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MIPSSEF21 - M13- Pas qu'avec les mots

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Created on January 25, 2026

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On ne communique pas qu'avec les mots

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Le lait maternel est le meilleur aliment pour le nourrisson. Toutefois, l’allaitement maternel n’est pas toujours possible et reste une décision personnelle à respecter. Les laits infantiles sont adaptés aux bébés qui ne sont pas nourris au sein : les mentions « Préparation pour nourrisson » = PPN (1er âge) ou « Préparation / Lait de suite » = PS (2e âge) sont les appellations réglementées. Elles sont formulées au plus près du modèle nutritionnel du lait maternel, comme l'exige la réglementation. La base de lait classique qui est utilisée subit de nombreuses modifications et enrichissements pour s'adapter aux besoins et à la digestion des nourrissons ! D’énormes progrès ont été faits pour baisser la teneur en protéines des laits par rapport à il y a quelques années. Des laits infantiles ET biologiques existent, mais sachez que la réglementation des laits infantiles (et des aliments de l’enfance) n’autorise pas la présence de pesticides et est encore plus stricte en termes de matières premières, de contrôles* et d'additifs autorisés que la réglementation du lait biologique. * Début 2018, dans l’affaire LACTALIS, c’est la politique du groupe qui a été remise en cause : des contrôles avaient bien montré la contamination à la salmonelle de laits infantiles suite à des travaux dans l’usine ; mais l’entreprise tarda à réagir et fit une très mauvaise gestion du rappel des lots.

A. Le langage non verbal et paraverbal : un autre visage de la communication

Une grande partie de la communication repose sur ce qu’on appelle le langage non verbal ou paraverbal, c’est-à-dire tous les signes qui accompagnent ou remplacent la parole : les gestes, les mimiques, les regards, la posture, le ton de la voix, etc. Ces signes jouent un rôle essentiel dans la relation car ils - complètent, - renforcent - ou contredisent parfois ce qui est dit verbalement.

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A. Le langage non verbal et paraverbal : un autre visage de la communication

Dans le travail auprès des jeunes enfants et de leurs parents, le non verbal prend une place d’autant plus importante que les émotions sont souvent fortes et que tout ne peut pas toujours être dit avec des mots. Par exemple, une assistante maternelle peut dire verbalement à un parent « Tout s’est bien passé aujourd’hui ». Si en disant cela, elle détourne les yeux, parle rapidement en rangeant des affaires, cela peut laisser penser qu’elle est mal à l’aise ou qu’un problème a été évité voire non évoqué. Le parent risque alors de se fier davantage à ce qu’il “ressent” qu’à ce qu’il entend, et de perdre confiance dans la transparence de la relation.

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A. Le langage non verbal et paraverbal : un autre visage de la communication

Dans le cadre professionnel, le non-verbal ou le paraverbal peuvent remplir différentes fonctions :

  • Communiquer sans parler : comme faire un signe de la main pour dire bonjour, applaudir pour encourager un enfant.
  • Renforcer un message : par exemple, froncer les sourcils pour exprimer un mécontentement, ou sourire pour montrer son approbation.
  • Exprimer une opinion ou une émotion : un regard interrogatif peut indiquer une incompréhension, une moue peut signaler un doute.
  • Transmettre des informations sans en avoir conscience : regarder sa montre peut laisser penser qu’on est pressé ou qu’on s’ennuie, rougir peut trahir un malaise ou une colère.

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B. La congruence : aligner paroles et attitudes pour construire la confiance

La cohérence entre les mots et l’attitude est essentielle pour instaurer une relation de confiance. On appelle cela la congruence. Lorsque le message verbal et le langage non verbal vont dans le même sens, le parent se sent rassuré et en sécurité dans la relation.

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B. La congruence : aligner paroles et attitudes pour construire la confiance

Voici quelques exemples concrets de congruence dans la relation avec les parents :

  • L’assistante maternelle dit : « Il a passé une très bonne journée aujourd’hui. » et en même temps, elle sourit, regarde le parent dans les yeux, parle calmement. → Le parent ressent que tout va effectivement bien.
  • Elle dit : « Aujourd’hui, ça a été un peu plus difficile, il était très fatigué. »et son visage est sérieux, sa voix est douce, elle prend le temps d’expliquer.
→ Le parent sent qu’elle est honnête, mais pas alarmiste.

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B. La congruence : aligner paroles et attitudes pour construire la confiance

Voici quelques exemples concrets de congruence dans la relation avec les parents :

  • Elle dit : « Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez. » et elle reste disponible, ne regarde pas sa montre, ne se détourne pas pour ranger pendant que le parent parle.
→ Le parent comprend qu’il est vraiment écouté.
  • Elle dit à l’enfant devant le parent : « Tu as le droit d’être triste que papa/maman parte. » tout en se mettant à la hauteur de l’enfant, en lui parlant doucement, en le prenant dans les bras s’il le souhaite. → Le message de respect des émotions est cohérent avec son attitude.

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B. La congruence : aligner paroles et attitudes pour construire la confiance

À l’inverse, une incohérence peut générer du doute, de l’incompréhension ou de la méfiance. Prendre conscience de sa posture, de son regard et de son ton de voix permet d’adopter une communication plus ajustée, surtout dans les moments sensibles comme les transmissions rapides, la fatigue, les désaccords, l’inquiétude parentale.

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C. Le silence : un message à part entière

Le silence fait pleinement partie de la communication non verbale et occupe une place importante dans les échanges. Chaque silence doit être compris en fonction du contexte, car il peut être porteur de sens.

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C. Le silence : un message à part entière

Dans certaines situations, le silence est nécessaire, il permet à l’interlocuteur de prendre le temps de réfléchir, de mettre des mots sur ce qu’il ressent ou d’oser exprimer une émotion. Le silence peut ainsi traduire différentes réalités : une réflexion en cours, une hésitation, une émotion difficile, une attention particulière voire un malaise ou une fatigue. Il est le plus souvent utilisé de manière spontanée et inconsciente.

➡️Savoir accueillir le silence, sans le combler immédiatement, permet de respecter le rythme de l’autre et de favoriser une communication plus authentique et plus respectueuse de la relation.

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D. Adopter une communication non verbale positive au quotidien

  • Sourire
Allié incontournable pour créer du lien et être écouté. Un sourire authentique, surtout au moment de l’accueil et du départ, montre au parent qu’il est le bienvenu et que son enfant est attendu avec plaisir.
  • Maintenir le contact visuel
Regarder la personne dans les yeux pour favoriser la franchise et la transparence. Il ne s’agit pas de fixer l’autre, mais d’alterner regard posé et moments où l’on jette un œil à l’enfant ou aux affaires, tout en revenant régulièrement au parent.

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D. Adopter une communication non verbale positive au quotidien

  • Adopter une gestuelle accueillante
Pensez à tous les signes de bienvenue et de sincérité : bras ouverts, mains tendues, légers hochements de tête…. Utiliser les gestes pour gérer l’espace : se décaler légèrement pour faire une place au parent près du porte‑manteau, accompagner ses paroles d’un petit geste d’invitation (« Vous pouvez poser son sac ici ») renforce l’impression d’accueil.

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D. Adopter une communication non verbale positive au quotidien

  • Moduler le ton de sa voix : débit régulier et voix posée
Parler ni trop vite ni trop fort, avec une voix calme, aide à contenir les émotions, surtout dans les situations tendues ou en présence d’un parent inquiet.
  • Adopter une posture assurée et rassurante
Se tenir droite (mais pas rigide), sans bras croisés ni mains sur les hanches, avec son corps orienté vers le parent, en évitant de rester derrière une barrière, une table, une porte entrouverte.

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D. Adopter une communication non verbale positive au quotidien

  • Soigner les micro‑signaux :
Soupirs, sourcils froncés, regards à la montre, haussements d’épaules…Ils sont souvent perçus très finement par les parents et peuvent contredire un message bienveillant.

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