Les Pathologies du vieillissement
Démences vasculaires
Les démences
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Démences à Corps de Lewy
Démences Fronto-temporales
Les démences
Corps de Lewy
La démence Corps de Lewy (DCL) est une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire une maladie du cerveau qui évolue progressivement et qui entraîne une perte des capacités. Cette maladie a la particularité de se rapprocher cliniquement de la maladie d'Alzheimer et de Parkinson. Cela rend le diagnostic plus difficile à établir. Cette pathologie se caractérise par des dépôts de protéines, appelés "corps de Lewy" au niveau du cerveau sur les zones qui gèrent la motricité et sur les zones de la cognition.
Les Démences Corps de Lewy Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence Corps de Lewy (DCL) associe des troubles cognitifs, des troubles moteurs et des changements importants de l’état de la personne.Elle peut se manifester différemment d’un moment à l’autre, ce qui peut être déstabilisant pour les professionnels comme pour l’entourage.
L’objectif de l’accompagnemen est d’ajuster sa posture face à des manifestations fluctuantes et parfois imprévisibles.
Cliquer sur chaque vignette pour connaitre les bonnes pratiques !
Démences vasculaires
La démence vasculaire est la conséquence d'une diminution ou un arrêt d'irrigation sanguine du cerveau causé par un ou plusieurs AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux). Elle résulte d'un accident et non uniquement d'une dégénérescence. Cependant les risques de survenue sont plus fréquents chez le sujet âgé.
Les démences vasculaires Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence vasculaire se caractérise souvent par des capacités qui peuvent fluctuer, avec des phases de stabilité et des aggravations soudaines. Cela nécessite une posture d’observation, d’adaptation et de réajustement constant de l’accompagnement.
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Démences fronto-temporale
La démence fronto-temporale (DFT) se caractérise par des troubles de la personnalité et du comportement plus que par des pertes de mémoires comme dans la maladie d'Azlheimer. Ces troubles vont se manifester par :
- Désinhibition verbale et/ou comportementale (réflexions inappropriées, non-respect des règles sociales dans l’espace public par exemple)
- Gestes répétitifs, des idées fixes, ou des comportements compulsifs
- Modification du comportement alimentaire (gloutonnerie, boulimie, précipitation alimentaire)
Les démences fronto-temporales Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence fronto-temporale (DFT) se manifeste principalement par des troubles du comportement, de la personnalité et des conduites sociales.Les réactions de la personne ne relèvent pas d’un choix volontaire, mais de modifications du fonctionnement du cerveau. L’enjeu principal pour le professionnel est d’adapter sa posture, de rester contenante, stable et bienveillante, tout en protégeant la personne et son environnement
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1. Comprendre pour ne pas juger
- Se rappeler que les propos inadaptés, gestes répétitifs ou comportements excessifs ne sont pas intentionnels.
- Ne pas interpréter ces attitudes comme de la provocation, de la mauvaise volonté ou un manque de respect.
- Garder une distance professionnelle face aux propos déplacés.
Pourquoi ? Comprendre le mécanisme de la maladie permet d’éviter les réactions émotionnelles inadaptées et les tensions relationnelles.
3. Sécuriser sans surprotéger
- Maintenir des repères stables : horaires, environnement, habitudes.
- Anticiper les situations à risque (fatigue, stress, déplacements).
- Éviter les changements brutaux d’organisation ou d’environnement.
Pourquoi ?Les repères sécurisent et limitent la confusion, tout en soutenant le sentiment de continuité et de contrôle.
6. Sécuriser l’environnement et anticiper les situations sensibles
- Limiter l’accès à certains objets ou aliments si nécessaire.
- Prévoir des routines stables pour réduire les comportements inadaptés.
- Anticiper les sorties ou interactions sociales qui peuvent être sources de débordements.
Pourquoi ?Un environnement structuré réduit les sollicitations excessives et favorise des comportements plus apaisés.
2. Adapter la communication à l’état du moment
- Privilégier une communication calme, lente et sécurisante.
- Ajuster la complexité du discours selon l’état de la personne (jours « avec » et jours « sans »).
- Reformuler si nécessaire, sans corriger de façon brutale.
Pourquoi ?Les capacités d’attention et cognitives varient fortement. Adapter sa communication à l'état de la personne est essentielle pour maintenir le lien.
4. Favoriser une communication adaptée et rassurante
- Parler calmement, avec des phrases courtes et claires.
- Laisser le temps à la personne de répondre ou d’agir.
- Reformuler si besoin, sans corriger, ni contredir.
Pourquoi ?Les troubles cognitifs peuvent altérer la compréhension et le temps de compréhension.
3. Accueillir les hallucinations avec bienveillance
- Ne pas contredire frontalement une hallucination visuelle ou une perception ressentie par la personne.
- Reconnaître ce que la personne ressent (peur, inquiétude : "Je comprends" ) sans valider la perception.
- Rassurer et rediriger l’attention vers un élément réel et sécurisant.
Pourquoi ?Les hallucinations sont fréquentes dans la DCL (Démences a Corps de Levy). Les nier peut renforcer l’angoisse, tandis qu’une réponse empathique apaise.
Une démence est une pathologie dégénérative du cerveau. Celui-ci étant le centre de commande du corps sa détérioration va entrainer plusieurs signes visible ou invisibles.
- difficulté à la marche, dans les mouvements
- difficulté du langage
- perte de mémoire
- trouble du comportement
- trouble de la déglutition
5. Respecter la dignité et l’identité de la personne
- Valoriser ce que la personne peut encore faire, même partiellement.
- Ne pas faire à sa place systématiquement, mais avec elle.
- Éviter toute attitude infantilisante ou autoritaire.
Pourquoi ?La démence vasculaire n’efface pas la personne : préserver l’estime de soi est essentiel.
4. Faire face à l’irritabilité et aux changements d’humeur
- Rester calme, posé(e), et éviter l’escalade verbale.
- Ne pas prendre les réactions agressives sur le plan personnel.
- S’éloigner temporairement si nécessaire, tout en assurant la sécurité.
Pourquoi ? L’irritabilité est liée à la maladie. Le calme du professionnel agit comme un facteur d’apaisement.
1. Observer et repérer les changements
- Être attentif aux changements brusques de comportement, de langage ou de mobilité.
- Repérer les variations d’un jour à l’autre : ce qui est possible aujourd’hui peut ne plus l’être demain… et inversement.
- Noter toute modification inhabituelle (confusion soudaine, fatigue importante, désorientation accrue).
Pourquoi ? La démence vasculaire évolue souvent par « à-coups ». Ces changements sont des signaux à transmettre à l’équipe.
6. Créer un environnement rassurant et prévisible
- Maintenir des repères stables dans l’organisation de la journée.
- Limiter les stimulations excessives (bruit, agitation, changements fréquents).
- Favoriser des temps de repos adaptés
Pourquoi ? La DCL (Démence a Corps de Levy) rend la personne plus sensible à l’environnement. Un cadre sécurisant limite la confusion et l’anxiété.
1. Observer les fluctuations sans interpréter hâtivement
- Être attentif aux changements d'état de la personne : sa concentration ou ses capacités motrices.
- Accepter que la personne puisse être très autonome un jour et en grande difficulté le lendemain.
- Noter et transmettre les observations à l’équipe et aux proches.
Pourquoi ?La démence vasculaire évolue souvent par « à-coups ». Ces changements sont des signaux à transmettre à l’équipe.
4.Sécuriser les déplacements et la motricité
- Adapter l’environnement pour limiter les risques de chute (éclairage, dégagement des espaces, repères visuels).
- Laisser le temps à la personne d’initier le mouvement, sans la presser.
- Encourager les déplacements en respectant le rythme et la fatigabilité.
Pourquoi ?Les troubles moteurs (raideur, lenteur, instabilité) peuvent être fluctuants et majorer le risque de chutes.
6. Travailler en lien avec l’équipe et les proches
- Transmettre les observations à l’équipe (coordination, soignants, famille).
- Partager les ajustements nécessaires dans l’accompagnement.
- Contribuer à une continuité des pratiques.
Pourquoi ?La cohérence entre les intervenants limite les incompréhensions et sécurise la personne accompagnée.
2. Adopter une communication calme, claire et cadrante
- Utiliser des phrases simples, directes et posées.
- Poser un cadre verbal clair, sans entrer dans le conflit ni moraliser.
- Rediriger la conversation ou l’activité si un comportement devient inapproprié.
Pourquoi ?La personne peut avoir perdu ses filtres sociaux. Un cadre clair et constant aide à limiter les débordements.
5. Encadrer les troubles du comportement alimentaire
- Mettre en place des repères clairs autour des repas (horaires, quantités, structure).
- Adapter la présentation des aliments pour éviter les excès ou la précipitation.
- Surveiller discrètement sans stigmatiser ni restreindre brutalement.
Pourquoi ?Les troubles alimentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et nécessitent un encadrement sécurisant.
3. Canaliser les gestes répétitifs et les comportements compulsifs
- Ne pas chercher à interrompre brutalement un geste répétitif s’il n’est pas dangereux.
- Proposer une activité alternative ou de substitution (manipulation d’objet, activité structurée).
- Anticiper les situations à risque en aménageant l’environnement.
Pourquoi ?S’opposer frontalement peut augmenter l’irritabilité. Canaliser est souvent plus efficace que contraindre.
2. Ajuster l’accompagnement en permanence
- Ne pas figer la personne dans une étiquette (« il ne sait plus », « elle ne peut plus »).
- Adapter l’aide au moment présent, en fonction des capacités réelles du jour.
- Simplifier les consignes si nécessaire, une à la fois, sans infantiliser.
Pourquoi ? Les capacités peuvent fluctuer : l’accompagnement doit rester souple pour préserver l’autonomie restante.
Conséquences des dépots de protéine en fonction des zones du cerveau touchés.
Difficultés à se repérer dans l'espace-temps
Hallucinations visuelles.
Troubles de la mémoire et de l'attention
Raideur musculaire, lenteur des mouvements, tremblement
SERVICI - LES PATHO | DEMENCES
Sylvie Camilleri
Created on January 19, 2026
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Démences à Corps de Lewy
Démences Fronto-temporales
Les démences
Corps de Lewy
La démence Corps de Lewy (DCL) est une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire une maladie du cerveau qui évolue progressivement et qui entraîne une perte des capacités. Cette maladie a la particularité de se rapprocher cliniquement de la maladie d'Alzheimer et de Parkinson. Cela rend le diagnostic plus difficile à établir. Cette pathologie se caractérise par des dépôts de protéines, appelés "corps de Lewy" au niveau du cerveau sur les zones qui gèrent la motricité et sur les zones de la cognition.
Les Démences Corps de Lewy Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence Corps de Lewy (DCL) associe des troubles cognitifs, des troubles moteurs et des changements importants de l’état de la personne.Elle peut se manifester différemment d’un moment à l’autre, ce qui peut être déstabilisant pour les professionnels comme pour l’entourage.
L’objectif de l’accompagnemen est d’ajuster sa posture face à des manifestations fluctuantes et parfois imprévisibles.
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Démences vasculaires
La démence vasculaire est la conséquence d'une diminution ou un arrêt d'irrigation sanguine du cerveau causé par un ou plusieurs AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux). Elle résulte d'un accident et non uniquement d'une dégénérescence. Cependant les risques de survenue sont plus fréquents chez le sujet âgé.
Les démences vasculaires Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence vasculaire se caractérise souvent par des capacités qui peuvent fluctuer, avec des phases de stabilité et des aggravations soudaines. Cela nécessite une posture d’observation, d’adaptation et de réajustement constant de l’accompagnement.
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Démences fronto-temporale
La démence fronto-temporale (DFT) se caractérise par des troubles de la personnalité et du comportement plus que par des pertes de mémoires comme dans la maladie d'Azlheimer. Ces troubles vont se manifester par :
Les démences fronto-temporales Quelles bonnes pratiques au quotidien ?
La démence fronto-temporale (DFT) se manifeste principalement par des troubles du comportement, de la personnalité et des conduites sociales.Les réactions de la personne ne relèvent pas d’un choix volontaire, mais de modifications du fonctionnement du cerveau. L’enjeu principal pour le professionnel est d’adapter sa posture, de rester contenante, stable et bienveillante, tout en protégeant la personne et son environnement
Cliquer sur chaque vignette pour connaitre les bonnes pratiques !
1. Comprendre pour ne pas juger
- Garder une distance professionnelle face aux propos déplacés.
Pourquoi ? Comprendre le mécanisme de la maladie permet d’éviter les réactions émotionnelles inadaptées et les tensions relationnelles.3. Sécuriser sans surprotéger
Pourquoi ?Les repères sécurisent et limitent la confusion, tout en soutenant le sentiment de continuité et de contrôle.
6. Sécuriser l’environnement et anticiper les situations sensibles
Pourquoi ?Un environnement structuré réduit les sollicitations excessives et favorise des comportements plus apaisés.
2. Adapter la communication à l’état du moment
Pourquoi ?Les capacités d’attention et cognitives varient fortement. Adapter sa communication à l'état de la personne est essentielle pour maintenir le lien.
4. Favoriser une communication adaptée et rassurante
Pourquoi ?Les troubles cognitifs peuvent altérer la compréhension et le temps de compréhension.
3. Accueillir les hallucinations avec bienveillance
Pourquoi ?Les hallucinations sont fréquentes dans la DCL (Démences a Corps de Levy). Les nier peut renforcer l’angoisse, tandis qu’une réponse empathique apaise.
Une démence est une pathologie dégénérative du cerveau. Celui-ci étant le centre de commande du corps sa détérioration va entrainer plusieurs signes visible ou invisibles.
5. Respecter la dignité et l’identité de la personne
Pourquoi ?La démence vasculaire n’efface pas la personne : préserver l’estime de soi est essentiel.
4. Faire face à l’irritabilité et aux changements d’humeur
- S’éloigner temporairement si nécessaire, tout en assurant la sécurité.
Pourquoi ? L’irritabilité est liée à la maladie. Le calme du professionnel agit comme un facteur d’apaisement.1. Observer et repérer les changements
- Noter toute modification inhabituelle (confusion soudaine, fatigue importante, désorientation accrue).
Pourquoi ? La démence vasculaire évolue souvent par « à-coups ». Ces changements sont des signaux à transmettre à l’équipe.6. Créer un environnement rassurant et prévisible
- Favoriser des temps de repos adaptés
Pourquoi ? La DCL (Démence a Corps de Levy) rend la personne plus sensible à l’environnement. Un cadre sécurisant limite la confusion et l’anxiété.1. Observer les fluctuations sans interpréter hâtivement
Pourquoi ?La démence vasculaire évolue souvent par « à-coups ». Ces changements sont des signaux à transmettre à l’équipe.
4.Sécuriser les déplacements et la motricité
Pourquoi ?Les troubles moteurs (raideur, lenteur, instabilité) peuvent être fluctuants et majorer le risque de chutes.
6. Travailler en lien avec l’équipe et les proches
Pourquoi ?La cohérence entre les intervenants limite les incompréhensions et sécurise la personne accompagnée.
2. Adopter une communication calme, claire et cadrante
Pourquoi ?La personne peut avoir perdu ses filtres sociaux. Un cadre clair et constant aide à limiter les débordements.
5. Encadrer les troubles du comportement alimentaire
Pourquoi ?Les troubles alimentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et nécessitent un encadrement sécurisant.
3. Canaliser les gestes répétitifs et les comportements compulsifs
Pourquoi ?S’opposer frontalement peut augmenter l’irritabilité. Canaliser est souvent plus efficace que contraindre.
2. Ajuster l’accompagnement en permanence
- Simplifier les consignes si nécessaire, une à la fois, sans infantiliser.
Pourquoi ? Les capacités peuvent fluctuer : l’accompagnement doit rester souple pour préserver l’autonomie restante.Conséquences des dépots de protéine en fonction des zones du cerveau touchés.
Difficultés à se repérer dans l'espace-temps
Hallucinations visuelles.
Troubles de la mémoire et de l'attention
Raideur musculaire, lenteur des mouvements, tremblement