cependant, Dom Juan ou le festin de pierre se rapprochait plus, de part son contexte, du Menteur de Corneille (1644) étudié en cours, que des autres œuvres caractérisés par le mouvement des Lumières. Cela nous permet donc d’approfondir d’avantage nos recherches. Deuxièmement, la pièce sélectionnée se démarque par sa genèse atypique (détaillée précédemment).
Analyse n°5
Sganarelle, valet de Dom Juan, est un personnage extrêmement complet de part son omniprésence et son rôle comique dans la pièce. Tout d'abord, grâce à l'onomastique (il porte un prénom populaire), nous pouvons déterminer que le domestique est issu de la plèbe. Cela se traduit également dans l'œuvre lorsqu'il essaie d'imiter son maître ayant un talent pour l'argumentation. Le personnage joué par Molière tente alors de prouver l'existance de Dieu, sujet impossible, en ne donnant que de simples exemples factuels sans strucure ni réflexion : "Cela n'est-il pas merveilleux que me voilà ici, et que j'ai quelque chose sur la tête qui pense cent choses" Acte III, scène 1, L.100-101. Le valet joue donc un rôle comique dans la pièce de par son oppositon à Dom Juan. De plus, le domestique incarne de nombreux stéréotypes. En effet, l'avidité est une caractéristique commune des domestiques. Nous pouvons le constater par exemple lors du dénouement dans lequel son maître meurt. Il se plaint alors de sa situation financière : "Mes gages, mes gages !" Acte V, scène 6, L.11. Pour finir, au fil de l'action, Sgnarelle s'étonne de plus en plus des actions de Dom Juan, il condamne sans cesse sa conduite et tente de le convaincre d'agir selon la moral de l'époque. Cela s'illustre durant la pièce, notamment lorqu'il s'oppose à la réaction de son maître qui suit le sermon de Dom Luis, père du personnage éponyme : "Ah ! Monsieur, vous avez tort" Acte IV, scène 5, L.5. Cependant, le personnage principal affirme son autorité en lui demandant à deux reprises : "J'ai tort ?" L.6 et 8. Le valet répond alors "Oui monsieur, vous avez tort d'avoir souffert ce qu'il vous a dit". Cela démontre l'infériorité de Sganarelle par rapport à Dom Juan (binôme maître-valet).
Analyse n°2
En 1661, le Cardinal Mazarin, régent du Royaume de France au côté de la reine Anne d’Autriche en l’absence de roi majeur, meurt de maladie. Cela laisse le champ libre à Louis XIV pour prendre le pouvoir en tant que monarque absolu légitime du pays. En effet, à la mort de son père Louis XIII en 1643, la seconde régence du siècle s’entame puisque Louis XIV, âgé de seulement cinq ans est trop jeune pour régner. Il s'ensuit en 1661 la monté du Roi Soleil sur le trône, il exerce une monarchie absolue de droit divin. Cela entraîne une forte répression, mais surtout une extrême censure, et, dans un pays où le christianisme est inscrit dans les racines profondes de la société, il n’y a aucune place pour les libertins. Ainsi, c’est dans ce contexte que Molière écrit et publie Dom Juan ou le Festin de Pierre en 1665. L’œuvre est très mal reçue par le pouvoir et de nombreuses fois censuré à cause du côté libertin incarné par le maître de Sganarelle et de la fin dans laquelle le personnage éponyme gagne publiquement lors des premières versions. Le dramaturge va donc réécrire la pièce en prenant soin de faire mourir son héros tout en le laissant gagner de manière très implicite. C’est dans la dernière scène de la pièce que Dom Juan trouve la mort châtié par le Ciel. Il est en présence de Sganarelle, son valet, et la Statue du Commandeur, le « représentant de Dieu sur Terre ». Juste avant le dénouement, Dom Juan rencontre un spectre ayant pour but lui insuffler la terreur de Dieu et le faire se repentir. Mais il refuse et attaque le fantôme. Le Commandeur survient alors et demande à Dom Juan de lui tendre la main. Celui-ci s'exécute de son plein gré. Alors, le héros est frappé par la foudre et envoyé au fin fond de l’enfer. Ainsi, le libertin est châtié par la puissance divine, mais fidèle à ses principes. Il s'agit donc d'une vengeance pour le personnage principal et Molière.
Analyse n°4-1
Nous avons choisi le thème du binôme maître-valet, un élément de comédie extrêmement présent qui revient dans de nombreuses scènes. En effet, lors d’une comédie, on retrouve très souvent un maître en position de force et le valet qui lui obéit, étant issu d’une classe sociale inférieure. A partir du XVIIIème, le valet devient plus intelligent que le maître. Ces binômes sont très utiles pour faire avancer l’action et donner des informations au spectateur, notamment dans l’incipit. Molière s’approprie ce thème principalement pour critiquer la société de l’époque et y opposer une autre vision. En effet, le porte-parole de cette société soumise à l’absolutisme et au pouvoir de la religion est Sganarelle, le valet crédule et non éduqué. Le dramaturge lui confronte son maître, Dom Juan, très éloquent, instruit et doté d’une grande intelligence, qui soutient le libertinage. Effectivement, de nombreux débâts s’ouvrent entre les deux personnages tout au long de l’œuvre. (Suite dans le partie 2)
Analyse n°4-2
Les deux exemples les plus marquants de ces dialogues sont les scènes 2 des actes I et V. Dans la première, après le portrait dévalorisant que fait Sganarelle de son maître, nous découvrons le personnage pour la première fois. Après un court dialogue, le personnage éponyme exprime dans sa tirade son dégoût pour la fidélité et son envie de charmer, tout cela dans une argumentation extrêmement convaincante. Dans l’acte V, Dom Juan vient de feindre face à son père un changement d’état d’esprit que lui et Sganarelle croit en tout point. Dans la deuxième scène, il révèle à son valet son mensonge. S’ouvre alors un débat sur l’existence de Dieu et le vice de l’hypocrisie. le personnage principal se justifie en décrivant cette dernière comme un « vice à la mode » L.34 et réalise, en même temps une critique des membres du Clergé. Sganarelle tente à son tour une argumentation mais celle-ci ne comporte paradoxalalement aucun argument et entraîne le rire chez les spectateurs, appuyée par la réplique moqueuse de Don Juan « Ô le beau raisonnement ! » L.104. Nous trouvons que la manière d’utiliser ce binôme afin de faire passer son message et ses critiques est extrêmement bien tournée par Molière. Malgré tout, le binôme maître-valet rentre dans les codes classiques du théâtre montrant tout le talent du dramaturge français.
Analyse n°6