Quelles sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale
Introduction La mobilité sociale est une forme parmi d’autres de mobilité et un enjeu politique. La mobilité sociale, qui n’implique pas de déplacement physique, se distingue de la mobilité géographique, qui ne donne pas nécessairement lieu à un changement de niveau social. La mobilité individuelle, qui est celle d’individus quittant une catégorie sociale pour une autre, se différencie de la mobilité collective, qui implique des groupes ou des catégories sociales dans leur ensemble dont le statut se modifie. […] La mobilité peut-être étudiée également de différents points de vue selon qu’on ne considère que la carrière d’un individu, qui peut changer ou non de statut au cours de son existence d’adulte, ou que l’on réfère les individus à leur origine familiale, en comparant leur statut à celui des membres des générations antérieures, comme leur père ou leur grand-père. On parle alors de mobilité intragénérationnelle et intergénérationnelle. Dans les publications de l’Insee, la première est désignée comme mobilité professionnelle, la seconde comme mobilité sociale. […] La mobilité sociale est un enjeu politique : il semble logique qu’à l’égalité formelle des citoyens et à la liberté d’entreprendre corresponde dans le domaine social l’égalité des conditions d’accès aux différentes situations. L’analyse de la mobilité sociale renvoie au principe de « l’égalité des chances », et les sociétés démocratiques et libérales peuvent chercher à évaluer la réalité ou l’efficacité de leurs principes de fonctionnement à l’importance des flux de mobilité qu’elles permettent. Merllié D., « La mobilité sociale », in Chauvel L., Lambert A., Merllié D., Milewski F., Les mutations de la société française. Les grandes questions économiques et sociales II, La Découverte, coll. « Repères », 2019.
COURS POLY Question 1 : Quel est l’intérêt de distinguer les mobilités sociales individuelles et collectives ? Question : Dans quelle mesure la mobilité sociale est-elle une question politique ? Quel lien peut-on établir avec les caricatures?
Réponse à la question 2 : Dans quelle mesure la mobilité sociale est-elle une question politique ? Quel lien peut-on établir avec les caricatures? La mobilité sociale est étroitement liée à l’idéal démocratique, fondé sur l’égalité des chances et la méritocratie. Dans une société démocratique, la position sociale ne devrait pas dépendre de l’origine sociale mais des efforts et des compétences individuelles. Une mobilité sociale élevée est donc perçue comme le signe d’une société juste, où chacun peut améliorer sa position sociale. À l’inverse, une faible mobilité révèle des inégalités persistantes et remet en cause l’égalité des chances. dimension politique, car elle interroge la capacité de l’État à garantir des conditions équitables d’accès aux positions sociales. questions :
- La mobilité sociale est-elle importante et progresse-telle ?
b) La mobilité sociale reflète t- elle l’égalité des chances ? c) Quels sont les facteurs de la mobilité sociale.
Exercice
lien
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i: Les différentes formes de mobilité
cours sur le poly
DOCUMENT 1-La diversité des formes de mobilité
Mobilité géographique Changement de lieu de travail
- Possibilité de mobilité géographique sans mobilité professionnelle.
Un cadre travaillant à Paris muté à Bordeaux.
Mobilité intragénérationnelle (= professionnelle pour l’INSEE) Changement de CSP au cours vie professionnelle
10
La diversité des formes de mobilité
Mobilité sociale = Changement de CSP pour un individu
Mobilité intragénérationnelle
Mobilité intergénérationnelle
Fait pour un individu de changer de CSP au cours de sa vie professionnelle
Fait pour un individu d’appartenir à une CSP différente de celle du parent auquel il comparé
Mobilité des individus d’UNE génération donnée
Mobilité des individus ENTRE deux générations
11
La diversité des formes de mobilité
Quand un individu change de CSP
Ascendante
Descendante
CSP atteinte considérée comme supérieure à celle
CSP atteinte considérée comme inférieure à celle
Ascension sociale
Déclassement social
Qu’il occupait précédemment
Qu’il occupait précédemment
Du parent auquel il est comparé
Du parent auquel il est comparé
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2026
15
DOCUMENT 1-La diversité des formes de mobilité
Pour rendre compte de la mobilité intergénérationnelle (mobilité sociale pour l’INSEE), l’INSEE distingue
Mobilité non verticale
Mobilité verticale
Changement de CSP impliquant un déplacement dans la hiérarchie des CSP de salariés
Changement de CSP sans conséquence sur la position dans la hiérarchie sociale
Mobilité de statut
Mobilité horizontale
CSP de salariés CSP de non salariés (et inversement)
CSP de non salariés Autre CSP de non salariés
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2026
15
exercice -La diversité des formes de mobilité
Exercice
lien
- https://ladigitale.dev/digiquiz/q/6975f9a5d4371
II Mesurer la mobilité sociale
A/ La table de recrutement ••
Tables de mobilité socialeInsee - Enquête FQP 2014-2015Figure 2
Les enquêtes Formation et qualification professionnelle (FQP) constituent une des principales sources d’information sur la mobilité professionnelle, la mobilité sociale […]. L’enquête FQP 2014-2015 comprend environ 27 000 répondants. Pour cette étude, le champ a été restreint aux 30-59 ans.
Lire et interpréter la table de mobilitéLe recrutement (l’origine): D’où viennent les …?
Table de mobilité : tableau à double entrée qui croise la position sociale d’un individu à celle de son père Les tables de mobilité permettent de répondre à 2 questions :
- Question 1
- D’où viennent les agri… d’aujourd’hui?
- Quelle est l’origine sociale des individus?
Table de mobilité des hommes (recrutement / origine)
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en colonne (verticalement). Avec la table des recrutements, on s’intéresse à l’origine sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir où se recrutent les hommes occupant telle ou telle position sociale. Par exemple : - Quelle est l’origine sociale des agriculteurs exploitants ? - D’où viennent les ouvriers ?
Sens de lecture
32
19,3 % des cadres et professions intellectuelles supérieures avaient un père ouvrier.
Table de mobilité des hommes (recrutement)
81,1 % des agriculteurs exploitants avaient un père agriculteur exploitant.
15,2 % des hommes ont un père qui exerce une profession intermédiaire.
7,8 % des agriculteurs exploitants avaient un père ouvrier.
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en colonne (verticalement). Avec la table des recrutements, on s’intéresse à l’origine sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir où se recrutent les hommes occupant telle ou telle position sociale. Par exemple : - Quelle est l’origine sociale des agriculteurs exploitants ? - D’où viennent les ouvriers ?
33
19,3 % des cadres et professions intellectuelles supérieures avaient un père ouvrier.
Table de mobilité des hommes (recrutement / origine)
Questions du poly
Table de destinée
Expliquer. Que signifient les données de la colonne « Ensemble » ? Elles correspondent à la part de chaque CSP dans le total des pères des individus âgés de 30 à 59 ans. Déduire. À quelle question la table de recrutement répond-elle ? quelle est l’origine sociale des individus appartenant à une certaine CSP ? Lire. Que signifient les données entourées ? Selon l’Insee, en 2015, 0,9 % des agriculteurs âgés de 30 à 59 ans ont un père cadre. Selon l’Insee, en 2015, 8 % des cadres âgés de 30 à 59 ans ont un père employé. Selon l’Insee, en 2015, 57,5 % des ouvriers âgés de 30 à 59 ans ont un père ouvrier Analyser. Que représente la diagonale (données en gras) ? Ils sont en situation d’autorecrutement : personnes qui occupent la même position sociale que celle de leurs parents.
Illustrez. A partir du tableau, donnez un exemple de mobilité sociale ascendante et de mobilité sociale descendante. • Mobilité sociale ascendante : 19,3 % des cadres ont un père ouvrier. • Mobilité sociale descendante : 4.2 % des ouvriers ont un père cadre
Exercice
lien
- https://ladigitale.dev/digiquiz/q/6978f4e7af131
B/ Lire et interpréter la table de destinée
la destinée:que sont devenus les fils de…
Table de mobilité : tableau à double entrée qui croise la position sociale d’un individu à celle de son père Les tables de mobilité permettent de répondre à 2 questions : Question 2
- Que deviennent les enfants dont le père appartient à une certaine PCS?
Table de mobilité des hommes (destinées)
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en ligne (horizontalement). Avec la table des destinées, on s’intéresse à la destinée sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir ce que sont devenus les hommes dont le père occupe à telle ou telle position sociale. Par exemple : - Que sont devenus les fils d’agriculteurs exploitants ? - Que sont devenus les hommes dont le père est ouvrier ?
37
22,9 % des fils d’ouvriers exercent une profession intermédiaire.
Table de mobilité des hommes (destinées)
47,0 % des fils de cadres et professions intellectuelles supérieures sont restés cadres et professions intellectuelles supérieures.
32,5 % des fils d’agriculteurs exploitants sont devenus ouvriers.
24,5 % des fils exercent une profession intermédiaire.
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en ligne (horizontalement). Avec la table des destinées, on s’intéresse à la destinée sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir ce que sont devenus les hommes dont le père occupe à telle ou telle position sociale. Par exemple : - Que sont devenus les fils d’agriculteurs exploitants ? - Que sont devenus les hommes dont le père est ouvrier ?
38
Questions du poly
Table de destinée
22,9 % des fils d’ouvriers exercent une profession intermédiaire.
Table de mobilité des hommes (destinées)
Expliquer. Que signifient les données de la ligne « Ensemble » ? Elles correspondent à la part de chaque CSP dans le total des individus âgés de 30 à 59 ans. Déduire. À quelle question la table de destinées répond-elle ? que deviennent les enfants issus d’une certaine CSP par rapport à leur père ? Lire. Que signifient les données entourées ? Selon l’Insee, en 2015, 25 % des fils d’agriculteurs exploitants âgés de 30 à 59 ans étaient eux-mêmes agriculteurs exploitants. Ou : Sur 100 fils d’agriculteurs exploitants âgés de 30 à 59 ans, 25 étaient eux-mêmes agriculteurs exploitants. Selon l’Insee, en 2015, sur 100 fils d’ouvriers âgés de 30 à 59 ans, environ 9 étaient cadres et 48 ouvriers.
Déduire. Comment s’appelle la situation des individus qui occupent la même PCS que celle de leur père (données en gras) ? Ils sont en situation d’hérédité sociale : personnes qui occupent la même position sociale que celle de leu 5. Illustrez. A partir du tableau, donnez un exemple de mobilité sociale ascendante et de mobilité sociale descendante. • Mobilité sociale ascendante : 9 ,4 % des enfants d’ouvriers sont cadres. • Mobilité sociale descendante : 10% des enfants de cadres sont ouvriers.
Conseils
Ce que les individus ont en commun, constituera l’ensemble de référence pour la lecture. • S’ils ont en commun leur catégorie socioprofessionnelle, il s’agit d’une table d’origine et la lecture se fera de la manière suivante : « parmi les hommes qui appartiennent à telle CSP, tant de % ont un père qui appartient à telle CSP » (ex. : parmi les cadres, 3,5 % ont un père agriculteur exploitant.) .
• Pour lire correctement une table (de destinée ou d’origine) : on commence par déterminer
le sens de lecture (ligne ou colonne) : - soit en repérant les 100 (s’il y a une marge) - soit en repérant dans quel sens la somme des données donne 100.
• S’ils ont en commun la catégorie socioprofessionnelle de leur père, il s’agit d’une table de
destinée et la lecture se fera de la manière suivante : « parmi les hommes dont le père
appartenait à telle CSP, tant de % appartiennent à telle CSP » (ex. : parmi les hommes dont le
père était agriculteur exploitant, 8,5 % sont cadres.)
• Si, par exemple, le sens de lecture est en ligne, on se demande ce qu’ont en commun les individus qui se trouvent sur la même ligne : leur catégorie socioprofessionnelle ou celle de leur père ?
Exercices interactifs
Exercice
lien
- https://ladigitale.dev/digiquiz/q/697a11cc2d85f
Exercice 1
Dans les exercices suivants, vous devrez observer attentivement chaque image et cliquer sur une ou plusieurs zones correspondant à la bonne réponse. Prenez le temps d’analyser les indices visuels avant de répondre. Certaines questions peuvent comporter plusieurs réponses correctes. Une fois votre sélection effectuée, validez pour vérifier votre réponse.
Selectionner les cases...
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761936c5311
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/697619cc1121b
Selectionner les cases...
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761adc2fa84
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761a641e51a
Exercice 2
Exercices
Exercices
Conclusion
Table de mobilité brute
Un exercice
Diaporama
https://learningapps.org/view45078550
et
C/ Les différentes caractéristiques de la mobilité sociale en France
1. Une composante structurelle qui devient moins prégnante Poly
Utilisation des marges des tables de mobilité
La mobilité sociale la mobilité sociale structurelle (la lecture des marges)
La colonne « ensemble » de la table de recrutement indique la structure sociale des hommes âgés de 40 à 59 ans en 2003. À l’inverse, la ligne « ensemble » de la table de destinée renseigne sur la structure sociale de la génération des pères. En comparant les marges de ces deux tables, il est possible de mettre en évidence les transformations de la structure sociale d’une génération à l’autre. On observe notamment le recul du poids des agriculteurs, des indépendants et des ouvriers, ainsi que la progression des catégories intermédiaires et des catégories supérieures.
A l’époque des pères, les agriculteurs représentaient 8.5 % de la population interrogée
En 2014 (génération des fils), les agriculteurs représentaient 2.6 % de la population interrogée
Soit une différence de 5.9 points de %
Exo p 11 du poly
8.5
2.6
-5.9
13.1
9.2
-3.9
13.9
19.3
+ 5.4
15.2
24.5
+ 9.3
11.3
+ 1.9
9.4
39.8
33
- 6.8
100
100
- A long terme, en France, la mobilité sociale a augmenté, au cours des dernières décennies : en 1977, (presque) deux hommes sur cinq retrouvaient la position sociale de leur père. En 2012, trois hommes sur cinq n’ont pas la même position sociale que leur père. (graphique)
- Cette mobilité sociale s'explique par l'existence d'une mobilité structurelle
La mobilité structurelle ou contrainte est due à l'évolution de la structure de la population active. C'est la mobilité imposée par l'évolution de la structure sociale au cours du temps. Ainsi, tous les fils d’agriculteurs ne pouvaient pas prétendre devenir agriculteurs à leur tour car la proportion d’agriculteurs de 40-59 ans est passé de 9 % à 2%. De même, tous les fils de cadres ne peuvent pas occuper tous les postes de cadres parce que le nombre de cadres a augmenté fortement entre deux générations. En conséquence, les individus sont obligés de changer de position sociale parce que la structure sociale évolue. Ainsi, en France, en 2014, 16,6 % (|5,9| + |3,9| + |6,8| = 16,6) __ des hommes de 40-59 ans ont dû changer de position sociale à cause des modifications de la structure sociale de la société.
- RQ : Cette dernière s’explique par les 30 glorieuses qui ont bouleversé les secteurs économiques (industrialisation, tertiairisation, concentration des entreprises et urbanisation). D’où un recrutement massif de cadres , de professions intermédiaires (techniciens, comptables…) et d’employés au détriment des agriculteurs, des petits patrons et des ouvriers.
- Mais, une autre partie de la mobilité sociale, n’est pas liée à ces évolutions. La mobilité nette vise à mesurer les changements de position sociale qui ne sont pas imposés par ces évolutions structurelles
- En 2012 (cf graphique),43 % des hommes de 40-59 ans ont changé de position sociale vis-à-vis de leur père de leur propre initiative.
- La mobilité nette exprime la facilité des passages d’un groupe social à un autre, indépendamment de toute évolution structurelle. Elle désigne donc les changements de position sociale déduction faite des mouvements imposés par les changements structurels (donc de la mobilité structurelle).
Mobilité nette = Mobilité brute – Mobilité structurelle
- C'est cette composante qui explique l'augmentation de la mobilité sociale entre 1977 et 2012 :
- durant cette période, la mobilité sociale à progressé de ____7______ pts de %, la mobilité structurelle a augmenté de __1______ pt de % et la mobilité nette de ___6_______ pts de %
Mobilité nette = Mobilité brute – Mobilité structurelle
- La mobilité nette voudrait ainsi rendre compte d’une « certaine fluidité sociale » de la société puisqu’elle est un signe d’une relative indépendance entre la catégorie sociale des parents (pères/mères) et celle des enfants (fils/filles), d’une société qui permette à ses membres d’échapper à un destin social imposé par la naissance ou simplement par le fait que leur milieu social d’origine (comme ce fut le cas pour les agriculteurs) est numériquement en déclin.
Cependant, la notion de mobilité nette, parce que difficile à expliquer (et problématique) , est de moins en moins utilisée par les sociologues qui lui préfèrent celle de fluidité sociale (cf 4)
A retenir EC 1 : Quelle est la différence entre mobilité structurelle et mobilité nette ? La mobilité structurelle est celle qu’impose l’évolution de la structure de la population active d’une époque à une autre. Ainsi la baisse de la part relative des agriculteurs dans la population active entraîne mécaniquement qu’une partie de leurs enfants change de catégorie sociale. La mobilité nette est celle qui ne s’explique pas par l’évolution de la structure sociale. Elle est égale à la mobilité totale (ou mobilité brute) moins la mobilité structurelle.
2/ Une augmentation de la mobilité sociale en trompe l'oeil : la panne de l'ascenseur social
cours sur le poly p 13
video
L'ascenseur social est-il vraiment en panne en France ?
- L’analyse du taux d’immobilité semble montrer que la société Française devient plus mobile.
- En 2003, d’après « Enquêtes emploi » 1983-2003, _____________% des hommes et femmes âgés de 30 à 59 ans étaient immobiles par rapport à leur parents (taux d’immobilité sociale) alors qu'ils étaient ________________ % en 1983. En vingt ans, la part des individus immobiles a donc diminué de ____ points de %.
39.4
43.7
4.3
fortement
- Mais, la mobilité...................................a progressé plus............. que la mobilité……………………………
- En 1983,.............% des..........................et des..........................de .30.à..59....ans ont
.............................dans la ...................................sociale. En 2003, c'était le cas pour................% d'entre eux.
- Cependant, dans le même temps, le pourcentage de descendants a régulièrement _______________________ depuis 1983, passant de ____________% à _____________% en 2003. Le ratio ascendants/descendants s’est réduit : on peut donc parler de « descenseur social ». Selon Camille Peugny : « pour les enfants des classes populaires, l’ascenseur social est en panne. Pour ceux issus de milieux favorisés, il descend de plus en plus fréquemment ».
descendante
ascendante
femmes
37.7
hommes
hierarchie
progressé
38.7
augmenté
18.6
21.9
3/ Une mobilité verticale descendante : le déclassement Cours sur le poly Doc 3 p237
2 vidéos
https://youtu.be/Sugs7v2CYH0?si=wUHZRkr8rx0jVUTv&t=105
https://youtu.be/jSEF4gQskOI?si=oonMzvtFMS__Qaqi
Questions
63
Here you can put ahighlighted title
Comment la vidéo définit-elle le déclassement social ?ici = processus de perte de statut social, c’est-à-dire le fait pour un individu ou un groupe de se retrouver dans une position sociale inférieure à celle de la génération précédente ou à celle qu’il pouvait espérer atteindre (déclassement intergénérationnel). Il est associé à l’idée de panne de l’ascenseur social, c’est-à-dire à la difficulté croissante à améliorer sa situation sociale.
Q. de la vidéo
Que révèle le chiffre de six générations selon l’OCDE ?Le fait qu’il faille six générations en France pour qu’un enfant issu des 10 % les plus pauvres atteigne le revenu moyen montre une très faible mobilité intergénérationnelle des revenus. Cela signifie que les inégalités économiques se transmettent fortement d’une génération à l’autre, ce qui place la France parmi les pays développés où l’ascenseur social fonctionne le moins bien.
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Pourquoi parle-t-on de stagnation de la mobilité sociale en France ? la France entre dans une phase de stagnation sociale, voire de régression, car l’accès aux positions sociales élevées devient de plus en plus exigeant tandis que les possibilités d’ascension se réduisent. Contrairement à la période des Trente Glorieuses, les jeunes générations ont moins de chances de vivre mieux que leurs parents.
Q. de la vidéo
Quelles sont les principales causes du déclassement évoquées ?plusieurs causes cumulatives :
- la hausse des inégalités de revenus,
- le ralentissement de la croissance économique,
- la mondialisation du marché du travail, qui renforce la concurrence et la hiérarchisation des emplois,
- la pauvreté en hausse depuis la crise de 2008,
- le décrochage scolaire et la sélectivité accrue des diplômes.
Ces facteurs combinés réduisent les opportunités de mobilité sociale.
Here you can put ahighlighted title
Pourquoi l’élévation du niveau de diplôme peut-elle renforcer le déclassement ? l’augmentation générale du niveau d’études entraîne une inflation des diplômes : des diplômes de plus en plus élevés sont nécessaires pour accéder à des emplois qui, auparavant, exigeaient moins de qualifications. Ainsi, même très diplômés, certains jeunes occupent des emplois en dessous de leur niveau de formation, ce qui alimente un sentiment de déclassement.
Q. de la vidéo
Quel rôle jouent le PIB par habitant et les inégalités territoriales ? La convergence du PIB par habitant français avec la moyenne européenne traduit un ralentissement relatif de l’économie française. + fortes inégalités territoriales, seules deux régions dépassant la moyenne européenne. Cette situation accentue le sentiment de déclassement dans les régions en difficulté, où les opportunités économiques et sociales sont plus limitées.
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Pourquoi le pouvoir d’achat et le logement renforcent-ils le sentiment de déclassement ? malgré la hausse des revenus nominaux, le pouvoir d’achat progresse de moins en moins, en raison de l’inflation et de la hausse de dépenses contraintes. Illustration : l’explosion des prix immobiliers rend l’accession à la propriété inaccessible pour une grande partie des classes moyennes, donnant le sentiment de vivre moins bien que les générations précédentes.
Q. de la vidéo
Pourquoi le déclassement constitue-t-il un risque majeur ? le déclassement social représente un risque économique, social et politique, car il peut fragiliser la cohésion sociale, accroître la défiance envers les institutions et nourrir des crises politiques majeures. Sans réponse politique adaptée, il pourrait conduire à un déclassement de masse et à un affaiblissement durable du modèle social français.
Le déclassement : les explications
Crise éco des années 70 = fin d'une croissance exceptionnelle (promotion sociale)
Faible croissance éco = difficultés à maintenir son statut social du fait des licenciements
Intégration plus difficile des jeunes sur le marché du travail (précarisation)
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
65
Le déclassement
Rendement moindre des diplômes
Massification scolaire = inflation des diplômes
Chômage de masse = file d'attente : les employeurs choisissent les + diplômés / pour les autres : chômage et déclassement
66
Le déclassement
Le paradoxe d'Anderson
Un individu peut avoir un diplôme > à celui de ses parents mais un statut social inférieur
Le nombre de diplômés augmente + vite que les emplois dans les professions supérieures
Les diplômes sont devenus un enjeu fort = seules les filières d'excellence permettent de se distinguer (démocratisation sélective)
67
doc 3 du livre
- 8. du déclassement intergénérationnel (le fait d’occuper une position sociale inférieure à celle d’un de ses parents).
- 9. La part de déclassés chez les fils et filles de cadres a augmenté : 14 % des fils de cadres nés entre 1944 et 1948 étaient déclassés, contre 24 % de ceux nés entre 1959 et 1968. De même, chez les filles de cadres, la part de déclassées a augmenté de 12 points (passant de 22 % à 34 %).
- Pour autant, cela n’a pas été compensé par une accélération de la mobilité ascendante des fils et filles d’employées (même en tenant compte de ceux qui sont devenus professions intermédiaires) : 33 % des fils d’employés et ouvriers qualifiés étaient cadres ou professions intermédiaires dans la génération née entre 1944 et 1948, contre 25 % de la génération 1959-1963. « Chez les femmes, la proportion passe de 27 % à 22 % ».
- 10. Si la part de déclassés a beaucoup augmenté chez les enfants de cadres, sans pour autant ouvrir de places, en proportions équivalentes, aux enfants des classes populaires, cela peut s’expliquer, mathématiquement, par une forte part d’ascension sociale des enfants de catégories intermédiaires (ou d’indépendants), sauf à imaginer que le nombre d’emplois de cadres ait fortement baissé.
Activité
- 1. Mobilité ascendante : en 2015, 26,5 % des fils de professions intermédiaires, âgés de 35 à 59 ans, sont devenus cadres et professions intellectuelles supérieures.
- Mobilité descendante (déclassement) : en 2015, 26,2 % des fils de professions intermédiaires, âgés de 35 à 59 ans, sont devenus ouvriers ou employés qualifiés.
- Reproduction sociale (immobilité sociale) : en 2015, 49 % des fils de cadres et professions intellectuelles supérieures, âgés de 35 à 59 ans, sont devenus cadres.
- 2. La reproduction sociale est la plus forte chez les cadres et chez les employés et ouvriers qualifiés.
- 3. Les situations de mobilité ascendante les plus fréquentes sont des trajets courts.
- Ainsi 43,9 % des fils d’employés et ouvriers non qualifiés deviennent employés ou ouvriers qualifiés, et 26,8 % des fils d’employés/ouvriers qualifiés deviennent professions intermédiaires. Les trajets longs sont beaucoup moins fréquents (seulement 8,3 % des fils d’employés et d’ouvriers non qualifiés deviennent cadres).
4/ De la mobilité observée à la fluidité sociale Une société plus mobile est-elle une société plus fluide ? Cours poly Exo doc 3-4 p 239
La mobilité observée s’exprime à travers des taux absolus de mobilité. Cela concerne l'ensemble des trajectoires mobiles, qu'elles s'expliquent par une mobilité nette ou structurelle. La fluidité sociale se mesure par des taux relatifs de mobilité, via la méthode du rapport de chances relatives (odds-ratio) : par exemple, on calcule qu'un fils de cadres a x fois plus de chances d’appartenir à la catégorie des cadres qu’un fils d'ouvriers. La fluidité sociale augmente si, par exemple, l’inégalité relative des probabilités entre fils de cadres et fils d’ouvriers d’accéder à une position de cadre diminue au cours du temps.
La notion de fluidité sociale permet de mesurer la force du lien entre origine et position sociale, cad de mesurer les chances respectives d'atteindre telle ou telle position sociale selon son origine sociale, l'étude de la fluidité sociale permet de mesurer l'égalité des chances. On parle d'égalité des chances si tous les individus ont la même probabilité d'accéder aux différentes positions sociales, quelle que soit leur origine sociale. Il y aurait parfaite égalité des chances si un fils de cadre avait la même probabilité de devenir cadre qu'un fils d'ouvrier. = correspond à la situation dans laquelle la position sociale des individus n’est pas déterminée par leur origine sociale. Elle traduit à une indépendance statistique entre la position sociale des pères et celle des fils.
La mesure
- la force du lien entre origine et position est mesurée via la méthode du rapport de chances relatives pour accéder aux « bonnes positions » plutôt qu’aux « mauvaises » (odds-ratio), qui est indépendant de la taille des groupes.
- Plus l’odds ratio est proche de 1, plus inégalité d’accès à une position sociale plutôt qu’une autre pour des individus d’origines sociales différentes est faible.
- ATTENTION ! Si odds ratio ,
fluidité sociale ! Une société plus fluide est une société dans laquelle l’inégalité d’accès à une position sociale plutôt qu’une autre pour des individus d’origines sociales différentes est faible.
83
87
A RETENIR
- La mobilité sociale désigne un changement de position sociale, tandis que la fluidité sociale désigne la possibilité pour un individu d’«échapper à un destin social imposé par la naissance ou simplement par le fait que leur milieu social d’origine […] est numériquement en déclin.»
- La fluidité sociale est un indicateur du degré d’égalité des chances, c’est-à-dire du degré d’indépendance entre la position sociale et l’origine sociale.
- On parle de fluidité parfaite si les chances d’occuper une position sociale déterminée plutôt qu’une autre sont les mêmes quelle que soit l’origine sociale des individus (par exemple que la probabilité de devenir cadre plutôt qu’ouvrier est la même chez les enfants de cadres et les enfants d’ouvriers).
- Par conséquent, une société mobile n’est pas nécessairement une société fluide: si les individus sont contraints à la mobilité soicale du fait de transformations structurelles, alors la société est mobile mais pas fluide
Application
Exercices 3 et 4 p 239 et / ou exercice + synthèse p 20 du poly
doc livre p 239
- Doc 3
- Q8. : 25 % des fils d’agriculteurs sont immobiles, donc 75 % sont mobiles ; 31,5 % des fils de professions intermédiaires sont immobiles, donc 68,5 sont mobiles. Le taux de mobilité est donc un peu moins élevé chez les fils de professions intermédiaires que chez les fils d’agriculteurs.
- Q9. : 2,6 % des hommes de la génération des fils sont agriculteurs. Donc, la probabilité moyenne d’être agriculteur est de 2,6 % dans cette génération. Donc, si la destinée sociale ne dépendait pas de l’origine sociale, 2,6 % des fils d’agriculteurs auraient dû devenir agriculteurs.
- Q10. : Les fils d’agriculteurs sont plus mobiles que les fils de professions intermédiaires, mais ils ont 8 fois plus de chances de devenir agriculteurs que la moyenne des hommes de leur génération (2,6 %). Donc, cette catégorie a une faible fluidité sociale. À l’inverse, les fils de professions intermédiaires n’ont qu’un peu plus de chances que la moyenne de devenir profession intermédiaires (31,5 % contre 24,5 %) ; la fluidité sociale est donc plus grande dans cette catégorie (la position d’un individu y dépend beaucoup moins de son origine sociale).
- Doc 4
- 11. En 1985, 38 % des hommes âgés de 40 à 59 ans étaient dans la même PCS que leur père. Un fils de cadre avait 110,8 fois plus de chances de devenir cadre plutôt qu’ouvrier, qu’un fils d’ouvrier n’avait lui-même de chances de devenir cadre plutôt qu’ouvrier.
- 12. En 1977, 43 % des hommes étaient immobiles, contre 38 % en 1985. La société est donc devenue plus mobile. Toutefois, le rapport de chances relatives a augmenté : cela veut dire que la destinée sociale d’un fils de cadre par rapport à un fils d’ouvrier est plus qu’avant déterminé par son origine sociale.
- 13. Après avoir baissé jusqu’en 1985, la fluidité sociale a beaucoup augmenté en France jusqu’en 2003, certes sans être parfaite : le rapport de chances relatives entre fils de cadre et fils d’ouvrier n’est pas égal à 1, mais il est de 28,8 en 2003, contre 110,8 en 1985. Depuis 2003, la fluidité sociale stagne.
Poly exercice et Synthèse
EXERCICE 1 : Que sont devenus les fils d’ouvriers et les fils de cadre ? Complétez les phrases suivantes à l’aide de la table des destinées des hommes, en arrondissant les nombres à l’unité (cf. figure 2 du polycopié)
(1) En 2015, sur 100 fils de cadres, 47 sont devenus cadres et ……9.4 sont devenus ouvriers : les fils de cadres ont donc 5 fois plus de chance de devenir cadre que de devenir ouvrier (…47………… / …9.4….. = 5).(2) En 2015, sur 100 fils d’ouvriers, 10 sont devenus cadres et 47.6 sont devenus ouvriers : les fils d’ouvriers ont donc 0.21 fois plus chance de devenir cadre que de devenir ouvrier (10 / 47.6 = 0,21), soit environ 1 chance sur 5 de devenir cadre plutôt qu’ouvrier.
(3) On peut alors calculer le rapport des chances des fils de cadres relativement aux fils d’ouvriers de devenir cadre plutôt qu’ouvrier : 5 / 0.21 = 23.8. Ainsi, en 2017, les chances de devenir « cadre » plutôt qu’ouvrier sont 24 fois plus élevées pour les fils de cadre que pour les fils d’ouvrier (ou exprimé autrement : les fils de cadre ont donc 24 fois plus de chance d’être cadre plutôt qu’ouvrier que les fils d’ouvriers).
- Pour rendre compte de la mobilité sociale, les sociologues ont longtemps utilisé la différence entre la mobilité structurelle(mobilité qui est imputable aux changements de la structure sociale) et la mobilité nette (mobilité qui n’est pas imputable aux changements de la structure sociale). Aujourd’hui, cette distinction est supplantée par la distinction entre la mobilité observée(ensemble des personnes qui appartiennent à une PCS différente de celle de leur père. Elles connaissent donc une mobilité sociale) et la fluidité sociale.
- La mobilité observée correspond à l’ensemble des personnes qui appartiennent à une PCS différente de celle de leur père (personne qui connaissent une mobilité sociale). Elle s’exprime à travers des taux absolus de mobilité en faisant le rapport entre l’effectif des personnes qui sont mobiles et l’effectif de la population étudiée. Par exemple, x% des ouvriers deviennent cadre. Cette mobilité peut être structurelle ou nette.
- L’analyse de la fluidité sociale permet de mesurer les chances relatives (odds ratio) qu’ont les membres de différentes PSC d’atteindre telle ou telle PSC plutôt que telle ou telle autre PCS. Elle se mesure donc par des taux relatifs de mobilité, via la méthode du rapport de chances relatives (odds-ratio) : par exemple, on calcule qu'un fils de cadres a « x » fois plus de chances d’appartenir à la catégorie des cadres qu’un fils d'ouvriers. La fluidité sociale augmente si le rapport de chances relatives diminue ; dans cette situation, l'origine sociale influence moins la position sociale des individus.
- Les sociologues s'intéressent à la notion de fluidité sociale car elle permet de mesurer la force du lien entre origine et position sociales, c’est-à-dire de mesurer les chances respectives d'atteindre telle ou telle position sociale selon son origine sociale. Ainsi, l'étude de la fluidité sociale permet de mesurer l'égalité des chances : une hausse de la fluidité sociale correspond donc à une plus grande égalité des chances. On parle d'égalité des chances si tous les individus ont la même probabilité d'accéder aux différentes positions sociales, quelle que soit leur origine sociale. .
- (figure 2) Ainsi, en 2015, un enfant de cadre a 47 % de chances de devenir cadre, contre seulement 10 % de risques de devenir ouvrier, soit un rapport de 4,7. À l’inverse, un fils d’ouvrier ne dispose que de 9,4 % de chances d’accéder à la catégorie des cadres, tandis que la probabilité de rester ouvrier s’élève à 47,9 %, ce qui correspond à un rapport de 0,2. L’odds ratio atteint donc 23,5 : les enfants de cadres ont ainsi 23,5 fois plus de chances que ceux d’ouvriers d’accéder aux positions sociales les plus favorables plutôt qu’aux plus défavorables.
On peut toutefois souligner qu’en 1993, l’odds ratio s’élevait à 35. En l’espace de vingt ans, il a donc presque été divisé par deux, ce qui traduit une amélioration de la fluidité sociale : les individus ont aujourd’hui une probabilité plus faible de demeurer dans la même catégorie socioprofessionnelle que leur père. Ainsi, une société plus mobile n’est pas nécessairement une société plus fluide. En effet, un fils d’ouvrier peut voir ses chances de devenir cadre augmenter par rapport à la génération précédente, mais si, parallèlement, les fils de cadres renforcent encore davantage leurs probabilités d’occuper ces mêmes positions, la fluidité sociale ne progresse pas. Les inégalités de départ — renvoyant à la question de l’égalité des chances — s’accentuent alors. On observe ainsi une société à la fois plus mobile et plus inégalitaire, en raison de l’accroissement des écarts initiaux entre les individus.
5. la mobilité sociale des hommes est-elle identique à celle des femmes ? Exercice poly
94
• En 40 ans, la mobilité sociale des hommes est restée quasi stable.
En 2015, environ 65 % des hommes français âgés de 35 à 59 ans, actifs occupés ou anciens actifs occupés, relèvent d’une catégorie socioprofessionnelle différente de celle de leur père.
Durant les quatre dernières décennies, ce taux de mobilité sociale intergénérationnelle masculine est resté globalement stable : après avoir légèrement augmenté entre 1977 et 1993 (+ 4 points, de environ 61 % à environ 65 %), il a ensuite diminué de manière modérée (– 2 points) pour s'établir en 2015 quasiment au niveau de 1977.
• La mobilité sociale des hommes est de moins en moins liée à l'évolution de la structure des emplois.Une partie de la mobilité sociale masculine observée en 2015 résulte directement de l’évolution de la structure des emplois entre les générations d'hommes nés entre 1955 et 1980 et celles de leur père. Cette mobilité structurelle reflète les profonds changements de la société française depuis la fin des Trente Glorieuses : poursuite du déclin de l’emploi agricole, baisse de l'emploi industriel, salarisation et tertiarisation croissantes de l’économie se sont traduites par une baisse du nombre de travailleurs indépendants et d’ouvriers, au profit des emplois de cadres et de professions intermédiaires. En 2015, 24 % de la mobilité sociale masculine observée correspond à de la mobilité « structurelle ». Cependant, depuis la fin des années 1970, la structure des emplois des hommes est de plus en plus proche de celle de leurs pères. La part de la mobilité structurelle dans la mobilité sociale masculine s’est ainsi nettement réduite (elle était de 40 % en 1977, soit presque deux fois plus qu’en 2015) et les mouvements qui n’y sont pas liés ont donc fortement augmenté au cours des quatre dernières décennies.
• La mobilité sociale des femmes par rapport à leur mère progresse fortement en 40 ans.Hormis quelques études, les analyses de la mobilité sociale ne portent que sur les hommes. Le faible taux d’activité des femmes et les caractéristiques de leurs emplois ont en effet longtemps rendu difficile la comparaison de leur position professionnelle avec celle de l’un ou l’autre de leurs parents. Au cours des dernières décennies, les comportements d’activité des femmes se sont cependant rapprochés de ceux des hommes. Il est désormais possible de s’intéresser à leur mobilité sociale, en comparant leur catégorie socioprofessionnelle à celle de leur mère, même si la moindre participation au marché du travail de ces dernières limite le champ d'analyse. En 2015, environ 69 % des femmes françaises de 35 à 59 ans, actives occupées ou anciennes actives occupées, appartiennent à une autre catégorie socioprofessionnelle que celle de leur mère, encore en emploi ou l'ayant été. En 40 ans, ce taux de mobilité sociale féminine a connu une forte hausse de près de 10 points, concentrée entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. Inférieur de environ 2 points à celui des hommes par rapport à leur père en 1977, il le dépasse de environ 4 points en 2015.
• Une partie de la mobilité sociale des femmes par rapport à leur mère est directement liée à l'évolution intergénérationnelle de leurs professions.Stable autour de 43–44 % entre 1977 et 1993, la part de cette mobilité structurelle a ensuite diminué de 9 points pour atteindre 35 % en 2015. Cette baisse, plus modérée que celle observée pour les hommes, montre que la structure des emplois féminins s’est davantage modifiée ces quarante dernières années que celle des emplois masculins. Une partie importante de la mobilité sociale féminine résulte donc de la mobilité structurelle.
A retenir
https://youtu.be/-Jb4zkB2jO4?si=jSCHTR5hkdUK-hW9
97
En résumé
- Mobilité sociale des femmes :
- Mobilité ascendante plus forte : Les femmes connaissent une mobilité sociale ascendante plus importante par rapport à leur mère que les hommes par rapport à leur père. Cela s'explique par le fait que les mères occupaient souvent des emplois moins qualifiés, permettant ainsi aux filles d'accéder plus facilement à des positions sociales supérieures.
- Mobilité structurelle : Cette mobilité ascendante est majoritairement due à des changements structurels dans le marché du travail et à l'élévation générale des qualifications des femmes. Les évolutions des mentalités et des lois ont également joué un rôle significatif.
- Déclassement par rapport au père : Les femmes subissent un déclassement plus fréquent par rapport à leur père que les hommes par rapport au leur. Cela est en partie dû à la discrimination à l'embauche et à la difficulté de rentabiliser leurs diplômes.
- Moins d'immobilité sociale : Les femmes reproduisent moins souvent le statut de leurs parents, ce qui indique une plus grande dynamique de changement dans leur position sociale.
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- Mobilité sociale des hommes
- Mobilité ascendante moins fréquente : Les hommes, bien qu'ils connaissent également des cas de mobilité ascendante, le font souvent dans un contexte où les positions sociales de leurs pères sont plus élevées, ce qui limite leur capacité à progresser.
- Reproduction sociale : Les hommes tendent à reproduire davantage la position sociale de leur père, ce qui indique une plus forte immobilité sociale comparativement aux femmes.
- Déclassement moins fréquent : Le déclassement social est moins courant chez les hommes que chez les femmes, bien que des cas de déclassement intergénérationnel soient observés, notamment parmi les fils de cadres.
- Impact de la structure socioprofessionnelle : Les hommes bénéficient souvent d'une structure socioprofessionnelle qui leur permet de maintenir ou d'améliorer leur position sociale, mais cela est de plus en plus contesté par les évolutions du marché du travail.
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Exercices (mme lathière)
D/ Les limites
A l'aide des documents p 234 et 235 + vidéo
Vrai / faux p 27 La fluidité sociale a progressé pour les femmes et les hommes. La hausse de la fluidité sociale n’a pas de conséquence sur la mobilité observée. La hausse des flux verticaux est uniquement due à l’amélioration de la fluidité sociale. La mobilité structurelle détermine la fluidité sociale. La mobilité verticale a plus progressé pour les femmes que pour les hommes. Le rapport mobilité ascendante/mobilité descendante est plus favorable pour les hommes que pour les femmes. Les possibilités de promotion sociale des femmes sont moins importantes par rapport à leur mère que par rapport à leur père. La mobilité structurelle se stabilise pour les hommes et diminue pour les femmes. La mobilité de statut augmente. La mobilité observée des femmes par rapport à leur mère est proche de celle des hommes par rapport à leur père mais inférieure à celle mesurée par rapport à leur père.
Vrai / faux La fluidité sociale a progressé pour les femmes et les hommes. Vrai La hausse de la fluidité sociale n’a pas de conséquence sur la mobilité observée. Faux La hausse des flux verticaux est uniquement due à l’amélioration de la fluidité sociale. Faux La mobilité structurelle détermine la fluidité sociale. Faux La mobilité verticale a plus progressé pour les femmes que pour les hommes. Vrai Le rapport mobilité ascendante/mobilité descendante est plus favorable pour les hommes que pour les femmes. Faux Les possibilités de promotion sociale des femmes sont moins importantes par rapport à leur mère que par rapport à leur père. Faux La mobilité structurelle se stabilise pour les hommes et diminue pour les femmes. Faux La mobilité de statut augmente. Faux La mobilité observée des femmes par rapport à leur mère est proche de celle des hommes par rapport à leur père mais inférieure à celle mesurée par rapport à leur père. Vrai
Synthèse p 28 II : Complétez le texte à trous suivant avec les groupes nominaux proposés. reproduction sociale, promotion sociale, les femmes, mobilité sociale, mobilité verticale, mobilité observée, années 1990, mobilité de statut, du déclassement, la fluidité sociale. La …………………..a considérablement progressé depuis le début des années 1950 bien qu’une inflexion se dessine au tournant des ………………….. en termes de …………………... Elle se traduit par une faible amélioration de la mobilité totale pour les femmes et une accentuation de la ………………….. pour les hommes. Par ailleurs, la ………………….. diminue très nettement à partir de la fin des années 1970 au profit d’une ………………….. qui fait écho à la thèse ………………….. pour les hommes tandis que la situation est plus contrastée pour …………………... Ces évolutions reflètent celles de la mobilité structurelle et de …………………... En effet, des années 1950 à la fin des années 1970, elles augmentent toutes les deux, d’où les progrès en termes de mobilité totale et de perspectives de …………………...
La mobilité sociale a considérablement progressé depuis le début des années 1950 bien qu’une inflexion se dessine au tournant des années 1990 en termes de mobilité observée. Elle se traduit par une faible amélioration de la mobilité totale pour les femmes et une accentuation de la reproduction sociale pour les hommes. Par ailleurs, la mobilité de statut diminue très nettement à partir de la fin des années 1970 au profit d’une mobilité verticale qui fait écho à la thèse du déclassement pour les hommes tandis que la situation est plus contrastée pour les femmes. Ces évolutions reflètent celles de la mobilité structurelle et de la fluidité sociale. En effet, des années 1950 à la fin des années 1970, elles augmentent toutes les deux, d’où les progrès en termes de mobilité totale et de perspectives de promotion sociale.
III / Les principaux déterminants de la mobilité sociale
Avant de commencer
Le poids de la reproduction sociale en France
les questions Expliquez en quoi la salarisation transforme la structure socioprofessionnelle et favorise certaines formes de mobilité sociale.
Montrez comment la tertiarisation de l’économie contribue à la recomposition de la structure socioprofessionnelle et à l’évolution des mobilités sociales.
(Vous pourrez mobiliser le déversement intersectoriel d’Alfred Sauvy.)
En quoi la désindustrialisation modifie-t-elle la structure des emplois et les trajectoires de mobilité sociale ?
Expliquez le lien entre la hausse du niveau de qualification et l’augmentation des emplois de professions intermédiaires et de cadres.
Montrez que la massification scolaire favorise la mobilité sociale ascendante, tout en ayant des limites.
Expliquez pourquoi l’élévation du niveau de diplôme n’empêche pas toujours le déclassement social ou scolaire.
Montrez comment la démocratisation ségrégative du système scolaire (Pierre Merle) contribue à la reproduction sociale.
En quoi la féminisation de l’emploi a-t-elle modifié les mobilités sociales des hommes et des femmes
Réponses
3. La désindustrialisation correspond au recul de l’industrie, notamment à cause de la concurrence internationale et des délocalisations. Elle entraîne la destruction d’emplois ouvriers, ce qui modifie la structure socioprofessionnelle.Pour les individus concernés, cela peut provoquer une mobilité descendante, du chômage ou un déclassement, notamment lorsqu’ils occupent des emplois moins qualifiés que leur ancien poste.
2.L.a tertiarisation correspond à l’augmentation de la part des emplois dans le secteur tertiaire. Selon le déversement intersectoriel d’Alfred Sauvy, les gains de productivité élevés dans les secteurs primaire et secondaire limitent la création d’emplois, tandis que les faibles gains de productivité dans le tertiaire nécessitent davantage de main-d’œuvre.Cela entraîne une baisse relative des ouvriers et une hausse des employés, professions intermédiaires et cadres, favorisant ainsi des mobilités ascendantes structurelles.
1. La salarisation correspond à l’augmentation de la part des emplois salariés et au recul des emplois non salariés (agriculteurs, artisans, commerçants). Cette évolution transforme la structure socioprofessionnelle en augmentant le nombre d’employés, de professions intermédiaires et de cadres.Elle favorise une mobilité sociale structurelle, car certains individus accèdent à des catégories sociales plus élevées non pas grâce à leurs mérites individuels, mais parce que la structure des emplois a changé.
Réponses
6. Le déclassement scolaire se produit lorsqu’un individu occupe un emploi inférieur à celui auquel son diplôme devrait lui permettre d’accéder. Cela peut s’expliquer par un nombre trop important de diplômés par rapport aux emplois qualifiés disponibles ou par des discriminations sociales.Ainsi, même avec un diplôme élevé, la mobilité ascendante n’est pas garantie. Cf paradoxe d'Anderson
5. La massification scolaire correspond à l’accès d’un nombre croissant de jeunes à l’enseignement secondaire et supérieur, y compris issus des milieux populaires. Elle favorise la mobilité sociale ascendante en augmentant l’employabilité et l’accès aux emplois qualifiés.Cependant, cette dynamique a des limites : la valeur des diplômes peut diminuer et les inégalités sociales persistent dans l’accès aux filières les plus prestigieuses.
4. La hausse du niveau de qualification accompagne le développement d’emplois nécessitant davantage de compétences, notamment dans le tertiaire. L’allongement des études et l’élévation du niveau de diplôme favorisent l’augmentation des professions intermédiaires et des cadres.Ainsi, la qualification est un facteur important de mobilité sociale ascendante, même si elle ne garantit pas toujours un emploi correspondant.
Réponses
8. La féminisation de l’emploi correspond à l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, notamment dans le tertiaire. Elle a permis aux femmes de bénéficier d’une mobilité sociale ascendante par rapport aux générations précédentes, grâce à un niveau de qualification plus élevé.Elle a aussi favorisé la mobilité des hommes en créant de nouveaux postes d’encadrement, même si les femmes restent confrontées au plafond de verre.
7. la démocratisation scolaire est ségrégative car les enfants des milieux favorisés sont surreprésentés dans les filières générales et prestigieuses, tandis que les enfants des milieux populaires sont davantage orientés vers les filières technologiques et professionnelles.Cette hiérarchisation des filières contribue à la reproduction sociale, car elle limite l’accès des milieux populaires aux catégories sociales supérieures.
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Ce qu’il faut retenir
Une partie de la mobilité sociale observée est due à une mobilité structurelle c.a.d à changement de la structure socioprofessionnelle entre la génération des parents et la génération des enfants.
Exemple
1977 25% des hommes de 35 à 59 ans étaient fils d’agriculteurs mais compte tenu de la structure socioprofessionnelle seuls 10 fils d’agriculteurs sur 100 ont pu eux-mêmes devenir agriculteurs. Mécaniquement, une partie des fils d’agriculteurs ont intégré une autre CSP que celle de leur père
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Ce qu’il faut retenir
Mobilité structurelle reflète changements dans structure socioprofessionnelle depuis fin des 30 Glorieuses
Poursuite du déclin de l’emploi agricole
Recul de l’emploi industriel
Déplacements mécaniques vers CSP en expansion
CPIS
PI
Employés
176
- https://learningapps.org/watch?v=pzxo7qahc24
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le rôle des niveaux de formation
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Quelle évolution du lien diplôme-emploi ? doc 2 p 244
- En 1983, sur 100 actifs sortis depuis 11 ans ou plus de formation initiale avec un diplôme de l’enseignement supérieur court en moyenne 90 étaient cadres ou exerçaient un profession intermédiaire contre en moyenne 70 en 2015.
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179
Quelle évolution du lien diplôme-emploi ? Doc 2 p244
Ce qu’il faut retenir
- Moindre rendement social des diplômes : un diplôme de l’enseignement supérieur garantit moins que par le passé l’accès aux emplois de cadres et aux PI.
- Montée du déclassement scolaire incapacité pour un individu d’atteindre la position sociale à laquelle il aurait pu prétendre étant donné son niveau de diplôme.
180
Quelle évolution du lien diplôme-emploi ?
Ce qu’il faut retenir
- Explication : Le nombre d’individus atteignant un niveau de diplôme élevé ↑ plus vite que le nombre de positions sociales correspondant à ce niveau de qualification, ce qui entraine une dévalorisation des diplômes sur le marché du travail.
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181
Quelle évolution du lien diplôme-emploi ?
Ce qu’il faut retenir
- C’est ce que l’on appelle le paradoxe d’Anderson : avec un niveau de diplôme équivalent ou supérieur à celui du parent auquel il est comparé un individu n’est pas assuré d’avoir une position sociale équivalente ou supérieure à celle du parent auquel il est comparé.
183
https://learningapps.org/watch?v=p0ms1i2rk23
L'inflation des diplômes (learningapps.org)
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184
L’IMPACT DES RESSOURCES ET DES CONFIGURATIONS FAMILIALES
1. Expliquez ce qu’est le capital économique et montrez comment il influence la réussite scolaire et la mobilité sociale. 2.Qu’est-ce que le capital social et en quoi le réseau de relations familiales ou amicales peut-il faciliter l’accès à certains emplois ou établissements scolaires ? 3. Décrivez le capital culturel selon Bourdieu et expliquez pourquoi il favorise la réussite scolaire des enfants des milieux favorisés. 4. Montrez comment la transmission familiale contribue à la reproduction sociale dans certaines catégories socioprofessionnelles. 5. Expliquez l’effet de la taille de la fratrie sur la réussite scolaire et la probabilité de mobilité sociale ascendante. 6.Analysez le rôle du rang dans la fratrie dans la socialisation et les trajectoires scolaires et professionnelles. 7.Montrez comment les situations de séparation ou de recomposition familiale peuvent réduire les chances de réussite scolaire et limiter la mobilité sociale. 8.À partir des différents capitaux et configurations familiales, expliquez pourquoi la mobilité sociale ascendante est plus difficile pour les enfants issus de milieux populaires.
prise de notes
réponses
3. Le capital culturel comprend les diplômes, les pratiques culturelles et les habitudes langagières. Selon Bourdieu, l’école valorise les normes culturelles des milieux favorisés.Les enfants de ces milieux réussissent donc mieux, ce qui favorise la reproduction sociale.
2. Le capital social désigne l’ensemble des relations sociales mobilisables. Il permet d’obtenir des informations, des recommandations ou des opportunités scolaires et professionnelles.Ainsi, il facilite l’accès à certains emplois ou établissements et favorise l’immobilité ou la mobilité ascendante.
1. Le capital économique correspond aux ressources matérielles d’un individu ou d’une famille (revenus, patrimoine, logement). Il permet de financer des conditions favorables à la réussite scolaire (soutien scolaire, logement étudiant, choix de l’établissement).Il augmente donc les chances de mobilité sociale ascendante et contribue souvent à la reproduction sociale.
réponses
6. Les aînés bénéficient souvent d’un encadrement parental plus important et servent de modèles aux plus jeunes.Ils ont donc généralement de meilleures trajectoires scolaires et professionnelles.
5. Plus la fratrie est nombreuse, plus les ressources économiques et éducatives sont réparties entre les enfants.Cela réduit les chances de réussite scolaire et donc la probabilité de mobilité sociale ascendante.
4. Certaines catégories sociales se reproduisent fortement, car les ressources, les savoir-faire et les statuts sont transmis au sein de la famille.Par exemple, les enfants d’agriculteurs ou d’artisans deviennent plus souvent eux-mêmes agriculteurs ou artisans, ce qui limite la mobilité sociale.
réponses
8. Les enfants des milieux populaires disposent de moins de capital économique, social et culturel. De plus, certaines configurations familiales (fratrie nombreuse, instabilité familiale) accentuent les difficultés.Ces inégalités cumulées rendent la mobilité sociale ascendante plus difficile.
7. Les séparations familiales sont souvent associées à une baisse des ressources économiques et à un moindre encadrement parental.Cela peut nuire à la réussite scolaire et réduire les chances de mobilité sociale ascendante, surtout pour les milieux populaires.
Les ressources familiales
Découvrir video
Jean-Paul Delahaye nous éclaire sur l’évolution du système scolaire français et sur les inégalités qui en découlent
BourDieu••
Revoir son cours
185
Liens avec le chapitre rôle de l'école
Inégale dotation des familles en capital
Économique
Culturel
Social
Maintien d’une forte reproduction sociale aux 2 extrémités de l’échelle sociale
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
186
Socialisation primaire des enfants de catégories
Favorisées
Populaires
Intériorisation de dispositions scolairement rentables
Peu de dispositions scolairement rentables intériorisées
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Obstacle à une mobilité sociale ascendante
Favorable à la reproduction de la position sociale des parents
187
Familles des catégories favorisées peuvent mobiliser leur capital économique pour
Résider dans les secteurs donnant accès aux meilleurs établissements scolaires et aux offres scolaires enrichies
Payer une scolarité dans établissements privés
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Payer des cours particuliers et des séjours linguistiques
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Rôle non négligeable du capital social dans un contexte où le nombre d’individus obtenant un haut niveau de diplôme ↑ plus rapidement que les positions sociales correspondant à ce niveau de qualification
À diplôme de l’enseignement supérieur équivalent, un fils d’ouvrier a moins de chances d’obtenir une position sociale correspondant à ses qualifications qu’un enfant de cadre car son réseau social est essentiellement constitué de liens qui ne lui permettent pas de valoriser son diplôme sur le marché du travail.
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Boudon••
un schéma : Boudon
frais de scolarité
Coût économique
culture scolaire éloignée : acculturationséparation sociale, culturelle
Coût psychologique
milieux populaires
Accès à l'emploi, salaire
Avantages
rationnel : Il compare les coûts liés à la poursuite des études et les risques associés à un tel choix
échec scolaire = perte de temps (coût d'opportunité) et d'argent
A chacun des points de bifurcation, l'individu doit effectuer un choix.
risques
La scolarité est ponctuée par des choix d'orientation
Ces milieux vont privilégier les filières courtes et professionnelles qui garantissent l’emploi ( le BTS ou l’IUT à l’entrée dans l’université…) car avec ce niveau ils obtiennent une position plus élevée que la position des parents
risque augmente avec le niveau de formation
ce processus de décision comporte des paramétres qui sont fonctions de la position sociale de la famille : elles ne possédent pas les memes ressources pour effectuer les choix, et n’ont pas la même vision de l’avenir = estimation des couts, des risques et des avantages différentes face à une même décision
institutionnalisé
frais de scolarité
un schéma
Coût économique
culture scolaire éloignée : acculturationséparation sociale, culturelle
Coût psychologique
milieux populaires
Avantages
Accès à l'emploi, salaire
Un enfant
issu des classes populaires surestime les coûts et les
risques et sous -estime les avantages. Il s'auto-exclut
alors des filières valorisantes sur le marché du travail
(par exemple les classes préparatoires aux grandes
écoles). A l'opposé, l'enfant issu des classes
supérieures connaît bien les avantages, sa famille
assume facilement les coûts et peut compenser les
risques (cours particuliers). L'école n'est donc pas
responsable des inégalités scolaires. Ce sont les
stratégies des individus qui génèrent cette situation.
échec scolaire = perte de temps (coût d'opportunité) et d'argent
risques
rationnel : Il compare les coûts liés à la poursuite des études et les risques associés à un tel choix
risque augmente avec le niveau de formation
La scolarité est ponctuée par des choix d'orientation
motivation pour les études est plus grande.
Coût économique
Coût psychologique
relativement faible
milieux favorisés
Accès à l'emploi, salaire, maintenir son statut
Avantages
peuvent être compensés (cours particuliers)si échec : fort risque = démotion
risques
190
stratégies des familles par Raymond Boudon
- Raymond Boudon :
- à résultats scolaires identiques, les orientations des enfants ne sont pas les mêmes selon leur origine sociale. Ce ne sont donc pas des différences culturelles qui expliqueraient ces différences d’orientation.
- ces différences d’orientation viendraient du fait que les familles des différents milieux sociaux n’engageraient pas les mêmes investissements dans la scolarité de leurs enfants.
- Tout au long du parcours scolaire, les familles doivent prendre des décisions d’orientation, c'est-à-dire décider d’investir ou non dans la prolongation des études de leurs enfants.
- Ces décisions dépendent des ambitions des familles. Or les ambitions d’une famille pour l’avenir de ses enfants sont liées au groupe de référence auquel cette famille se rattache.
- Par exemple, avoir un enfant qui devient contremaître peut satisfaire une famille d’ouvriers et décevoir une famille de cadres.
- Ces différences d’investissement dans l’école se reproduisent à chaque palier de l’orientation et conduisent à des inégalités de diplômes qui se transforment en inégalités d’accès à l’emploi.
2 synthèses interactives
https://fr.educaplay.com/jeu/2221362-l_analyse_de_p_bourdieu.html
Compléter: L'analyse de R.Boudon (https://fr.educaplay.com/ressources-pedagogiques/2221350-l_analyse_de_r_boudon.html) (educaplay.com)
"Enfance de classe"
Selon B. Lahire, pour comprendre et saisir les inégalités, il faut saisir "l’enfance des inégalités"
Les configurations familiales
réponses : Vidéo 1
6. Les aînés bénéficient souvent d’un encadrement parental plus important et servent de modèles aux plus jeunes.Ils ont donc généralement de meilleures trajectoires scolaires et professionnelles.
5. Plus la fratrie est nombreuse, plus les ressources économiques et éducatives sont réparties entre les enfants.Cela réduit les chances de réussite scolaire et donc la probabilité de mobilité sociale ascendante.
4. Certaines catégories sociales se reproduisent fortement, car les ressources, les savoir-faire et les statuts sont transmis au sein de la famille.Par exemple, les enfants d’agriculteurs ou d’artisans deviennent plus souvent eux-mêmes agriculteurs ou artisans, ce qui limite la mobilité sociale.
réponses
8. Les enfants des milieux populaires disposent de moins de capital économique, social et culturel. De plus, certaines configurations familiales (fratrie nombreuse, instabilité familiale) accentuent les difficultés.Ces inégalités cumulées rendent la mobilité sociale ascendante plus difficile.
7. Les séparations familiales sont souvent associées à une baisse des ressources économiques et à un moindre encadrement parental.Cela peut nuire à la réussite scolaire et réduire les chances de mobilité sociale ascendante, surtout pour les milieux populaires.
191
Les configurations familiales
James Coleman, sociologue américain (1926 – 1995) a ajouté un quatrième type de capital : le capital familial. Ce dernier désigne l’ensemble des ressources humaines de la famille : le nombre de frères et sœurs, la situation familiale des parents (parent seul, couple stable, famille recomposée, …), la présence de grands-parents, le temps disponible des parents (couple bi-actif ou non). Ces différentes ressources familiales (économique, social, culturel, humaine) dépendent donc des configurations familiales, c’est-à-dire des caractéristiques de la famille dans laquelle grandissent les jeunes : rôle et place du ou des parents, des éventuels frères et sœurs (= nombre d’enfants), de la place dans la fratrie, … autant d’éléments qui peuvent intervenir, ou non, dans la réussite de l’enfant et donc favoriser sa mobilité sociale.
la structure de la famille (famille traditionnelle, monoparentale, recomposée…) et la taille de la fratrie (nombre d’enfants et place dans l’ordre de naissance). 1. Influence de la taille de la fratrie en général, plus la famille est nombreuse, plus les chances d’atteindre certains niveaux scolaires (comme le baccalauréat) diminuent. Cette relation peut s’expliquer par ce que les sociologues appellent l’hypothèse de dilution des ressources : lorsqu’il y a plus d’enfants, les ressources (temps, argent, attention parentale) disponibles par enfant sont réparties sur un plus grand nombre de personnes, ce qui peut réduire les opportunités d’accompagnement scolaire individualisé.
2. Place dans la fratrie et réussite La position de l’enfant dans la fratrie (aîné, cadet, benjamin) est également associée à des différences dans les trajectoires scolaires. Certains travaux suggèrent que les aînés ont tendance à bénéficier d’un plus grand investissement parental au moment où les ressources sont les plus disponibles, tandis que les plus jeunes peuvent parfois bénéficier – ou pâtir – des expériences éducatives et des modèles de leurs frères et sœurs.
3. Type de famille et ressources éducatives La structure familiale joue aussi un rôle : Dans les familles « nucléaires » traditionnelles (deux parents avec enfants), la stabilité conjugale, les routines et l’investissement parental peuvent favoriser un environnement propice aux apprentissages. Dans les familles monoparentales, ces ressources sont parfois plus limitées en raison de la charge de travail, de contraintes temporelles ou financières ; cela peut rendre plus difficile un accompagnement scolaire soutenu. Les familles recomposées et autres configurations moins traditionnelles présentent des défis organisationnels spécifiques (coordination entre plusieurs foyers, règles éducatives différentes), mais elles n’expliquent pas à elles seules la réussite ou l’échec scolaire : ce sont plutôt les ressources disponibles et la qualité des interactions éducatives qui comptent.
193
Doc 4 p 247
- Configurations familiales ont aussi des effets sur les trajectoires sociales des individus.
- La France des Belhoumi
- Quel rôle jouent les parents dans la réussite scolaire des enfants ?
- Quel rôle joue la solidarité entre frères et sœurs ? Comment la structure familiale (fratrie nombreuse, rôle des aînées, soutien familial) influence-t-elle les trajectoires sociales ?
- Montrez que les trajectoires individuelles s’inscrivent dans un contexte social (quartier, immigration, discriminations).
- Les trajectoires sociales « improbables » remettent-elles en cause la reproduction sociale ?
Quel rôle jouent les parents dans la réussite scolaire des enfants ? Les parents jouent un rôle central dans la réussite scolaire malgré leur faible niveau de qualification. Le père valorise fortement l’école et insiste sur l’importance des études. Il transmet une éthique du travail et encourage la réussite scolaire. Les parents soutiennent moralement leurs enfants et acceptent leurs études longues. Leur projet migratoire repose sur la réussite des enfants. Même sans capital culturel élevé, ils transmettent des aspirations scolaires fortes et une valorisation de l’effort Cela montre que la réussite scolaire dépend aussi des attentes parentales et de la socialisation familiale.
Quel rôle joue la solidarité entre frères et sœurs ? Comment la structure familiale influence-t-elle les trajectoires sociales ? La solidarité familiale joue un rôle important dans la réussite des enfants. Les sœurs aînées servent de modèles pour les plus jeunes. Elles encouragent et soutiennent leurs frères et sœurs. La réussite des premières crée une dynamique positive pour toute la famille. La fratrie nombreuse renforce l’entraide et le soutien moral. La structure familiale devient ainsi une ressource favorisant la mobilité sociale. La réussite n’est pas seulement individuelle mais collective. La famille constitue un facteur essentiel de socialisation et de soutien.
Montrez que les trajectoires individuelles s’inscrivent dans un contexte social (quartier, immigration, discriminations). Les trajectoires des individus sont influencées par leur environnement social. La famille vit dans une cité HLM, ce qui influence les conditions de vie et les relations sociales. Leur origine immigrée structure leur expérience sociale. Le contexte politique et social (attentats, stigmatisation) affecte leur vécu. Les discriminations et les regards sociaux influencent leur intégration. Les choix individuels ne s’expliquent donc pas uniquement par les caractéristiques personnelles mais aussi par le contexte social.
Les trajectoires sociales « improbables » remettent-elles en cause la reproduction sociale ? Ces trajectoires ne remettent pas totalement en cause la reproduction sociale. La reproduction sociale désigne la tendance des individus à conserver la position sociale de leurs parents. Statistiquement, elle reste dominante. Cependant, la famille étudiée montre qu’une mobilité sociale ascendante est possible grâce à l’école, au soutien familial et aux stratégies individuelles. Ce cas illustre que : les déterminismes sociaux existent, mais ils ne sont pas absolus. Les trajectoires « improbables » constituent des exceptions qui nuancent la reproduction sociale sans l’invalider.
Les trans-classes ou les trajectoires improbables
198
https://learningapps.org/watch?v=pw7v9kc8k20
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
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203
Application retour vers l'EC 3poly p 24
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
III : Les ressorts de la mobilité sociale. OA5 Document 1 Cette relation entre sens de la trajectoire sociale et nombre de frères et soeurs se vérifie pour tous les groupes d’origine. Ainsi, la proportion d’ouvriers parmi les fils d’ouvriers est de 63 % s’ils avaient au moins trois frères et soeurs, contre 46 % sinon, et celle des cadres parmi les fils de cadres respectivement de 45 % et 49 % ; chez les femmes les proportions correspondantes d’ouvrières parmi les filles d’ouvriers sont de 22 % et 11 %, de cadres parmi les filles de cadres, de 29 % et 32 %. Comment interpréter cette corrélation ? (…) Certes, la destinée sociale est affectée bien davantage par l’origine sociale et par le diplôme des parents (notamment celui de la mère), mais une modulation importante en fonction du nombre de frères et soeurs subsiste. (…) Le fait que, lorsqu’on tient compte du diplôme acquis, le lien entre la taille de la famille et la destinée sociale soit beaucoup plus difficile à établir, laisse penser qu’une grande partie de ce lien transite par la réussite scolaire et, par-delà, l’éducation dans la famille. (…) Les effets propres de la taille de la famille sur la destinée des enfants peuvent également passer par les conditions matérielles dans lesquelles ils sont élevés : avec l’accroissement du nombre d’enfants, les ressources qui peuvent être consacrées à chacun diminuent. Ainsi, les enfants de familles nombreuses ont plus rarement une chambre indépendante et les conditions de leur travail scolaire en sont affectées comme elles peuvent aussi l’être par leurs chances réduites de bénéficier de soutiens scolaires extérieurs, ou encore par le temps consacré à ce soutien que les parents doivent partager entre les différents enfants. Le montant global, et non seulement relatif, des ressources de la famille peut également être affecté par le nombre d’enfants : c’est par exemple le cas si la difficile conciliation entre vie familiale et vie professionnelle conduit à un retrait de l’activité ou à une mise à temps partiel. Ces conditions de vie peuvent pousser les enfants à devenir économiquement indépendants de manière plus précoce, tandis que ceux qui ont peu de frères et soeurs peuvent davantage voir leurs études financées par la famille. Dans toutes ces situations, ce serait alors directement le nombre d’enfants qui produirait un effet défavorable sur la destinée, et d’abord sur la réussite scolaire, de chacun. Cette interprétation est congruente avec des analyses soulignant l’aspect économique des inégalités sociales. Merllié D. et Monso O., « La destinée sociale varie avec le nombre de frères et de sœurs », France, Portrait social, Insee, 2007, p. 135-153.
Document 2 : Evolution de la structure des emplois selon le sexe entre 1977 et 2015.
Document 3 : Catégorie socioprofessionnelle des actifs occupés sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans, selon le diplôme, en 2018 (en %).
MEN-DEPP, L’état de l’école, 2019.
Paragraphe 1 et début du paragraphe 2. Complétez le texte à trous avec les groupes nominaux suivants : position sociale, été divisé par 2, AE ou ACCE, 22 % des hommes, contre 14 %, (doc 2), des indépendants, environ 30 %, reproduction sociale, verticale ascendante, structure socioprofessionnelle, mobilité structurelle, 0.4 %, mobilité de statut, et 52 %, niveaux de formation, qualification des emplois, diplôme du supérieur long L’évolution de la …………………………………se traduit, dans les analyses de la mobilité sociale, par de la …………………………………. Celle-ci réduit la ………………………………… et favorise toutes les autres formes de mobilité observée. En particulier, depuis les années 1950, le déclin ………………………………… au profit des salariés nourrit la ………………………………… et la hausse des emplois qualifiés au sein des PI et des CPIS stimule la mobilité …………………………………. Concrètement, en 1977, environ ………………………………… et 27 % des femmes sont ………………………………… tandis que les valeurs sont respectivement de 42 % pour leurs pères ………………………………… pour leurs mères (doc 2). Le poids dans la structure socioprofessionnelle de chacune de ces PCS a quasiment ………………………………… alors que la mobilité de statut atteignait ses niveaux parmi les plus élevés avec ………………………………… pour les hommes et les femmes. Par ailleurs, les CPIS représentent approximativement 20 % des hommes et 16 % des femmes en 2015 ………………………………… des pères et 4 % des mères ce qui témoigne du fort accroissement des flux ascendants entre les 2 générations ………………………………… Notons que ces évolutions structurelles supposent une amélioration des …………………………………. Le diplôme est donc devenu le facteur décisif de la ………………………………… dans un contexte d’accroissement de la …………………………………. En effet, en 2018, 41.5 % des actifs sortis du système de formation initiale depuis 1 à 4 ans avec un ………………………………… sont CPIS contre ………………………………… de ceux qui sont diplômés d’un brevet ou sans diplôme (doc 3).
Paragraphe 1 et début du paragraphe 2. L’évolution de la structure socioprofessionnelle se traduit, dans les analyses de la mobilité sociale, par de la mobilité structurelle. Celle-ci réduit la reproduction sociale et favorise toutes les autres formes de mobilité observée. En particulier, depuis les années 1950, le déclin des indépendants au profit des salariés nourrit la mobilité de statut et la hausse des emplois qualifiés au sein des PI et des CPIS stimule la mobilité verticale ascendante. Concrètement, en 1977, environ 22 % des hommes et 27 % des femmes sont AE ou ACCE tandis que les valeurs sont respectivement de 42 % pour leurs pères et 52 % pour leurs mères (doc 2). Le poids dans la structure socioprofessionnelle de chacune de ces PCS a quasiment été divisé par 2 alors que la mobilité de statut atteignait ses niveaux parmi les plus élevés avec environ 30 % pour les hommes et les femmes. Par ailleurs, les CPIS représentent approximativement 20 % des hommes et 16 % des femmes en 2015 contre 14 % des pères et 4 % des mères ce qui témoigne du fort accroissement des flux ascendants entre les 2 générations (doc 2). Notons que ces évolutions structurelles supposent une amélioration des niveaux de formation. Le diplôme est donc devenu le facteur décisif de la position sociale dans un contexte d’accroissement de la qualification des emplois. En effet, en 2018, 41.5 % des actifs sortis du système de formation initiale depuis 1 à 4 ans avec un diplôme du supérieur long sont CPIS contre 0.4 % de ceux qui sont diplômés d’un brevet ou sans diplôme (doc 3).
Suite du paragraphe 2 et paragraphe 3. Complétez le texte à trous avec les groupes nominaux suivants : mobilité sociale, effet cumulatif, ressources et de configurations familiales, cours particuliers, divisée par 4,37, était 35 fois supérieure, trois frères ou sœurs, conditions de vie, maintien d’inégalités, effet taille de la fratrie, la fluidité sociale, promotion sociale, 20.6 fois de chances, déclassement, réussite scolaire, démocratisation, d’un CAP ou d’un BEP, mobilité verticale, mobilité ascendante , réussite scolaire, Au contraire, il y a ………………………………… qu’un ouvrier soit diplômé ………………………………… plutôt que du supérieur long (doc 3). Il en résulte que la hausse des niveaux de formation favorise …………………………………, donc les flux de mobilité observée, notamment de …………………………………. Par exemple, La probabilité que les filles de mère cadre deviennent des cadres plutôt que des employées et des ouvrières qualifiées ………………………………… à celle des filles de mère employée et ouvrière qualifiée en 1977 contre 8 fois en 2015. En même temps que cette inégalité des chances relatives était …………………………………, les femmes avaient 2 fois plus de chances de connaître le ………………………………… tandis que leurs chances de ………………………………… passaient de 17 % à 40 %. Au-delà du constat global, des nuances doivent être apportées sur le processus de hausse des niveaux de formation et sur ses effets sur la …………………………………. En effet, La ………………………………… de l’accès au diplôme n’empêche pas le ………………………………… que l’on peut associer aux différences de …………………………………. De fait, quelle que soit l’origine sociale, le rapport entre la ………………………………… et déclassement est plus faible pour les personnes issues de familles composées d’au-moins …………………………………(doc 1). Cela révèle un ………………………………… sur la destinée sociale. Cet effet transite par la ………………………………… laquelle dépend des ressources culturelles, économiques et sociales des familles (doc 1). Ces ressources définissent les …………………………………(chambre individuelle, …………………………………, aide aux devoirs, relations familiales) des enfants. Moins ils sont nombreux et plus elles sont concentrées sur un petit nombre ce qui peut faciliter la …………………………………. De plus, les familles défavorisées ont plus de chances d’être des familles nombreuses. Aussi, la moindre réussite scolaire et sociale résulte d’un …………………………………(doc 1).
Suite du paragraphe 2 et paragraphe 3. Au contraire, il y a 20.6 (53,7/2,6) fois de chances qu’un ouvrier soit diplômé d’un CAP ou d’un BEP plutôt que du supérieur long (Doc 3). Il en résulte que la hausse des niveaux de formation favorise la fluidité sociale, donc les flux de mobilité observée, notamment de mobilité verticale. La probabilité que les filles de mère cadre deviennent des cadres plutôt que des employées et des ouvrières qualifiées était 35 fois supérieure à celle des filles de mère employée et ouvrière qualifiée en 1977 contre 8 fois en 2015. En même temps que cette inégalité des chances relatives était divisée par 4,37, les femmes avaient 2 fois plus de chances de connaître le déclassement tandis que leurs chances de promotion sociale passaient de 17 % à 40 %. (diapo 66) Au-delà du constat global, des nuances doivent être apportées sur le processus de hausse des niveaux de formation et sur ses effets sur la mobilité sociale. En effet, La démocratisation de l’accès au diplôme n’empêche pas le maintien d’inégalités que l’on peut associer aux différences de ressources et de configurations familiales. De fait, quelle que soit l’origine sociale, le rapport entre la mobilité ascendante et déclassement est plus faible pour les personnes issues de familles composées d’au-moins trois frères ou sœurs (doc 1). Cela révèle un effet taille de la fratrie sur la destinée sociale. Cet effet transite par la réussite scolaire laquelle dépend des ressources culturelles, économiques et sociales des familles (doc 1). Ces ressources définissent les conditions de vie (chambre individuelle, cours particuliers, aide aux devoirs, relations familiales) des enfants. Moins ils sont nombreux et plus elles sont concentrées sur un petit nombre ce qui peut faciliter la réussite scolaire. De plus, les familles défavorisées ont plus de chances d’être des familles nombreuses. Aussi, la moindre réussite scolaire et sociale résulte d’un effet cumulatif (doc 1).
A retenir : les déterminants de la mobilité (Magnard pages 243, 245) 247)
Conclusion : Comment se situe la France par rapport aux autres pays en termes de mobilité sociale ?
Inégalités et mobilité en France:
L’ascenseur social est-il en panne ? OCDE, 2018.
- La performance de la France en termes de mobilité sociale est inférieure à celle des pays de l’OCDE en moyenne.
- Sa performance en matière d’égalité des chances à l’école est insuffisante ce qui limite la mobilité sociale et entretient les inégalités intergénérationnelles de revenus d’activité. (cf chapitre sur la justice sociale.)
Question 1 : Complétez la grille et rédigez la conclusion.
Économie : les Français moins riches que la moyenne des Européens pour la troisième année consécutive 27/01/2026
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« Court-circuit » à Sciences Po - Documentaire de Virginie Linhart (2002) - 52' - 1ère partie Virginie Linhart a suivi des élèves issus de zone d’éducation prioritaire à l’IEP Paris. Elle nous montre leur itinéraire pour se faire une place (s'intégrer?) dans un monde (Grande école habituellement fréquentée par la bourgeoisie parisienne) dont ils ne maitrisent pas (encore?) les codes.
- Comment la vidéo définit-elle le déclassement social ?
- Expliquez ce que signifie l’expression « panne de l’ascenseur social » utilisée à plusieurs reprises.
- À partir des données de l’OCDE présentées, que révèle le fait qu’il faille six générations en France pour atteindre le revenu moyen lorsqu’on est issu des 10 % les plus pauvres ?
- Pourquoi peut-on dire, selon la vidéo, que la France est en situation de stagnation ou de ralentissement de la mobilité sociale par rapport à d’autres pays développés ?
- Quelles sont les principales causes du déclassement mises en avant dans la vidéo (économiques, sociales, scolaires) ? Montrez qu’elles se cumulent.
- Expliquez en quoi l’augmentation du niveau de diplôme peut paradoxalement renforcer le sentiment de déclassement chez les jeunes générations.
- Montrez comment l’évolution du PIB par habitant et les inégalités territoriales présentées dans la vidéo contribuent au sentiment de déclassement en France.
- En vous appuyant sur les exemples du pouvoir d’achat et du logement, expliquez pourquoi le déclassement peut être perçu comme une dégradation des conditions de vie par rapport aux générations précédentes.
- Selon la conclusion de la vidéo, pourquoi le déclassement social représente-t-il un risque économique, social et politique majeur s’il n’est pas pris en charge par des politiques publiques ?
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- Structure des fils : En 2014-2015, 2.6 % des hommes âgés de 30 à 59 ans étaient des Agri. Exp..
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- En 2014-2015, 8,5 % des hommes âgés de 30 à 59 ans étaient des fils d'agriculteur.
- Sur 100 hommes âgés de 30 à 59 ans qui occupent ou ont occupé un emploi, en moyenne, 8,5 ont un père agriculteur exploitant en France en 2014-2015 selon l’Insee.
Quelles sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale
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Created on January 19, 2026
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Transcript
Quelles sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale
Introduction La mobilité sociale est une forme parmi d’autres de mobilité et un enjeu politique. La mobilité sociale, qui n’implique pas de déplacement physique, se distingue de la mobilité géographique, qui ne donne pas nécessairement lieu à un changement de niveau social. La mobilité individuelle, qui est celle d’individus quittant une catégorie sociale pour une autre, se différencie de la mobilité collective, qui implique des groupes ou des catégories sociales dans leur ensemble dont le statut se modifie. […] La mobilité peut-être étudiée également de différents points de vue selon qu’on ne considère que la carrière d’un individu, qui peut changer ou non de statut au cours de son existence d’adulte, ou que l’on réfère les individus à leur origine familiale, en comparant leur statut à celui des membres des générations antérieures, comme leur père ou leur grand-père. On parle alors de mobilité intragénérationnelle et intergénérationnelle. Dans les publications de l’Insee, la première est désignée comme mobilité professionnelle, la seconde comme mobilité sociale. […] La mobilité sociale est un enjeu politique : il semble logique qu’à l’égalité formelle des citoyens et à la liberté d’entreprendre corresponde dans le domaine social l’égalité des conditions d’accès aux différentes situations. L’analyse de la mobilité sociale renvoie au principe de « l’égalité des chances », et les sociétés démocratiques et libérales peuvent chercher à évaluer la réalité ou l’efficacité de leurs principes de fonctionnement à l’importance des flux de mobilité qu’elles permettent. Merllié D., « La mobilité sociale », in Chauvel L., Lambert A., Merllié D., Milewski F., Les mutations de la société française. Les grandes questions économiques et sociales II, La Découverte, coll. « Repères », 2019.
COURS POLY Question 1 : Quel est l’intérêt de distinguer les mobilités sociales individuelles et collectives ? Question : Dans quelle mesure la mobilité sociale est-elle une question politique ? Quel lien peut-on établir avec les caricatures?
Réponse à la question 2 : Dans quelle mesure la mobilité sociale est-elle une question politique ? Quel lien peut-on établir avec les caricatures? La mobilité sociale est étroitement liée à l’idéal démocratique, fondé sur l’égalité des chances et la méritocratie. Dans une société démocratique, la position sociale ne devrait pas dépendre de l’origine sociale mais des efforts et des compétences individuelles. Une mobilité sociale élevée est donc perçue comme le signe d’une société juste, où chacun peut améliorer sa position sociale. À l’inverse, une faible mobilité révèle des inégalités persistantes et remet en cause l’égalité des chances. dimension politique, car elle interroge la capacité de l’État à garantir des conditions équitables d’accès aux positions sociales. questions :
- La mobilité sociale est-elle importante et progresse-telle ?
b) La mobilité sociale reflète t- elle l’égalité des chances ? c) Quels sont les facteurs de la mobilité sociale.Exercice
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i: Les différentes formes de mobilité
cours sur le poly
DOCUMENT 1-La diversité des formes de mobilité
Mobilité géographique Changement de lieu de travail
- Possibilité de mobilité géographique sans mobilité professionnelle.
Un cadre travaillant à Paris muté à Bordeaux.Mobilité intragénérationnelle (= professionnelle pour l’INSEE) Changement de CSP au cours vie professionnelle
10
La diversité des formes de mobilité
Mobilité sociale = Changement de CSP pour un individu
Mobilité intragénérationnelle
Mobilité intergénérationnelle
Fait pour un individu de changer de CSP au cours de sa vie professionnelle
Fait pour un individu d’appartenir à une CSP différente de celle du parent auquel il comparé
Mobilité des individus d’UNE génération donnée
Mobilité des individus ENTRE deux générations
11
La diversité des formes de mobilité
Quand un individu change de CSP
Ascendante
Descendante
CSP atteinte considérée comme supérieure à celle
CSP atteinte considérée comme inférieure à celle
Ascension sociale
Déclassement social
Qu’il occupait précédemment
Qu’il occupait précédemment
Du parent auquel il est comparé
Du parent auquel il est comparé
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2026
15
DOCUMENT 1-La diversité des formes de mobilité
Pour rendre compte de la mobilité intergénérationnelle (mobilité sociale pour l’INSEE), l’INSEE distingue
Mobilité non verticale
Mobilité verticale
Changement de CSP impliquant un déplacement dans la hiérarchie des CSP de salariés
Changement de CSP sans conséquence sur la position dans la hiérarchie sociale
Mobilité de statut
Mobilité horizontale
CSP de salariés CSP de non salariés (et inversement)
CSP de non salariés Autre CSP de non salariés
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2026
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exercice -La diversité des formes de mobilité
Exercice
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II Mesurer la mobilité sociale
A/ La table de recrutement ••
Tables de mobilité socialeInsee - Enquête FQP 2014-2015Figure 2
Les enquêtes Formation et qualification professionnelle (FQP) constituent une des principales sources d’information sur la mobilité professionnelle, la mobilité sociale […]. L’enquête FQP 2014-2015 comprend environ 27 000 répondants. Pour cette étude, le champ a été restreint aux 30-59 ans.
Lire et interpréter la table de mobilitéLe recrutement (l’origine): D’où viennent les …?
Table de mobilité : tableau à double entrée qui croise la position sociale d’un individu à celle de son père Les tables de mobilité permettent de répondre à 2 questions :
Table de mobilité des hommes (recrutement / origine)
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en colonne (verticalement). Avec la table des recrutements, on s’intéresse à l’origine sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir où se recrutent les hommes occupant telle ou telle position sociale. Par exemple : - Quelle est l’origine sociale des agriculteurs exploitants ? - D’où viennent les ouvriers ?
Sens de lecture
32
19,3 % des cadres et professions intellectuelles supérieures avaient un père ouvrier.
Table de mobilité des hommes (recrutement)
81,1 % des agriculteurs exploitants avaient un père agriculteur exploitant.
15,2 % des hommes ont un père qui exerce une profession intermédiaire.
7,8 % des agriculteurs exploitants avaient un père ouvrier.
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en colonne (verticalement). Avec la table des recrutements, on s’intéresse à l’origine sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir où se recrutent les hommes occupant telle ou telle position sociale. Par exemple : - Quelle est l’origine sociale des agriculteurs exploitants ? - D’où viennent les ouvriers ?
33
19,3 % des cadres et professions intellectuelles supérieures avaient un père ouvrier.
Table de mobilité des hommes (recrutement / origine)
Questions du poly
Table de destinée
Expliquer. Que signifient les données de la colonne « Ensemble » ? Elles correspondent à la part de chaque CSP dans le total des pères des individus âgés de 30 à 59 ans. Déduire. À quelle question la table de recrutement répond-elle ? quelle est l’origine sociale des individus appartenant à une certaine CSP ? Lire. Que signifient les données entourées ? Selon l’Insee, en 2015, 0,9 % des agriculteurs âgés de 30 à 59 ans ont un père cadre. Selon l’Insee, en 2015, 8 % des cadres âgés de 30 à 59 ans ont un père employé. Selon l’Insee, en 2015, 57,5 % des ouvriers âgés de 30 à 59 ans ont un père ouvrier Analyser. Que représente la diagonale (données en gras) ? Ils sont en situation d’autorecrutement : personnes qui occupent la même position sociale que celle de leurs parents.
Illustrez. A partir du tableau, donnez un exemple de mobilité sociale ascendante et de mobilité sociale descendante. • Mobilité sociale ascendante : 19,3 % des cadres ont un père ouvrier. • Mobilité sociale descendante : 4.2 % des ouvriers ont un père cadre
Exercice
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B/ Lire et interpréter la table de destinée
la destinée:que sont devenus les fils de…
Table de mobilité : tableau à double entrée qui croise la position sociale d’un individu à celle de son père Les tables de mobilité permettent de répondre à 2 questions : Question 2
Table de mobilité des hommes (destinées)
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en ligne (horizontalement). Avec la table des destinées, on s’intéresse à la destinée sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir ce que sont devenus les hommes dont le père occupe à telle ou telle position sociale. Par exemple : - Que sont devenus les fils d’agriculteurs exploitants ? - Que sont devenus les hommes dont le père est ouvrier ?
37
22,9 % des fils d’ouvriers exercent une profession intermédiaire.
Table de mobilité des hommes (destinées)
47,0 % des fils de cadres et professions intellectuelles supérieures sont restés cadres et professions intellectuelles supérieures.
32,5 % des fils d’agriculteurs exploitants sont devenus ouvriers.
24,5 % des fils exercent une profession intermédiaire.
La position des 100 % indique que la lecture des données se fait en ligne (horizontalement). Avec la table des destinées, on s’intéresse à la destinée sociale des hommes interrogés. On cherche à savoir ce que sont devenus les hommes dont le père occupe à telle ou telle position sociale. Par exemple : - Que sont devenus les fils d’agriculteurs exploitants ? - Que sont devenus les hommes dont le père est ouvrier ?
38
Questions du poly
Table de destinée
22,9 % des fils d’ouvriers exercent une profession intermédiaire.
Table de mobilité des hommes (destinées)
Expliquer. Que signifient les données de la ligne « Ensemble » ? Elles correspondent à la part de chaque CSP dans le total des individus âgés de 30 à 59 ans. Déduire. À quelle question la table de destinées répond-elle ? que deviennent les enfants issus d’une certaine CSP par rapport à leur père ? Lire. Que signifient les données entourées ? Selon l’Insee, en 2015, 25 % des fils d’agriculteurs exploitants âgés de 30 à 59 ans étaient eux-mêmes agriculteurs exploitants. Ou : Sur 100 fils d’agriculteurs exploitants âgés de 30 à 59 ans, 25 étaient eux-mêmes agriculteurs exploitants. Selon l’Insee, en 2015, sur 100 fils d’ouvriers âgés de 30 à 59 ans, environ 9 étaient cadres et 48 ouvriers.
Déduire. Comment s’appelle la situation des individus qui occupent la même PCS que celle de leur père (données en gras) ? Ils sont en situation d’hérédité sociale : personnes qui occupent la même position sociale que celle de leu 5. Illustrez. A partir du tableau, donnez un exemple de mobilité sociale ascendante et de mobilité sociale descendante. • Mobilité sociale ascendante : 9 ,4 % des enfants d’ouvriers sont cadres. • Mobilité sociale descendante : 10% des enfants de cadres sont ouvriers.
Conseils
Ce que les individus ont en commun, constituera l’ensemble de référence pour la lecture. • S’ils ont en commun leur catégorie socioprofessionnelle, il s’agit d’une table d’origine et la lecture se fera de la manière suivante : « parmi les hommes qui appartiennent à telle CSP, tant de % ont un père qui appartient à telle CSP » (ex. : parmi les cadres, 3,5 % ont un père agriculteur exploitant.) .
• Pour lire correctement une table (de destinée ou d’origine) : on commence par déterminer le sens de lecture (ligne ou colonne) : - soit en repérant les 100 (s’il y a une marge) - soit en repérant dans quel sens la somme des données donne 100.
• S’ils ont en commun la catégorie socioprofessionnelle de leur père, il s’agit d’une table de destinée et la lecture se fera de la manière suivante : « parmi les hommes dont le père appartenait à telle CSP, tant de % appartiennent à telle CSP » (ex. : parmi les hommes dont le père était agriculteur exploitant, 8,5 % sont cadres.)
• Si, par exemple, le sens de lecture est en ligne, on se demande ce qu’ont en commun les individus qui se trouvent sur la même ligne : leur catégorie socioprofessionnelle ou celle de leur père ?
Exercices interactifs
Exercice
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Exercice 1
Dans les exercices suivants, vous devrez observer attentivement chaque image et cliquer sur une ou plusieurs zones correspondant à la bonne réponse. Prenez le temps d’analyser les indices visuels avant de répondre. Certaines questions peuvent comporter plusieurs réponses correctes. Une fois votre sélection effectuée, validez pour vérifier votre réponse.
Selectionner les cases...
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761936c5311
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/697619cc1121b
Selectionner les cases...
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761adc2fa84
https://ladigitale.dev/digiquiz/q/69761a641e51a
Exercice 2
Exercices
Exercices
Conclusion
Table de mobilité brute
Un exercice
Diaporama
https://learningapps.org/view45078550
et
C/ Les différentes caractéristiques de la mobilité sociale en France
1. Une composante structurelle qui devient moins prégnante Poly
Utilisation des marges des tables de mobilité
La mobilité sociale la mobilité sociale structurelle (la lecture des marges)
La colonne « ensemble » de la table de recrutement indique la structure sociale des hommes âgés de 40 à 59 ans en 2003. À l’inverse, la ligne « ensemble » de la table de destinée renseigne sur la structure sociale de la génération des pères. En comparant les marges de ces deux tables, il est possible de mettre en évidence les transformations de la structure sociale d’une génération à l’autre. On observe notamment le recul du poids des agriculteurs, des indépendants et des ouvriers, ainsi que la progression des catégories intermédiaires et des catégories supérieures.
A l’époque des pères, les agriculteurs représentaient 8.5 % de la population interrogée
En 2014 (génération des fils), les agriculteurs représentaient 2.6 % de la population interrogée
Soit une différence de 5.9 points de %
Exo p 11 du poly
8.5
2.6
-5.9
13.1
9.2
-3.9
13.9
19.3
+ 5.4
15.2
24.5
+ 9.3
11.3
+ 1.9
9.4
39.8
33
- 6.8
100
100
La mobilité structurelle ou contrainte est due à l'évolution de la structure de la population active. C'est la mobilité imposée par l'évolution de la structure sociale au cours du temps. Ainsi, tous les fils d’agriculteurs ne pouvaient pas prétendre devenir agriculteurs à leur tour car la proportion d’agriculteurs de 40-59 ans est passé de 9 % à 2%. De même, tous les fils de cadres ne peuvent pas occuper tous les postes de cadres parce que le nombre de cadres a augmenté fortement entre deux générations. En conséquence, les individus sont obligés de changer de position sociale parce que la structure sociale évolue. Ainsi, en France, en 2014, 16,6 % (|5,9| + |3,9| + |6,8| = 16,6) __ des hommes de 40-59 ans ont dû changer de position sociale à cause des modifications de la structure sociale de la société.
Mobilité nette = Mobilité brute – Mobilité structurelle
Mobilité nette = Mobilité brute – Mobilité structurelle
- La mobilité nette voudrait ainsi rendre compte d’une « certaine fluidité sociale » de la société puisqu’elle est un signe d’une relative indépendance entre la catégorie sociale des parents (pères/mères) et celle des enfants (fils/filles), d’une société qui permette à ses membres d’échapper à un destin social imposé par la naissance ou simplement par le fait que leur milieu social d’origine (comme ce fut le cas pour les agriculteurs) est numériquement en déclin.
Cependant, la notion de mobilité nette, parce que difficile à expliquer (et problématique) , est de moins en moins utilisée par les sociologues qui lui préfèrent celle de fluidité sociale (cf 4)A retenir EC 1 : Quelle est la différence entre mobilité structurelle et mobilité nette ? La mobilité structurelle est celle qu’impose l’évolution de la structure de la population active d’une époque à une autre. Ainsi la baisse de la part relative des agriculteurs dans la population active entraîne mécaniquement qu’une partie de leurs enfants change de catégorie sociale. La mobilité nette est celle qui ne s’explique pas par l’évolution de la structure sociale. Elle est égale à la mobilité totale (ou mobilité brute) moins la mobilité structurelle.
2/ Une augmentation de la mobilité sociale en trompe l'oeil : la panne de l'ascenseur social
cours sur le poly p 13
video
L'ascenseur social est-il vraiment en panne en France ?
39.4
43.7
4.3
fortement
- Mais, la mobilité...................................a progressé plus............. que la mobilité……………………………
- En 1983,.............% des..........................et des..........................de .30.à..59....ans ont
.............................dans la ...................................sociale. En 2003, c'était le cas pour................% d'entre eux.descendante
ascendante
femmes
37.7
hommes
hierarchie
progressé
38.7
augmenté
18.6
21.9
3/ Une mobilité verticale descendante : le déclassement Cours sur le poly Doc 3 p237
2 vidéos
https://youtu.be/Sugs7v2CYH0?si=wUHZRkr8rx0jVUTv&t=105
https://youtu.be/jSEF4gQskOI?si=oonMzvtFMS__Qaqi
Questions
63
Here you can put ahighlighted title
Comment la vidéo définit-elle le déclassement social ?ici = processus de perte de statut social, c’est-à-dire le fait pour un individu ou un groupe de se retrouver dans une position sociale inférieure à celle de la génération précédente ou à celle qu’il pouvait espérer atteindre (déclassement intergénérationnel). Il est associé à l’idée de panne de l’ascenseur social, c’est-à-dire à la difficulté croissante à améliorer sa situation sociale.
Q. de la vidéo
Que révèle le chiffre de six générations selon l’OCDE ?Le fait qu’il faille six générations en France pour qu’un enfant issu des 10 % les plus pauvres atteigne le revenu moyen montre une très faible mobilité intergénérationnelle des revenus. Cela signifie que les inégalités économiques se transmettent fortement d’une génération à l’autre, ce qui place la France parmi les pays développés où l’ascenseur social fonctionne le moins bien.
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Pourquoi parle-t-on de stagnation de la mobilité sociale en France ? la France entre dans une phase de stagnation sociale, voire de régression, car l’accès aux positions sociales élevées devient de plus en plus exigeant tandis que les possibilités d’ascension se réduisent. Contrairement à la période des Trente Glorieuses, les jeunes générations ont moins de chances de vivre mieux que leurs parents.
Q. de la vidéo
Quelles sont les principales causes du déclassement évoquées ?plusieurs causes cumulatives :
- la hausse des inégalités de revenus,
- le ralentissement de la croissance économique,
- la mondialisation du marché du travail, qui renforce la concurrence et la hiérarchisation des emplois,
- la pauvreté en hausse depuis la crise de 2008,
- le décrochage scolaire et la sélectivité accrue des diplômes.
Ces facteurs combinés réduisent les opportunités de mobilité sociale.Here you can put ahighlighted title
Pourquoi l’élévation du niveau de diplôme peut-elle renforcer le déclassement ? l’augmentation générale du niveau d’études entraîne une inflation des diplômes : des diplômes de plus en plus élevés sont nécessaires pour accéder à des emplois qui, auparavant, exigeaient moins de qualifications. Ainsi, même très diplômés, certains jeunes occupent des emplois en dessous de leur niveau de formation, ce qui alimente un sentiment de déclassement.
Q. de la vidéo
Quel rôle jouent le PIB par habitant et les inégalités territoriales ? La convergence du PIB par habitant français avec la moyenne européenne traduit un ralentissement relatif de l’économie française. + fortes inégalités territoriales, seules deux régions dépassant la moyenne européenne. Cette situation accentue le sentiment de déclassement dans les régions en difficulté, où les opportunités économiques et sociales sont plus limitées.
Here you can put ahighlighted title
Pourquoi le pouvoir d’achat et le logement renforcent-ils le sentiment de déclassement ? malgré la hausse des revenus nominaux, le pouvoir d’achat progresse de moins en moins, en raison de l’inflation et de la hausse de dépenses contraintes. Illustration : l’explosion des prix immobiliers rend l’accession à la propriété inaccessible pour une grande partie des classes moyennes, donnant le sentiment de vivre moins bien que les générations précédentes.
Q. de la vidéo
Pourquoi le déclassement constitue-t-il un risque majeur ? le déclassement social représente un risque économique, social et politique, car il peut fragiliser la cohésion sociale, accroître la défiance envers les institutions et nourrir des crises politiques majeures. Sans réponse politique adaptée, il pourrait conduire à un déclassement de masse et à un affaiblissement durable du modèle social français.
Le déclassement : les explications
Crise éco des années 70 = fin d'une croissance exceptionnelle (promotion sociale)
Faible croissance éco = difficultés à maintenir son statut social du fait des licenciements
Intégration plus difficile des jeunes sur le marché du travail (précarisation)
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
65
Le déclassement
Rendement moindre des diplômes
Massification scolaire = inflation des diplômes
Chômage de masse = file d'attente : les employeurs choisissent les + diplômés / pour les autres : chômage et déclassement
66
Le déclassement
Le paradoxe d'Anderson
Un individu peut avoir un diplôme > à celui de ses parents mais un statut social inférieur
Le nombre de diplômés augmente + vite que les emplois dans les professions supérieures
Les diplômes sont devenus un enjeu fort = seules les filières d'excellence permettent de se distinguer (démocratisation sélective)
67
doc 3 du livre
Activité
4/ De la mobilité observée à la fluidité sociale Une société plus mobile est-elle une société plus fluide ? Cours poly Exo doc 3-4 p 239
La mobilité observée s’exprime à travers des taux absolus de mobilité. Cela concerne l'ensemble des trajectoires mobiles, qu'elles s'expliquent par une mobilité nette ou structurelle. La fluidité sociale se mesure par des taux relatifs de mobilité, via la méthode du rapport de chances relatives (odds-ratio) : par exemple, on calcule qu'un fils de cadres a x fois plus de chances d’appartenir à la catégorie des cadres qu’un fils d'ouvriers. La fluidité sociale augmente si, par exemple, l’inégalité relative des probabilités entre fils de cadres et fils d’ouvriers d’accéder à une position de cadre diminue au cours du temps.
La notion de fluidité sociale permet de mesurer la force du lien entre origine et position sociale, cad de mesurer les chances respectives d'atteindre telle ou telle position sociale selon son origine sociale, l'étude de la fluidité sociale permet de mesurer l'égalité des chances. On parle d'égalité des chances si tous les individus ont la même probabilité d'accéder aux différentes positions sociales, quelle que soit leur origine sociale. Il y aurait parfaite égalité des chances si un fils de cadre avait la même probabilité de devenir cadre qu'un fils d'ouvrier. = correspond à la situation dans laquelle la position sociale des individus n’est pas déterminée par leur origine sociale. Elle traduit à une indépendance statistique entre la position sociale des pères et celle des fils.
La mesure
- ATTENTION ! Si odds ratio ,
fluidité sociale ! Une société plus fluide est une société dans laquelle l’inégalité d’accès à une position sociale plutôt qu’une autre pour des individus d’origines sociales différentes est faible.83
87
A RETENIR
Application
Exercices 3 et 4 p 239 et / ou exercice + synthèse p 20 du poly
doc livre p 239
Poly exercice et Synthèse
EXERCICE 1 : Que sont devenus les fils d’ouvriers et les fils de cadre ? Complétez les phrases suivantes à l’aide de la table des destinées des hommes, en arrondissant les nombres à l’unité (cf. figure 2 du polycopié)
(1) En 2015, sur 100 fils de cadres, 47 sont devenus cadres et ……9.4 sont devenus ouvriers : les fils de cadres ont donc 5 fois plus de chance de devenir cadre que de devenir ouvrier (…47………… / …9.4….. = 5).(2) En 2015, sur 100 fils d’ouvriers, 10 sont devenus cadres et 47.6 sont devenus ouvriers : les fils d’ouvriers ont donc 0.21 fois plus chance de devenir cadre que de devenir ouvrier (10 / 47.6 = 0,21), soit environ 1 chance sur 5 de devenir cadre plutôt qu’ouvrier. (3) On peut alors calculer le rapport des chances des fils de cadres relativement aux fils d’ouvriers de devenir cadre plutôt qu’ouvrier : 5 / 0.21 = 23.8. Ainsi, en 2017, les chances de devenir « cadre » plutôt qu’ouvrier sont 24 fois plus élevées pour les fils de cadre que pour les fils d’ouvrier (ou exprimé autrement : les fils de cadre ont donc 24 fois plus de chance d’être cadre plutôt qu’ouvrier que les fils d’ouvriers).
On peut toutefois souligner qu’en 1993, l’odds ratio s’élevait à 35. En l’espace de vingt ans, il a donc presque été divisé par deux, ce qui traduit une amélioration de la fluidité sociale : les individus ont aujourd’hui une probabilité plus faible de demeurer dans la même catégorie socioprofessionnelle que leur père. Ainsi, une société plus mobile n’est pas nécessairement une société plus fluide. En effet, un fils d’ouvrier peut voir ses chances de devenir cadre augmenter par rapport à la génération précédente, mais si, parallèlement, les fils de cadres renforcent encore davantage leurs probabilités d’occuper ces mêmes positions, la fluidité sociale ne progresse pas. Les inégalités de départ — renvoyant à la question de l’égalité des chances — s’accentuent alors. On observe ainsi une société à la fois plus mobile et plus inégalitaire, en raison de l’accroissement des écarts initiaux entre les individus.
5. la mobilité sociale des hommes est-elle identique à celle des femmes ? Exercice poly
94
• En 40 ans, la mobilité sociale des hommes est restée quasi stable. En 2015, environ 65 % des hommes français âgés de 35 à 59 ans, actifs occupés ou anciens actifs occupés, relèvent d’une catégorie socioprofessionnelle différente de celle de leur père. Durant les quatre dernières décennies, ce taux de mobilité sociale intergénérationnelle masculine est resté globalement stable : après avoir légèrement augmenté entre 1977 et 1993 (+ 4 points, de environ 61 % à environ 65 %), il a ensuite diminué de manière modérée (– 2 points) pour s'établir en 2015 quasiment au niveau de 1977.
• La mobilité sociale des hommes est de moins en moins liée à l'évolution de la structure des emplois.Une partie de la mobilité sociale masculine observée en 2015 résulte directement de l’évolution de la structure des emplois entre les générations d'hommes nés entre 1955 et 1980 et celles de leur père. Cette mobilité structurelle reflète les profonds changements de la société française depuis la fin des Trente Glorieuses : poursuite du déclin de l’emploi agricole, baisse de l'emploi industriel, salarisation et tertiarisation croissantes de l’économie se sont traduites par une baisse du nombre de travailleurs indépendants et d’ouvriers, au profit des emplois de cadres et de professions intermédiaires. En 2015, 24 % de la mobilité sociale masculine observée correspond à de la mobilité « structurelle ». Cependant, depuis la fin des années 1970, la structure des emplois des hommes est de plus en plus proche de celle de leurs pères. La part de la mobilité structurelle dans la mobilité sociale masculine s’est ainsi nettement réduite (elle était de 40 % en 1977, soit presque deux fois plus qu’en 2015) et les mouvements qui n’y sont pas liés ont donc fortement augmenté au cours des quatre dernières décennies.
• La mobilité sociale des femmes par rapport à leur mère progresse fortement en 40 ans.Hormis quelques études, les analyses de la mobilité sociale ne portent que sur les hommes. Le faible taux d’activité des femmes et les caractéristiques de leurs emplois ont en effet longtemps rendu difficile la comparaison de leur position professionnelle avec celle de l’un ou l’autre de leurs parents. Au cours des dernières décennies, les comportements d’activité des femmes se sont cependant rapprochés de ceux des hommes. Il est désormais possible de s’intéresser à leur mobilité sociale, en comparant leur catégorie socioprofessionnelle à celle de leur mère, même si la moindre participation au marché du travail de ces dernières limite le champ d'analyse. En 2015, environ 69 % des femmes françaises de 35 à 59 ans, actives occupées ou anciennes actives occupées, appartiennent à une autre catégorie socioprofessionnelle que celle de leur mère, encore en emploi ou l'ayant été. En 40 ans, ce taux de mobilité sociale féminine a connu une forte hausse de près de 10 points, concentrée entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. Inférieur de environ 2 points à celui des hommes par rapport à leur père en 1977, il le dépasse de environ 4 points en 2015.
• Une partie de la mobilité sociale des femmes par rapport à leur mère est directement liée à l'évolution intergénérationnelle de leurs professions.Stable autour de 43–44 % entre 1977 et 1993, la part de cette mobilité structurelle a ensuite diminué de 9 points pour atteindre 35 % en 2015. Cette baisse, plus modérée que celle observée pour les hommes, montre que la structure des emplois féminins s’est davantage modifiée ces quarante dernières années que celle des emplois masculins. Une partie importante de la mobilité sociale féminine résulte donc de la mobilité structurelle.
A retenir
https://youtu.be/-Jb4zkB2jO4?si=jSCHTR5hkdUK-hW9
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En résumé
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
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Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
110
Exercices (mme lathière)
D/ Les limites
A l'aide des documents p 234 et 235 + vidéo
Vrai / faux p 27 La fluidité sociale a progressé pour les femmes et les hommes. La hausse de la fluidité sociale n’a pas de conséquence sur la mobilité observée. La hausse des flux verticaux est uniquement due à l’amélioration de la fluidité sociale. La mobilité structurelle détermine la fluidité sociale. La mobilité verticale a plus progressé pour les femmes que pour les hommes. Le rapport mobilité ascendante/mobilité descendante est plus favorable pour les hommes que pour les femmes. Les possibilités de promotion sociale des femmes sont moins importantes par rapport à leur mère que par rapport à leur père. La mobilité structurelle se stabilise pour les hommes et diminue pour les femmes. La mobilité de statut augmente. La mobilité observée des femmes par rapport à leur mère est proche de celle des hommes par rapport à leur père mais inférieure à celle mesurée par rapport à leur père.
Vrai / faux La fluidité sociale a progressé pour les femmes et les hommes. Vrai La hausse de la fluidité sociale n’a pas de conséquence sur la mobilité observée. Faux La hausse des flux verticaux est uniquement due à l’amélioration de la fluidité sociale. Faux La mobilité structurelle détermine la fluidité sociale. Faux La mobilité verticale a plus progressé pour les femmes que pour les hommes. Vrai Le rapport mobilité ascendante/mobilité descendante est plus favorable pour les hommes que pour les femmes. Faux Les possibilités de promotion sociale des femmes sont moins importantes par rapport à leur mère que par rapport à leur père. Faux La mobilité structurelle se stabilise pour les hommes et diminue pour les femmes. Faux La mobilité de statut augmente. Faux La mobilité observée des femmes par rapport à leur mère est proche de celle des hommes par rapport à leur père mais inférieure à celle mesurée par rapport à leur père. Vrai
Synthèse p 28 II : Complétez le texte à trous suivant avec les groupes nominaux proposés. reproduction sociale, promotion sociale, les femmes, mobilité sociale, mobilité verticale, mobilité observée, années 1990, mobilité de statut, du déclassement, la fluidité sociale. La …………………..a considérablement progressé depuis le début des années 1950 bien qu’une inflexion se dessine au tournant des ………………….. en termes de …………………... Elle se traduit par une faible amélioration de la mobilité totale pour les femmes et une accentuation de la ………………….. pour les hommes. Par ailleurs, la ………………….. diminue très nettement à partir de la fin des années 1970 au profit d’une ………………….. qui fait écho à la thèse ………………….. pour les hommes tandis que la situation est plus contrastée pour …………………... Ces évolutions reflètent celles de la mobilité structurelle et de …………………... En effet, des années 1950 à la fin des années 1970, elles augmentent toutes les deux, d’où les progrès en termes de mobilité totale et de perspectives de …………………...
La mobilité sociale a considérablement progressé depuis le début des années 1950 bien qu’une inflexion se dessine au tournant des années 1990 en termes de mobilité observée. Elle se traduit par une faible amélioration de la mobilité totale pour les femmes et une accentuation de la reproduction sociale pour les hommes. Par ailleurs, la mobilité de statut diminue très nettement à partir de la fin des années 1970 au profit d’une mobilité verticale qui fait écho à la thèse du déclassement pour les hommes tandis que la situation est plus contrastée pour les femmes. Ces évolutions reflètent celles de la mobilité structurelle et de la fluidité sociale. En effet, des années 1950 à la fin des années 1970, elles augmentent toutes les deux, d’où les progrès en termes de mobilité totale et de perspectives de promotion sociale.
III / Les principaux déterminants de la mobilité sociale
Avant de commencer
Le poids de la reproduction sociale en France
les questions Expliquez en quoi la salarisation transforme la structure socioprofessionnelle et favorise certaines formes de mobilité sociale. Montrez comment la tertiarisation de l’économie contribue à la recomposition de la structure socioprofessionnelle et à l’évolution des mobilités sociales. (Vous pourrez mobiliser le déversement intersectoriel d’Alfred Sauvy.) En quoi la désindustrialisation modifie-t-elle la structure des emplois et les trajectoires de mobilité sociale ? Expliquez le lien entre la hausse du niveau de qualification et l’augmentation des emplois de professions intermédiaires et de cadres. Montrez que la massification scolaire favorise la mobilité sociale ascendante, tout en ayant des limites. Expliquez pourquoi l’élévation du niveau de diplôme n’empêche pas toujours le déclassement social ou scolaire. Montrez comment la démocratisation ségrégative du système scolaire (Pierre Merle) contribue à la reproduction sociale. En quoi la féminisation de l’emploi a-t-elle modifié les mobilités sociales des hommes et des femmes
Réponses
3. La désindustrialisation correspond au recul de l’industrie, notamment à cause de la concurrence internationale et des délocalisations. Elle entraîne la destruction d’emplois ouvriers, ce qui modifie la structure socioprofessionnelle.Pour les individus concernés, cela peut provoquer une mobilité descendante, du chômage ou un déclassement, notamment lorsqu’ils occupent des emplois moins qualifiés que leur ancien poste.
2.L.a tertiarisation correspond à l’augmentation de la part des emplois dans le secteur tertiaire. Selon le déversement intersectoriel d’Alfred Sauvy, les gains de productivité élevés dans les secteurs primaire et secondaire limitent la création d’emplois, tandis que les faibles gains de productivité dans le tertiaire nécessitent davantage de main-d’œuvre.Cela entraîne une baisse relative des ouvriers et une hausse des employés, professions intermédiaires et cadres, favorisant ainsi des mobilités ascendantes structurelles.
1. La salarisation correspond à l’augmentation de la part des emplois salariés et au recul des emplois non salariés (agriculteurs, artisans, commerçants). Cette évolution transforme la structure socioprofessionnelle en augmentant le nombre d’employés, de professions intermédiaires et de cadres.Elle favorise une mobilité sociale structurelle, car certains individus accèdent à des catégories sociales plus élevées non pas grâce à leurs mérites individuels, mais parce que la structure des emplois a changé.
Réponses
6. Le déclassement scolaire se produit lorsqu’un individu occupe un emploi inférieur à celui auquel son diplôme devrait lui permettre d’accéder. Cela peut s’expliquer par un nombre trop important de diplômés par rapport aux emplois qualifiés disponibles ou par des discriminations sociales.Ainsi, même avec un diplôme élevé, la mobilité ascendante n’est pas garantie. Cf paradoxe d'Anderson
5. La massification scolaire correspond à l’accès d’un nombre croissant de jeunes à l’enseignement secondaire et supérieur, y compris issus des milieux populaires. Elle favorise la mobilité sociale ascendante en augmentant l’employabilité et l’accès aux emplois qualifiés.Cependant, cette dynamique a des limites : la valeur des diplômes peut diminuer et les inégalités sociales persistent dans l’accès aux filières les plus prestigieuses.
4. La hausse du niveau de qualification accompagne le développement d’emplois nécessitant davantage de compétences, notamment dans le tertiaire. L’allongement des études et l’élévation du niveau de diplôme favorisent l’augmentation des professions intermédiaires et des cadres.Ainsi, la qualification est un facteur important de mobilité sociale ascendante, même si elle ne garantit pas toujours un emploi correspondant.
Réponses
8. La féminisation de l’emploi correspond à l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, notamment dans le tertiaire. Elle a permis aux femmes de bénéficier d’une mobilité sociale ascendante par rapport aux générations précédentes, grâce à un niveau de qualification plus élevé.Elle a aussi favorisé la mobilité des hommes en créant de nouveaux postes d’encadrement, même si les femmes restent confrontées au plafond de verre.
7. la démocratisation scolaire est ségrégative car les enfants des milieux favorisés sont surreprésentés dans les filières générales et prestigieuses, tandis que les enfants des milieux populaires sont davantage orientés vers les filières technologiques et professionnelles.Cette hiérarchisation des filières contribue à la reproduction sociale, car elle limite l’accès des milieux populaires aux catégories sociales supérieures.
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168
Ce qu’il faut retenir
Une partie de la mobilité sociale observée est due à une mobilité structurelle c.a.d à changement de la structure socioprofessionnelle entre la génération des parents et la génération des enfants.
Exemple
1977 25% des hommes de 35 à 59 ans étaient fils d’agriculteurs mais compte tenu de la structure socioprofessionnelle seuls 10 fils d’agriculteurs sur 100 ont pu eux-mêmes devenir agriculteurs. Mécaniquement, une partie des fils d’agriculteurs ont intégré une autre CSP que celle de leur père
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Ce qu’il faut retenir
Mobilité structurelle reflète changements dans structure socioprofessionnelle depuis fin des 30 Glorieuses
Poursuite du déclin de l’emploi agricole
Recul de l’emploi industriel
Déplacements mécaniques vers CSP en expansion
CPIS
PI
Employés
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le rôle des niveaux de formation
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Quelle évolution du lien diplôme-emploi ? doc 2 p 244
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Quelle évolution du lien diplôme-emploi ? Doc 2 p244
Ce qu’il faut retenir
180
Quelle évolution du lien diplôme-emploi ?
Ce qu’il faut retenir
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181
Quelle évolution du lien diplôme-emploi ?
Ce qu’il faut retenir
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https://learningapps.org/watch?v=p0ms1i2rk23
L'inflation des diplômes (learningapps.org)
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
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L’IMPACT DES RESSOURCES ET DES CONFIGURATIONS FAMILIALES
1. Expliquez ce qu’est le capital économique et montrez comment il influence la réussite scolaire et la mobilité sociale. 2.Qu’est-ce que le capital social et en quoi le réseau de relations familiales ou amicales peut-il faciliter l’accès à certains emplois ou établissements scolaires ? 3. Décrivez le capital culturel selon Bourdieu et expliquez pourquoi il favorise la réussite scolaire des enfants des milieux favorisés. 4. Montrez comment la transmission familiale contribue à la reproduction sociale dans certaines catégories socioprofessionnelles. 5. Expliquez l’effet de la taille de la fratrie sur la réussite scolaire et la probabilité de mobilité sociale ascendante. 6.Analysez le rôle du rang dans la fratrie dans la socialisation et les trajectoires scolaires et professionnelles. 7.Montrez comment les situations de séparation ou de recomposition familiale peuvent réduire les chances de réussite scolaire et limiter la mobilité sociale. 8.À partir des différents capitaux et configurations familiales, expliquez pourquoi la mobilité sociale ascendante est plus difficile pour les enfants issus de milieux populaires.
prise de notes
réponses
3. Le capital culturel comprend les diplômes, les pratiques culturelles et les habitudes langagières. Selon Bourdieu, l’école valorise les normes culturelles des milieux favorisés.Les enfants de ces milieux réussissent donc mieux, ce qui favorise la reproduction sociale.
2. Le capital social désigne l’ensemble des relations sociales mobilisables. Il permet d’obtenir des informations, des recommandations ou des opportunités scolaires et professionnelles.Ainsi, il facilite l’accès à certains emplois ou établissements et favorise l’immobilité ou la mobilité ascendante.
1. Le capital économique correspond aux ressources matérielles d’un individu ou d’une famille (revenus, patrimoine, logement). Il permet de financer des conditions favorables à la réussite scolaire (soutien scolaire, logement étudiant, choix de l’établissement).Il augmente donc les chances de mobilité sociale ascendante et contribue souvent à la reproduction sociale.
réponses
6. Les aînés bénéficient souvent d’un encadrement parental plus important et servent de modèles aux plus jeunes.Ils ont donc généralement de meilleures trajectoires scolaires et professionnelles.
5. Plus la fratrie est nombreuse, plus les ressources économiques et éducatives sont réparties entre les enfants.Cela réduit les chances de réussite scolaire et donc la probabilité de mobilité sociale ascendante.
4. Certaines catégories sociales se reproduisent fortement, car les ressources, les savoir-faire et les statuts sont transmis au sein de la famille.Par exemple, les enfants d’agriculteurs ou d’artisans deviennent plus souvent eux-mêmes agriculteurs ou artisans, ce qui limite la mobilité sociale.
réponses
8. Les enfants des milieux populaires disposent de moins de capital économique, social et culturel. De plus, certaines configurations familiales (fratrie nombreuse, instabilité familiale) accentuent les difficultés.Ces inégalités cumulées rendent la mobilité sociale ascendante plus difficile.
7. Les séparations familiales sont souvent associées à une baisse des ressources économiques et à un moindre encadrement parental.Cela peut nuire à la réussite scolaire et réduire les chances de mobilité sociale ascendante, surtout pour les milieux populaires.
Les ressources familiales
Découvrir video
Jean-Paul Delahaye nous éclaire sur l’évolution du système scolaire français et sur les inégalités qui en découlent
BourDieu••
Revoir son cours
185
Liens avec le chapitre rôle de l'école
Inégale dotation des familles en capital
Économique
Culturel
Social
Maintien d’une forte reproduction sociale aux 2 extrémités de l’échelle sociale
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
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Socialisation primaire des enfants de catégories
Favorisées
Populaires
Intériorisation de dispositions scolairement rentables
Peu de dispositions scolairement rentables intériorisées
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Obstacle à une mobilité sociale ascendante
Favorable à la reproduction de la position sociale des parents
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Familles des catégories favorisées peuvent mobiliser leur capital économique pour
Résider dans les secteurs donnant accès aux meilleurs établissements scolaires et aux offres scolaires enrichies
Payer une scolarité dans établissements privés
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Payer des cours particuliers et des séjours linguistiques
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Rôle non négligeable du capital social dans un contexte où le nombre d’individus obtenant un haut niveau de diplôme ↑ plus rapidement que les positions sociales correspondant à ce niveau de qualification
À diplôme de l’enseignement supérieur équivalent, un fils d’ouvrier a moins de chances d’obtenir une position sociale correspondant à ses qualifications qu’un enfant de cadre car son réseau social est essentiellement constitué de liens qui ne lui permettent pas de valoriser son diplôme sur le marché du travail.
Pierre BOURDIEU (1930-2002) Sociologue français
Boudon••
un schéma : Boudon
frais de scolarité
Coût économique
culture scolaire éloignée : acculturationséparation sociale, culturelle
Coût psychologique
milieux populaires
Accès à l'emploi, salaire
Avantages
rationnel : Il compare les coûts liés à la poursuite des études et les risques associés à un tel choix
échec scolaire = perte de temps (coût d'opportunité) et d'argent
A chacun des points de bifurcation, l'individu doit effectuer un choix.
risques
La scolarité est ponctuée par des choix d'orientation
Ces milieux vont privilégier les filières courtes et professionnelles qui garantissent l’emploi ( le BTS ou l’IUT à l’entrée dans l’université…) car avec ce niveau ils obtiennent une position plus élevée que la position des parents
risque augmente avec le niveau de formation
ce processus de décision comporte des paramétres qui sont fonctions de la position sociale de la famille : elles ne possédent pas les memes ressources pour effectuer les choix, et n’ont pas la même vision de l’avenir = estimation des couts, des risques et des avantages différentes face à une même décision
institutionnalisé
frais de scolarité
un schéma
Coût économique
culture scolaire éloignée : acculturationséparation sociale, culturelle
Coût psychologique
milieux populaires
Avantages
Accès à l'emploi, salaire
Un enfant issu des classes populaires surestime les coûts et les risques et sous -estime les avantages. Il s'auto-exclut alors des filières valorisantes sur le marché du travail (par exemple les classes préparatoires aux grandes écoles). A l'opposé, l'enfant issu des classes supérieures connaît bien les avantages, sa famille assume facilement les coûts et peut compenser les risques (cours particuliers). L'école n'est donc pas responsable des inégalités scolaires. Ce sont les stratégies des individus qui génèrent cette situation.
échec scolaire = perte de temps (coût d'opportunité) et d'argent
risques
rationnel : Il compare les coûts liés à la poursuite des études et les risques associés à un tel choix
risque augmente avec le niveau de formation
La scolarité est ponctuée par des choix d'orientation
motivation pour les études est plus grande.
Coût économique
Coût psychologique
relativement faible
milieux favorisés
Accès à l'emploi, salaire, maintenir son statut
Avantages
peuvent être compensés (cours particuliers)si échec : fort risque = démotion
risques
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stratégies des familles par Raymond Boudon
2 synthèses interactives
https://fr.educaplay.com/jeu/2221362-l_analyse_de_p_bourdieu.html
Compléter: L'analyse de R.Boudon (https://fr.educaplay.com/ressources-pedagogiques/2221350-l_analyse_de_r_boudon.html) (educaplay.com)
"Enfance de classe"
Selon B. Lahire, pour comprendre et saisir les inégalités, il faut saisir "l’enfance des inégalités"
Les configurations familiales
réponses : Vidéo 1
6. Les aînés bénéficient souvent d’un encadrement parental plus important et servent de modèles aux plus jeunes.Ils ont donc généralement de meilleures trajectoires scolaires et professionnelles.
5. Plus la fratrie est nombreuse, plus les ressources économiques et éducatives sont réparties entre les enfants.Cela réduit les chances de réussite scolaire et donc la probabilité de mobilité sociale ascendante.
4. Certaines catégories sociales se reproduisent fortement, car les ressources, les savoir-faire et les statuts sont transmis au sein de la famille.Par exemple, les enfants d’agriculteurs ou d’artisans deviennent plus souvent eux-mêmes agriculteurs ou artisans, ce qui limite la mobilité sociale.
réponses
8. Les enfants des milieux populaires disposent de moins de capital économique, social et culturel. De plus, certaines configurations familiales (fratrie nombreuse, instabilité familiale) accentuent les difficultés.Ces inégalités cumulées rendent la mobilité sociale ascendante plus difficile.
7. Les séparations familiales sont souvent associées à une baisse des ressources économiques et à un moindre encadrement parental.Cela peut nuire à la réussite scolaire et réduire les chances de mobilité sociale ascendante, surtout pour les milieux populaires.
191
Les configurations familiales
James Coleman, sociologue américain (1926 – 1995) a ajouté un quatrième type de capital : le capital familial. Ce dernier désigne l’ensemble des ressources humaines de la famille : le nombre de frères et sœurs, la situation familiale des parents (parent seul, couple stable, famille recomposée, …), la présence de grands-parents, le temps disponible des parents (couple bi-actif ou non). Ces différentes ressources familiales (économique, social, culturel, humaine) dépendent donc des configurations familiales, c’est-à-dire des caractéristiques de la famille dans laquelle grandissent les jeunes : rôle et place du ou des parents, des éventuels frères et sœurs (= nombre d’enfants), de la place dans la fratrie, … autant d’éléments qui peuvent intervenir, ou non, dans la réussite de l’enfant et donc favoriser sa mobilité sociale.
la structure de la famille (famille traditionnelle, monoparentale, recomposée…) et la taille de la fratrie (nombre d’enfants et place dans l’ordre de naissance). 1. Influence de la taille de la fratrie en général, plus la famille est nombreuse, plus les chances d’atteindre certains niveaux scolaires (comme le baccalauréat) diminuent. Cette relation peut s’expliquer par ce que les sociologues appellent l’hypothèse de dilution des ressources : lorsqu’il y a plus d’enfants, les ressources (temps, argent, attention parentale) disponibles par enfant sont réparties sur un plus grand nombre de personnes, ce qui peut réduire les opportunités d’accompagnement scolaire individualisé.
2. Place dans la fratrie et réussite La position de l’enfant dans la fratrie (aîné, cadet, benjamin) est également associée à des différences dans les trajectoires scolaires. Certains travaux suggèrent que les aînés ont tendance à bénéficier d’un plus grand investissement parental au moment où les ressources sont les plus disponibles, tandis que les plus jeunes peuvent parfois bénéficier – ou pâtir – des expériences éducatives et des modèles de leurs frères et sœurs.
3. Type de famille et ressources éducatives La structure familiale joue aussi un rôle : Dans les familles « nucléaires » traditionnelles (deux parents avec enfants), la stabilité conjugale, les routines et l’investissement parental peuvent favoriser un environnement propice aux apprentissages. Dans les familles monoparentales, ces ressources sont parfois plus limitées en raison de la charge de travail, de contraintes temporelles ou financières ; cela peut rendre plus difficile un accompagnement scolaire soutenu. Les familles recomposées et autres configurations moins traditionnelles présentent des défis organisationnels spécifiques (coordination entre plusieurs foyers, règles éducatives différentes), mais elles n’expliquent pas à elles seules la réussite ou l’échec scolaire : ce sont plutôt les ressources disponibles et la qualité des interactions éducatives qui comptent.
193
Doc 4 p 247
Quel rôle jouent les parents dans la réussite scolaire des enfants ? Les parents jouent un rôle central dans la réussite scolaire malgré leur faible niveau de qualification. Le père valorise fortement l’école et insiste sur l’importance des études. Il transmet une éthique du travail et encourage la réussite scolaire. Les parents soutiennent moralement leurs enfants et acceptent leurs études longues. Leur projet migratoire repose sur la réussite des enfants. Même sans capital culturel élevé, ils transmettent des aspirations scolaires fortes et une valorisation de l’effort Cela montre que la réussite scolaire dépend aussi des attentes parentales et de la socialisation familiale.
Quel rôle joue la solidarité entre frères et sœurs ? Comment la structure familiale influence-t-elle les trajectoires sociales ? La solidarité familiale joue un rôle important dans la réussite des enfants. Les sœurs aînées servent de modèles pour les plus jeunes. Elles encouragent et soutiennent leurs frères et sœurs. La réussite des premières crée une dynamique positive pour toute la famille. La fratrie nombreuse renforce l’entraide et le soutien moral. La structure familiale devient ainsi une ressource favorisant la mobilité sociale. La réussite n’est pas seulement individuelle mais collective. La famille constitue un facteur essentiel de socialisation et de soutien.
Montrez que les trajectoires individuelles s’inscrivent dans un contexte social (quartier, immigration, discriminations). Les trajectoires des individus sont influencées par leur environnement social. La famille vit dans une cité HLM, ce qui influence les conditions de vie et les relations sociales. Leur origine immigrée structure leur expérience sociale. Le contexte politique et social (attentats, stigmatisation) affecte leur vécu. Les discriminations et les regards sociaux influencent leur intégration. Les choix individuels ne s’expliquent donc pas uniquement par les caractéristiques personnelles mais aussi par le contexte social.
Les trajectoires sociales « improbables » remettent-elles en cause la reproduction sociale ? Ces trajectoires ne remettent pas totalement en cause la reproduction sociale. La reproduction sociale désigne la tendance des individus à conserver la position sociale de leurs parents. Statistiquement, elle reste dominante. Cependant, la famille étudiée montre qu’une mobilité sociale ascendante est possible grâce à l’école, au soutien familial et aux stratégies individuelles. Ce cas illustre que : les déterminismes sociaux existent, mais ils ne sont pas absolus. Les trajectoires « improbables » constituent des exceptions qui nuancent la reproduction sociale sans l’invalider.
Les trans-classes ou les trajectoires improbables
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https://learningapps.org/watch?v=pw7v9kc8k20
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
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Application retour vers l'EC 3poly p 24
Terminale - SES - Chapitre 5 - 2020/2021
III : Les ressorts de la mobilité sociale. OA5 Document 1 Cette relation entre sens de la trajectoire sociale et nombre de frères et soeurs se vérifie pour tous les groupes d’origine. Ainsi, la proportion d’ouvriers parmi les fils d’ouvriers est de 63 % s’ils avaient au moins trois frères et soeurs, contre 46 % sinon, et celle des cadres parmi les fils de cadres respectivement de 45 % et 49 % ; chez les femmes les proportions correspondantes d’ouvrières parmi les filles d’ouvriers sont de 22 % et 11 %, de cadres parmi les filles de cadres, de 29 % et 32 %. Comment interpréter cette corrélation ? (…) Certes, la destinée sociale est affectée bien davantage par l’origine sociale et par le diplôme des parents (notamment celui de la mère), mais une modulation importante en fonction du nombre de frères et soeurs subsiste. (…) Le fait que, lorsqu’on tient compte du diplôme acquis, le lien entre la taille de la famille et la destinée sociale soit beaucoup plus difficile à établir, laisse penser qu’une grande partie de ce lien transite par la réussite scolaire et, par-delà, l’éducation dans la famille. (…) Les effets propres de la taille de la famille sur la destinée des enfants peuvent également passer par les conditions matérielles dans lesquelles ils sont élevés : avec l’accroissement du nombre d’enfants, les ressources qui peuvent être consacrées à chacun diminuent. Ainsi, les enfants de familles nombreuses ont plus rarement une chambre indépendante et les conditions de leur travail scolaire en sont affectées comme elles peuvent aussi l’être par leurs chances réduites de bénéficier de soutiens scolaires extérieurs, ou encore par le temps consacré à ce soutien que les parents doivent partager entre les différents enfants. Le montant global, et non seulement relatif, des ressources de la famille peut également être affecté par le nombre d’enfants : c’est par exemple le cas si la difficile conciliation entre vie familiale et vie professionnelle conduit à un retrait de l’activité ou à une mise à temps partiel. Ces conditions de vie peuvent pousser les enfants à devenir économiquement indépendants de manière plus précoce, tandis que ceux qui ont peu de frères et soeurs peuvent davantage voir leurs études financées par la famille. Dans toutes ces situations, ce serait alors directement le nombre d’enfants qui produirait un effet défavorable sur la destinée, et d’abord sur la réussite scolaire, de chacun. Cette interprétation est congruente avec des analyses soulignant l’aspect économique des inégalités sociales. Merllié D. et Monso O., « La destinée sociale varie avec le nombre de frères et de sœurs », France, Portrait social, Insee, 2007, p. 135-153.
Document 2 : Evolution de la structure des emplois selon le sexe entre 1977 et 2015.
Document 3 : Catégorie socioprofessionnelle des actifs occupés sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans, selon le diplôme, en 2018 (en %).
MEN-DEPP, L’état de l’école, 2019.
Paragraphe 1 et début du paragraphe 2. Complétez le texte à trous avec les groupes nominaux suivants : position sociale, été divisé par 2, AE ou ACCE, 22 % des hommes, contre 14 %, (doc 2), des indépendants, environ 30 %, reproduction sociale, verticale ascendante, structure socioprofessionnelle, mobilité structurelle, 0.4 %, mobilité de statut, et 52 %, niveaux de formation, qualification des emplois, diplôme du supérieur long L’évolution de la …………………………………se traduit, dans les analyses de la mobilité sociale, par de la …………………………………. Celle-ci réduit la ………………………………… et favorise toutes les autres formes de mobilité observée. En particulier, depuis les années 1950, le déclin ………………………………… au profit des salariés nourrit la ………………………………… et la hausse des emplois qualifiés au sein des PI et des CPIS stimule la mobilité …………………………………. Concrètement, en 1977, environ ………………………………… et 27 % des femmes sont ………………………………… tandis que les valeurs sont respectivement de 42 % pour leurs pères ………………………………… pour leurs mères (doc 2). Le poids dans la structure socioprofessionnelle de chacune de ces PCS a quasiment ………………………………… alors que la mobilité de statut atteignait ses niveaux parmi les plus élevés avec ………………………………… pour les hommes et les femmes. Par ailleurs, les CPIS représentent approximativement 20 % des hommes et 16 % des femmes en 2015 ………………………………… des pères et 4 % des mères ce qui témoigne du fort accroissement des flux ascendants entre les 2 générations ………………………………… Notons que ces évolutions structurelles supposent une amélioration des …………………………………. Le diplôme est donc devenu le facteur décisif de la ………………………………… dans un contexte d’accroissement de la …………………………………. En effet, en 2018, 41.5 % des actifs sortis du système de formation initiale depuis 1 à 4 ans avec un ………………………………… sont CPIS contre ………………………………… de ceux qui sont diplômés d’un brevet ou sans diplôme (doc 3).
Paragraphe 1 et début du paragraphe 2. L’évolution de la structure socioprofessionnelle se traduit, dans les analyses de la mobilité sociale, par de la mobilité structurelle. Celle-ci réduit la reproduction sociale et favorise toutes les autres formes de mobilité observée. En particulier, depuis les années 1950, le déclin des indépendants au profit des salariés nourrit la mobilité de statut et la hausse des emplois qualifiés au sein des PI et des CPIS stimule la mobilité verticale ascendante. Concrètement, en 1977, environ 22 % des hommes et 27 % des femmes sont AE ou ACCE tandis que les valeurs sont respectivement de 42 % pour leurs pères et 52 % pour leurs mères (doc 2). Le poids dans la structure socioprofessionnelle de chacune de ces PCS a quasiment été divisé par 2 alors que la mobilité de statut atteignait ses niveaux parmi les plus élevés avec environ 30 % pour les hommes et les femmes. Par ailleurs, les CPIS représentent approximativement 20 % des hommes et 16 % des femmes en 2015 contre 14 % des pères et 4 % des mères ce qui témoigne du fort accroissement des flux ascendants entre les 2 générations (doc 2). Notons que ces évolutions structurelles supposent une amélioration des niveaux de formation. Le diplôme est donc devenu le facteur décisif de la position sociale dans un contexte d’accroissement de la qualification des emplois. En effet, en 2018, 41.5 % des actifs sortis du système de formation initiale depuis 1 à 4 ans avec un diplôme du supérieur long sont CPIS contre 0.4 % de ceux qui sont diplômés d’un brevet ou sans diplôme (doc 3).
Suite du paragraphe 2 et paragraphe 3. Complétez le texte à trous avec les groupes nominaux suivants : mobilité sociale, effet cumulatif, ressources et de configurations familiales, cours particuliers, divisée par 4,37, était 35 fois supérieure, trois frères ou sœurs, conditions de vie, maintien d’inégalités, effet taille de la fratrie, la fluidité sociale, promotion sociale, 20.6 fois de chances, déclassement, réussite scolaire, démocratisation, d’un CAP ou d’un BEP, mobilité verticale, mobilité ascendante , réussite scolaire, Au contraire, il y a ………………………………… qu’un ouvrier soit diplômé ………………………………… plutôt que du supérieur long (doc 3). Il en résulte que la hausse des niveaux de formation favorise …………………………………, donc les flux de mobilité observée, notamment de …………………………………. Par exemple, La probabilité que les filles de mère cadre deviennent des cadres plutôt que des employées et des ouvrières qualifiées ………………………………… à celle des filles de mère employée et ouvrière qualifiée en 1977 contre 8 fois en 2015. En même temps que cette inégalité des chances relatives était …………………………………, les femmes avaient 2 fois plus de chances de connaître le ………………………………… tandis que leurs chances de ………………………………… passaient de 17 % à 40 %. Au-delà du constat global, des nuances doivent être apportées sur le processus de hausse des niveaux de formation et sur ses effets sur la …………………………………. En effet, La ………………………………… de l’accès au diplôme n’empêche pas le ………………………………… que l’on peut associer aux différences de …………………………………. De fait, quelle que soit l’origine sociale, le rapport entre la ………………………………… et déclassement est plus faible pour les personnes issues de familles composées d’au-moins …………………………………(doc 1). Cela révèle un ………………………………… sur la destinée sociale. Cet effet transite par la ………………………………… laquelle dépend des ressources culturelles, économiques et sociales des familles (doc 1). Ces ressources définissent les …………………………………(chambre individuelle, …………………………………, aide aux devoirs, relations familiales) des enfants. Moins ils sont nombreux et plus elles sont concentrées sur un petit nombre ce qui peut faciliter la …………………………………. De plus, les familles défavorisées ont plus de chances d’être des familles nombreuses. Aussi, la moindre réussite scolaire et sociale résulte d’un …………………………………(doc 1).
Suite du paragraphe 2 et paragraphe 3. Au contraire, il y a 20.6 (53,7/2,6) fois de chances qu’un ouvrier soit diplômé d’un CAP ou d’un BEP plutôt que du supérieur long (Doc 3). Il en résulte que la hausse des niveaux de formation favorise la fluidité sociale, donc les flux de mobilité observée, notamment de mobilité verticale. La probabilité que les filles de mère cadre deviennent des cadres plutôt que des employées et des ouvrières qualifiées était 35 fois supérieure à celle des filles de mère employée et ouvrière qualifiée en 1977 contre 8 fois en 2015. En même temps que cette inégalité des chances relatives était divisée par 4,37, les femmes avaient 2 fois plus de chances de connaître le déclassement tandis que leurs chances de promotion sociale passaient de 17 % à 40 %. (diapo 66) Au-delà du constat global, des nuances doivent être apportées sur le processus de hausse des niveaux de formation et sur ses effets sur la mobilité sociale. En effet, La démocratisation de l’accès au diplôme n’empêche pas le maintien d’inégalités que l’on peut associer aux différences de ressources et de configurations familiales. De fait, quelle que soit l’origine sociale, le rapport entre la mobilité ascendante et déclassement est plus faible pour les personnes issues de familles composées d’au-moins trois frères ou sœurs (doc 1). Cela révèle un effet taille de la fratrie sur la destinée sociale. Cet effet transite par la réussite scolaire laquelle dépend des ressources culturelles, économiques et sociales des familles (doc 1). Ces ressources définissent les conditions de vie (chambre individuelle, cours particuliers, aide aux devoirs, relations familiales) des enfants. Moins ils sont nombreux et plus elles sont concentrées sur un petit nombre ce qui peut faciliter la réussite scolaire. De plus, les familles défavorisées ont plus de chances d’être des familles nombreuses. Aussi, la moindre réussite scolaire et sociale résulte d’un effet cumulatif (doc 1).
A retenir : les déterminants de la mobilité (Magnard pages 243, 245) 247)
Conclusion : Comment se situe la France par rapport aux autres pays en termes de mobilité sociale ?
Inégalités et mobilité en France:
L’ascenseur social est-il en panne ? OCDE, 2018.
Question 1 : Complétez la grille et rédigez la conclusion.
Économie : les Français moins riches que la moyenne des Européens pour la troisième année consécutive 27/01/2026
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« Court-circuit » à Sciences Po - Documentaire de Virginie Linhart (2002) - 52' - 1ère partie Virginie Linhart a suivi des élèves issus de zone d’éducation prioritaire à l’IEP Paris. Elle nous montre leur itinéraire pour se faire une place (s'intégrer?) dans un monde (Grande école habituellement fréquentée par la bourgeoisie parisienne) dont ils ne maitrisent pas (encore?) les codes.
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