Les migrations internationales
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Sommaire:
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- Etape 1 : Quelques définitions
- Etape 2 : Des migrations en forte augmentation
- Etape 3 : Comprendre les situations migratoires
- Etape 4 : Pays de départ, pays d'accueil
Etape 1 :
Quelques définitions (1/2)
Etape 1 :
Quelques définitions (2/2)
Etape 2 :
Des migrations en forte augmentation.
Consignes :
Observez le graphique ci-dessous et répondez aux questions sur votre cahier.
1) Combien y avait-il de migrants au total en 2024 ? 2) Comparez avec les chiffres de 1990 et 2005. Que constatez vous ? 3) Comparez maintenant avec le pourcentage de migrants rapportés à la population mondiale totale (ligne orange). Que constatez vous ? 4)Y a-t-il plus de migrants hommes ou femmes ? 5) Effectuez une petite recherche sur internet pour essayer de comprendre les raisons de cette évolution du nombre de migrants dans le monde.
Vers l'étape 3
Etape 3 :
Comprendre les situations migratoires.
Consignes :
Par groupe, en utilisant les cartes interactives, complétez le tableau distribué en suivant les trajets des migrants. Cliquez sur les photos pour consulter les différents voyages et expériences. Répartissez vous les différents voyages. Les couleurs en dessous correspondent à la difficulté et la longeur du parcours.
Le voyage de Som Bahadur
Le voyage de Celine Melda et Jeremy
Le voyage d'Antonio et Oscar
Le voyage d'Eliot, Grace et Morgane
Le voyage d'Ibrahim
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Quel bilan ?
Par groupe, dans une rédaction d'une vingtaines de lignes, expliquez ce que vous avez compris des différentes situations migratoires :
- Qu'elles sont les différences entre ces parcours ?
- De quoi dépendent les différentes situations de migrations (légales / illégales, forme que prend le voyage, conditions de vies à l'arrivée...) ?
Aller à l'étape 3
Etape 4 :
Pays d'accueil, pays de départ.
Consignes :
Observez la carte ci-dessous et répondez aux questions sur votre cahier.
1) Quelles sont les principales régions de départ des migrants ? 2) Quelles sont les principales régions d'accueil ? 3) Cliquez sur ce bouton et observez la carte classant les pays selon leur niveau de développement : les migrants se rendent-ils seulement dans les pays à l'IDH le plus élevé ? 4) Où se rendent les migrants les plus qualifiés ? Pourquoi à votre avis ? 5) Où se rendent les migrants les moins qualifiés ? Pourquoi à votre avis ? 6) Quel type de migration n'est pas représenté sur cette carte ?
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Nous avons donc continué le trajet, seuls, pendant deux jours, en suivant des traces dans la forêt. À un moment, nous avons vu des gardes-frontières panaméens : ils nous ont indiqué le chemin pour arriver à un camp […]. Le lendemain matin, nous avons quitté le camp. Des agents nous ont indiqué quelle route emprunter, mais en précisant que c’était "très dangereux". Environ deux semaines plus tard, il a finalement été autorisé à entrer au Costa Rica, tout comme 50 à 100 autres personnes, après plus d’un mois passé au Panama. Il a ensuite traversé le reste de l’Amérique centrale en quelques jours, avant d’arriver au Mexique, où il est resté deux mois. Il est parvenu à entrer auxÉtats-Unis début juin.
Le rôle des passeurs.
Cette vidéo présente le rôle des passeurs et leurs méthodes sur la route qui va du Moyen Orient à l'Europe en passant par la Turquie et la Grèce. Le rôle des passeurs et leurs méthodes sont souvent les mêmes sur toutes les routes de migrations.
monde de football et la construction des infrastructures annexes (routes, hôtels…) emploient des millions de migrants parmi lesquels plus de 350 000 Népalais. C’est le début d’un endettement terrible. Pour prétendre à un emploi au Qatar (mais cela vaut pour tous les pays du Golfe), il faut d’abord s’adresser à une agence spécialisée dans le recrutement. Il en existerait 854 au Népal. Tout est facturé, de l’assurance au visa, du stage censé apprendre aux travailleurs les us et coutumes du pays de destination jusqu’au fonds de prévoyance ! La somme de 20 000 roupies (152 euros) est vite atteinte. Dans un pays où un habitant sur cinq vit avec moins de 2 euros par jour, ce montant est déjà astronomique.[...] Pour payer, les Népalais contractent des prêts avec des intérêts exorbitants, de 48 % à 60 % », nous explique Rameshwar Nepal, directeur exécutif d’Equidem Research Nepal, une organisation de défense des droits de l’homme et de ceux des travailleurs.
L'humanité. 14/11/2022
"Reportage. Des montagnes duNépal au Mondial du Qatar, l'enfer sans fin des travailleurs migrants"
Som Bahadur Rahadi cultivait du blé, ce qui lui permettait de nourrir la famille – un fils et deux filles. Parfois, il prenait ses outils et se faisait embaucher sur de petits chantiers. « Mais chaque jour qui passait, j’étais de plus en plus inquiet pour les enfants, se souvient-il. Je me demandais comment j’allais pouvoir leur assurer un avenir. À cette époque, nous étions aidés par les voisins, souvent en nourriture, parfois en argent. [...] Comme il l’explique, non sans euphémisme, pour conjurer cette « vie difficile », il lui fallait trouver une solution. Celle-ci s’est présentée presque naturellement : partir au Qatar. Là-bas, les chantiers de la Coupe du
Les echos. Publié le 18/02/2019
En Guinée, le choc des cultures passe mal pour Céline
Soit les hommes essayent de te draguer pour de mauvaises raisons. Soit les gens sont méfiants parce qu’ils te considèrent comme une expat de plus venue piquer le boulot des Guinéens. Heureusement, j’ai de très bonnes conditions de vie et j’adore mon job. C’est ce qui m’a aidé à tenir puis à m’imposer et petit à petit me faire accepter. Une fois qu’on réussit à créer un lien, les gens sont extraordinaires. J’ai réussi à me faire quelques amis, j’ai un chat, un petit-ami qui m’aime pour moi et pas pour ma couleur de peau ni mon passeport. Ça n’empêche… les différences culturelles restent très présentes. Et j’ai toujours besoin de partir régulièrement du pays pour ne pas imploser."
“Je suis installée en Guinée depuis 2016, et j’ai toujours du mal à m’adapter. Ce pays, je ne l’ai pas vraiment choisi : à la fin de mes études, je voulais aller à l’étranger, mais je n’avais jamais pensé à l’Afrique. Finalement j’ai trouvé un VIE à Conakry qui correspondait exactement à mes compétences, puis plus récemment on m’a proposé un contrat qui ne pouvait pas se refuser. J’y suis donc encore jusqu’en 2020.Quand je suis arrivée, j’ai eu plusieurs chocs : c’est un pays pauvre avec les inconvénients qui vont avec (ordures, désordre, incivilités… ce que j’appelle “un joyeux chaos”). C'est un pays où la religion est ultra présente. Les femmes ont peu de libertés. C'est un pays où les Blancs sont peu nombreux donc marginalisés. Je suis constamment regardée parce que je suis blanche.
Ibrahim s'interrompt, il fait désormais nuit noire. Grâce à l'aide de bénévoles, il a été accepté dans un lycée professionnel pour une formation d'aide à la personne, qui débute mi-mars. Cela fera un an et deux mois qu'il est en France. Il n'a toujours pas de papiers. Son quotidien a été marqué par la précarité, la solitude et la déprime. "J'ai pas un endroit fixe où rester, je pars de famille en famille"...
Après la Sicile, il atterrit à Settima (Nord de l'Italie) et tombe malade. La neige, "à sept" dans une "tente sans chauffage, pas de toilettes", de l'eau gelée sans possibilité de se laver, rapporte-t-il. "Il n'y avait pas de cours pour apprendre la langue", regrette Ibrahim, qui entend dire que d'autres migrants sont parvenus à entrer en France par le col de l'Echelle, périlleux mais sans poste frontière. En janvier 2017, en plein hiver, il entame avec d'autres la traversée des Alpes depuis Bardonecchia (Italie) jusqu'à Névache (France). L'épreuve durera deux jours et une nuit dans une cabane sous une tempête.
"Je suis venu ici parce que nous n'avions rien à manger", explique à l'AFP ce garçon maigre aux grands yeux noirs, apeuré et affamé, qui a débarqué samedi à la tombée de la nuit à Roma, une petite ville américaine à la frontière mexicaine, avec plusieurs familles de migrants. Avant de partir, "ma mère m'a dit: "ne pleure pas. Mais j'ai pleuré", raconte Oscar, enfant unique d'une femme de ménage célibataire, qui ne peut retenir ses larmes. Il espère bientôt retrouver son oncle, qui vit à Los Angeles depuis 15 ans.Le pire de ce voyage, dit-il, ce sont les 12 heures passées dans un semi-remorque sans aération rempli de migrants près de la frontière avec le Mexique. "Il faisait chaud et les gens ontcommencé à s'évanouir", se rappelle-t-il. […] "Je vais pouvoir étudier, je vais apprendrecomment faire venir ma mère", dit-il.
Plus de 70 migrants sans papiers - principalement du Guatemala et du Honduras, mais aussi deux de Roumanie - ont traversé le Rio Grande depuis la rive mexicaine ce soir-là. Parmi eux,une vingtaine d'enfants et d'adolescents non accompagnés, certains âgés d'à peine sept ans.
[Som Bahadur Rahadi ]a enfin embarqué dans un avion qui l’amenait à Doha. Il s’est retrouvé à décharger les marchandises dans les supermarchés du Qatar. Réveil à 3 heures du matin et trajet d’une heure pour embaucher à 4 heures. Il ne sera de retour dans sa chambrée de quatre personnes qu’à 19 heures. Quatorze heures payées douze, « parce que le patron ne prend pas en compte le temps passé entre deux points de livraison ». Pas un seul jour de repos hebdomadaire. Les congés ? Tous les deux ans, seulement.
Un exil qui, comme pour nombre de migrants ouest-africains interrogés par l'AFP à Briançon, devient rapidement, au fil d'expériences traumatisantes, une fuite sans retour possible. […]Ses parents, originaires d'un village reculé, n'avaient "pas de moyens" et l'avait "abandonné" enfant auprès d'un oncle à Abidjan, qui l'a scolarisé. Mais ce dernier est tué pendant la crise post-électorale de 2010-2011. "Je suis reparti dans mon village; je n'allais pas à l'école, je faisais rien et j'ai décidé de revenir à Abidjan". Il est hébergé par Mohamed, un ami, mais doit se débrouiller pour subvenir à ses besoins, à 13 ans. Il traîne dans la rue, avec des bandes organisées, deale un peu. "Avec mon ami, on s'est dit que c'était pas une vie". En octobre 2013, Ibrahim a 15 ans. Ils décident de partir se "chercher" (émigrer, ndlr).
La Dépèche. Publié le 07/03/2018
Le témoignage d’un migrant ivoirien
"Pour rien au monde, je ne referai ce voyage. C'est pas digne d'un être humain, toutes ces humiliations...", lâche en pleurant Ibrahim Soumahoro, migrant ivoirien de 20 ans échoué en France, essuyant rageusement ses larmes. Avec une franchise rare, il témoigne des épreuves tragiques endurées en près de quatre ans de migration entre son pays et la région française de Briançon (sud-est).
"On a entendu par le bouche à oreille qu'il y avait du boulot en Libye, que c'était un pays en reconstruction". Ibrahim a d'abord travaillé pendant quatre mois dans la ville de Gatrone (sud). Puis ils migrent à Sabha, qui se révèlera être le théâtre de "vente aux esclaves" de migrants. L'espoir d'une vie meilleure d'Ibrahim va vite virer à un calvaire d'exploitation et de séquestration. "On s'est embarqués dans quelque chose d'inimaginable, qui nous laissé beaucoup de dégâts", lâche-t-il. "Tu es venu pour travailler, mais tu ne peux pas sortir au risque de te faire kidnapper", raconte-t-il en référence aux réseaux mafieux qui maltraitent et ne libèrent les migrants que contre rançon. "On aurait voulu revenir en arrière, mais c'est là qu'on a su qu'en Libye, plus tu avances, moins tu peux te retourner. Tu es coupé du monde (...) tu sais pas comment faire", dit-il en secouant la tête. [...] Les deux amis n'ont plus qu'une idée: fuir cet enfer libyen. Selon le témoignage d'Ibrahim - qui rejoint celui de nombre de migrants - la seule option est alors de s'en remettre aux passeurs, qui les orientent vers l'Europe. "Quand on te parle de la Méditerranée, ils te mettent dans la tête que la traversée dure 30 minutes (...) Des amis sont là-bas, on se dit pourquoi ne pas tenter notre chance". Au bout de deux mois, ses économies épuisées, Ibrahim a "bravé sa peur", est sorti de son foyer pour chercher des boulots journaliers. Mais Mohamed est kidnappé, puis finalement libéré. [...] "Si tu n'as pas d'argent, tu pourris en prison; j'ai vu des gens dans des états là-bas (...) ils ont la peau sur les os (...) tu bois de l'eau salée, il y a des bestioles qui te piquent". "On était 100, le mec envoie 70 morceaux de pain et là les gens se battent, et les gardiens de prison nous filment, ça les fait rire...". Après ce traumatisme, Ibrahim décide de rester enfermé chez son employeur libyen, qui lui a proposé de payer sa traversée de la Méditerranée contre des travaux à son domicile
Les echos. Publié le 19/02/2019
En quittant la France, surtout en tant que parent, on renonce à certaines aides comme les allocations familiales. J’ai connu une période très difficile, où chaque centime comptait. Mon salaire était juste pour que l’on puisse vivre bien avec mon fils, et les aides canadiennes ne sont disponibles qu’aux familles ayant passé plus de 18 mois sur le territoire. C’est d’autant plus difficile qu’ici l’hiver est rude. Il fait gris, froid. Et faire des activités à l’extérieur coûte cher. Personnellement, j’ai besoin de pouvoir sortir, faire des piques-niques dans des parcs… sans avoir à passer 10 minutes avant de partir pour s’habiller, sans avoir à porter 10 couches de vêtements. Le manque de la famille joue aussi un rôle important. Quand on passe des moments difficiles on a envie d’être avec ses proches. C’est vraiment dur de ne pas pouvoir les serrer dans mes bras, partager des moments, de manquer des repas de famille…
Pour Morgane, jeune maman, être éloigné de sa famille n'est pas possible
“En juillet 2017, je suis partie en PVT au Canada, dans l’idée d’y rester définitivement si ça me plaisait. Le visa était pour deux ans, et inconsciemment, je me mettais la pression pour avoir envie de rester. Je pensais devoir fuir la France dont tout le monde se plaint.Jeune maman, je suis partie avec mon fils, qui avait quatre ans à l’époque. J’ai rencontré des difficultés que je n’aurais sûrement pas rencontrées si j’avais été en couple ou sans enfant. En France, par exemple, j’étais soutenue par ma famille et mes amis. J’avais toujours quelqu’un pour garder mon fils si besoin. Au Canada, ce n’était pas le cas. Du coup, je n’avais pas de temps pour moi et ça a été un frein pour me sociabiliser. Je me suis fait des amis, mais j’ai aussi raté des bons moments parce que je n’étais pas disponible ou je n’avais pas assez d’argent.
Du Guatemala aux États-Unis, l'odyssée solitaire d'un jeune migrant
Oscar, 12 ans, vient d'accoster au Texas après avoir traversé le Rio Grande sur un bateau pilotépar des passeurs. "Je suis venu tout seul" dit-il après un dangereux voyage d'un mois depuis leGuatemala.
AFP. 28/03/2021
immigrantquebec.com / 2017
Constatant qu’aucune entreprise n’occupait le créneau de la visualisation de données dans cette ville et ayant rencontré un investisseur prêt à financer la création de 04h11, j’ai décidé de sauter le pas. En plus, j’avais toujours voulu voyager autrement qu’en tant que touriste. Pour démarrer une entreprise, il est nécessaire de s'entourer de services en accompagnement. Dans moncas, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a contribué au financement de plusieurs voyages que j’ai faits à Québec avant de m’y installer. Québec International m’a prodigué des conseils et a organisé des rencontres avec des entreprises susceptibles de devenir mes clients. [...]
Immigrer avec une entreprise dans ses bagages
Prénom : Eliot Jacquin / Arrivée en : 2013 / Pays d'origine : FranceAprès avoir créé mon entreprise de visualisation de données en 2010 en France, je suis venu ouvrir uneentreprise similaire à Québec en 2013. Je l’ai baptisée 04h11. Je connaissais le Québec pour y avoir été animateur pendant un été en 2008, alors que j’étais étudiant. Par la suite, j'y suis revenu une dizaine de fois en tant qu’entrepreneur, notamment pour participer à l’évènement Le Web à Québec en 2012.
C’est là que les difficultés ont commencé pour lui. […] Nous avons alors commencé à marcher à travers la forêt avec 250 personnes environ, originaires du Mali, du Cameroun, du Sénégal, du Népal, d’Érythrée… Très vite, nous avons vu un corps qui avait été tailladé. Le trajet était censé durer trois jours, mais au bout de quelques heures seulement, nous avons vu un panneau "Bienvenue au Panama", où la bande mafieuse nous a laissés.
Le voyage, "à 120 sur un zodiac", est fatal à l'ami d'Ibrahim, qui est désormais seul.
Il a ensuite continué par la voie terrestre jusqu’à la frontière colombienne, qu’il a franchi avec des passeurs. Puis il s’est rendu à Turbo, dans le nord-ouest de la Colombie, où il a pris une pirogue pour rejoindre Capurganá, une localité située à la frontière avec le Panama.
Courrier international. 25/05/2022
A 30 ans, elle change de métier et part vivre à Tokyo
Grace Lee pensait quitter son emploi et son pays, l’Australie, pour une période d’un an et demi. Dix ans plus tard, elle vit toujours à Tokyo. En 2009, Grace Lee, alors âgée de 29 ans, fait ses valises et quitte Sydney pour s’envoler vers Tokyo. Elle part dans le cadre du Programme vacances-travail (PVT) avec dans l’idée de rentrer au bout de dix-huit mois, ce qu’elle n’a finalement jamais fait.“Jusque-là, je n’avais pas beaucoup voyagé ni jamais vécu à l’étranger, explique Grace, qui a maintenant 40 ans. Mon univers s’est ouvert.”Pour ce qui est de la case “carrière” de sa vie, Grace peut la cocher, car elle a effectué une transition réussie de son métier de départ, celui de graphiste, à celui d’illustratrice indépendante, qui l’amène aujourd’hui à mettre son sens créatif au service de grandes marques de mode et de différentes revues.
Au Burkina Faso voisin, ils montent une petite salle de jeux vidéos et vivotent mais, en octobre 2014, le pays sombre dans la violence et le président est chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. Les deux jeunes ne veulent pas revivre "la guerre" qu'ils ont "déjà connue" (crise politicomilitaire ivoirienne de 2002 à 2011) et s'enfuient au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde.
Le Figaro. Publié le 11/01/2026
Jeremy, lui, est arrivé à Dubaï, via un volontariat international en entreprise (VIE), presque par défaut. «Je me suis dit : au pire, je reviens en France», relève le jeune homme de 27 ans. Il y a pourtant créé une agence de marketing, trouvé sa compagne et lancé son activité. «Dubaï, c’est le nouveau rêve Américain» , estime aujourd’hui Jeremy. «On y arrive sans réseau, mais tout se fait par les rencontres» , observe-t-il. L’idée d’un retour, au moins temporaire, n’est pas toutefois pas totalement écartée : «On se pose la question de fonder une famille, peut-être vivre quelques mois en France et le reste ici.» Un sentiment partagé par de nombreux expatriés. «Si les Émirats peuvent être considérés comme un pays facilitateur, le coût de la vie y est très élevé et le fonctionnement social très différent» , précise Julien Male, directeur général adjoint de Laplace, cabinet spécialisé en gestion de patrimoine. Résultat : beaucoup de Français envisagent leur expatriation comme une étape, intense et formatrice, mais rarement définitive.
A Dubaï les Français continuent d'affluer pour s'offrir un nouveau départ.
Pour Melda, dentiste pédiatrique de 29 ans, Dubaï n’était au départ qu’une escale professionnelle. Invitée à un congrès en 2022, elle enchaîne ensuite les allers-retours entre Paris et Dubaï pendant près de deux ans. «Au pied duBurj-Khalifa, j’ai senti que mon avenir dans les prochaines années était ici» , raconte-t-elle. Installée définitivement depuis un an, elle exerce aujourd’hui dans une clinique spécialisée. «La qualité de vie et de travail n’a rien à voir. Les projets se montent très vite, les investisseurs suivent» , relève la jeune femme. Quadrilingue, elle observe aussi «un mélange de cultures et de communautés» qui l’a surprise. Initialement, Melda s’était fixé un horizon court. «Je pensais rester six mois, un an maximum» , raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle n’a plus de calendrier précis : «Je n’ai plus de date de départ, je me laisse porter.»
Après avoir réclamé une augmentation de salaire de 300 riyals (80 euros), qui lui a été refusée, Som Bahadur, âgé aujourd’hui de 40 ans, est rentré chez lui, au Népal. « Je ne supportais plus d’être loin de ma famille. Avec l’argent gagné, j’ai pu payer les études de mes enfants. Maintenant, c’est retour à la case départ. On fait de notre mieux pour arriver à couvrir les frais. »Son épouse, Yamuna, ajoute en baissant les yeux : « Le plus difficile pendant ces quatre années a été de tout gérer seule. Il fallait préparer à manger, s’occuper des enfants avant leur départ à l’école, nourrir les animaux, cultiver les champs. Au début, mon mari ne pouvait pas nous envoyer d’argent, alors j’ai dû à nouveau emprunter ». Som Bahadur et Yamuna se serrent l’un contre l’autre. Comme pour faire face à l’adversité.
https://observers.france24.com. 19/06/2019
Pour des milliers de migrants, le rêve américain passe par l'enfer de la traversée du Panama.
Antonio V. a quitté l’Angola en février 2019 car il se sentait menacé en raison de son appartenance à l’Église évangélique du Septième Jour - Lumière du Monde, considérée comme une secte. […] Avec d’autres membres de sa famille, il a d’abord pris l’avion pour réaliser le trajet Windhoek (Namibie) - La Havane (Cuba) - Quito (Équateur).
Les migrations internationales
oguer.julian
Created on January 13, 2026
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Quelques définitions (1/2)
Etape 1 :
Quelques définitions (2/2)
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Des migrations en forte augmentation.
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1) Combien y avait-il de migrants au total en 2024 ? 2) Comparez avec les chiffres de 1990 et 2005. Que constatez vous ? 3) Comparez maintenant avec le pourcentage de migrants rapportés à la population mondiale totale (ligne orange). Que constatez vous ? 4)Y a-t-il plus de migrants hommes ou femmes ? 5) Effectuez une petite recherche sur internet pour essayer de comprendre les raisons de cette évolution du nombre de migrants dans le monde.
Vers l'étape 3
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Le voyage de Som Bahadur
Le voyage de Celine Melda et Jeremy
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1) Quelles sont les principales régions de départ des migrants ? 2) Quelles sont les principales régions d'accueil ? 3) Cliquez sur ce bouton et observez la carte classant les pays selon leur niveau de développement : les migrants se rendent-ils seulement dans les pays à l'IDH le plus élevé ? 4) Où se rendent les migrants les plus qualifiés ? Pourquoi à votre avis ? 5) Où se rendent les migrants les moins qualifiés ? Pourquoi à votre avis ? 6) Quel type de migration n'est pas représenté sur cette carte ?
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Nous avons donc continué le trajet, seuls, pendant deux jours, en suivant des traces dans la forêt. À un moment, nous avons vu des gardes-frontières panaméens : ils nous ont indiqué le chemin pour arriver à un camp […]. Le lendemain matin, nous avons quitté le camp. Des agents nous ont indiqué quelle route emprunter, mais en précisant que c’était "très dangereux". Environ deux semaines plus tard, il a finalement été autorisé à entrer au Costa Rica, tout comme 50 à 100 autres personnes, après plus d’un mois passé au Panama. Il a ensuite traversé le reste de l’Amérique centrale en quelques jours, avant d’arriver au Mexique, où il est resté deux mois. Il est parvenu à entrer auxÉtats-Unis début juin.
Le rôle des passeurs.
Cette vidéo présente le rôle des passeurs et leurs méthodes sur la route qui va du Moyen Orient à l'Europe en passant par la Turquie et la Grèce. Le rôle des passeurs et leurs méthodes sont souvent les mêmes sur toutes les routes de migrations.
monde de football et la construction des infrastructures annexes (routes, hôtels…) emploient des millions de migrants parmi lesquels plus de 350 000 Népalais. C’est le début d’un endettement terrible. Pour prétendre à un emploi au Qatar (mais cela vaut pour tous les pays du Golfe), il faut d’abord s’adresser à une agence spécialisée dans le recrutement. Il en existerait 854 au Népal. Tout est facturé, de l’assurance au visa, du stage censé apprendre aux travailleurs les us et coutumes du pays de destination jusqu’au fonds de prévoyance ! La somme de 20 000 roupies (152 euros) est vite atteinte. Dans un pays où un habitant sur cinq vit avec moins de 2 euros par jour, ce montant est déjà astronomique.[...] Pour payer, les Népalais contractent des prêts avec des intérêts exorbitants, de 48 % à 60 % », nous explique Rameshwar Nepal, directeur exécutif d’Equidem Research Nepal, une organisation de défense des droits de l’homme et de ceux des travailleurs.
L'humanité. 14/11/2022
"Reportage. Des montagnes duNépal au Mondial du Qatar, l'enfer sans fin des travailleurs migrants"
Som Bahadur Rahadi cultivait du blé, ce qui lui permettait de nourrir la famille – un fils et deux filles. Parfois, il prenait ses outils et se faisait embaucher sur de petits chantiers. « Mais chaque jour qui passait, j’étais de plus en plus inquiet pour les enfants, se souvient-il. Je me demandais comment j’allais pouvoir leur assurer un avenir. À cette époque, nous étions aidés par les voisins, souvent en nourriture, parfois en argent. [...] Comme il l’explique, non sans euphémisme, pour conjurer cette « vie difficile », il lui fallait trouver une solution. Celle-ci s’est présentée presque naturellement : partir au Qatar. Là-bas, les chantiers de la Coupe du
Les echos. Publié le 18/02/2019
En Guinée, le choc des cultures passe mal pour Céline
Soit les hommes essayent de te draguer pour de mauvaises raisons. Soit les gens sont méfiants parce qu’ils te considèrent comme une expat de plus venue piquer le boulot des Guinéens. Heureusement, j’ai de très bonnes conditions de vie et j’adore mon job. C’est ce qui m’a aidé à tenir puis à m’imposer et petit à petit me faire accepter. Une fois qu’on réussit à créer un lien, les gens sont extraordinaires. J’ai réussi à me faire quelques amis, j’ai un chat, un petit-ami qui m’aime pour moi et pas pour ma couleur de peau ni mon passeport. Ça n’empêche… les différences culturelles restent très présentes. Et j’ai toujours besoin de partir régulièrement du pays pour ne pas imploser."
“Je suis installée en Guinée depuis 2016, et j’ai toujours du mal à m’adapter. Ce pays, je ne l’ai pas vraiment choisi : à la fin de mes études, je voulais aller à l’étranger, mais je n’avais jamais pensé à l’Afrique. Finalement j’ai trouvé un VIE à Conakry qui correspondait exactement à mes compétences, puis plus récemment on m’a proposé un contrat qui ne pouvait pas se refuser. J’y suis donc encore jusqu’en 2020.Quand je suis arrivée, j’ai eu plusieurs chocs : c’est un pays pauvre avec les inconvénients qui vont avec (ordures, désordre, incivilités… ce que j’appelle “un joyeux chaos”). C'est un pays où la religion est ultra présente. Les femmes ont peu de libertés. C'est un pays où les Blancs sont peu nombreux donc marginalisés. Je suis constamment regardée parce que je suis blanche.
Ibrahim s'interrompt, il fait désormais nuit noire. Grâce à l'aide de bénévoles, il a été accepté dans un lycée professionnel pour une formation d'aide à la personne, qui débute mi-mars. Cela fera un an et deux mois qu'il est en France. Il n'a toujours pas de papiers. Son quotidien a été marqué par la précarité, la solitude et la déprime. "J'ai pas un endroit fixe où rester, je pars de famille en famille"...
Après la Sicile, il atterrit à Settima (Nord de l'Italie) et tombe malade. La neige, "à sept" dans une "tente sans chauffage, pas de toilettes", de l'eau gelée sans possibilité de se laver, rapporte-t-il. "Il n'y avait pas de cours pour apprendre la langue", regrette Ibrahim, qui entend dire que d'autres migrants sont parvenus à entrer en France par le col de l'Echelle, périlleux mais sans poste frontière. En janvier 2017, en plein hiver, il entame avec d'autres la traversée des Alpes depuis Bardonecchia (Italie) jusqu'à Névache (France). L'épreuve durera deux jours et une nuit dans une cabane sous une tempête.
"Je suis venu ici parce que nous n'avions rien à manger", explique à l'AFP ce garçon maigre aux grands yeux noirs, apeuré et affamé, qui a débarqué samedi à la tombée de la nuit à Roma, une petite ville américaine à la frontière mexicaine, avec plusieurs familles de migrants. Avant de partir, "ma mère m'a dit: "ne pleure pas. Mais j'ai pleuré", raconte Oscar, enfant unique d'une femme de ménage célibataire, qui ne peut retenir ses larmes. Il espère bientôt retrouver son oncle, qui vit à Los Angeles depuis 15 ans.Le pire de ce voyage, dit-il, ce sont les 12 heures passées dans un semi-remorque sans aération rempli de migrants près de la frontière avec le Mexique. "Il faisait chaud et les gens ontcommencé à s'évanouir", se rappelle-t-il. […] "Je vais pouvoir étudier, je vais apprendrecomment faire venir ma mère", dit-il.
Plus de 70 migrants sans papiers - principalement du Guatemala et du Honduras, mais aussi deux de Roumanie - ont traversé le Rio Grande depuis la rive mexicaine ce soir-là. Parmi eux,une vingtaine d'enfants et d'adolescents non accompagnés, certains âgés d'à peine sept ans.
[Som Bahadur Rahadi ]a enfin embarqué dans un avion qui l’amenait à Doha. Il s’est retrouvé à décharger les marchandises dans les supermarchés du Qatar. Réveil à 3 heures du matin et trajet d’une heure pour embaucher à 4 heures. Il ne sera de retour dans sa chambrée de quatre personnes qu’à 19 heures. Quatorze heures payées douze, « parce que le patron ne prend pas en compte le temps passé entre deux points de livraison ». Pas un seul jour de repos hebdomadaire. Les congés ? Tous les deux ans, seulement.
Un exil qui, comme pour nombre de migrants ouest-africains interrogés par l'AFP à Briançon, devient rapidement, au fil d'expériences traumatisantes, une fuite sans retour possible. […]Ses parents, originaires d'un village reculé, n'avaient "pas de moyens" et l'avait "abandonné" enfant auprès d'un oncle à Abidjan, qui l'a scolarisé. Mais ce dernier est tué pendant la crise post-électorale de 2010-2011. "Je suis reparti dans mon village; je n'allais pas à l'école, je faisais rien et j'ai décidé de revenir à Abidjan". Il est hébergé par Mohamed, un ami, mais doit se débrouiller pour subvenir à ses besoins, à 13 ans. Il traîne dans la rue, avec des bandes organisées, deale un peu. "Avec mon ami, on s'est dit que c'était pas une vie". En octobre 2013, Ibrahim a 15 ans. Ils décident de partir se "chercher" (émigrer, ndlr).
La Dépèche. Publié le 07/03/2018
Le témoignage d’un migrant ivoirien
"Pour rien au monde, je ne referai ce voyage. C'est pas digne d'un être humain, toutes ces humiliations...", lâche en pleurant Ibrahim Soumahoro, migrant ivoirien de 20 ans échoué en France, essuyant rageusement ses larmes. Avec une franchise rare, il témoigne des épreuves tragiques endurées en près de quatre ans de migration entre son pays et la région française de Briançon (sud-est).
"On a entendu par le bouche à oreille qu'il y avait du boulot en Libye, que c'était un pays en reconstruction". Ibrahim a d'abord travaillé pendant quatre mois dans la ville de Gatrone (sud). Puis ils migrent à Sabha, qui se révèlera être le théâtre de "vente aux esclaves" de migrants. L'espoir d'une vie meilleure d'Ibrahim va vite virer à un calvaire d'exploitation et de séquestration. "On s'est embarqués dans quelque chose d'inimaginable, qui nous laissé beaucoup de dégâts", lâche-t-il. "Tu es venu pour travailler, mais tu ne peux pas sortir au risque de te faire kidnapper", raconte-t-il en référence aux réseaux mafieux qui maltraitent et ne libèrent les migrants que contre rançon. "On aurait voulu revenir en arrière, mais c'est là qu'on a su qu'en Libye, plus tu avances, moins tu peux te retourner. Tu es coupé du monde (...) tu sais pas comment faire", dit-il en secouant la tête. [...] Les deux amis n'ont plus qu'une idée: fuir cet enfer libyen. Selon le témoignage d'Ibrahim - qui rejoint celui de nombre de migrants - la seule option est alors de s'en remettre aux passeurs, qui les orientent vers l'Europe. "Quand on te parle de la Méditerranée, ils te mettent dans la tête que la traversée dure 30 minutes (...) Des amis sont là-bas, on se dit pourquoi ne pas tenter notre chance". Au bout de deux mois, ses économies épuisées, Ibrahim a "bravé sa peur", est sorti de son foyer pour chercher des boulots journaliers. Mais Mohamed est kidnappé, puis finalement libéré. [...] "Si tu n'as pas d'argent, tu pourris en prison; j'ai vu des gens dans des états là-bas (...) ils ont la peau sur les os (...) tu bois de l'eau salée, il y a des bestioles qui te piquent". "On était 100, le mec envoie 70 morceaux de pain et là les gens se battent, et les gardiens de prison nous filment, ça les fait rire...". Après ce traumatisme, Ibrahim décide de rester enfermé chez son employeur libyen, qui lui a proposé de payer sa traversée de la Méditerranée contre des travaux à son domicile
Les echos. Publié le 19/02/2019
En quittant la France, surtout en tant que parent, on renonce à certaines aides comme les allocations familiales. J’ai connu une période très difficile, où chaque centime comptait. Mon salaire était juste pour que l’on puisse vivre bien avec mon fils, et les aides canadiennes ne sont disponibles qu’aux familles ayant passé plus de 18 mois sur le territoire. C’est d’autant plus difficile qu’ici l’hiver est rude. Il fait gris, froid. Et faire des activités à l’extérieur coûte cher. Personnellement, j’ai besoin de pouvoir sortir, faire des piques-niques dans des parcs… sans avoir à passer 10 minutes avant de partir pour s’habiller, sans avoir à porter 10 couches de vêtements. Le manque de la famille joue aussi un rôle important. Quand on passe des moments difficiles on a envie d’être avec ses proches. C’est vraiment dur de ne pas pouvoir les serrer dans mes bras, partager des moments, de manquer des repas de famille…
Pour Morgane, jeune maman, être éloigné de sa famille n'est pas possible
“En juillet 2017, je suis partie en PVT au Canada, dans l’idée d’y rester définitivement si ça me plaisait. Le visa était pour deux ans, et inconsciemment, je me mettais la pression pour avoir envie de rester. Je pensais devoir fuir la France dont tout le monde se plaint.Jeune maman, je suis partie avec mon fils, qui avait quatre ans à l’époque. J’ai rencontré des difficultés que je n’aurais sûrement pas rencontrées si j’avais été en couple ou sans enfant. En France, par exemple, j’étais soutenue par ma famille et mes amis. J’avais toujours quelqu’un pour garder mon fils si besoin. Au Canada, ce n’était pas le cas. Du coup, je n’avais pas de temps pour moi et ça a été un frein pour me sociabiliser. Je me suis fait des amis, mais j’ai aussi raté des bons moments parce que je n’étais pas disponible ou je n’avais pas assez d’argent.
Du Guatemala aux États-Unis, l'odyssée solitaire d'un jeune migrant
Oscar, 12 ans, vient d'accoster au Texas après avoir traversé le Rio Grande sur un bateau pilotépar des passeurs. "Je suis venu tout seul" dit-il après un dangereux voyage d'un mois depuis leGuatemala.
AFP. 28/03/2021
immigrantquebec.com / 2017
Constatant qu’aucune entreprise n’occupait le créneau de la visualisation de données dans cette ville et ayant rencontré un investisseur prêt à financer la création de 04h11, j’ai décidé de sauter le pas. En plus, j’avais toujours voulu voyager autrement qu’en tant que touriste. Pour démarrer une entreprise, il est nécessaire de s'entourer de services en accompagnement. Dans moncas, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a contribué au financement de plusieurs voyages que j’ai faits à Québec avant de m’y installer. Québec International m’a prodigué des conseils et a organisé des rencontres avec des entreprises susceptibles de devenir mes clients. [...]
Immigrer avec une entreprise dans ses bagages
Prénom : Eliot Jacquin / Arrivée en : 2013 / Pays d'origine : FranceAprès avoir créé mon entreprise de visualisation de données en 2010 en France, je suis venu ouvrir uneentreprise similaire à Québec en 2013. Je l’ai baptisée 04h11. Je connaissais le Québec pour y avoir été animateur pendant un été en 2008, alors que j’étais étudiant. Par la suite, j'y suis revenu une dizaine de fois en tant qu’entrepreneur, notamment pour participer à l’évènement Le Web à Québec en 2012.
C’est là que les difficultés ont commencé pour lui. […] Nous avons alors commencé à marcher à travers la forêt avec 250 personnes environ, originaires du Mali, du Cameroun, du Sénégal, du Népal, d’Érythrée… Très vite, nous avons vu un corps qui avait été tailladé. Le trajet était censé durer trois jours, mais au bout de quelques heures seulement, nous avons vu un panneau "Bienvenue au Panama", où la bande mafieuse nous a laissés.
Le voyage, "à 120 sur un zodiac", est fatal à l'ami d'Ibrahim, qui est désormais seul.
Il a ensuite continué par la voie terrestre jusqu’à la frontière colombienne, qu’il a franchi avec des passeurs. Puis il s’est rendu à Turbo, dans le nord-ouest de la Colombie, où il a pris une pirogue pour rejoindre Capurganá, une localité située à la frontière avec le Panama.
Courrier international. 25/05/2022
A 30 ans, elle change de métier et part vivre à Tokyo
Grace Lee pensait quitter son emploi et son pays, l’Australie, pour une période d’un an et demi. Dix ans plus tard, elle vit toujours à Tokyo. En 2009, Grace Lee, alors âgée de 29 ans, fait ses valises et quitte Sydney pour s’envoler vers Tokyo. Elle part dans le cadre du Programme vacances-travail (PVT) avec dans l’idée de rentrer au bout de dix-huit mois, ce qu’elle n’a finalement jamais fait.“Jusque-là, je n’avais pas beaucoup voyagé ni jamais vécu à l’étranger, explique Grace, qui a maintenant 40 ans. Mon univers s’est ouvert.”Pour ce qui est de la case “carrière” de sa vie, Grace peut la cocher, car elle a effectué une transition réussie de son métier de départ, celui de graphiste, à celui d’illustratrice indépendante, qui l’amène aujourd’hui à mettre son sens créatif au service de grandes marques de mode et de différentes revues.
Au Burkina Faso voisin, ils montent une petite salle de jeux vidéos et vivotent mais, en octobre 2014, le pays sombre dans la violence et le président est chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. Les deux jeunes ne veulent pas revivre "la guerre" qu'ils ont "déjà connue" (crise politicomilitaire ivoirienne de 2002 à 2011) et s'enfuient au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde.
Le Figaro. Publié le 11/01/2026
Jeremy, lui, est arrivé à Dubaï, via un volontariat international en entreprise (VIE), presque par défaut. «Je me suis dit : au pire, je reviens en France», relève le jeune homme de 27 ans. Il y a pourtant créé une agence de marketing, trouvé sa compagne et lancé son activité. «Dubaï, c’est le nouveau rêve Américain» , estime aujourd’hui Jeremy. «On y arrive sans réseau, mais tout se fait par les rencontres» , observe-t-il. L’idée d’un retour, au moins temporaire, n’est pas toutefois pas totalement écartée : «On se pose la question de fonder une famille, peut-être vivre quelques mois en France et le reste ici.» Un sentiment partagé par de nombreux expatriés. «Si les Émirats peuvent être considérés comme un pays facilitateur, le coût de la vie y est très élevé et le fonctionnement social très différent» , précise Julien Male, directeur général adjoint de Laplace, cabinet spécialisé en gestion de patrimoine. Résultat : beaucoup de Français envisagent leur expatriation comme une étape, intense et formatrice, mais rarement définitive.
A Dubaï les Français continuent d'affluer pour s'offrir un nouveau départ.
Pour Melda, dentiste pédiatrique de 29 ans, Dubaï n’était au départ qu’une escale professionnelle. Invitée à un congrès en 2022, elle enchaîne ensuite les allers-retours entre Paris et Dubaï pendant près de deux ans. «Au pied duBurj-Khalifa, j’ai senti que mon avenir dans les prochaines années était ici» , raconte-t-elle. Installée définitivement depuis un an, elle exerce aujourd’hui dans une clinique spécialisée. «La qualité de vie et de travail n’a rien à voir. Les projets se montent très vite, les investisseurs suivent» , relève la jeune femme. Quadrilingue, elle observe aussi «un mélange de cultures et de communautés» qui l’a surprise. Initialement, Melda s’était fixé un horizon court. «Je pensais rester six mois, un an maximum» , raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle n’a plus de calendrier précis : «Je n’ai plus de date de départ, je me laisse porter.»
Après avoir réclamé une augmentation de salaire de 300 riyals (80 euros), qui lui a été refusée, Som Bahadur, âgé aujourd’hui de 40 ans, est rentré chez lui, au Népal. « Je ne supportais plus d’être loin de ma famille. Avec l’argent gagné, j’ai pu payer les études de mes enfants. Maintenant, c’est retour à la case départ. On fait de notre mieux pour arriver à couvrir les frais. »Son épouse, Yamuna, ajoute en baissant les yeux : « Le plus difficile pendant ces quatre années a été de tout gérer seule. Il fallait préparer à manger, s’occuper des enfants avant leur départ à l’école, nourrir les animaux, cultiver les champs. Au début, mon mari ne pouvait pas nous envoyer d’argent, alors j’ai dû à nouveau emprunter ». Som Bahadur et Yamuna se serrent l’un contre l’autre. Comme pour faire face à l’adversité.
https://observers.france24.com. 19/06/2019
Pour des milliers de migrants, le rêve américain passe par l'enfer de la traversée du Panama.
Antonio V. a quitté l’Angola en février 2019 car il se sentait menacé en raison de son appartenance à l’Église évangélique du Septième Jour - Lumière du Monde, considérée comme une secte. […] Avec d’autres membres de sa famille, il a d’abord pris l’avion pour réaliser le trajet Windhoek (Namibie) - La Havane (Cuba) - Quito (Équateur).