Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Journée internationale des droits des femmes

Anne LE GARNEC

Created on January 26, 2026

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Explainer Video: Keys to Effective Communication

Explainer Video: AI for Companies

Corporate CV

Flow Presentation

Discover Your AI Assistant

Urban Illustrated Presentation

Geographical Challenge: Drag to the map

Transcript

« Le combat est une dynamique. Si on arrête, on dégringole. si on arrête, on est foutues. Car les droits des femmes sont toujours en danger. » Gisèle Halimi

8 mars

Journée internationale des droits des femmes

Le 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice.

À cette occasion, la bibliothèque de l’IUT de Vannes vous invite à découvrir une sélection de ressources imprimées et numériques pour éclairer l’histoire des luttes pour l'avancée des droits des femmes, notamment pour le droit à l'IVG.

Un peu d'histoire.... Se battre... Les droits des femmes, un combat de longue haleine : l’exemple du droit à l’IVG L'IVG (Interruption volontaire de grossesse:): une avancée majeure pour les femmes souhaitant maîtriser leur fécondité, ainsi qu'un progrès de santé publique. D'autres lectures D'autres ressources, pour aller plus loin

SOMMAIRE

Un peu d'histoire...

La journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes du début du 20 siècle, en Europe et aux États-Unis, réclamant le droit de vote et le droit au travail.

Origines de la journée Officialisée en 1977 par les Nations Unies, et dans la foulée de l’Année internationale de la femme (1975) proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU, la Journée internationale des femmes est toutefois apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe. Dès ses premières années, la Journée internationale des femmes a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

En France, c'est en 1982 sous l'impulsion d’Yvette Roudy, ministre déléguée aux droits des femmes, que la France reconnaît le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes.

Se battre...

« Femme, réveille-toi, le tocsin de la raison se fait e-ntendre dans tous l’univers ; reconnais tes droits. » Olympe de Gouges, militante féministe (1748-1793)

A la bibliothèque de l'IUT

« Envoyez balader les conventions, les traditions et les qu’en dira‑t‑on. Fichez‑vous des railleries et autres jalousies. Vous êtes importantes. Devenez prioritaires. » Gisèle Halimi, avocate, figure centrale de la lutte pour la légalisation de l’IVG en France (1927-2020).

Les droits des femmes, un combat de longue haleine : l’exemple du droit à l’IVG

Depuis le début du XIXᵉ siècle, les femmes ont mené des luttes continues pour faire reconnaître leurs droits civiques, sociaux et politiques, depuis la Convention de Seneca Falls aux États-Unis, première grande assemblée pour les droits des femmes en 1848, jusqu’aux mouvements féministes du XXᵉ siècle qui ont ouvert la voie à l’égalité juridique entre les sexes. Parmi ces droits fondamentaux figure la liberté de disposer de son corps, qui s’exprime notamment à travers l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En France, ce droit a été arraché à l’issue de luttes sociales intenses qui ont culminé avec la loi Veil de 1975, portée par Simone Veil et inspirée par des actions militantes telles que le Manifeste des 343 en 1971, qui réclamaient la légalisation de l’avortement après des années de pénalisation et de clandestinité. Aujourd’hui, ce droit ne se limite plus à une loi ordinaire : en 2024, la France est devenue le premier pays au monde à inscrire explicitement le droit à l’avortement dans sa Constitution, affirmant ainsi sa volonté de protéger durablement cette liberté face aux remises en cause globales. À l’inverse, aux États-Unis, l’arrêt Roe v. Wade de 1973 — qui garantissait jusque-là l’accès à l’avortement comme droit constitutionnel — a été renversé en 2022 par la Cour suprême (Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization), redistribuant aux États fédérés la compétence de légiférer sur la question et permettant à plusieurs d’imposer des restrictions sévères, voire des interdictions. Ce contraste met en lumière que, bien que l’IVG soit aujourd’hui considérée comme un droit acquis pour les femmes dans certains pays, son application reste étroitement liée aux contextes politiques et juridiques nationaux, soulignant la fragilité persistante des droits reproductifs malgré des décennies de combats féministes.

L'IVG (Interruption volontaire de grossesse:): une avancée majeure pour les femmes souhaitant maîtriser leur fécondité, ainsi qu'un progrès de santé publique.

Le 4 mars 2024, le Parlement réuni en Congrès a inscrit dans la Constitution la liberté d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. Un vote historique, qui s’inscrit dans des décennies de combat pour l’accès à l’avortement en France.

A lire, en complément, à la BU de Lorient

5 avril 1971 : le « manifeste des 343 » 343 femmes, dont des personnalités comme Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir ou Catherine Deneuve, déclarent publiquement s’être fait avorter, alors que l’avortement est encore pénalement réprimé. Le texte dénonce le million d’avortements clandestins annuels en France et les risques encourus faute de prise en charge médicale légale. 11 octobre 1972 : le procès de Bobigny Gisèle Halimi défend Marie-Claire Chevalier, 16 ans, poursuivie pour avoir avorté après un viol, ainsi que sa mère et d’autres femmes accusées de complicité. L’acquittement de Marie-Claire et les peines très limitées pour les adultes marquent une victoire symbolique et politique contre la loi répressive de 1920. 17 janvier 1975 : la loi Veil dépénalise l’avortement Simone Veil fait adopter une loi autorisant l’IVG jusqu’à 10 semaines, avec clause de conscience pour les médecins et les établissements. D’abord adoptée à titre expérimental pour 5 ans, la loi est finalement reconduite sans limite à la fin de 1979.

27 janvier 1993 : entraver l’accès à l’avortement devient un délit Une loi portée par Véronique Neiertz pénalise les actions d’entrave à l’IVG (commandos anti-IVG, perturbation des établissements). Ce délit sera ensuite étendu à l’entrave à l’information, puis aux sites Internet diffusant une désinformation destinée à dissuader le recours à l’avortement. 17 décembre 2012 : l’avortement est remboursé à 100 % À l’occasion du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2013, les parlementaires votent en faveur du remboursement à 100 % des IVG par l’Assurance maladie. Les avortements étaient déjà intégralement remboursés pour les jeunes filles mineures, mais les femmes majeures devaient prendre en charge entre 20 et 30 % des frais liés à la procédure. Dans ce même budget de la Sécurité sociale, un amendement est voté pour permettre le remboursement à 100 % de la contraception pour les filles entre 15 et 18 ans.

4 août 2014 : la notion de « détresse » est supprimée de la loi sur l’IVG C’est un élément de la loi Veil un peu oublié. Depuis 1975, la loi indique que seule la « femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse ».Pour « mettre le droit en conformité avec la pratique » de l’avortement, la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem propose donc de supprimer la mention de cette notion de « détresse » dans la loi. La mesure est adoptée dans le cadre d’une loi « pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». 2 mars 2022 : allongement du délai légal Le délai légal pour pratiquer une IVG est porté de 12 à 14 semaines de grossesse. Les IVG médicamenteuses peuvent être réalisées après téléconsultation et le délai minimal de réflexion entre l’entretien psycho-social et le consentement est supprimé. 4 mars 2024 : l’IVG entre dans la Constitution Un projet de loi constitutionnelle, adopté par l’Assemblée puis le Sénat, inscrit dans la Constitution la « liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Ce geste vise à protéger durablement la loi Veil et le droit à l’avortement, 50 ans après sa promulgation.

Source:

A lire, en complément, à la BU de Lorient

A la BU de Lorient

D'autres lectures....

A la bibliothèque de l'IUT

Les Cahiers du Genre a été fondée pour diffuser les travaux du Groupe d'études sur la division sociale et sexuelle du travail (GEDISST) et a été renommée en 1999 pour mieux refléter la problématique centrale de la revue.La revue a évolué vers une revue thématique avec un comité de lecture et a été publiée sous le nom de Cahiers du Genre depuis 1992. Elle a été dirigée par Pascale Molinier et Isabelle Clair, avec un comité de lecture comprenant des membres comme Hourya Bentouhami, Sandra Boehringer, et Maxime Cervulle.

Plateforme numérique francophone de revues et ouvrages académiques, à laquelle l'université est abonnée.

À lire en ligne via
D'autres ressources, pour aller plus loin...

En France

Sur le procès de Bobigny
Sur le manifeste des 343

En France

Sur la loi sur le droit à l'avortement
Sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution

L'inscription du droit à l'avortement dans la constitution française vue par la presse de langue anglaise

Le droit à l'avortementaux Etats-Unis...

Des manifestants dénoncent l'interdiction de l'avortement dans l'Etat américain du Missouri, le 24 juin 2022, à Saint-Louis. (ANGELA WEISS / AFP)

L’avortement aux États-Unis : un enjeu politique majeur qui divise la société depuis des décennies..

Ce document a été réalisé par la Bibliothèque de l'IUT de Vannes