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Module 3-3 – Le code couleur en correction éditoriale

Marjolaine

Created on January 27, 2026

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Noter le code pour mémo

Une fois votre code couleur défini, notez-le immédiatement dans le fichier de notes que vous avez créé pour la mission. Rappelez-vous que ce fichier vous sert, au cours de votre relecture, à harmoniser vos interventions de bout en bout : il vous permet également d’appliquer votre code couleur sans erreur (et, ainsi, d’éviter d’induire en erreur les intervenants qui passeront après vous).

Détailler le code à la remise

Le code couleur n’est pas une convention du métier : ce n’est ni connu ni appliqué par les professionnels de l’édition. C’est une méthode que nous avons développée lorsque nous étions correcteurs et qui a fait ses preuves – les maquettistes réclamaient de travailler en priorité sur les ouvrages que nous avions relus. Nous vous recommandons vivement de l’utiliser, donc, mais partez du principe que vos interlocuteurs ne connaissent pas cette méthode. Aussi, au moment de la remise de votre travail à votre client, pensez à lui détailler/expliquer votre code couleur dans votre e-mail :

Des couleurs limitées

Vos couleurs doivent être vives et bien distinctes, mais votre relecture doit tout de même rester lisible. Or, plus vous multipliez les couleurs et plus il est difficile pour chaque intervenant de repérer celle qui le concerne. Tenez-vous-en aux recommandations du présent module (une couleur par intervenant, deux pour le maquettiste). Ne cherchez pas, par exemple, à distinguer vos questions à l’auteur de vos propositions à l’auteur, ou bien vos corrections orthographiques de vos corrections grammaticales : ce n’est pas utile et votre relecture en deviendrait illisible.

Des couleurs vives

Dans un manuscrit (surtout en relecture d’épreuves), on peut avoir à déposer de 300 à 700 commentaires… voire, parfois, jusqu’à une quinzaine sur une seule page. Les intervenants suivants doivent donc pouvoir identifier facilement et rapidement les commentaires qui les concernent, sans en manquer un seul. Choisissez des couleurs vives, sans transparence (dans Acrobat, vous pouvez régler l’opacité de la couleur d’un commentaire), qui se distinguent bien de l’ouvrage.

Définir le code en amont

Par défaut, vous utiliserez les couleurs conseillées dans le présent module. Mais vous devez toujours le déterminer en amont, avant de commencer votre relecture : si, en cours de route, vous vous rendez compte que l’une des couleurs se distingue mal en raison de la maquette chargée de l’ouvrage, vous serez obligé de reprendre tous vos commentaires depuis le début. Prenez l’habitude dès maintenant, avant toute relecture, d’analyser rapidement l’ouvrage pour définir le code couleur qui sera le plus approprié.

Appliquer le code couleur dans Word (PC)

Appliquer le code couleur dans Word (Mac)

Des couleurs adaptées

Dans la grande majorité des cas, vous utiliserez les couleurs préconisées dans le présent module. Mais, parfois, vous aurez à relire des ouvrages dont la maquette chargée (manuels scolaires, beaux livres, ouvrages jeunesse…) rend votre code couleur peu visible (certains commentaires pourront être quasiment invisibles selon leur couleur et le fond de page). N’hésitez pas, dans ces cas-là, à adapter le code couleur en amont de la mission : parcourez l’ouvrage et relevez-en les couleurs dominantes pour éviter de les utiliser dans votre code couleur.

Le code couleur permet à chaque intervenant qui passe après vous de se concentrer uniquement sur les corrections et commentaires qui le concernent, ce qui évite à chacun de perdre un temps précieux.

Ne pas solliciter inutilement les autres

Quand chaque intervenant peut se concentrer sur les interventions qui le concernent, il est plus rapide, plus efficace et rend un travail de meilleur qualité – ce qui facilite le travail des suivants.

Faciliter la chaîne éditoriale

Le code couleur évite qu’un intervenant traite un commentaire qui ne le concerne pas et qu’il applique une correction non demandée dans le texte… intégrant ainsi une erreur.

Éviter les confusions et les erreurs

À qui adresser vos commentaires ?

Chaque fois que vous déposez un commentaire au cours d’une relecture, vous devez vous demander quelle sera la personne la mieux placée pour le traiter.

AUTEUR : il est décisionnaire sur tout ce qui concerne le fond, le contenu et l’écriture de son ouvrage. Toute question, proposition ou modification touchant au sens ou au style doit donc lui être adressée pour validation.

MAQUETTISTE : il se charge d’intégrer les corrections et d’appliquer les consignes ne nécessitant aucune validation d’un autre intervenant. Son rôle est technique : il exécute les interventions demandées, mais ne prend aucune décision de fond ou de forme sur le texte ou la mise en pages.

ÉDITEUR : il est décisionnaire sur l’ensemble des choix éditoriaux et de fabrication de l’ouvrage (charte éditoriale, charte typographique, principes de mise en pages, identité graphique, positionnement commercial…). Toute question ou proposition touchant à ces choix doit lui être adressée pour validation.

TRADUCTEUR : il est décisionnaire sur la traduction du texte (choix des formulations, vocabulaire, ton, style, enrichissements et sens dans la langue cible). Toute question, proposition ou modification portant sur la traduction elle-même doit donc lui être adressée pour validation.

ILLUSTRATEUR : il se charge de la réalisation des illustrations de l’ouvrage. Les commentaires portant sur les illustrations lui sont adressés afin d’identifier clairement ce qui le concerne. En pratique, après votre relecture, l’éditeur décidera s’il lui fait effectivement corriger les illustrations et lesquels de vos commentaires il lui transmettra.

Appliquer le code sans erreur

Le correcteur éditorial vise l’irréprochabilité dans tous les aspects de son métier, pour deux raisons :

  • D’une, pour faire la preuve de sa rigueur et de son professionnalisme. Un correcteur qui est attentif à tout, jusque dans les détails, inspire naturellement confiance.
  • De deux, pour ne pas intégrer d’erreurs ou pousser les autres intervenants de la chaîne à en intégrer.
De même que vous vous relisez soigneusement chaque fois que vous déposez un commentaire (qu’il s’agisse d’une correction, d’une proposition, d’une question, d’une remarque…), vérifiez toujours que vous avez appliqué la bonne couleur à votre commentaire relativement à l’intervenant auquel vous vous adressez.

Appliquer le code couleur dans Acrobat (PC)

Appliquer le code couleur dans Acrobat (Mac)

Les couleurs par intervenant

ROUGE

Pour le maquettiste / Sur relec. d’épreuves (PDF). Corrections à intégrer telles quelles, remplaçant exactement le passage surligné.

JAUNE

Pour le maquettiste / Sur prépa. copie (Word) ou relec. d’épreuves (PDF). Consignes à appliquer sur le passage surligné ou concerné.

VERT

Pour l’éditeur / Sur prépa. copie (Word) ou relec. d’épreuves (PDF). Propositions, questions, signalements de problèmes, demandes de vérifications.

VIOLET

Pour l’auteur / Sur prépa. copie (Word) ou relec. d’épreuves (PDF). Propositions, questions, signalements de problèmes, demandes de vérifications.

VIOLET

Pour le traducteur / Sur prépa. copie (Word) ou relec. d’épreuves (PDF). Propositions, questions, signalements de problèmes, demandes de vérifications.

BLEU

Pour l’illustrateur / Sur relec. d’épreuves (PDF). Propositions, questions, signalements de problèmes, demandes de vérifications.

Si vous devez adresser des commentaires à d’autres intervenants, choisissez pour chacun une nouvelle couleur distincte des précédentes. Deux couleurs concernent le maquettiste : cela lui évite de confondre les corrections à intégrer telles quelles et les consignes de correction, et donc d’ajouter des erreurs dans le texte.

Des couleurs qui se distinguent

Vos couleurs doivent être suffisamment distinctes les unes des autres afin d’éviter qu’un intervenant traite un commentaire qui ne lui est pas destiné, ce qui pourrait lui faire intégrer des erreurs et lui ferait perdre du temps. Le code couleur ne vise pas l’esthétique ni l’harmonie visuelle, mais l’efficacité : peu importe que votre relecture ressemble à un sapin de Noël, tant que chaque intervenant peut retrouver facilement les commentaires qui le concernent en parcourant rapidement l’ouvrage en diagonale. Vous éviterez donc les couleurs trop proches (comme le rouge et le fuchsia, le vert d’eau et le turquoise…).