Soubrié & Muller 2019
« Numérique et forme scolaire dans les discours d’enseignants en formation »
go!
Les auteurs
L’article « Numérique et forme scolaire dans les discours d’enseignants en formation » a été rédigé par Thierry Soubrié et Catherine Muller, chercheurs à l’Université Grenoble Alpes. Il a été publié en 2019 dans la revue scientifique Nouveaux cahiers de la recherche en éducation, éditée par la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke (Canada). L’article s’inscrit dans une approche sociocritique et interroge la compatibilité entre la forme scolaire traditionnelle et l’usage du numérique dans la formation des enseignants
L’histoire de la forme scolaire
Préhistoire
L'antiquité
XVI - XVII e siècle
Les 3 aspects de la forme scolaire
La relation pédagogique
Les savoirs formalisés
L’univers séparé
+ info
Méthodologie, approche sociocritique
Résultat de l'analyse
REFUS DU NUMÉRIQUE
Principales craintes : -La distraction des élèves face aux multiples tentations d’Internet, des tablettes et smartphones. -La perte de contrôle de la classe par l’enseignant -La menace pour la sécurité des élèves liée à l’ouverture sur Internet -Le risque de confusion entre l’école (lieu d’apprentissage) et les espaces de loisirs en ligne.
Une acceptation totale de la forme scolaire
Les enseignants en formation : - acceptent le numérique tout en « préservant la forme scolaire classique » ( temps, espace, hiérarchie, règles) -considèrent la « classe comme un lieu isolé », distinct des autres espaces de socialisation -utilisent le numérique surtout pour « appuyer un enseignement traditionnel » (exercices, manuels, documents, grammaire, lexique) ; -adoptent une « pédagogie de transmission », où l’enseignant « montre, illustre, contrôle et surveille » - voient le numérique comme un « outil au service du professeur », et non comme un moyen de transformer les pratiques.
Une légère remise en cause de la forme scolaire
Ces enseignants en formation : - voient le « numérique comme un outil de transformation », mais « dans les limites du cadre scolaire » ; -favorisent des « ouvertures contrôlées » vers l’extérieur (blogs de classe, échanges avec d’autres classes, implication des parents), sans rupture avec la logique scolaire traditionnelle ; -souhaitent « rendre les cours plus modernes et attrayants », mais « en conservant les savoirs disciplinaires » et les objectifs scolaires classiques ; -encouragent une « autonomie encadrée » des élèves : ceux-ci deviennent plus actifs (écrire sur un blog, commenter, utiliser des jeux éducatifs), mais « restent dirigés par l’enseignant » - adoptent parfois des « formats inspirés d’Internet » (comme les « Ted Talks ») pour dynamiser les cours, tout en gardant une « pédagogie transmissive ».
Son ancêtre serait même apparu au temps de la préhistoire lorsque des humains novices devaient apprendre à tailler les pierres comme les experts »
C'est dans l’Antiquité que se situe l’émergence de la forme scolaire.
Institutionnalisation de la forme scolaire. Elle se caractérise dans un premier temps par la création d’un lieu spécifique, distinct d’autres lieux de socialisation
Après Analyse
Trois profils ont émergé:
-L’opposition à l’intégration du numérique -L'acceptation du numérique en contexte éducatif sans réelle modification de la forme scolaire -Un positionnement en faveur du numérique avec une remise en cause de la forme scolaire
Configuration des salles de classe avec placement central de l’enseignant. Création d’un temps spécifique : «le temps scolaire, à la fois période de la vie, comme temps dans l’année et comme emploi du temps quotidien»
La forme scolaire se caractérise enfin par la constitution de savoirs formalisés. L’écriture a joué ici dans les premiers temps de la forme scolaire un rôle fondamental. C’est grâce à elle en effet, «à travers un travail de classification, de découpage, d’articulation, de mises en relation, de comparaison, de hiérarchisation, etc.»
Un autre élément déterminant de la forme scolaire est la relation pédagogique particulière qui s’instaure entre le maître et les élèves, une relation qui s’autonomise et se spécialise par rapport aux autres formes de relations sociales.
Les chercheurs emploient une approche sociocritique :
« S’inscrire dans une approche sociocritique, c’est aussi mettre en évidence les différentes influences qui traversent le numérique en éducation, notamment les influences sociales, politiques, économiques et culturelles » Page 5
Analyse d’un corpus de recueil d’échanges d’un forum de discussion d’étudiants enmaster.
« Notre recherche se veut essentiellement exploratoire. »« Éprouver notre questionnement et tester l’appareillage critique ainsi que les catégories d’analyse que nous avons élaborées à partir de lectures dans des domaines de recherche relativement éloignés de notre champ »
Fiche de lecture Rayenne Bourennane
Rayenne
Created on January 14, 2026
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Soubrié & Muller 2019
« Numérique et forme scolaire dans les discours d’enseignants en formation »
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Les auteurs
L’article « Numérique et forme scolaire dans les discours d’enseignants en formation » a été rédigé par Thierry Soubrié et Catherine Muller, chercheurs à l’Université Grenoble Alpes. Il a été publié en 2019 dans la revue scientifique Nouveaux cahiers de la recherche en éducation, éditée par la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke (Canada). L’article s’inscrit dans une approche sociocritique et interroge la compatibilité entre la forme scolaire traditionnelle et l’usage du numérique dans la formation des enseignants
L’histoire de la forme scolaire
Préhistoire
L'antiquité
XVI - XVII e siècle
Les 3 aspects de la forme scolaire
La relation pédagogique
Les savoirs formalisés
L’univers séparé
+ info
Méthodologie, approche sociocritique
Résultat de l'analyse
REFUS DU NUMÉRIQUE
Principales craintes : -La distraction des élèves face aux multiples tentations d’Internet, des tablettes et smartphones. -La perte de contrôle de la classe par l’enseignant -La menace pour la sécurité des élèves liée à l’ouverture sur Internet -Le risque de confusion entre l’école (lieu d’apprentissage) et les espaces de loisirs en ligne.
Une acceptation totale de la forme scolaire
Les enseignants en formation : - acceptent le numérique tout en « préservant la forme scolaire classique » ( temps, espace, hiérarchie, règles) -considèrent la « classe comme un lieu isolé », distinct des autres espaces de socialisation -utilisent le numérique surtout pour « appuyer un enseignement traditionnel » (exercices, manuels, documents, grammaire, lexique) ; -adoptent une « pédagogie de transmission », où l’enseignant « montre, illustre, contrôle et surveille » - voient le numérique comme un « outil au service du professeur », et non comme un moyen de transformer les pratiques.
Une légère remise en cause de la forme scolaire
Ces enseignants en formation : - voient le « numérique comme un outil de transformation », mais « dans les limites du cadre scolaire » ; -favorisent des « ouvertures contrôlées » vers l’extérieur (blogs de classe, échanges avec d’autres classes, implication des parents), sans rupture avec la logique scolaire traditionnelle ; -souhaitent « rendre les cours plus modernes et attrayants », mais « en conservant les savoirs disciplinaires » et les objectifs scolaires classiques ; -encouragent une « autonomie encadrée » des élèves : ceux-ci deviennent plus actifs (écrire sur un blog, commenter, utiliser des jeux éducatifs), mais « restent dirigés par l’enseignant » - adoptent parfois des « formats inspirés d’Internet » (comme les « Ted Talks ») pour dynamiser les cours, tout en gardant une « pédagogie transmissive ».
Son ancêtre serait même apparu au temps de la préhistoire lorsque des humains novices devaient apprendre à tailler les pierres comme les experts »
C'est dans l’Antiquité que se situe l’émergence de la forme scolaire.
Institutionnalisation de la forme scolaire. Elle se caractérise dans un premier temps par la création d’un lieu spécifique, distinct d’autres lieux de socialisation
Après Analyse
Trois profils ont émergé:
-L’opposition à l’intégration du numérique -L'acceptation du numérique en contexte éducatif sans réelle modification de la forme scolaire -Un positionnement en faveur du numérique avec une remise en cause de la forme scolaire
Configuration des salles de classe avec placement central de l’enseignant. Création d’un temps spécifique : «le temps scolaire, à la fois période de la vie, comme temps dans l’année et comme emploi du temps quotidien»
La forme scolaire se caractérise enfin par la constitution de savoirs formalisés. L’écriture a joué ici dans les premiers temps de la forme scolaire un rôle fondamental. C’est grâce à elle en effet, «à travers un travail de classification, de découpage, d’articulation, de mises en relation, de comparaison, de hiérarchisation, etc.»
Un autre élément déterminant de la forme scolaire est la relation pédagogique particulière qui s’instaure entre le maître et les élèves, une relation qui s’autonomise et se spécialise par rapport aux autres formes de relations sociales.
Les chercheurs emploient une approche sociocritique :
« S’inscrire dans une approche sociocritique, c’est aussi mettre en évidence les différentes influences qui traversent le numérique en éducation, notamment les influences sociales, politiques, économiques et culturelles » Page 5
Analyse d’un corpus de recueil d’échanges d’un forum de discussion d’étudiants enmaster.
« Notre recherche se veut essentiellement exploratoire. »« Éprouver notre questionnement et tester l’appareillage critique ainsi que les catégories d’analyse que nous avons élaborées à partir de lectures dans des domaines de recherche relativement éloignés de notre champ »