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©Copyright 2025 EDIAD Amelis , Toute reproduction interdite.

Le refus d’aide

Le refus d’aide d’une personne âgée provoque un véritable dilemme éthique pour l’ADVF, entre :

et de l’autre, l’obligation du respect de la liberté de la personne et de ses droits qui risque de nuire à son existence, car la non-intervention auprès d’une personne malade et/ou en perte d’autonomie risque d’engendrer l’aggravation de sa situation…

d’un côté, sa mission d’aide et d’accompagnement, pour laquelle il se rend au domicile de la personne,

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L’ADVF est souvent très démuni dans cette situation, tant cette réaction va à l’encontre de son action : il propose, tente, essaye… et voit son action se heurter au refus de la personne aidée. Dans le refus d’aide, l’ADVF est remis en question dans son rôle d’aidant, mais parfois même également dans sa personne ; son intervention perd donc son sens si elle est comprise par la personne aidée comme une intrusion, une contrainte, voire comme une agression. La situation, souvent vécue comme « angoissante » par l’ADVF, le pousse à chercher des solutions si possibles rapides et si possibles techniques : mais, ces solutions risquent parfois d’être contraignantes, accroissant encore un peu plus le malaise de l’ADVF…

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C’est la méconnaissance ou la méprise sur la signification du refus qui entrave la relation d’aide et conduit l’ADVF à se sentir dans l’impasse : il perçoit le refus, mais le sens de celui-ci peut ne pas lui paraître évident, alors que les motivations et les circonstances qui peuvent amener à une attitude de refus chez la personne âgée sont multiples.

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Alors, comment rester un « aidant » quand la personne refuse l’aide ? Une première étape consiste à comprendre ce refus, c’est pourquoi, dans ce qui suit, nous répondrons aux questions suivantes :

Qu’est-ce que le refus d’aide ?

Quelles sont les différentes manifestations du refus ?

Comment concilier la liberté de la personne fragile et sa protection ?

Quelles peuvent être les raisons de ce refus ?

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Qu’est-ce que le refus d’aide ?

Le refus est l’action de refuser, de ne pas accepter ce qui est demandé ou offert ; fait de refuser ce qui semble s'imposer à quelqu'un, qui le contraint d'une manière ou d’une autre… Le refus d’aide des personnes âgées peut aussi bien se manifester à l’égard de l’aide humaine, qu’à l’égard de l’aide matérielle censée contribuer au maintien de leur autonomie : refus de l’installation d’une barre de maintien, refus d’utiliser un déambulateur, refus de remplacer son lit par un lit médicalisé… Les personnes âgées ne manifestent pas uniquement leurs refus à l’égard des intervenants professionnels, mais également à l’égard de l’aide proposée par des membres de leur famille, leurs amis, leurs voisins…

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Quelles sont les différentes manifestations du refus ?

Le refus se manifeste de différentes façons selon les personnes et les situations. Il peut s’exprimer ponctuellement ou de façon répétée. Il peut concerner n’importe quelle activité d’aide : aide à la toilette, aide au repas, entretien du cadre de vie… Certaines personnes expriment leur refus de manière très explicite, directement à l’ADVF ou à son responsable hiérarchique, en indiquant clairement ce qu’elle refuse : « je ne veux plus que cette personne intervienne chez moi, je n’ai pas besoin d’elle, je ne veux pas qu’elle m’aide à faire ma toilette ! » Pour d’autres, le refus se manifeste de manière passive : la personne n’ouvre pas la porte, fait semblant de ne pas entendre ou de ne pas comprendre, fait semblant de dormir… quand l’ADVF s’adresse à elle ou lui propose quelque chose…

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Comment concilier la liberté de la personne fragile et sa protection ?

Refuser de l’aide relève de la liberté individuelle ! Chacun reste libre de ses choix et le respect des libertés individuelles s’impose : la personne âgée décide et nul ne peut se substituer à elle. Le professionnel ne peut pas, sauf urgence vitale, aller à l’encontre de la volonté de la personne. Mais, la crainte majeure des professionnels est d’être accusés de « non-assistance à personne en danger», s’ils respectent le refus d’aide de la personne : cette notion ne s’applique qu’en cas d’urgence vitale, ce qui n’est fort heureusement pas le contexte de 99,99 % des refus d’aide à domicile. Pour qu’il y ait non-assistance à personne en danger, il faut que le péril soit imminent (urgence vitale), que des possibilités d’intervention existent et puissent être mises en œuvre, sans mettre en danger le sauveteur lui-même et son entourage. Les textes juridiques fixent comme priorité la protection des personnes, mais aussi le respect des libertés et de la volonté des personnes fragiles ; il est donc nécessaire de s’adapter au cas par cas.

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En refusant l’aide proposée, la personne affirme ses choix, son existence. Même si cela interroge et engendre un sentiment d’impuissance, voire de frustration, ce refus doit être pris en compte et respecté. Les recommandations officielles (de l’ANESM et de la HAS) sur la bientraitance vont également dans le sens du respect des droits et liberté de la personne : elles invitent à mettre en place une démarche professionnelle respectueuse des choix et des refus de la personne. Le non-respect de leurs choix est d’ailleurs considéré par les personnes âgées à domicile, comme de la maltraitance.