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Cahier de revendications (2026-2027)

TCRI Québec

Created on January 15, 2026

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Transcript

Cahier de revendications de la TCRI (2026-2027)

Pour commencer

table des matières

Introduction

L'intégration

Qui sommes-nous ?

L'intersectionnalité

Les fondements

Les jeunesses

L'immigration économique

Élections provinciales

Conclusion

L'immigration humanitaire

Les personnes sans statut

Nous contacter

introduction

Présentation du guide

Ce cahier de revendications reflète les diverses positions de la TCRI sur un éventail de thématiques. Ces positions ont été élaborées à travers des espaces de concertation, où des organismes de diverses régions se sont réunis, ont échangé et se sont accordés sur des revendications communes. L’objectif de ce document est de servir d’outil stratégique de plaidoyer et de mobilisation pour l’ensemble des membres de la TCRI, renforçant ainsi la voix collective du réseau.Ce document vise deux objectifs :

  • Appuyer les membres de la TCRI dans la compréhension et l’analyse de différentes thématiques, ainsi que des revendications portées collectivement;
  • Réitérer l’engagement de la TCRI envers sa mission : défendre les droits et la protection des personnes réfugiées et immigrantes au Québec dans leur parcours d’immigration, d’établissement et d’intégration, par des services, de l’aide, du soutien, une réflexion critique et une solidarité active.

introduction

Ce cahier s’ouvre par une section sur l’histoire et la mission de la TCRI, suivie d’un rappel des fondements qui animent les actions du réseau, notamment l’action communautaire autonome et l’approche interculturelle. Le document aborde ensuite les enjeux liés à l’immigration économique, en mettant en lumière les conditions de travail des personnes à statut temporaire et les défis en matière d’employabilité. Une section est consacrée à l’immigration humanitaire, soulignant le recul des engagements du Québec envers les personnes réfugiées. Le cahier explore aussi la question des personnes sans statut, en lien avec la campagne pour la régularisation. D’autres parties traitent de l’intégration à l’ensemble du Québec, notamment à travers la francisation, l’accompagnement et la régionalisation. Une section porte sur les femmes, les genres et l’intersectionnalité, en insistant sur les impacts différenciés des politiques d’immigration. Enfin, la dernière partie regroupe les revendications touchant les personnes étudiantes, les jeunes et les tout-petits, en lien avec leur accès aux services, à l’éducation et à l’égalité des chances.

introduction

Méthodologie

Les revendications présentées dans ce cahier sont issues exclusivement de documents produits et publiés par la TCRI, tels que des rapports, des mémoires, des communiqués de presse, des déclarations, des études et des guides. Ces documents sont élaborés en concertation avec les membres du réseau, dans divers espaces, puis soumis à l’approbation du conseil d’administration de la TCRI. Certains s’inscrivent dans le cadre de projets spécifiques, d’autres émergent en réponse à des événements majeurs comme des projets de loi, des contextes électoraux ou des annonces gouvernementales. Quelle que soit leur origine, toutes les revendications sont guidées par les fondements de la TCRI. Elles reflètent le travail collectif et soutenu de l’ensemble du réseau, enrichi par une diversité d’expertises et enraciné dans une connaissance de l'intégration et des réalités vécues par les personnes réfugiées et immigrantes.

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?

Historique

Née en 1979, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) est un regroupement de plus de 150 organismes œuvrant auprès des personnes réfugiées, immigrantes et sans statut.

Notre histoire

Qui sommes-nous ?

Notre mission

La mission de la TCRI vise la défense des droits et la protection des personnes réfugiées et immigrantes au Québec. La TCRI accomplit sa mission : • En offrant un lieu d’échange, de concertation, d’information et de formation aux organismes membres autour de divers enjeux : jeunes, femmes immigrées et racisées, accueil et intégration, protection des réfugiés, régionalisation, employabilité, parrainage, jumelage interculturel; • En coopérant avec d’autres réseaux et secteurs d’activités communautaires, parapublics, publics et privés pour renforcer la défense des droits des personnes réfugiées et immigrantes et améliorer les services aux nouveaux arrivants; • En faisant avancer l’analyse critique des politiques et l’échange d’informations relatives aux personnes réfugiées, immigrantes et sans statut au Québec, au Canada et sur le plan international; • En développant la recherche-action communautaire pour alimenter la réflexion sur les pratiques et l’intervention des organismes communautaires et de leurs partenaires; • En défendant les droits des personnes réfugiées, immigrantes et sans statut dans ses relations avec les médias et les gouvernements; • En sensibilisant et en mobilisant la population pour une meilleure connaissance des réalités des personnes immigrantes et en recherche de refuge au Québec et au Canada.

Les fondements de la tcri

Les fondements

action communautaire autonome (2001)

À titre de regroupement des organismes communautaires du réseau de l’immigration et de l’intégration du Québec, la TCRI s’inscrit dans le mouvement de l’action communautaire autonome. L’action communautaire autonome (ACA) regroupe des organismes au Québec, issus de la société civile et financés par le gouvernement. Elle repose sur quatre fondements qui ont été développés en 2001 :

  • Un rôle de transformation sociale, c’est-à-dire une pratique engagée dans des actions visant l’amélioration du tissu social, des droits et de la qualité de vie ;
  • Des organismes autonomes, libres de déterminer leur mission, leurs approches d’intervention, leurs pratiques, leur mode de gestion et leurs actions politiques ;
  • Une approche de participation citoyenne, dans une perspective de prise en charge individuelle et collective visant la transformation des conditions de vie et le respect des droits ;
  • Une offre de services alternatifs, adaptés aux besoins des populations et visant la participation de la communauté dans la résolution des problèmes sociaux.

Pour aller plus loin

fondements de l’aCA en immigration (2002)

Adopté par le conseil d’administration de la TCRI le 3 mai 2002, le document Caractéristiques des organismes du secteur communautaire autonome voués à l’aide et à la défense des personnes réfugiées et immigrantes définit les fondements communs de ces organismes. Il affirme que toute personne, qu’elle soit réfugiée, immigrante, demandeuse d’asile, en attente d’un statut ou sans statut, a droit à une vie digne et à un traitement juste et équitable, conformément aux chartes québécoise et canadienne, ainsi qu’aux conventions internationales. Il souligne les responsabilités du Canada et du Québec en matière de protection, de réétablissement et d’intégration. Il reconnaît l’importance des services d’accueil, d’établissement et d’intégration pour favoriser la participation citoyenne et la contribution à la richesse collective. Ce document identifie également les valeurs spécifiques des organismes communautaires autonomes : leur enracinement dans un mouvement social engagé pour la transformation de la société, leur approche globale et individualisée, leur autonomie d’action, leur fonctionnement démocratique, leur reconnaissance du potentiel des personnes et leur rôle actif dans la défense des droits, la conscientisation, la formation et la promotion du bien-être. Ces principes guident encore aujourd’hui les pratiques des organismes membres de la TCRI.

Pour aller plus loin

cap sur l'intégration (2005)

Cap sur l’intégration (2005) présente la vision de la TCRI sur l’intégration des personnes réfugiées et immigrantes. L’intégration est définie comme un processus complexe, dont les indicateurs sont multidimensionnels, bidirectionnels, graduels, continus, individuels et encadrés par le familial et le sociétal. Le document propose des indicateurs objectifs (accessibilité aux services, compétence linguistique, accès à l’emploi, participation citoyenne) et subjectifs (autonomie, reconnaissance, sentiment d’appartenance). Il souligne l’importance d’une vision commune qui se concrétise dans l’intervention de tous les jours et du défi de faire de l’immigration un enjeu pour l’ensemble de la société québécoise.

Pour aller plus loin

Déclaration de principes (2007)

Adoptée le 8 juin 2007 par l’Assemblée générale de la TCRI, la Déclaration de principes constitue une base commune pour les actions du regroupement. Elle réaffirme que, devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et que toute personne, quel que soit son statut, a droit à une vie digne et à un traitement juste et équitable. Elle rappelle les responsabilités du Canada et du Québec en matière de protection et d’intégration, et l’importance des services d’accueil et d’établissement pour la participation à la société d’accueil. Cette déclaration guide encore aujourd’hui les actions de la TCRI.

Pour aller plus loin

Déclaration en faveur d'un accueil dans la dignité (2025)

Déclaration de la TCRI

Le 13 juin 2025, les membres de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) ont adopté une Déclaration en faveur d'un accueil dans la dignité des personnes migrantes.

Déclaration de la TCRI

L'immigration économique

L'immigration économique

Travailleurs étrangers temporaires (TET)

Travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (TET)

En 2024, 72 405 ressortissants étrangers sont arrivés au Québec dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (MIFI 2025). Cela est sans compter ceux issus du PMI. Le nombre de personnes avec des statuts temporaires n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, sans toutefois accorder les services conséquents à ces personnes. Ce nombre record démontre la dépendance croissante de la province à l'égard de la main-d'œuvre temporaire. Des besoins permanents dans certains secteurs ont été relégués à des travailleurs temporaires.

Notre mémoire de 2025

Travailleurs étrangers temporaires (TET)

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le gouvernement du Canada abolisse le permis de travail fermé.

Que des permis de travail ouverts pour travailleurs vulnérables, pour les titulaires de permis fermés victimes d’abus, soient octroyés plus facilement, afin de leur permettre de faire respecter leurs droits vis-à-vis d'un employeur abusif.

Que des actions plus conséquentes soient mises en place auprès des employeurs afin de prévenir les abus en matière de droits des travailleurs et imposer des mesures punitives aux employeurs récalcitrants.

Travailleurs étrangers temporaires (TET)

5e revendication

4e revendication

Que la résidence permanente pour les titulaires de permis de travail qui sont à l'emploi au Québec soit octroyée, et ce, de manière croissante.

Que les milieux de travail diminuent leur dépendance aux travailleurs étrangers temporaires et offrent des conditions de travail décentes.

un rapport retentissant

Un rapport retentissant

Le Rapport du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences.

Sans aucune surprise, le rapport sur les formes contemporaines d’esclavage conclut que « le Programme des travailleurs étrangers temporaires alimente les formes contemporaines d’esclavage ».

Rapport

Plaidoyer de la TCRI

Campagnes en cours

employabilité

Employabilité

En cohérence avec le modèle interculturel québécois, la TCRI adhère à une approche bidirectionnelle de l’intégration, où les responsabilités sont partagées entre la personne immigrante et la société d’accueil. En employabilité, plus particulièrement, cette vision a amené certains de nos membres à développer une approche spécifique à visée systémique et du fait qu’ils partagent cette approche, à se regrouper au sein du Réseau national des organismes spécialisés dans l’intégration en emploi des nouveaux immigrants (ROSINI). Le ROSINI, dont l’expertise n’est plus à démontrer, estime qu’on améliorerait grandement la capacité du Québec à intégrer les nouveaux immigrants dans leur domaine de compétences en soutenant davantage l’opérationnalisation de l’approche ROSINI dans toutes ses dimensions et particulièrement dans ses volets d’intervention auprès des employeurs.

Notre mémoire de 2025

employabilitÉ : REconnaissance des compétences

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le gouvernement du Québec offre la reconnaissance des acquis et des compétences, quel que soit le statut migratoire.

Que le gouvernement du Québec facilite davantage l’accès aux ordres professionnels et aux professions réglementées.

Que le gouvernement du Québec offre la reconnaissance des compétences au niveau universitaire, au même titre que les formations professionnelles et collégiales.

employabilité : une intégration inclusive

5e revendication

4e revendication

Que le MESS offre des services en employabilité adaptés à tous les statuts d’immigration qui sont en droit de travailler au Québec.

Que le gouvernement du Québec reconnaisse la contribution et le potentiel des personnes immigrantes qui ne sont pas issues de la catégorie de l’immigration économique.

Le CCpi

Le CCPI

En décembre 2016, la Commission des Partenaires du Marché du Travail (CPMT) reconnait officiellement le Comité Consultatif Personnes Immigrantes (CCPI), un regroupement de partenaires souhaitant par cette concertation apporter des solutions concrètes aux obstacles à l'emploi des personnes immigrantes et accroître leur participation au marché du travail. De plus, la TCRI est mandataire de cette organisation autonome. En 2023, le CCPI a publié un avis qui s'intitule « L'accè au marché du travail des demandeurs d'asile » et qui contient des recommandations afin d'intégrer les personnes en demande d'asile au marché du travail québécois.

L'avis de 2023

L'immigration humanitaire

L'immigration humanitaire

Les personnes réfugiées

Les personnes réfugiées

Le Québec a bâti une réputation internationale pour son engagement humanitaire et son savoir-faire en matière d’accueil et d’intégration des personnes réfugiées. Pourtant, cette tradition est aujourd’hui fragilisée. Le maintien du gel des cibles d’accueil, l’absence de mesures concrètes dans les orientations gouvernementales et le recours à des mécanismes arbitraires comme le tirage au sort traduisent un recul préoccupant. Les effets se font déjà sentir : délais de traitement démesurés, familles séparées, services communautaires fragilisés. Dans un contexte où les besoins de protection ne cessent d’augmenter à l’échelle mondiale, la TCRI réaffirme que l’immigration humanitaire ne peut être reléguée au second plan. Accueillir dignement les personnes réfugiées, c’est non seulement respecter nos engagements internationaux, mais aussi investir dans une société plus juste, inclusive et solidaire.

Mémoire de la TCRI sur la planification de l’immigration au Québec pour 2026-2029 (2025)

Les personnes réfugiées

1re revendication

2e revendication

3e revendication

Que le gouvernement reconnaisse l’apport des personnes réfugiées parrainées et prises en charge, à la société québécoise.

Que le gouvernement établisse une sous-catégorie propre à l’immigration humanitaire à l’étranger.

Que le gouvernement lève la suspension du programme de parrainage collectif dès 2026.

Les personnes réfugiées

5e revendication

4e revendication

6e revendication

Que le gouvernement établisse et augmente des cibles fixes et distinctes pour la sélection de personnes parrainées et pour les RPCE indépendamment du nombre de personnes réfugiées reconnues sur place.

Que le gouvernement offre un soutien financier adéquat aux organismes offrant des services d’accueil et d’intégration aux RPCE.

Que le gouvernement crée un mécanisme d’urgence pour des parrainages dans le contexte de crises internationales multiples.

Conseil canadien pour les réfugiéS (CCR)

Conseil canadien pour les réfugiés (CCR)

La TCRI est membre du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR) et souscrit pleinement à ses recommandations. Créé en 1978, le CCR est un acteur de premier plan dans la défense des droits, la protection et l’établissement des personnes réfugiées et migrantes au Canada. Il rassemble des organismes de toutes les régions du pays et porte une vision fondée sur la justice sociale, la lutte contre le racisme et l’engagement pour des changements systémiques. À travers ses actions, le CCR agit comme espace de concertation, de prise de position collective et de dialogue avec les autorités fédérales. Guidé par une approche féministe et antiraciste, le CCR accorde une attention particulière à l’expérience des femmes, des enfants et des personnes racisées. Il défend les droits des personnes réfugiées et immigrantes par des relations avec le gouvernement, les médias, la recherche et l’éducation du public.

De l’exil à l’enracinement

Témoignages

De l’exil à l’enracinement : dans la singularité des récits d'exil, notre humanité partagée

Chaque personne réfugiée porte une histoire, chaque histoire éclaire une cause. Ensemble, tissons des liens de compréhension et d'accueil.

La société peut jouer un rôle crucial dans l'accueil et l’établissement d'une personne réfugiée en offrant un soutien pratique, émotionnel et social, ainsi qu'en favorisant un environnement inclusif et respectueux de la diversité.

Notre campagne

Le ROGPRAQ

Le ROGPRAQ

Composante de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrants (TCRI), les membres du Regroupement des organismes et des groupes de parrainage de réfugiés au Québec (ROGPRAQ) ont commencé leurs activités en 2016. Il représente les groupes et organismes de parrainage du Québec. Le regroupement a pour mission de promouvoir et soutenir le programme de parrainage collectif des personnes réfugiées. Ce programme représente, pour les personnes réfugiées, l’espoir de pouvoir vivre dans la dignité et la sécurité au Québec. Pour les Québécoises et Québécois, c’est une façon concrète d’exprimer nos valeurs humanitaires en se faisant solidaire des personnes réfugiées. Le ROGPRAQ se reconnaît dans l’énoncé de mission suivant: « Unir nos voix afin de promouvoir et soutenir le programme de parrainage collectif des personnes réfugiées au Québec. »

Le mémoire de 2025

Les personnes réfugiées

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le Gouvernement répartisse de manière juste et transparente les fonds subventions reçues du gouvernement fédéral. Le parrainage collectif ne revendique pas d’obtenir le même financement que les RPCE, mais demande que le gouvernement cesse d’opposer artificiellement les trois groupes de réfugiés, soit les RCPE, les réfugiés parrainés et les réfugiés reconnus sur place, et rende des comptes clairs sur l’utilisation des transferts, ainsi que sur les données propres à chaque groupe de réfugiés distincts.

Que le Gouvernement reconnaisse le parrainage collectif et la réinstallation de personnes réfugiées comme composante intégrale de l’identité de la société québécoise.

Que le Gouvernement définisse clairement la notion de capacité d’accueil basé sur des données scientifiques.

Les personnes réfugiées

5e revendication

4e revendication

6e revendication

Que le Gouvernement reconnaisse la richesse des personnes réfugiées et leur apport à la société québécoise.

Que le Gouvernement établisse un seuil minimal des admissions annuelles de 15% pour les réfugiés sélectionnés à l’étranger, et qu’il soit réparti à part égale entre les RPCE et les réfugiés parrainés.

Que le gouvernement mette en œuvre un programme pilote pour les voies complémentaires économiques qui fournit une résidence permanente à titre de migrant économique aux personnes réfugiées qui répondent aux besoins du marché du travail au Québec.

Les personnes réfugiées

8e revendication

7e revendication

9e revendication

Que le Gouvernement augmente de manière considérable les seuils d’immigration annuels à travers les catégories d’immigration et s’engage à maintenir un seuil d’admission d’au moins 15% pour les réfugiés sélectionnés à l’étranger.

Que le Gouvernement établisse des normes de services précises pour chacune des étapes que le Québec contrôle.

Que le Gouvernement établisse une norme de traitement de 12 mois pour le programme de parrainage des personnes réfugiées à l’étranger et le programme du délai prescrit d'un an.

Les personnes réfugiées

11e revendication

10e revendication

12e revendication

Que le Gouvernement crée une voie de traitement urgente pour les réfugiés particulièrement vulnérables, tels que, mais non limités, aux réfugiés LGBTQ, aux réfugiés faisant face à un danger imminent dans leur pays de transit, réfugiés pris au cœur de crises humanitaires émergentes, etc.

Que le temps d’attente pour commencer les cours de francisation soit réduit à un maximum de trois mois.

Que le MIFI continue de financer la TCRI afin d'améliorer et élargir l’offre de formation déjà existante sur l'accueil et soutien des personnes réfugiées parrainées et sur les ressources auxquelles les personnes réfugiées parrainées peuvent avoir accès à leur arrivée au Québec.

Les personnes réfugiées

14e revendication

13e revendication

Que le Gouvernement soutienne la pérennisation du programme de parrainage collectif par des cibles stables et la reconnaissance d’expertise des organismes de parrainage, et la réinstauration des ententes-cadres et maintienne une communication ouverte avec les acteurs du milieu.

Que le gouvernement du Québec devrait travailler en étroite collaboration avec le ROGPRAQ pour mettre en œuvre les recommandations proposées dans ce mémoire et pour traiter les enjeux supplémentaires liés au programme parrainage collectif.

Les personnes en demande d'asile

Les personnes en demande d'asile

Au Québec, les personnes en demande d’asile font face à des conditions d’accueil et d’intégration marquées par la précarité, malgré leur contribution essentielle à la société. Les restrictions d’accès aux services, les délais de traitement, les plans de répartition contraignants et les discours politiques stigmatisants nuisent à leur dignité et à leur sécurité. Face à cette réalité, la TCRI milite pour un accueil plus humain, solidaire et structuré. Elle s’oppose fermement à toute mesure coercitive qui compromettrait les droits fondamentaux des personnes demandeuses d’asile. Elle demande notamment l’élimination des barrières à l’intégration, un soutien accru aux organismes communautaires, ainsi qu’un dialogue constant avec les acteurs de terrain.

Respect des droits

Notre mémoire de 2025

Employabilité

Élections fédérales de 2025

Les personnes en demande d'asile

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le gouvernement du Québec adopte une façon de comptabiliser la présence des personnes en demande d'asile qui ne les confondent pas avec la catégorie plus générale des résidents non permanents.

Que le gouvernement du Québec collabore de façon bilatérale avec les autres provinces canadiennes dans la mise en place d'un système de répartition des personnes en demande d’asile qui aurait pour principes centraux la participation volontaire et le consentement libre et éclairé des personnes participantes.

Que le gouvernement du Québec cesse de comptabiliser les personnes réfugiées reconnues sur place qui sont en attente de la résidence permanente en tant que résidents non permanents.

Les personnes en demande d'asile

5e revendication

4e revendication

6e revendication

Que le gouvernement du Québec s'abstienne de demander des restrictions aux politiques migratoires qui laissent des personnes victimes de persécution sans protection internationale, en conformité avec les obligations internationales du Canada.

Que le gouvernement du Québec revoit les critères d'accès à l'hébergement temporaire destiné aux personnes en demande d’asile afin de prendre en compte les nouvelles trajectoires, notamment pour les personnes qui présentent une demande asile à l’interne.

Que le gouvernement du Québec abroge le décret de 1996 qui prive les personnes en demande d’asile de nombreux services (ex. : services d’employabilité, services d’accueil et d’intégration), rétablisse les services coupés et maintienne les services qui leur sont offerts.

Les personnes en demande d'asile

8e revendication

7e revendication

9e revendication

Que le gouvernement du Québec bonifie les ressources allouées à l’aide juridique destinée aux personnes immigrantes et réfugiées.

Que le gouvernement du Québec admette en continu les personnes reconnues réfugiées sur place et ne les comptabilise pas dans le calcul des cibles annuelles d’admission.

Que le gouvernement du Québec élimine les barrières à la participation des personnes en demande d’asile aux cours de francisation, ce qui inclut de garantir l’accès aux services de garde subventionnés, et ce, peu importe la décision que la Cour suprême du Canada rendra dans ce dossier.

Les personnes en demande d'asile

11e revendication

10e revendication

Que le gouvernement du Québec permette aux personnes réfugiées reconnues d’accéder aux services réservés aux résidents permanents.

Que le gouvernement du Québec informe adéquatement les ministères et organismes au sujet des services auxquels ont droit les personnes réfugiées reconnues.

Les enfants en situation de handicap

Les enfants en situation de handicap

À partir du 1er mars 2026, les enfants demandeurs d’asile en situation de handicap ne recevront plus d’aide pour soutenir leurs besoins particuliers. Une coalition d’organismes et de professionnels sonne l’alarme face à une décision inhumaine et contre-productive qui exacerbe la précarité d’une population particulièrement vulnérable. Des familles en quête de protection, des organismes de défense des droits issus de divers milieux (immigration, handicap, droits sociaux) ainsi que des professionnelles du milieu de la santé et des services sociaux unissent leurs voix pour dénoncer la décision du ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) de mettre fin au supplément pour les enfants en demande d’asile en situation de handicap. Cette décision a également suscité le ferme désaccord de plus de 25 organisations et 120 individus, signataires d’une lettre ouverte à l’initiative de la coalition.

Pétition

Plan national

Plan national

En tant que membre du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR), la TCRI souscrit aux recommandations du Plan national pour un asile dans la dignité. Ce plan repose sur plusieurs piliers d’action fédérale:

  • Créer des centres d’accueil dans les villes où se trouve un grand nombre de demandeurs d’asile pour les orienter lors de leur arrivée et coordonner les services, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et municipaux ainsi que la société civile;
  • Allouer des fonds fédéraux durables pour l’hébergement à court terme et le logement de transition des demandeurs d’asile, en se fondant sur des expériences concluantes au sein de la société civile, de la diaspora et des groupes communautaires, afin de compléter les mesures mises en place par les provinces et les municipalités;
  • Veiller à ce que les demandeurs d’asile bénéficient d’une aide juridique adéquate dans toutes les régions du pays grâce à des fonds pluriannuels;
  • Rationaliser l’étape initiale du processus de demande d’asile et éliminer l’arriéré dans le processus de détermination subséquent grâce à des ajustements mineurs mais significatifs.

Pour aller plus loin

« Autres immigrants »

Personnes incluses dans la catégorie « Autres immigrants »

Au Québec, la catégorie « Autres immigrants » comprend notamment des catégories humanitaires, comme les personnes qui obtiennent la résidence permanente pour des motifs humanitaires ou encore les personnes admises par le biais du Programme spécial des demandeurs d’asile en période de COVID-19. Rappelons par ailleurs que l’obtention de la résidence permanente dans cette catégorie constitue un processus particulièrement complexe et ardu. Les personnes qui sont dans cette situation font face à de nombreux obstacles, dont l’impossibilité d’accéder à divers services, même lorsqu’elles obtiennent leur CSQ.

Mémoire de la TCRI sur la planification de l’immigration au Québec pour 2026-2029 (2025)

« Autres immigrants »

2e revendication

1re revendication

Que le gouvernement du Québec admette en continu les personnes visées par la catégorie « Autres immigrants » et ne les comptabilise pas dans le calcul des cibles annuelles d’admission.

Que le gouvernement du Québec permette aux personnes visées par la catégorie « Autres immigrants » qui sont titulaires de CSQ d’accéder aux services réservés aux résidents permanents.

Les personnes sans statut

Les personnes sans statut

Les personnes sans statut

Régularisation

La TCRI fait partie de la Campagne québécoise pour la régularisation et la justice migrante, une initiative lancée en octobre 2022, réunissant une vingtaine d’organisations communautaires, syndicales et de défense des droits. Face à l’information selon laquelle le gouvernement du Canada préparait un programme de régularisation large et inclusive, la campagne a mis de l’avant deux revendications principales : un programme véritablement inclusif et l’engagement du Québec dans sa mise en place. Elle réclame la régularisation complète et inclusive des personnes sans papiers, l’abolition du permis fermé et l’accès à la résidence permanente pour les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires, ainsi qu’un moratoire sur les déportations. En 2024, en réponse à la montée des discours anti-immigrants et à une série de mesures restrictives adoptées par les gouvernements du Québec et du Canada, la campagne a élargi son mandat et adopté son nom actuel, affirmant une vision d’un système migratoire fondé sur la dignité et les droits.

La campagne

Les personnes sans statut

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Mettre en place un programme de régularisation véritablement inclusif pour les personnes sans statut migratoire.

Adopter un moratoire sur les déportations.

Faciliter l’accès à la résidence permanente, particulièrement pour les personnes qui sont sur le territoire canadien.

intégration à l'ensemble du québec

L'intégration à l'ensemble du Québec

francisation

Francisation

Nous reconnaissons l’importance du français en tant que langue commune au Québec. La promotion de la langue française entre les personnes immigrantes est un axe fondamental afin d’assurer leur pleine participation à la société québécoise. Cependant, nous constatons des incohérences en lien avec le portrait de l’intégration linguistique des personnes immigrantes ainsi que des barrières dans l’accès aux services de francisation et aux services gouvernementaux qui découlent des mesures prises récemment par le gouvernement du Québec.

Notre plaidoyer

Notre mémoire de 2023

francisation

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Supprimer le délai de 6 mois pour avoir accès aux services gouvernementaux dans des langues autres que le français pour les personnes immigrantes.

Assurer une offre de services en francisation en région, en milieu urbain et rural afin de permettre aux personnes immigrantes d’avoir un accès équitable aux cours de français partout au Québec.

Réduire le délai d’attente entre l’inscription aux cours de français à temps plein et à temps partiel en bonifiant l’offre de cours de français. Assurer l’ouverture de plus d’horaires de cours et des différences fréquences afin de s’adapter aux réalités des personnes immigrantes.

francisation

5e revendication

4e revendication

6e revendication

Développer des stratégies visant la promotion du français en milieu de travail pour les personnes immigrantes.

Permettre aux demandeurs d’asile de participer aux cours de français à temps plein en ayant accès aux allocations de participation et autres aides financières.

Reconnaître les pratiques innovatrices mises en place dans le terrain par les organismes communautaires et d’autres acteurs et les adapter afin de bonifier l’offre de services en francisation en prenant en considération les besoins spécifiques des différentes populations.

francisation

7e revendication

Développer des épreuves de français adaptés au contexte québécois pour le processus de sélection des personnes immigrantes. Permettre que la réussite des cours de français gouvernementaux soit considérée comme une preuve de la connaissance du français.

régionalisation

Régionalisation de l'immigration

La régionalisation de l’immigration au Québec est bien plus que la migration secondaire de personnes immigrantes établies dans la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) vers les régions. En effet, il ne s’agit pas uniquement de pourvoir des postes vacants ou de répartir les nouveaux arrivants sur le territoire, mais plutôt de permettre à des familles de bâtir leur avenir dans nos régions. La TCRI est impliquée en régionalisation depuis 1998 notamment via le Réseau des organismes de régionalisation de l’immigration (RORIQ) qui est né à la demande des organismes membres mandatés pour soutenir la régionalisation de l’immigration. Le RORIQ regroupe aujourd’hui plusieurs organismes actifs sur le terrain qui portent une vision ambitieuse et humaine : celle d’un accueil régional enraciné, solidaire et durable. Pour cela, il faut penser la régionalisation comme un projet collectif à long terme, soutenu par tous : gouvernements, employeurs, municipalités et communautés locales. Les conditions d’accueil se doivent ainsi d’être au cœur de la planification de l’immigration. Le RORIQ reconnaît également que chaque parcours migratoire mérite une place dans notre projet de société.

Notre mémoire de 2025

régionalisation

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le gouvernement du Québec octroie l’accès aux services de régionalisation ainsi que d’accueil et installation pour toutes les personnes immigrantes, peu importe le statut.

Que le gouvernement du Québec reconnaisse que la régionalisation est un processus qui s'insère dans la durée pour les personnes immigrantes. Il doit également reconnaître que ce processus engendre une charge de travail soutenue pour les organismes qui les accompagnent, nécessitant une adaptation adéquate des ressources pour répondre aux besoins sur le terrain.

Que le gouvernement du Québec traduise la reconnaissance de l’expertise des organismes en régionalisation par leur inclusion dans les processus décisionnels, par le financement à la mission et par une plus grande confiance en leur autonomie.

régionalisation

4e revendication

Que le gouvernement du Québec assure le financement des séjours exploratoires et ainsi que des activités de promotion des régions à tous les organismes financés dans le cadre de la régionalisation de l'immigration.

Immigration en région

Immigration en région

L’intégration des personnes immigrantes en région comporte des défis spécifiques qui doivent être pleinement reconnus dans les politiques publiques. En effet, la TCRI constate un manque de distinction entre les notions de régionalisation de l’immigration et de l’immigration en région, conformément aux programmes en vigueur financés par le MIFI. En effet, dans le cadre du Plan d’action ministériel sur la régionalisation de l’immigration, « le Ministère a fait le choix de considérer qu’il y a régionalisation lorsque les personnes immigrantes s’établissent hors du territoire de la CMM (Gouvernement du Québec, 2024). Cette définition réfère historiquement aux processus de migration vers les régions, notamment via l’immigration primaire et secondaire, qui sont centrées sur la notion d’attraction vers les régions extérieures à la CMM. Pour sa part, l’immigration en région englobe l’ensemble des défis rencontrés par les personnes immigrantes lors de leur intégration dans les communautés hors CMM, notamment en ce qui concerne les conditions d’accueil.

Notre mémoire de 2025

immigration en région

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Que le gouvernement du Québec révise les critères d’admissibilité aux programmes financés par le MIFI afin de permettre aux organismes de répondre adéquatement aux besoins des personnes issues de l’immigration en région, peu importe leur statut.

Que le gouvernement du Québec assure des conditions d’accueil équitables et similaires entre les régions.

Que le gouvernement du Québec reconnaisse les réalités distinctes entre les organismes d’accueil des personnes immigrantes, notamment les spécificités régionales.

immigration en région

4e revendication

Que le gouvernement du Québec assure le maintien et le développement des services publics de proximité favorables à l’intégration des personnes issues de l’immigration en région, peu importe leur statut.

accompagnement et soutien à l’intégration

Accompagnement et soutien à l'intégration

Le Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration (PASI) constitue le principal levier de financement des services d’accueil, d’accompagnement et d’intégration pour les personnes immigrantes au Québec. Dans le cadre du processus de renouvellement 2024–2025, les membres de la TCRI ont exprimé des constats clairs : bien que le PASI permette des interventions sur le terrain, il doit mieux refléter les réalités actuelles de l’immigration au Québec, notamment en matière de diversité des statuts, de conditions d’accueil et de besoins des familles. L’intégration est un processus complexe qui va bien au-delà des premières démarches administratives. Elle requiert un accompagnement humain, continu et adapté aux trajectoires de vie des personnes immigrantes.

accompagnement et soutien à l’intégration

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Octroyer l’accès aux services du PASI pour toutes les personnes immigrantes, peu importe le statut.

Consulter davantage les organismes en amont des modifications au programme et aux formulaires pour plus de cohérence avec les besoins.

Tenir compte de la réalité des organismes sur le terrain et des besoins de la clientèle pour un financement permettant d'offrir des services appropriés.

modèle d'intégration inclusif

Modèle d'intégration inclusif

Depuis plusieurs années, le Québec connaît d’importants changements en matière d’immigration, marqués par une hausse du nombre de personnes à statut temporaire et une pression croissante sur les services d’accueil et d’intégration. Si des avancées ont été réalisées, notamment par un élargissement partiel de l’accès aux services, des catégories entières comme les personnes en demande d’asile demeurent exclues. Parallèlement, le discours public s’est durci, associant l’immigration à des problèmes sociaux de manière souvent réductrice, voire mensongère. Dans ce contexte, la TCRI réaffirme l’importance d’une vision cohérente et inclusive de l’intégration, qui reconnaisse la diversité, les droits et les aspirations des personnes immigrantes. Un exemple concret de cet engagement est son intervention dans le cadre du projet de loi 84, à travers le dépôt d’un mémoire accompagné de recommandations pour une intégration juste et inclusive.

Notre plaidoyer

Notre mémoire

modèle d'intégration inclusif

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Reconnaître les multiples dimensions de l’intégration, notamment la dimension socioéconomique, et la diversité des parcours migratoires.

Reconnaître l’importance de l’accès aux services sans discrimination liée au statut migratoire, afin de garantir une pleine participation des personnes immigrantes à la société québécoise.

Promouvoir la participation active des personnes immigrantes, en valorisant leur contribution à une société québécoise en constante évolution et ouverte à la diversité.

discrimination et racisme systémique

Discrimination et racisme systémique

La TCRI s’est penchée sur la question de la discrimination et du racisme systémiques à différentes reprises. Ainsi, la TCRI a publié différents textes de prise de position en lien avec les enjeux du profilage racial, de l’égalité entre les femmes et les hommes, du développement du plein potentiel des enfants et des jeunes immigrants. Elle a aussi formulé de nombreuses recommandations pour que soit levés les obstacles qui entravent la pleine participation des personnes réfugiées et immigrantes à la société québécoise. Mentionnons notamment la publication du mémoire « Vers une politique gouvernementale de lutte contre la discrimination et le racisme » déposé en 2006, celui intitulé « Prévenir et contrer le profilage racial. De l’intention à l’action » en 2013 et ceux déposés lors des différentes commissions parlementaires visant à définir les orientations triennales de l’immigration au Québec. En 2019, la TCRI publie également un rapport qui s'intitule « Le droit à l'égalité ». Lors de la Semaine d'action contre le racisme de 2026, la TCRI a consulté à nouveaux ses membres pour mettre à jour les revendications du rapport de 2019.

Nos outils

Notre rapport de 2019

discrimination et racisme systémique

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Reconnaître le racisme systémique et passer de la documentation à l'action.

Lever les obstacles au développement du plein potentiel des enfants et des jeunes immigrés et racisés (services de garde, écoles, protection de la jeunesse, sécurité).

Lutter contre les préjugés et les comportements discriminatoires et racistes, ainsi que contre les discours haineux.

Journée internationale des migrants

Journée internationale des migrants

Au Québec, tout le monde a le droit de s’tirer une bûche

Dans un contexte teinté de discours clivants qui fragilisent le vivre-ensemble au Québec et au Canada et marqué par des politiques qui excluent, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) lance sa campagne Au Québec, tout le monde a le droit de s’tirer une bûche. Cette campagne valorise une vision inclusive de la société québécoise, attachée à la somme de ses communautés dans toute leur diversité et à la possibilité pour chaque personne d’y trouver sa place, quel que soit son parcours et son statut migratoire..

Notre campagne

femmes, genres, intersectionnalité

Femmes, genres, intersectionnalité

égalité des genres

Égalité des genres

La TCRI s’engage à défendre l’égalité des genres dans toutes ses actions, notamment lorsque des projets de loi ou des politiques publiques risquent de porter atteinte aux droits des femmes immigrantes, réfugiées et racisées. Elle s’est ainsi prononcée publiquement contre la loi 21 et le projet de loi 94, soulignant leurs impacts discriminatoires sur les femmes musulmanes, en particulier dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. La TCRI défend un féminisme inclusif, antiraciste et intersectionnel, qui reconnaît les multiples formes d’oppression vécues par les femmes issues de l’immigration, et s’oppose à toute instrumentalisation de l’égalité.

Plaidoyer contre le PL94

Plaidoyer contre la loi 21

Plaidoyer contre le PL9

accès aux services de garde subventionnés

Comité accès garderies

Depuis 2018, un comité formé d’intervenant·e·s communautaires, de professionnel·le·s, de personnes demandeuses d’asile et de citoyen·ne·s se mobilise contre l’exclusion des familles demandeuses d’asile des services de garde subventionnés. Cette exclusion, issue d’une réinterprétation réglementaire du ministère de la Famille, a eu des conséquences majeures : isolement des mères, obstacles à l’emploi, à la formation et à l’autonomie. Appuyé par des organismes comme la TCRI, le Collectif Bienvenue, Amnistie internationale et d’autres, le comité a mené une bataille judiciaire pour faire reconnaître les droits de ces familles. Après une longue lutte, la Cour suprême du Canada a rendu son verdict : les familles en demande d’asile au Québec seront admissibles aux services de garde à contribution réduite. Le Comité accès garderie applaudit la décision de la Cour suprême, qui sonne comme une victoire d’autant plus symbolique à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, qui sont souvent les plus touchées économiquement par le non accès aux services de garde.

Notre campagne

Intersectionnalité

Intersectionnalité

Depuis plusieurs années, l’immigration est abordée de façon réductrice, principalement sous un angle économique. Cette approche simpliste invisibilise la diversité des parcours migratoires, des statuts et des identités, et entraîne des discriminations envers certaines catégories de personnes. La TCRI propose une autre voie : une immigration envisagée comme un projet de vie, qui respecte les droits humains, la dignité et la pluralité des expériences. Cela suppose de sortir d’une logique utilitariste et de reconnaître la nécessité d’une analyse intersectionnelle des réalités pour orienter les politiques d’immigration et d’intégration.

Notre mémoire de 2023

intersectionnalité

2e revendication

1re revendication

Sortir de l’instrumentalisation des acquis des luttes féministes et sociales (conditions de travail; qualité de l’emploi) pour faire avancer les droits humains en proposant des conditions d’immigration et d’intégration équitables aux personnes immigrantes, quel que soit leur origine ou leur genre.

Appliquer une analyse intersectionnelle différenciée selon les sexes des réalités pour orienter et proposer les actions en immigration et intégration.

accès à l'interprétariat

Accessibilité aux services d’interprétariat

Depuis 2021, la TCRI coordonne le projet Accessibilité aux services d’interprétariat pour les femmes immigrantes, réfugiées et à statut précaire, en collaboration avec des regroupements de maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Ce projet vise à améliorer l’accès équitable à des services d’interprétariat pour les femmes allophones vivant des situations de violence. Il comprend la mise en place d’un fonds d’urgence, la formation d’interprètes et d’intervenant·e·s, le développement d’un modèle de service pour les maisons d’hébergement, ainsi que le renforcement des liens entre les réseaux d’accueil et les milieux de lutte contre la violence faite aux femmes.

Notre plaidoyer de 2025

accès à l'interprétariat

2e revendication

1re revendication

Assurer un financement pérenne assurant une couverture stable des besoins en interprétation dans tout le réseau d’aide aux victimes de violence conjugale.

Une reconnaissance gouvernementale accrue de l’importance de l’interprétariat comme facilitateur d’accès à la justice et aux services sociaux.

TRACES

Projet TRACES

Le projet TRACES, mené de 2019 à 2023, s’est donné pour mission de mieux comprendre et répondre aux impacts des violences genrées vécues par les femmes immigrantes et réfugiées, avant, pendant ou après leur migration. Porté par la TCRI en collaboration avec des partenaires communautaires, institutionnels et universitaires, ce projet repose sur une approche féministe, intersectionnelle et centrée sur les droits. TRACES a mis en place des espaces d’écoute, de co-construction et de formation pour renforcer les pratiques d’intervention, outiller les professionnelles et valoriser la parole des femmes elles-mêmes.

Notre guide de 2023

Les MGF/E

Les MGF/E

Les mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) sont un enjeu de santé publique et de droits fondamentaux qui affecte la vie de nombreuses femmes au Québec. Bien que la problématique soit encore peu reconnue comme un problème social, les constats recueillis soulignent l’importance de structurer une offre de services sensible, interculturelle et adaptée. En 2020, la TCRI a publié un rapport soulignant l’absence de modèles d’intervention à la DPJ de Montréal, la méconnaissance généralisée de la problématique et le besoin de renforcer les capacités des intervenantes et intervenants. Le document appelle à une reconnaissance officielle du phénomène et à la mise en œuvre d’actions concrètes de conscientisation, de formation et de mobilisation.

Notre rapport de 2020

Les MGF/E

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Planifier et mettre en œuvre des actions concrètes de conscientisation afin de faire reconnaître les MGF/E comme une problématique sociale à part entière au Québec.

Intégrer cette réalité sociale à l’écosystème québécois d’intervention dans les directions de la protection de la jeunesse, notamment par la consolidation de la collaboration entre les acteurs des milieux de la santé, de l’éducation, des services sociaux, de la sécurité publique et des organismes communautaires.

Mettre sur pied un projet pilote de formation de formateurs et de pairs-éducateurs intégrant les dimensions interculturelles et intersectionnelles pour les professionnelles et professionnels de la DPJ.

communauté LGBTQ+ migrante

Communauté LGBTQ+ migrante

Les personnes LGBTQ+ migrantes au Québec et au Canada vivent à l’intersection de plusieurs formes de vulnérabilité. Leurs trajectoires sont marquées par des discriminations systémiques, des obstacles administratifs et un accès restreint à des services adaptés à leurs réalités. Les parcours migratoires, la perte de repères culturels, les barrières linguistiques, entre autres, accentuent ces défis. Malgré la présence d’organismes communautaires engagés et des avancées législatives en matière d’égalité, les expériences vécues montrent que les droits fondamentaux des personnes LGBTQ+ migrantes demeurent trop souvent théoriques. Nos revendications s’appuient sur les travaux du groupe de travail plaidoyer (GTP) LGBTQ+ de la TCRI.

communauté LGBTQ+ migrante

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Uniformiser les guides opérationnels de l’ASFC, d’IRCC et de la CISR en prenant en compte l’existence des directives de la CISR, afin de garantir un traitement des demandes fondées sur l’OSIEG exempt de stéréotypes et de biais.

Simplifier les règles du PFSI afin d’assurer un accès réel aux soins de santé mentale et aux soins liés à l’affirmation de genre pour les personnes LGBTQ+ migrantes qui y sont couvertes.

Instituer une formation continue, obligatoire et harmonisée pour l’ensemble des commissaires de la CISR et des agent·es de l’ASFC et d’IRCC, afin d'assurer l'application effective des guides opérationnels et la déconstruction des biais liés aux réalités LGBTQ+ migrantes.

communauté LGBTQ+ migrante

5e revendication

4e revendication

6e revendication

Annuler l’introduction de copaiement pour les produits et services de santé supplémentaires pour les personnes admissibles au PFSI.

Développer et financer des services de proximité en santé mentale accessibles et adaptés, et s’assurer que la RAMQ couvre sans discrimination l’ensemble des besoins de santé des personnes LGBTQ+ migrantes.

Éliminer les limites de séances de psychothérapie par an pour les personnes admissibles au PFSI.

communauté LGBTQ+ migrante

8e revendication

7e revendication

Rehausser et indexer le PSOC (MSSS) pour assurer la pérennité et l'autonomie des organismes spécialisés auprès des personnes LGBTQ+ migrantes.

Financer le déploiement d’intervenants communautaires interculturels (ICI) spécialisés LGBTQ+ (via le PASI du MIFI, en concertation avec le MSSS) pour résorber la surcharge de travail et sécuriser l'accès aux services publics.

les jeunesses

Les jeunesses: étudiants, jeunes et tout-petits

étudiants internationaux

Étudiants internationaux

Afin de réduire le nombre de résidents non permanents au Québec, dont les étudiants internationaux, le gouvernement du Québec a mis en place une série de mesures afin de restreindre leur nombre. Bien que les données sur l’apport au Québec des étudiants internationaux de tous les cycles scolaires abondent, l’orientation prise par les deux paliers de gouvernement met à mal la possibilité pour ces personnes de rester après leurs études. Nous avons vu successivement apparaître le projet de loi 74 et le gel du volet Diplômés du programme de l’expérience québécoise (PEQ). Cette volte-face en matière d’accueil des étudiants internationaux est en rupture avec les règles budgétaires et des mesures financières des dernières années pour inciter, notamment, les établissements universitaires du Québec à recruter davantage d’étudiants internationaux.

Notre mémoire de 2025

étudiants internationaux

2e revendication

1re revendication

Que le gouvernement du Québec favorise le passage de l’immigration temporaire à l’immigration permanente pour les étudiants internationaux.

Que le gouvernement soutienne équitablement tous les programmes d’études, en reconnaissant que l’ensemble des diplômé·es, quel que soit leur niveau, constitue une relève essentielle pour le marché du travail à l’échelle provinciale.

accompagnement des familles immigrantes

Accompagnement

Au Québec, de nombreuses familles immigrantes font face à des défis importants dès les premières années de vie de leurs enfants. Accès limité à l’information, difficultés à trouver une place en service de garde, obstacles linguistiques, précarité liée au statut migratoire : autant de réalités qui freinent leur intégration et nuisent au développement des tout-petits. Dans un rapport publié en 2019, la TCRI a dressé un portrait clair de ces enjeux et formulé plusieurs pistes d’action pour mieux soutenir ces familles. L’objectif est simple : offrir aux enfants un départ équitable dans la vie et aux parents les conditions nécessaires pour s’ancrer pleinement dans la société québécoise.

Notre rapport de 2019

accompagnement des familles immigrantes

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Mieux accompagner les parents dans l’exercice de leur rôle parental en contexte de migration, en adoptant des approches qui prennent en compte leurs réalités spécifiques qui sont différentes de celles de parents qui ont été socialisés au Québec et qui n’ont pas perdu leurs repères et leur réseau de support.

Mieux préparer et soutenir les professionnel·le·s à l’intervention en contexte interculturel, tout en renforçant la collaboration entre les partenaires.

Développer un réseau d’intervenants communautaires interculturels en petite enfance pour faciliter l’apprivoisement par les parents du cadre de référence québécois en matière de petite enfance (services, droits, responsabilités, etc.), pour faciliter leur accès aux services, pour faciliter les communication et collaboration avec les intervenants qui offrent ces services si besoin.

Nos enfants et nos jeunes

Nos enfants et nos jeunes

Lors de son passage à la Commission Laurent, la TCRI, par la voix de Marie-Claire Rufagari, a souligné les effets invisibles mais profonds de l’immigration sur la dynamique familiale et les relations entre parents, enfants et institutions. Elle a rappelé que l’absence d’adaptation des pratiques, de reconnaissance des parcours migratoires et de formation interculturelle chez les intervenant·e·s mène trop souvent à des évaluations inadaptées, voire discriminatoires. Les enfants issus de l’immigration se retrouvent alors surreprésentés dans le système de protection de la jeunesse, tandis que leurs parents sont exclus des ressources préventives. Pour la TCRI, il est urgent de créer des espaces de dialogue, d’adapter les pratiques à la diversité, et de reconnaître que l’égalité réelle passe par la prise en compte des inégalités de départ.

Rapport de la Commission

Témoignage de la TCRI

Espace parents

Espace Parents

Espace Parents est une série d’ateliers conçus comme des lieux d’échange, d’écoute et de soutien entre parents ayant vécu l’immigration. Née d’une collaboration entre la TCRI, des chercheuses universitaires, des intervenants du réseau communautaire et des institutions comme la protection de la jeunesse, cette initiative offre aux parents un espace pour réfléchir à leur rôle éducatif dans un nouveau contexte culturel. En favorisant la participation active des parents dans le choix des thèmes abordés, le programme renforce leur confiance, valorise leurs compétences et encourage la reconnaissance mutuelle. C’est une réponse concrète aux défis souvent invisibles de l’intégration parentale.

La plateforme

élections provinciales de 2026

Élections provinciales de 2026

élections provinciales

Élections provinciales de 2026

Dans le cadre des élections provinciales 2026, la TCRI soumet ses recommandations aux formations politiques afin d'enrichir leurs réflexions sur les enjeux migratoires. La gestion de l’immigration au Québec doit s’appuyer sur une vision inclusive, structurante et respectueuse des droits, qui tient compte de la diversité des parcours migratoires et des réalités vécues par les personnes concernées. Les organismes communautaires jouent un rôle central dans cet effort collectif. Leur expertise, leur engagement et leur présence dans toutes les régions du Québec doivent être reconnus comme des leviers incontournables pour bâtir un Québec à la hauteur de sa tradition d’accueil et des valeurs qu’il porte.

Notre document de 2026

élections provinciales

2e revendication

1re revendication

3e revendication

Le Québec doit reconnaître l'expertise des organismes communautaires et respecter leur pleine autonomie telle que définie par la politique gouvernementale de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire.

Le Québec doit soutenir la régionalisation de l'immigration et penser l’immigration en région comme un projet collectif à long terme axé sur le respect des droits et le maintien des services.

Le Québec doit garantir une intégration en emploi inclusive qui valorise le plein potentiel de toutes les personnes immigrantes, quel que soit leur statut migratoire.

élections provinciales

5e revendication

4e revendication

Le Québec doit s'engager dans une lutte résolue contre le racisme et les discriminations systémiques sous toutes leurs formes afin de défendre le droit à l'égalité et de renforcer la cohésion sociale.

Le Québec doit réaffirmer sa tradition humanitaire afin de placer le respect de la dignité et les droits humains au cœur de ses politiques migratoires

conclusion

En conclusion

Conclusion

Au rythme du terrain, au service des droits

Ce cahier de revendications n’est pas figé. Il évolue au rythme des réalités du terrain, des politiques publiques et des transformations sociales. Il incarne un travail collectif nourri par les espaces de concertation du réseau, par l’expertise des organismes membres et par l’engagement constant pour la justice migratoire. La TCRI continuera de porter ces revendications, de les affiner et de les faire vivre à travers ses actions, ses campagnes et ses dialogues avec les institutions. C’est ensemble, en misant sur la concertation et la solidarité, que nous bâtirons une société plus juste, inclusive et équitable pour toutes les personnes réfugiées, immigrantes et sans statut.

crédits

Remerciements La TCRI tient à remercier l’ensemble de ses membres pour leur contribution aux revendications portées dans ce cahier, à travers les différents espaces de concertation du réseau et au fil des époques. Coordination de l’outil François Loza-Rodriguez, coordonnateur d’analyse et de plaidoyer. Relecture Équipe de la TCRI et conseil d’administration de la TCRI. Copyright TCRI Ce cahier de revendications a été réalisé par la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). La reproduction totale ou partielle de ce document est autorisée, à la condition que la source soit mentionnée.

Nous contacter

518, rue Beaubien Est Montréal, (Québec), Canada, H2S 1S5 Téléphone : 514 272-6060 Télécopie : 514 272-3748 Courriel: info@tcri.qc.ca Site web: https://tcri.qc.ca/

Merci pour votre engagement !

Fin au travail non libre pour les migrant·es

Abolir les permis de travail fermés

Le Conseil canadien pour les réfugiés

La régularisation

La Campagne québécoise pour la régularisation des personnes sans statut migratoire se mobilise également pour les droits des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires.

Amnistie internationale Canada francophone mène également des actions demandant l'abolition des permis de travail fermés pour les participant·e·s au PTET, entre autres.

Fin au travail non libre pour les migrant·es (FTNLM) est une action collective constitutionnelle menée par DTMF (Association pour les Droits des Travailleur· ses de Maison et de Ferme).

La Conseil canadien pour les réfugiés (CCR) a un groupe de travail qui mène des résolutions sur le thème des travailleurs migrants.

Plus d'info

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La TCRI est impliquée, de proche ou de loin, dans toutes ces campagnes.

Ce projet vise à renforcer les capacités d’inclusion des quartiers de Montréal au moyen de formations des personnes intervenantes sur le terrain, et de groupes de co-développement professionnel, au sujet de l’immigration et du Vivre ensemble.

Former pour l'inclusion

L'approche interculturelle

Stratégies inclusives en emploi

Une série de trois capsules sur certains fondements de l’approche interculturelle en intervention.

Ce projet vise à accompagner les organismes membres de la TCRI dans le développement de stratégies pour créer des milieux de travail inclusifs pour les personnes immigrantes et racisées.

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