Les Ghettos
Document 1
Document 2 : La vie dans le ghetto de Varsovie Octobre 1940. L'impossibilité pour les Juifs de sortir du ghetto après sept heures du soir est un coup sévère pour la population juive.
Mai 1941. La famine et la mortalité étaient à l'ordre du jour. Ces jours derniers, les décès ont atteint le chiffre de 150 environ par jour.
Aout 1941. Après la faim, c'est le typhus qui préoccupe le plus.
Janvier 1942. La semaine dernière, trois Juifs ont été tués en un seul jour à Varsovie en essayant de passer des marchandises à travers le mur. Emanuel Ringelblum, Chroniques du ghetto de Varsovie, La Découverte, 1995.
Document 3
La Shoah par balles
Document 1 : Les massacres de Juifs par les Einsatzgruppen Les 27-28 septembre 1941, une semaine après l'arrivée des Allemands à Kiev, on vit apparaitre sur les murs des immeubles un avis imprimé en lettres capitales sur du gros papier bleu et rédigé en ukrainien et en russe : « Juifs de la ville de Kiev et de ses environs ! Lundi 29 septembre à sept heures du matin, vous devrez vous présenter avec effets personnels [...] près du cimetière juif. » Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman
Le Livre noir, Actes Sud, 1995. " Une fois déshabillés, les Juifs étaient conduits dans [Babi Yar]1. Deux ou trois entrées étroites menaient à ce ravin vers lequel les Juifs étaient poussés. Quand ils arrivaient au fond, des membres de la Schutzpolizei2 les attrapaient et les forçaient à s'allonger sur ceux qui avaient déjà été tués. Tout se passait très vite. Les cadavres formaient de véritables couches. Un tireur d'élite de la police arrivait avec une mitraillette et tuait chaque Juif dans le cou [...]. Dès qu'un Juif était tué, le tireur marchait sur les cadavres jusqu'au suivant, qui s'était allongé entre temps, et le tuait. Et ainsi de suite, sans arrêt, sans qu'on fasse la différence entre les hommes, les femmes et les enfants. Récit de Höfer, chauffeur de camion dans un Einsatzkommando, cité dans Richard Rhodes, Extermination : la machine nazie. 1941-1943, Autrement, 2004. 1. Lieu où 30 000 Juifs sont massacrés en septembre 1941. 2. Police allemande chargée de la sécurité publique.
Document 2 : Un soldat membre des Einsatzgruppen, sur le point de tirer sur un Juif devant une fosse commune à Vinnitsa (Ukraine). À l'automne 1941, plus de 10 000 Juifs sont tués à Vinnitsa.
Document 3
Les camps de concentration
Document 1 : Travaux forcés dans la carrière du camp de concentration de Mauthausen. Autriche, date incertaine. Crédits:
National Archives and Records Administration, College Park, MD
Document 2 : Un ancien déporté raconte l'enfer d'un camp nazi en Alsace.
Document 3 : Qu'est-ce qu'un camps de concentration ? Les premiers camps de concentration furent ouverts en Allemagne. Par la suite, d'autres camps furent construits dons les pays occupés d'Europe centrale et orientale. Isolés, loin de tout témoin, les prisonniers y étaient traités encore plus brutalement.
Ces camps renfermaient essentiellement des Juifs mais aussi des prisonniers politiques, des journalistes, des syndicalistes, des Tziganes, des homosexuels et des Témoins de Jéhovah… Les nazis tenaient des registres dans lesquels figurait le nom de chaque prisonnier, sa date d'arrivée, la raison de sa présence dans le camp, les délits commis, les châtiments infligés, la cause et la date du décès.
Les prisonniers se voyaient attribuer, à la place de leur nom, un numéro qui était tatoué sur leur avant-bras. Les châtiments étaient inhumains et les détenus pouvaient être abattus au moindre prétexte. La nourriture était rationnée, les hivers rigoureux et les maladies faisaient des ravages. Les prisonniers dormaient dans de gigantesques dortoirs, jusqu'à dix dans le même lit. Nombre d'entre eux étaient utilisés comme cobayes pour des expériences médicales. D'autres étaient conduits dans des usines voisines pour travailler comme esclaves. https://www.lumni.fr/article/les-camps-de-concentration
Les centres de mise à mort
Document 1
Document 3 : Les chambres à gaz Quand je suis arrivé dans le camp, il y avait déjà trois chambres à gaz. Durant ma détention, dix autres chambres ont été construites [...]. Un tuyau à gaz arrivait dans la chambre [...]. 400 à 500 personnes à la fois étaient poussées dans une chambre de 25 m2 [...]. En moins de 25 minutes, tous étaient morts, allongés les uns près des autres [...]. À nous revenait la tâche de les transporter jusqu'aux fosses [...]. Il arrivait que l'on gazât jusqu'à 20 000 personnes par jour [...]. Toute la place était jonchée d'objets divers : des millions de vêtements, de lingerie et autres effets avaient été abandonnés par les gens derrière eux [...]. Un jour, un convoi de 70 Tziganes est arrivé de Varsovie [...]. Les bourreaux [...] les ont liquidés exactement de la même manière que les Juifs. Témoignage de Yankel Wiernik, rescapé de Treblinka, 1944.
Document 4 : photographie prise par un membre des Sonderkommandos, témoignage del’assassinat des juifs de Hongrie, Auschwitz, 1944
Document 5
Document 2
Plan du ghetto de Varsovie
Erigé au centre de Varsovie, le ghetto concentrait dans 73 des 1800 rues de la ville les quelques 370 000 Juifs résidant dans la capitale polonaise en 1939, soit 30 % de la population, auxquels se sont progressivement ajoutés les Juifs des villes et villages alentour. Entouré d’un mur haut de 3 mètres et long de 18 km, ce quartier fermé sera réduit en 1941, atteignant une densité de 146 000 habitants au km².
http://www.enseigner-histoire-shoah.org/outils-et-ressources/documents-darchives/concentrer-et-enfermer-la-politique-des-ghettos.html
La déportation vers Treblinka On nous a ordonné de monter dans le train. Près de 80 personnes ont été entassées dans chaque wagon pour un voyage sans retour [...]. Dans le wagon, il faisait de plus en plus chaud et étouffant. Nous manquions d'air [...]. Après d'infinies souffrances, nous sommes arrivés à Malkinia, où le train est resté immobilisé toute la nuit [...]. Le lendemain matin, le train est reparti, puis s'est arrêté en gare de Treblinka. J'ai vu passer un train, rempli de gens à demi nus ou en guenilles, de toute évidence affamés. Témoignage de Yankel Wiernik, rescapé de Treblinka (Pologne, aout 1942), 1944.
Document 1 : Les lois de Nuremberg « Art. 1 : Les mariages entre Juifs et citoyens de sang allemand ou similaire sont interdits […]. Art. 2 : Les relations extra-conjugales entre Juifs et citoyens allemands ou assimilés sont interdites. Art. 3 : Il est interdit aux Juifs d’employer à des travaux de ménage chez eux des femmes de sang allemand ou assimilé âgées de moins de 45 ans. Art. 4 : Il est interdit aux Juifs de hisser le drapeau national du Reich […]. Il leur est en revanche permis de pavoiser aux couleurs juives. » Loi pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand
(Lois de Nuremberg, 1935).
Document 2 :
Le Génocide
Aurore Carbonnelle
Created on January 19, 2026
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Les Ghettos
Document 1
Document 2 : La vie dans le ghetto de Varsovie Octobre 1940. L'impossibilité pour les Juifs de sortir du ghetto après sept heures du soir est un coup sévère pour la population juive. Mai 1941. La famine et la mortalité étaient à l'ordre du jour. Ces jours derniers, les décès ont atteint le chiffre de 150 environ par jour. Aout 1941. Après la faim, c'est le typhus qui préoccupe le plus. Janvier 1942. La semaine dernière, trois Juifs ont été tués en un seul jour à Varsovie en essayant de passer des marchandises à travers le mur. Emanuel Ringelblum, Chroniques du ghetto de Varsovie, La Découverte, 1995.
Document 3
La Shoah par balles
Document 1 : Les massacres de Juifs par les Einsatzgruppen Les 27-28 septembre 1941, une semaine après l'arrivée des Allemands à Kiev, on vit apparaitre sur les murs des immeubles un avis imprimé en lettres capitales sur du gros papier bleu et rédigé en ukrainien et en russe : « Juifs de la ville de Kiev et de ses environs ! Lundi 29 septembre à sept heures du matin, vous devrez vous présenter avec effets personnels [...] près du cimetière juif. » Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman Le Livre noir, Actes Sud, 1995. " Une fois déshabillés, les Juifs étaient conduits dans [Babi Yar]1. Deux ou trois entrées étroites menaient à ce ravin vers lequel les Juifs étaient poussés. Quand ils arrivaient au fond, des membres de la Schutzpolizei2 les attrapaient et les forçaient à s'allonger sur ceux qui avaient déjà été tués. Tout se passait très vite. Les cadavres formaient de véritables couches. Un tireur d'élite de la police arrivait avec une mitraillette et tuait chaque Juif dans le cou [...]. Dès qu'un Juif était tué, le tireur marchait sur les cadavres jusqu'au suivant, qui s'était allongé entre temps, et le tuait. Et ainsi de suite, sans arrêt, sans qu'on fasse la différence entre les hommes, les femmes et les enfants. Récit de Höfer, chauffeur de camion dans un Einsatzkommando, cité dans Richard Rhodes, Extermination : la machine nazie. 1941-1943, Autrement, 2004. 1. Lieu où 30 000 Juifs sont massacrés en septembre 1941. 2. Police allemande chargée de la sécurité publique.
Document 2 : Un soldat membre des Einsatzgruppen, sur le point de tirer sur un Juif devant une fosse commune à Vinnitsa (Ukraine). À l'automne 1941, plus de 10 000 Juifs sont tués à Vinnitsa.
Document 3
Les camps de concentration
Document 1 : Travaux forcés dans la carrière du camp de concentration de Mauthausen. Autriche, date incertaine. Crédits: National Archives and Records Administration, College Park, MD
Document 2 : Un ancien déporté raconte l'enfer d'un camp nazi en Alsace.
Document 3 : Qu'est-ce qu'un camps de concentration ? Les premiers camps de concentration furent ouverts en Allemagne. Par la suite, d'autres camps furent construits dons les pays occupés d'Europe centrale et orientale. Isolés, loin de tout témoin, les prisonniers y étaient traités encore plus brutalement. Ces camps renfermaient essentiellement des Juifs mais aussi des prisonniers politiques, des journalistes, des syndicalistes, des Tziganes, des homosexuels et des Témoins de Jéhovah… Les nazis tenaient des registres dans lesquels figurait le nom de chaque prisonnier, sa date d'arrivée, la raison de sa présence dans le camp, les délits commis, les châtiments infligés, la cause et la date du décès. Les prisonniers se voyaient attribuer, à la place de leur nom, un numéro qui était tatoué sur leur avant-bras. Les châtiments étaient inhumains et les détenus pouvaient être abattus au moindre prétexte. La nourriture était rationnée, les hivers rigoureux et les maladies faisaient des ravages. Les prisonniers dormaient dans de gigantesques dortoirs, jusqu'à dix dans le même lit. Nombre d'entre eux étaient utilisés comme cobayes pour des expériences médicales. D'autres étaient conduits dans des usines voisines pour travailler comme esclaves. https://www.lumni.fr/article/les-camps-de-concentration
Les centres de mise à mort
Document 1
Document 3 : Les chambres à gaz Quand je suis arrivé dans le camp, il y avait déjà trois chambres à gaz. Durant ma détention, dix autres chambres ont été construites [...]. Un tuyau à gaz arrivait dans la chambre [...]. 400 à 500 personnes à la fois étaient poussées dans une chambre de 25 m2 [...]. En moins de 25 minutes, tous étaient morts, allongés les uns près des autres [...]. À nous revenait la tâche de les transporter jusqu'aux fosses [...]. Il arrivait que l'on gazât jusqu'à 20 000 personnes par jour [...]. Toute la place était jonchée d'objets divers : des millions de vêtements, de lingerie et autres effets avaient été abandonnés par les gens derrière eux [...]. Un jour, un convoi de 70 Tziganes est arrivé de Varsovie [...]. Les bourreaux [...] les ont liquidés exactement de la même manière que les Juifs. Témoignage de Yankel Wiernik, rescapé de Treblinka, 1944.
Document 4 : photographie prise par un membre des Sonderkommandos, témoignage del’assassinat des juifs de Hongrie, Auschwitz, 1944
Document 5
Document 2
Plan du ghetto de Varsovie
Erigé au centre de Varsovie, le ghetto concentrait dans 73 des 1800 rues de la ville les quelques 370 000 Juifs résidant dans la capitale polonaise en 1939, soit 30 % de la population, auxquels se sont progressivement ajoutés les Juifs des villes et villages alentour. Entouré d’un mur haut de 3 mètres et long de 18 km, ce quartier fermé sera réduit en 1941, atteignant une densité de 146 000 habitants au km².
http://www.enseigner-histoire-shoah.org/outils-et-ressources/documents-darchives/concentrer-et-enfermer-la-politique-des-ghettos.html
La déportation vers Treblinka On nous a ordonné de monter dans le train. Près de 80 personnes ont été entassées dans chaque wagon pour un voyage sans retour [...]. Dans le wagon, il faisait de plus en plus chaud et étouffant. Nous manquions d'air [...]. Après d'infinies souffrances, nous sommes arrivés à Malkinia, où le train est resté immobilisé toute la nuit [...]. Le lendemain matin, le train est reparti, puis s'est arrêté en gare de Treblinka. J'ai vu passer un train, rempli de gens à demi nus ou en guenilles, de toute évidence affamés. Témoignage de Yankel Wiernik, rescapé de Treblinka (Pologne, aout 1942), 1944.
Document 1 : Les lois de Nuremberg « Art. 1 : Les mariages entre Juifs et citoyens de sang allemand ou similaire sont interdits […]. Art. 2 : Les relations extra-conjugales entre Juifs et citoyens allemands ou assimilés sont interdites. Art. 3 : Il est interdit aux Juifs d’employer à des travaux de ménage chez eux des femmes de sang allemand ou assimilé âgées de moins de 45 ans. Art. 4 : Il est interdit aux Juifs de hisser le drapeau national du Reich […]. Il leur est en revanche permis de pavoiser aux couleurs juives. » Loi pour la protection du sang allemand et de l’honneur allemand (Lois de Nuremberg, 1935).
Document 2 :