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ENTRAINEMENT A LA METHODE DE LA QIL

Lycée Berthelot

Created on January 21, 2026

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Transcript

ENTRAINEMENT A LA METHODE DE LA QIL

Robert Badinter, “Discours contre la peine de mort” Pour eux , il est en effet des crimes trop atroces pour que leurs auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie.La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable. Soyons clairs. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, uniquede la justice humaine. Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre. Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion? La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination.

QUESTION DE REFLEXION LITTERAIRE "En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?"

Index

ETAPE 1 : Recherche des procédés

ETAPE 2 : Analyse du sujet

ETAPE 3 : Le plan

ETAPE 4 : L'introduction

ETAPE 5 : Rédiger un paragraphe

ETAPE 1 : Recherche des procédés

Robert Badinter, “Discours contre la peine de mort” Pour eux , il est en effet des crimes trop atroces pour que leurs auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie.La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable. Soyons clairs. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, uniquede la justice humaine. Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre. Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion? La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination.

La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance.

A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées.

La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable.

Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre.

Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne.

Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre. Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable.

Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre. Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable.

Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion ?

La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination.

QUESTION DE REFLEXION LITTERAIRE "En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?"

L'un des 2 types d'exercice: quelle forme lui donner ? Quels supports pour répondre à la question ?

Analyse du sujet Question d'interprétation littéraire En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

La question est

En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

Quels sont les mots notions ?

La question est

En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

les mots notions

La question est

En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

Quels sont les mots clés ? la tension ?

La question est

En quoi ce discours montre-t-il que la parole peut être plus forte que la violence ?

plus forte comment ? par le volume ? la force physique ? C'est là où la tension réside ... La parole doit s'opposer à la violence en étant plus forte.

La question est

Vers la problématique Comment Badinter transforme-t-il la parole en une force morale capable de dépasser la violence et la vengeance ? ?

Il s'agit donc de mettre en valeur la ou les tensions dans cette question afin de poser une PROBLEMATIQUE

ELABORATION DU PLAN Si la question est ouverte ... alors le plan est

THEMATIQUE

Robert Badinter, “Discours contre la peine de mort” I. Une parole qui met à nu la logique violente de la peine de mort A) Badinter révèle l’absurdité morale de la violence par la mise à distance critique B) Il démonte rationnellement le discours vengeur des partisans de la peine de mort II. Une parole humaniste qui remplace la violence par la raison et la compassion A) Badinter fonde l’autorité morale de sa parole sur l’expérience du malheur humain B) Il transforme la parole en arme morale contre la violence

Robert Badinter, “Discours contre la peine de mort” I. Une parole qui met à nu la logique violente de la peine de mort A) Badinter révèle l’absurdité morale de la violence par la mise à distance critiqueProcédé : Emploi du conditionnel Citation : « La mort et la souffrance des victimes […] exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. » « la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, unique de la justice humaine » B) Il démonte rationnellement le discours vengeur des partisans de la peine de mort Procédé : Champ lexical de la violence + Valeur élargie de « on » Citation : « Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait […] la loi unique de la justice humaine. » « on trouve […] la tentation de l’élimination »

Robert Badinter, “Discours contre la peine de mort” II. Une parole humaniste qui remplace la violence par la raison et la compassion A) Badinter fonde l’autorité morale de sa parole sur l’expérience du malheur humain Procédé : Inversion syntaxique emphatique + Anaphore +Champ lexical du malheur Citation : « Du malheur et de la souffrance des victimes, j’ai […] souvent mesuré dans ma vie l’étendue. » « Malheur de la victime elle-même […] Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin […] de l’assassin. » B) Il transforme la parole en arme morale contre la violence Procédé : Métaphore du combat + Question rhétorique Citation : « tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée » « Et comment la dépasser, sinon d’abord en refusant la loi du talion ? » « il n’y a pas un homme […] qui ne souhaite d’abord le combattre »

Mes parties montrent bien une tension

J’ai bien un exemple par argument.

RELECTURE DU PLAN

J'ai bien un procédé au moins par sous-partie

J’ai bien deux arguments au moins par partie.

RELECTURE DE LA REFLEXION LITTERAIRE LE PLAN LA REDACTION CORRECTION DE LA LANGUE ET SYNTAXE

Je reprends bien mes points du planJ’ai bien exprimé :

Ma mise en page est correcte

PARTIE REDIGEE

Chaque exemple comporte bien

ALINEAS A CHAQUE PARAGRAPHE.

□ LA THESE□ L’ARGUMENT□ L’EXEMPLE

□ UN PROCEDE□ UNE CITATION□ UNE INTERPRETATION

□ Mes propositions sont correctes □ Mes pronoms sont cohérents □ J’ai fait attention à la ponctuation □ On comprend ce que je dis □ J’ai fait attention à la typographie (Titre, « Extrait »)

CORRECTION DE LA LANGUE ET SYNTAXE

Toutes mes phrases comportent un verbe au moins

N'hésitez pas à relire vos corrections !

Un grand merci à ma collègue et amie Marianne Chomienne pour son initiation efficace, à Monsieur Roubertou Feillel pour sa relecture éclairée et sous tension non problématique !